May
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Zéro pointé en histoire.

Interroger l'histoire permet souvent de comprendre le présent voire de préparer l'avenir.

C'est bien pourquoi l'enseignement de l'histoire est primordial.

Figurez-vous que le texte proposé, pour l'agrégation d'histoire 2011, à l'épreuve d'histoire médiévale, qui s'est déroulée début avril, était présenté comme un journal authentique d'un participant au concile de Constance (1415), alors qu'il s'agit en réalité d'un texte publié en 1964, composé par un historien du nom de Palémon Glorieux., en français actuel, ce qui attire l'oeil.

Commentaire du ministère : "Si le ministère comprend tout à fait que cette situation puisse faire réagir ceux qui enseignent et aiment l'histoire, il apparaît qu'en l'espèce l'égalité de traitement a été maintenue entre tous les candidats et que l'épreuve n'était pas hors programme",

Ce qui pourrait donner lieu à un sujet philosophique : l'égalité prime-t-elle la vérité ?

Commentaires

Première observation.

Pour qui croit encore à la culture et paie de lourds impôts afin de financer le budget du ministère de l'éducation nationale, la première dépense de France, ou devrait charitablement imaginer qu'on tendait un piège aux candidats, et que ces derniers censé intelligents auraient répondu: 1. Texte en français contemporain, donc faux. 2. Ce quidam n'a jamais écrit cela.

Bon, on dirait que si piège il y a eu, tout le monde est tombé dedans.

Ils sont fort au ministère de l'éducation nationale et nos futurs agrégés encore plus.

Deuxième observation.

Cette affaire de texte en français contemporain me rappelle la plus marrante de toutes les affaires d'escroquerie de tous les temps, celle d'un certain Denis VRAIN-LUCAS, ancien clerc d'avoué, greffier, puis employé d'un bureau des hypothèques, qui fabriquait sous NAPOLEON III de faux manuscrits. Il trouva une victime totalement idiote en la personne du mathématicien CHASLES, auteur du théorème qui porte son non, lequel lui demandait de nouveaux manuscrits à chaque fois. L'escroc réussit ainsi à la fin à lui fourguer une lettre de Cléopatre à Jules César, écrite en français du XIXème siècle S.V.P.

C'était trop, et VRAIN- LUCAS fut confondu. En ce temps là, on condamnait: 2 ans de prison. Qu'il fit (aujourd'hui il aurait eu du sursis). Le pire de l'affaire est que sorti de prison, il recommença. Avec d'autres que le si crédule CHASLES.

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