Mar
31
Pot pourri

L'expression « avoir la tête dans le guidon » est finalement neutre dans sa formulation, car la question est de savoir si la route est plate ou si la côte est raide.

En un sens, il vaut mieux, d'ailleurs, ces temps ci, avoir la tête dans le guidon, car le spectacle offert est effarant.

Un petit secrétaire d'État qui loue un jet privé, ou madame Dati en princesse destituée, sont les symptômes démontrant que la classe politique ne renoncera jamais à ses privilèges aberrants sans une forte explosion sociale.

Sur la question du voile intégral, le conseil d'État a rendu un avis permettant aux députés de prendre un texte qui, pour une fois, ne soit pas annulé.

Mais on entend quelques petits coqs, suivant en cela la parole du chef, vouloir pondre un texte prévoyant une interdiction totale, ce qui serait sans fondement juridique.

Arbitraire, donc.

Mais le droit, conçu comme rempart contre l'arbitraire, paraît ne plus faire partie des valeurs du moment.

Donc, il vaut mieux avoir la tête dans le guidon.

Comme ma douce qui est en train de préparer ses 71 côtes de plaidoirie dans un dossier de divorce.

Il faut que je songe à préparer, pour ma part, une mixture au miel pour lui éviter, après une rude extinction de voix.

Mais il y a des moments de grâce.

Ainsi notre cabinet envoie les factures en double exemplaire, l'une étant destines dans l'hypothèse de sociétés clientes, au service comptable.

J'ai eu le plaisir ce matin, dans un dossier, de recevoir un chèque pour chaque facture.

Un double paiement !

Ce qui montre qu'il y a toujours des clients parfaits

Allez, je continue à pédaler

Commentaires

Nom: 
JRM
Site: 
http://

....hissons la voile et partons !

Maintenant, si tu en as plusieurs, faut voir.... mais incognito alors.

1. C'est fini les cotes. On numérote les pièces et leur numérotation est dans les conclusions.

2. Ton histoire de factures m'en rappelle une autre du meme genre, qui était arrivée il y a bien longtemps lorsque j'étais stagiaire. Ceux qui me connaissent imaginent donc à quel avocat elle était arrivée.

Il avait demandé à un gros client dans le batiment un provision pour un dossier important.

La secrétaire qui avait pris la letre en sténo avait ajouté un 0 au montant et s'était trompée. Evidemment.

Je ne sais plus qui avait signé la lettre, puisque le patron était à Paris.

Peut etre moi par délégation. Personne n'a fait attention en tout cas à quelque chose qui était énorme.

Réponse de la cliente: peut-on vous payer en quatre fois, voici le premier chèque. Je ne dis pas la suite. C'est secret.

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