Oct
31
Soutien à Bernard Kuchukian, avocat marseillais poursuivi devant le Conseil de discipline de la profession

Bernard Kuchukian est avocat au barreau de Marseille.

Il est poursuivi disciplinairement, nous dit-il :

Il aura donc fallu attendre la fin prochaine du mandat du bâtonnier en exercice du barreau de MARSEILLE, lequel, avant de partir dans deux mois, me poursuit en conseil régional de discipline le 17 novembre à AIX EN PROVENCE, audience publique à 9 H, parce que je lui ai mal parlé et mal écrit et idem, aux membres du conseil de l'ordre.

Je marque ici ma solidarité avec lui.

Il me pardonnera et sinon, pour utiliser une de ses expressions, je m'en fous, de ne pas partager ses opinions politiques (le Napoléon Bonaparte gîte à l'extrême droite) son style quelque peu célinien dans son outrance, une certaine immodestie et une tendance, dans les réunions, à monopoliser la parole en une chronique de son action procédurale contre l'Ordre des Avocats.

Et, peut-être, une lecture parfois au premier degré des autres.

Il m'a qualifié moi-même de misérable flatteur !

Moi ! Un être aussi parfait !

Mais,

Mais notre profession accueille à tout-va les échoués de la politique, les retraités de tous poils et, tout à la recherche d'une puissance sociétale, oublie peut-être que c'est la démesure de certains de ses membres qui ont font la richesse.

Je reconnais ici à Bernard Kuchukian son extrême intelligence, compensée par une extrême maladresse comportementale qui le conduit notamment à se glorifier d'avoir fait condamner le barreau de Marseille à 50 000 euros par les gens de la commission de la concurrence.

En tout cas c'est un excellent juriste et le fond de ses analyses est en général exact ; la grande chance de ses adversaires étant que l'excès de sa forme minimise l'écoute qu'il pourrait avoir.

Comme disait Nougaro, à propos de Toulouse (où une vieille dame de 84 ans vient de devenir avocate et je ne vois pour ma part pas là qu'il y ait lieu de se réjouir) ; comme disait donc Nougaro sur cette ville : on se traite de con à peine qu'on se traite.

Et qu'il me soit permis de dire que ce mot (qu'a joliment chanté Brassens), il serait opportun de se le dire les yeux dans les yeux, plutôt que traduire devant le conseil de discipline quelqu'un qui utilisera cela comme caisse de résonance.

A Toulouse, on aime la castagne... et pourquoi pas un combat viril ?

On ferait payer les places pour financer l'aide juridictionnelle

J'apporte ici mon soutien à Bernard Kuchukian,

Non sur tout ce qu'il peut dire, et surtout pas sur la manière dont il peut le dire, mais parce que traduire un avocat de cet acabit devant le conseil de discipline pour des propos excessifs aurait dû, me semble-t-il se traduire par une bordée d'injures les yeux dans les yeux, plutôt que par une démarche administrative.

Si vous trouvez Bernard Kuchukian détestable dans son comportement, dites le lui virilement, mais ne demandez pas à la maîtresse d'école de lui donner une punition.

Et si la teneur de mes propos ne lui plaît pas, je l'em...

Commentaires

....il faut considérer qu'en soutenant BK, contrairement à ce que les apparences pourraient laisser croire, c'est bien la Profession d'Avocat que l'on soutient.

Celle qui ne courbe pas l'échine devant le moindre petit caporal, celle qui ose dire ce qu'elle pense de l'attitude des gouvernants qui s'assoient sur les grands mrincipes, celle que sait se défendre elle meme pour pouvoir défendre efficacement les Justiciables contre l'injustice.

Bref, une certaine idée de la Profession, de son rôle, de son aversion pour la compromission....

Un peu dommage qu'elles soient dites par un chien anonyme quoiqu'élégant

Nom: 
Richard PELLEGRINO
Site: 
http://

"- Quoi ? vous avez invité l'evêque à dîner ?

- Non il s'est invité tout seul!"

Je n'aime pas Bernard KUCHUKIAN.

Ses outrances, son verbe fort, trop fort, excessif, sa méchanceté, sa cruauté même à l'occasion de la supression de la profession d'avoué me l'ont rendu au fil du temps antipathique. Mais il est Avocat. Et quel avocat. Intelligent, l'homme l'est assurément, on le dit avec raison, et lui le dit aussi, ce qui est dommage..., Passionné, il l'est aussi. Et nul doute que comme chacun de nous il garde au fond de lui de vieilles blessures qui l'ont peut être fait tel qu'il est.

