Oct
09
Quand ils sont venus chercher...

Toute révérence gardée envers Steve Jobs et l'idyllique monde interactif qu'il a créé, il me vient, en ce beau jour des primaires socialistes et de la naissance, peut-être, du divin enfant présidentiel comme une interrogation.

Cela a commencé, il y a maintenant des décennies, mais par qui ?

Etait-ce par le petit épicier de quartier remplacé par la grande surface excentrée au nom du bien du consommateur ?

Ou les cinémas de quartier, et encore les petits libraires.

Il y a maintenant des grandes surfaces pour les cinéphiles, puis la FNAC et autre Virgin.

C'est pour le bien du consommateur.

Les stations-service ont disparu dans le centre des cités, au nom de mises aux normes.

Ces mises aux normes qui conduisent, par leur coût, beaucoup à renoncer partout.

Au nom d'un mouvement sanctifié de concentration permettant une meilleure productivité et une plus grande compétence.

Les petites unités de soins ferment

Et voilà qu'aujourd'hui, ce sont les bistrots qui ferment.

En fait, tout ce qui est petit a tendance à disparaître.

Même les médecins généralistes.

Dans les campagnes, n'en parlons pas, mais dans les villes, bientôt, aussi.

Dans le monde feutré des professions libérales, le mouvement est le même, vanté avec force bêlements : concentration, démarche qualité, normalisation des fonctionnements.

Normalisation...

Il y a ce poème, vous savez, de Martin Niemöller.

Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit,

je n'étais pas communiste...

Quand ils sont venus chercher...

...Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait personne pour protester

Figurez-vous que l'autre jour, le petit cabinet d'avocats, voisin du mien a fermé.

Maman, au secours !

Ainsi, peu à peu, les petites structures économiques de proximité, assurant le lien social disparaissent.

Ainsi, peu à peu, au nom de normes systématiquement votées et ajoutées les unes aux autres, ce qui ne peut suivre meurt.

Tout se concentre, se fige en un comportement stéréotypé, comme sclérose en normes.

La rentabilité est au rendez-vous, satisfaisant un capitalisme devenu purement financier.

Mais le faible non rentable est heureusement pris en compte par l'État Providence, délivrant quelques potions allocatrices contre la douleur économique.

Personne, peut être n'avait envisagé que l'État Providence, qui n'est jamais que le lecteur de ces lignes, celui qui paie les impôts, et nulle autre entité éthérée, puisse être aussi rapidement en faillite et, à court ou moyen terme, ne puisse plus pouvoir compenser les rudes conséquences de ce mouvement fou de concentration.

Alors, se posera la question de la pertinence du modèle économique appliqué depuis des décennies avec cette interrogation, partie, autrefois, de ceux qui voulait seulement travailler au pays, et qui aboutit peu à peu à l'interrogation de ceux qui veulent seulement travailler et qui sont sacrifiés sur l'autel de théories économiques, rideau de fumée masquant un capitalisme devenu fou, pour oublier le facteur humain, qui en est pourtant la fondation sans laquelle, il s'écroulera.

Commentaires

Nom: 
MCD
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en considérant les armées d'assistants parlementaires activant les producteurs de normes, eux-mêmes nécessitant des contrôleurs de normalité, eux-mêmes créant les chercheurs de remèdes aux effets collatéraux qu'il s'agit de corriger par des normes souhaitées par les parlementaires....etc

Tout un monde de "travailleurs" au service du public!!!

Nom: 
alexia
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C'est l'histoire du morceau de sucre qui tombe sur un morceau de sucre qui tombe sur un autre morceau de sucre...et là c'est pas de celui qu'on donne au chien qu'il s'agit.En prenant pour exemple un hypermarché,qui n'est en fait qu'

un entrepôt qui ne fait son chiffre que sur ses marges :

Réduction du pouvoir d'achat de la classe moyenne =

marges non garantie pour Car... ...=

débit qui faiblit =

entrepôt qui ne sert plus,donc qui ne se vend pas =

commerces qui le voisinent en chute de valeur = ...etc... un sucre, un autre puis un autre.

mais je ne suis pas certain que cela nous aide à interrompre la théorie des sucreminos...

qui empêchent de prendre le jus

Et des cierges électriques dans les églises...

Tout fout le camp.

Nom: 
alexia
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C'est une bonne chose de mettre fin à cette consommation ostentatoire de bougies dans les églises.

Nom: 
alexia
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wouarff wouarff ! MDR !

y'a des mecs avec des tasers qui pillent les troncs,je les ai vus!

puis ils vont s'acheter tout feu tout flamme des bombecs à carouf avec! Genre: c'est pas nous qu'on a fait ça,on est poli,on dit bonjour à la dame,on baisse les yeux,je les trouve sympas et attirants mais attention...c'est des truands!.

Dans nos professions, spécialement celle d'avocat, la question a été posée selon moi clairement sous le batonnat d'un célèbre franc maçon, Pierre MONLAU aujourd'hui décédé. Je suppose qu'elle avait été traitée en réunion de loge. MONLAU m'avait dit il y a bien longtemps, tu verras Bernard, nous sommes sur la route des structures énormes, impersonnelles, d'une part, et des artisans, d'autre part. La seule question est de savoir si les artisans pourront se maintenir. Il répondait oui, à la condition qu'ils soient artisans de luxe et offrent des services que les autres n'ont pas la mobilité de servir.

MONLAU avait parfaitement raison, et les informations que j'ai pu avoir sur le modèle américain le confirment. Il y a aux Etats-unis des mastodontes, mais aussi une infinité d'avocats artisans "de luxe" individuels, certains dans des niches, d'autres pas, qui gagnent bien leur vie et donnent un service.

Il ne faut pas baisser les bras, car le service de l'artisan avocat reste incomparable.

Pour faire écho au défunt bâtonnier Monlaü doivent nous guider.

Je pense aussi que le désir de proximité, comme les budgets exsangues devraient permettre aux petites entités économiques d'avoir leur place.

Un bémol, cependant par rapport à la "défense lincoln" si je puis dire, c'est la folie française des normes et des règlement qui étouffent et renchérissent les coût.

Nom: 
alexia
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Un russe, un cubain, un américain et un avocat sont dans un compartiment de train. Le russe prend une bouteille de vodka de son sac de voyage, se verse un verre, le boit et dit:

- En Russie, nous avons la meilleure vodka du monde. Nulle part ailleurs vous ne trouverez de vodka plus fine. Et nous en avons tellement que l'on peut la jeter comme on veut...

Et disant cela, le russe ouvre la vitre et jette le reste de la bouteille par la fenêtre.

Tous les autres voyageurs sont assez impressionnés.

Le cubain prend alors sa boite de havane de sa poche, en sort un, l'allume, commence à fumer et dit:

- À Cuba, nous avons les meilleurs cigares du Monde. La qualité de nos Havanes est reconnue partout dans le monde. Nous en avons tellement chez nous que je peux me permettre de les jeter par la fenêtre.

Une fois encore, tout le monde est impressionné dans le compartiment.

Et à ce moment là, l'Américain se lève, empoigne l'avocat et le jette par la fenêtre.

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