Sep
26
Tant va la cruche aux notaires .

Je me demande si le gouvernement, composé d'hommes et de femmes de progrès, ne veut pas du mal aux notaires.

On sait que nos amis de la Commission européenne demandent depuis des décennies à la France de libérer l'accès au travail en s'attaquant aux monopoles issus du passé.

Et la profession notariale dont il est observé qu'elle renchérit les opérations immobilières est sur le gril, défendu pourtant par le pouvoir passé, trépassé, même...

Personne ne niera l'efficience de l'organisation de la profession de notaire, sa puissance économique, comme sa capacité de lobbying.

Les avoués ont disparu, qui n'ont pas su, finalement, renoncer à leur tarif et il est probable que les notaires qui vivent une confortable situation de monopole subiront à terme le même sort, à moins qu'ils n'aient, eux, l'intelligence de s'ouvrir à la concurrence.

Quoi qu'il en soit, le mouvement de l'histoire ne va pas dans l'augmentation de l'assiette du monopole notarial qui serait, finalement, comme l'augmentation ultime du tarif des avoués : le baiser de Judas.

Or le gouvernement, sous l'égide de la pétillante Mme Duflot veut faire passer un étrange texte aux termes duquel les cessions de parts de SCI rentreraient dans l'escarcelle gourmande du notariat français.

À l'heure actuelle son monopole ne s'étend pas cessions de parts de SCI , et c'est bonne chose.

Je ne sais pas si ce contresens historique ira au bout, peut-être la raison prévaudra-t-elle, tant c'est bête.

Cette drôle d'initiative peut venir des fonctionnaires des cabinets ministériels ou des ministères qui trouvent peut-être, chez les notaires, un monde à leur image, un peu compassé, normatif, suranné, rassurant avec cependant des revenus tutoyant le ciel, selon l'expression commune.

Ou alors, on peut supposer que Mme Duflot, Judas en jeans, veut la mort de cette riche profession monopolistique et lui fait le cadeau de trop, de telle manière que du coté de Bruxelles on élève la voix plus sévèrement contre cette France qui remonte à l'envers le fleuve de l'histoire.

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