Sep
29
Supprimons le collaborateur libéral!

Allez, comme disait le chanteur, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

C'était le temps d'avant les ordinateurs et même de la télécopie.

C'est dire.

Le temps où, jeune collaborateur, l'avocat intégrait un cabinet où il effectuait son stage sous la férule d'un maître de stage.

Ce stage à l'époque durait cinq ans.

Et l'avocat collaborateur, stagiaire au départ, développait sa clientèle personnelle et ensuite, ou bien s'associait, ou bien s'installait.

Pour ma part, quand j'ai débuté, il y avait moins de 400 avocats à Marseille ; il y en a 1600 aujourd'hui.

Et le destin du jeune professionnel est aujourd'hui bien loin d'être assuré.

Sous la demande des cabinets anglo-saxons le stage a été supprimé.

Il avait été, de mémoire, ramené à deux ans au préalable.

Et puis, de mon temps (quelle jouissance que d'écrire ces mots), il n'y avait pas la TVA.

Et même, cela faisait fort peu d'années que les avocats déclaraient leurs revenus au réel et non plus au forfait.

Cela pour dire, en fait, que la profession a intégré le circuit économique normal avec les besoins de l'État en termes de charges sociales et fiscales.

Et quand je regarde autour de moi, dans le barreau, il me semble parfois des cabinets ont des collaborateurs libéraux, mais que ce sont ces collaborateurs qui répondent au téléphone et qui accomplissen en fait, en grande partie, un travail de secrétariat.

Non, d'ailleurs que cela soit anormal puisque l'évolution économique comme l'évolution des techniques génère une réduction du personnel et une évolutions des pratiques.

Mais, en revanche, ce statut né du passé correspond-il encore à la situation économique actuelle ?

Ce statut en effet est, souvent, du salariat déguisé, qui commence à intéresser d'ailleurs, en termes de requalification, URSSAF.

Ce statut, ensuite est-il porteur d'un quelconque avenir pour le collaborateur ?

Alors la question que je me suis posée étais de savoir s'il ne convenait pas en fait de le supprimer purement et simplement.

Car enfin, alors le choix existerait pour l'employeur d'associer l'avocat, de telle manière que les structures du groupe s'implantent mieux, ou alors de le salarier, ce qui éviterait une certaine forme, parfois, d'exploitation.

En tout cas, aujourd'hui, le statut du collaborateur libéral sert plus les intérêts des structures professionnelles qui l'utilisent, que le sien propre.

Beau débat, non ?

Commentaires

Il est clair qu'il y a un problème.

Des contrats ont déjà été requalifiés notamment à PARIS et LYON.

On finit quelquefois par se demander, compte non tenu de quelques formules de style, où est la différence avec un contrat de travail...... si ne n'est l'absence de caractère protecteur du contrat de collaboration libérale outre une rémunération sans charges sociales..... d'où les actions entreprises avec succès par les URSSAF !

A ce s'ajoute le rôle tenu par les Ordres, en éxécution du RIN, fixant un minimum de rétrocession comme le ferait une annexe de convention collective.

Mais, dans le même temps, les avocats collaborateurs passent un temps interminable dans le cadre des commises et désignations pour assurer une défense pénale collective de qualité, ce qui est normal, au détriment peut être du travail qui doit être fait pour le Cabinet.

Cette situation, très intéressante pour le jeune avocat, crée quelquefois des tensions qui rendent le maintien du contrat aléatoire.

Dès lors, ce qui était considéré comme protecteur (développement de dossiers propres) joue contrte le collaborateur qui peine à se fixer quelque part.

On assiste parfois à une valse des plaques professionnelles d'une rue à l'autre.

Rien n'est donc simple.

Mais on voit bien que ce statut est mal adapté en temps de rigueur financière tant il est flou et permet les abus d'un coté et de l'autre

Nom: 
charles andré Perrin
Site: 
http://

Certes , certes ...si ma mémoire est bonne il y avait exactement un peu plus de 500 avocats quand tu as prêté serment en Janvier 2003 et 30 de plus quand j'ai , un an plus tard , aux côtés de Doumé , Notre bâtonnier , dit " je le jure "....où un truc dans ce goût là ...Eviter l'exploitation.....nous l'avons tous été ...et alors!!! nous avions le bonheur d'être exploité par des cabinets qui nous ont formé , nous ont mis le pied à l'étrier et hop....après trois années de bons et loyaux services nous étions associés , ou bien nous nous installions avec , en prime , une caisse entière de dossiers de notre hôte ...C'était le jeu ..mais nous savions qu'il fallait se présenter , prévenir que nous faisions appel , envoyer la copie de l'assignation au confrère , s'excuser , préalablement , du retard que nous aurions à l'audience du lendemain ..et puis communiquer nos pièces , accepter un renvoi , ne pas prendre un défaut, Bref en gros ce que nos parents avaient faît péniblement rentrer dans noter crâne entre 3 et 7 ans .

