Oct
08
Quand le journaliste vilipende les avocats marchands

Marc LEPLONGEON, journaliste au Point vient d'écrire un article dans lequel il est critique à l'égard des avocats et de leurs tendances tentaculaires ; ils seraient une grosse pieuvre gourmande.

Les journalistes paraissent être les moraliste de notre temps, assenant, de ci, de là des commentaires moralisateurs dont la population se lasse car ils sont artificiels et décalés ; souvent ignorants. pour tout dire.

Le nombre des avocats a augmenté de 40 % en 10 ans, ce n'est pas me semble-t-il le souhait de la profession de terrain .car cette augmentation incontrôlée la fragilise.

Osons dire, en effet que la profession, dans sa majorité reste composée de structures à tailles humaines, individuelles souvent, ne se reconnaissant pas dans le discours du Conseil National des Barreaux qui est celui des firmes.

Ce décalage était intéressant à décrire, pour un journaliste de talent.

Se poser la question de la représentativité, intellectuelle également, du CNB.

Cela étant, honnêtement, qui ne voit que la société française se contractualise au fil de l'érosion des institutions ?

Les pouvoirs successifs privilégient le recours à la négociation, à la médiation, au mode alternatif de solutions de conflits (je ne parle pas ici de la kalachnikov).

Tout conduit à libérer le juge de sollicitations importunes.

Il est donc normal que la profession, si elle veut pouvoir nourrir les siens cherche à consolider ce qui existe et à développer dans une société contractualisée de nouveaux secteurs d'activité.

Car enfin, il faut bien, en fin de mois, payer ce qu'il y a à payer.

Et oui, Monsieur le Journaliste, nous vivons dans une société marchande.

Il est donc légitime pour la représentation de la profession de chercher de nouveaux marchés du droit, le mot n'est pas une injure.

Il serait intéressant qu'elle veille à ne pas suicider, ce faisant, la profession telle qu'elle existe et ça, c'est une autre histoire.

Il ne faut pas oublier que notre profession est ‘somptueuse dit madame Taubira devant lequel le journaliste bêle d'admiration.

Quel est le montant de l'aide juridictionnelle ?

Certes dans ces messes laïques où se congratulent les puissants, on se laisse aller aux grands mots un peu creux.

Dans la salle d'audience du Tribunal d'Instance de Marseille où j'étais jeudi dernier, il y a un trou dans le parquet.

Il a été mis dessus, depuis de très longs mois un cône de sécurité, blanc et rouge.

J'ai vu, jeudi un progrès : le cône a été vissé !

Vous me dires que des travaux vont être faits.

Pendant ce temps (2, 3,4 ans ?) Le tribunal ira dans une caserne dont on a pris soin de veiller à ce qu'elle soit loin du métro ou du tramway.

Comme ça les avocats seront emmerdés et les justiciables ne se présenterons pas...

Niac ; niac !

De cela, il est vrai, Monsieur le journaliste, que le CNB ne parle pas, tout à ses rêves de grandeur

Mais le Conseil de l'Ordre de Marseille, non plus.

C'est le temps des clônes.

Surtout, pas de vagues en méditerranée.

Il ne sert à rien de parler de nouveaux marchés pendant que ce qui existe se dilue par manque de résistance.

Conforter les fondations avant que de construire de nouveaux étages serait sain...

Bref ; cet article du Point montre que la réalité du microcosme dirigeant , dont encore une fois la presse donneuse de leçons, n'est pas celle du peuple somptueusement souverain dans l'abandon dont il est parait être la victime de la part de ceux qui devraient le servir comme dit la commissaire européenne que j'enverrai bien à la BAC Nord.

Source: lepoint.fr

Commentaires

"Les pouvoirs successifs privilégient le recours à la négociation, à la médiation, au mode alternatif de solutions de conflits"...Ce qui correspond à mettre accent sur les comportements des individus plutôt que rétablir l'équilibre par une justice en lien avec un ordre symbolique cohérent.

Les "pouvoirs successifs" ne sont pas uniquement les exécutifs successifs. Les parlementaires à qui nous devons ces dérives sont très largement constitués d'avocats.

D'avocats qui, après avoir franchi la porte dorée du pouvoir, prennent plaisir à savonner la planche.

Tu vas sinon te trouver pousuivi disciplinairement, comme moi.

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