Mais le propos n'est pas là.

Je ne sais pas ce qui a conduit à la citation de Kuchukian devant la formation disciplinaire. Je sais que dans un rapport d'hommes, loin de l'anonymat feutré d'un cabinet à la porte close, on peut se dire des choses et que parfois c'est utile, voire, nécessaire.

J'ignore si dans ces circonstances il a été convoqué devant le Batonnier, s'il s'y est rendu, ce qui aurait permis de lever toute ambiguité sur la teneur des termes, leur importance et lui aurait ouvert une possibilité d'excuses, même si l'homme ne parait pas homme à s'excuser !

Non l'idée de notre profession ne permet pas tous les excès, qu'ils soient publicisés ou qu'ils restent secrets. L'anonyme peut rêver d'un avocat idéal.

Lui est Avocat, n'en doutons pas un seul instant, et à ce titre il est soumis à des obligations particulières qu'il connait parfaitement, comme tous les avocats... Enfin, non pas tous, et c'est peut être là que le bât blesse.

En souvenir des larmes de ces filles qui ont perdu leur travail, je trnasfère ma colère, il devient le seul responsable et donc je n'aime pas Kuchukian, mais je le trouve attendrissant dans son outrance. Il en devient gaulois... Curieux retournement de l'histoire.

Il est cité, il se défendra et dans ce combat bizarre d'un avocat que les avocats veulent museler il n'y aura j'en suis certain que des perdants. Et c'est dommage.

Vous avez dit dommage ? Comme c'est bizarre...

Quand à l'évêque, si parfois il pouvait user de sa crosse à bon escient...

Nom: 
richard Pellegrino
Site: 
http://

Nom: 
St Pierre
Site: 
http://

Ce n'est pas non plus son premier moutardier.

Merci en tout cas.

Quelques précisions.

1. IL n'y a jamais eu d'enquete préalable.

2. Le rapporteur a poursuivi ses opérations comme s'il n'avait pas été récusé, alors que la Cour d'appel n'avait pas statué sur la récusation,

3. Ces poursuites m'ont obligé à préparer 7 questions prioritaires de constitutionnalité dont une est identique à la meme actuellement en instance de transmission par la Cour de cassation au Conseil constuitutionnel, ce qui doit obliger OBLIGATOIREMENT à surseoir (art. 251-6 du Code de procédure civile). Sur l'autoroute entre Aix et Marseille ce soir, j'en ai découvert une 8ème.

4. J'ai en plus une dizaine de moyens de fond.

5. Le président du Tribunal de commerce qui s'est plaint de moi est poursuvi en correctionnelle par moi pour atteinte à la liberté d'expression, ce qui est un délit. Audience du 6 novembre.

6. Une Q.P.C. contre l'obligation de consigner en cas de citation directe sera plaidée mardi.

7. Deux demandes de renvoi de l'audience du 17 novembre ont été dépoosées pour 8 motifs. Deux autres motifs vont déterminer une troisième demande, dont l'arret rendu ce matin par la Cour d'appel qui annule, séchement, une décision du batonnier GAVAUDAN jugé incompétent pour apprécier d'un contentiux présenté comme entrre confrères alors qu'il ne l'était pas.

8. La Cour d'appel appreciera le 14 décembre prochain trois demandes d'annulation de la décision de désignation du rapporteur sans compter un appel-nullité contre une ordonnance de rejet de suspicon légitime et de récusation par le président de la chambre disciplianire.

9.Je pense déposer dans le courant de la semaine prochaine une nouvelle requete en sus^picion légitime avec une récusation contre les membres du conseil régional de disciopline.

10. Dont j'entends attaquer administrativement la désignation.

11. J'exige du batonnier qu'il renonce à ses poursuites.

12. Je ne suis pas responsable des mensonges qui ont conduit l'Autorité de la concurrence à infliger l'amende: c'est le ministère des finances qui a constaté que l'ordre n'avait pas respecté une décision antérieure et qui a poursuivi, pour faire respecter ce qui avait été jugé. Le batonnier MAUREL est seul et entièrement responsable de son incompétence. C'est écrit noir sur blanc dans la deuxième décision.

13. Je suis moitié Gascon parma mère (Bégué) et le grand père de mon grand père Bégué qui s'appelerait Boyer, conducteur de diligences(on le sur,nommait Fricasse) était né à Tloulouse, y avait fait sa communion solennelle à Saint-Sernin, et y est enterré. Je suis très flatté d'etre considféré cpomme un homme de la ville rose.

