Nov
03
Un coup de vent

Là, dans dix minutes, dans un quart d'heure, je vais quitter le cabinet et partir au cinéma, avec mon fils, pour voir le dernier James Bond.

Innocente concession à l'adolescence.

Et j'éprouve, voyez-vous, comme un sentiment de culpabilité à l'idée de quitter mon travail en pleine journée.

Le salariat est bien sûr un lien de subordination et, peu ou prou, la soumission d'un homme à un autre (ou à une femme).

Mais, là, prendre quelques heures et s'en sentir coupable, c'est réussir l'exploit d'être esclave de soi-même.

Alors, oui, il faut probablement un grand coup de vent dans la tête.

À propos de coup de vent, quand je suis arrivé ce matin, tout le monde m'a demandé si j'avais remarqué.

Je n'avais évidemment rien remarqué en passant sous le porche de l'immeuble.

J'aurais pu, il est vrai, prêter attention au fait qu'une sorte de tornade avait emporté la lourde porte cochère et l'avait jetée à terre.

Au fond, c'est dangereux de rester au travail.

Allez, Basta !

Commentaires

nous n'avons pas vu le film parce que le cinéma était inondé!

C'était l'ado râleur entre la petiote et le moine. remarquez celà a été pour lui l'occsaion de râler

Tout fout le camp, même lui

C'est la fin du monde

Nom: 
Saraswati
Site: 
http://

il faut qu'il y ait des innondations. Vous avez encore voulu jouer au plombier dans les sanitaires du cinéma ?

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