N'oublions pas aussi que les cafés à la buvette du Palais étaient conviviaux , amicaux , chaleureux , les jours d'élections ordinales ...gargantuesques , arrosés , joyeux , sans considération de race , de classe , de religion ...

Aujourd'hui on supprime le collaborateur libéral , on paye en euros ...la Tva ( sans pour autant d'ailleurs que nos honoraires aient suivis la même courbe d'ascension que la baguette et le café au comptoir ) , on ne plaide plus , on régionalise et donc "déshumanise " nos conseils de discipline , on doit dénoncer le client fortuné qui fait un virement depuis le Luxembourg , on se demande si l'épaisseur du dossier de notre contradicteur a un rapport avec le volume des pièces qu'il nous a communiqué ( en général c'est non ) , on est appelé par la secrétaire qui va nous passer Me.....et le même ne peut pas être dérangé car en rendez vous !!! C'est devenu un beau métier ...au final et en ce qui me concerne , j'ai fait un rêve ( moi aussi ) ..d'avoir un ordre national des avocats , le quel d'une seule voix , défendait la Profession , au lieu de cela nous avons ...un , comment déjà ??? CeuNeuBeu ??? lequel , régalien , mais repus , impose

son diktat "NAVISTA "...J'ai fort heureusement un fils qui a choisi les nourritures terrestres , après une année de faculté de droit , il est cuisinier dans un restaurant étoilé ...ouf!!!Quand à ma fille , tous les soirs ma mine déconfite l'éloigne de la prestation de serment ...ouf!!!aussi .Putain , ça fait du bien !!!

Il m'a bien semblé la reconnaitre sur quelques photos corses avec l'ami Pierre et ce regard portant la souffrance de l'avocat nocturne.

Je te rassure, mes deux fils aînés m'ont dit qu'ils ne voulaient pas être avocat pour travailler autant et gagner si peu (mais ils ne veulent pas non plus du métier de leur mère, na na nère).

Quand à la petite, elle adore les ordis du bureau pour jouer à des drôles de jeux mais ne veut pas de ce métier.

Pourtant, allez, on s'amuse encore.

par exemple, on peut faire la nique au CeuNeuBeu et à ses suppôts, tous ses suppôts!

Nom: 
JRM
Site: 
http://

Battez vous ! Résistez ! Ouvrez votre bouche pour, aussi, vous défendre et...

Votez comme il faut ....

En vous taisant, vous êtes aussi des "suppôts" du CeuNeuBeu : il y a des élections pour élire le Président en Janvier, non ???

Nom: 
MCD
Site: 
http://

La sociologie et ses sociologues dont Pierre Bourdieu, ont su, depuis 1968, convaincre "l'opinion" que cette transmission était détestable, trop favorable à l'autoritarisme insupportable des "pères", privative de liberté pour les fils, injuste eu égard à la dynamique de l'ascenseur social...

"La reproduction" a été interdite par la persuasion clandestine et une absence de choix organisée insidieusement.

Nos enfants réinventent le monde...tandis que quelques-uns profitent discrètement de la transmission paternelle et des "réseaux" familiaux.

de départ sont trouvés grâce aux relations humaines, me semble-t-il.

Le fait de transmettre une entreprise n'est pas forcément choquant, sous réserve de la compétence, ce qui pour les avocats, rend la chose plus difficile, à cause des diplômes, et c'est bien.

mais l'ascenseur social ne fonctionne plus aussi en raison de la caste dirigeant la république, les grandes écoles tenant les grandes entreprise et le pouvoir politique, voire médiatique;

Et là, comme on dit, c'est du lourd, bien plus que la notion d'entreprise familiale

quelque adjudant appelant la piétaille à aller mourir devant le canon de l'ennemi!

Le jeu des élections, plus subtil, est celui des syndicats et des ordres.

Il leur appartient selon leur vision de mettre en place les équipes qui assurent le succès de leur politique, et alors l'armée est efficace.

Quand j'entendrai Doumé dire, par, exemple, il faut voter BK pour le conseil de l'ordre, je serai, pour ma part, plus sensible à ce discours, tant les individus percutants sont souvent utilisés, mais jamais appelés.

BK au CO!

Beau slogan

il y a même des confrères qui paient les charges sociales de leur collaborateur pendant les deux 1ères années d'exercice...! Qu'en pensez-vous?

Présomption de salariat?

L'URSSAF veille. Et là, si le collaborateru n'a pas de clientèle réelle ni de temps...

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