14. Et aussi comparé à Céline dont je n'ai pas le talent.

15. On pourrait ajouter Léon Daudet.

16. Je n'interdis à personne, moi, d'avoir ses idées politiques. J'exige qu'on respecte les miennes.

17. Je n'ai aucune excuse à présenter: tiout ce que j'ai fait est strictement légal, suivant l'arret de la Cour de cassation du 4 mai dernier, l'affaire Bilger.

C'est tout pour ce soir.

Encore merci.

monsieur Gavaudan a-t-il choisi de ramer... Ne jamais réveiller le Kuchukian qui sommeille d'un oeil fait partie de la sagesse transmise par les Bâtonniers disparus.

Mais je suis, bien entendu, à 100 % avec Bernard.

Je ne partage pas ses opinions politiques (mais on s'en fout).

Par contre, j'apprécie son blog (qui est l'un d'avocats.fr que je consulte le plus souvent).

Car j'aime les gens qui s'expriment sans retenue.

Que se réveillent ceux que la ternitude fade étouffe!

avec plus ou moins d'élégance. Je ne partage pas non plus ses opinions politique.

MAIS ON S'EN FOUT CAR IL TENTE REMUER NOTRE PROFESSION ET DE NOUS REMETTRE EN QUESTION.

Il en mettrait beaucoup à la question

????

Le chien s'appelle Viking et Jack n'est pas anonyme.......

N'est pas obligatoirement avocat marseillais prenant son café au vendôme

Nom: 
alexia
Site: 
http://

je confirme.

1° C'est un homme d'honneur;

2° C'est un grand juriste.

Il défend donc son honneur avec les seules armes dont il dispose légalement, celles d'un juriste.

Je rappelle qu'en effet le duel est interdit en France depuis des temps immémoriaux.

Je consulte régulièrement son blog y intervenant même souvent par des commentaires.

Nom: 
JRM
Site: 
http://

Et ils ne sont pas tous morts !!!

Vous pouvez y passer, je vous inviterai très volontiers...

Comme tu as raison....! Il tente de remuer la Profession.......

Heureusement qu'il y a le Consei d'Etat pour remettre les pendules à l'heure... Peut-être aussi l'Autorité de la Concurrence.

Pour le reste.................

Vu ce que je sais de Bernard, et vu ce que je sais du (dys)fonctionnement des institutions ordinales prises en général, j'apporte tout mon soutien à Bernard.

A un moment, il faudrait que la profession arrête de se regarder le nombril et de jouer les chochottes.

Les conseils de l'ordre, aujourd'hui, c'est comme les Politiciens : ça fait uniquement dans la diversion et le périphérique au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes.

on se croirait à Byzance.

Ca vit sur les ruines de l'Empire Romain, sur le souvenir de l'Empire Romain, les Turcs sont aux portes de Constantinople et on zigouille un de nos meilleurs chefs parce qu'il ne cause pas correct et ampoulé...

Et on continue de se disputer pour savoir s'il faut envoyer un pigeon voyageur ou un messager coureur aux Alliés.

Ou de quelle couleur doit être la robe du 200° anniversaire.

J'y serai.

Aussi, pour ceux qui oseraient en douter, vérifier si le Conseil de Discipline respecte bien les droits de la défense et le code de procédure civile.

L'audience sera publique, ça sert à ça non ?

Et puis on pourra apprécier la qualité du réquisitoire du Batonnier-Procureur qui assurera la fonction d'autorité de poursuite. Obligatoirement in personam.....!

Un appel en ce sens sur ton blog qui devrait parler de cette affaire

Bien sur, mais le moment venu, c'est-à-dire au début de la semaine prochaine.

Merci en tout cas à vos témoignages de sympathie.

C'est que je veille à ce que ce blog ne donne pas prise aux zélotes de la censure et ne soit pas instrumentalisé d'autre part; et que de surcroît je n'aime pas trop l'anonymat, même transparent.

Je n'aime pas, comme on dirait sur facebook, le sort qui t'est fait car il pose des questions de principe.

Pour autant tu me pardonneras de trouver, dans tes phrase, une hargne maladroite (Quel paradoxe) qui donne prise aux tenants inamovibles de l'ordre moral

N'était pas que LA LIBERTE

Et c'est très bien ainsi

Beau sujet de philosophie politique.

Comme J. de Valon , je n'adhère pas à l'anonymat , ni à l'excès dans les propos que B.K. cultive avec un art consommé.

Le 17/11 à 9 h30 à AIX , avez-vous dit ?

J'y serai et en robe.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA