jean.devalon

Par jean.devalon le 26/03/08
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Comment, dans un procès prouver ce que l'on dit.

Comment prouver la faute du patron, du salarié ou encore celle du mari ou de la femme ?

Il existe un principe, qui est celui de la loyauté dans l'obtention de la preuve.

C'est pourquoi un enregistrement téléphonique sera rejeté s'il apparaît qu'il est intervenu à l'insu de la personne enregistrée.

Mais, il n'en est pas de même du SMS, car l'auteur d'un SMS ne peut ignorer qu'il est, par nature, enregistré sur le mobile du destinataire (Cass.soc.23 mai 200706.43209)

Comme le courriel d'ailleurs.

Petits conseil aux conjoints infidèles : pensez à vider, dans votre logiciel de messagerie, les éléments envoyés ...

Car, certes, vous pourrez vous battre sur la notion de loyauté dans l'obtention de la preuve, mais le mal sera fait.

Par jean.devalon le 25/03/08
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J'ai toujours pensé que le vin en général, et le vin de Bordeaux en particulier, avaient des effets particulièrement bénéfiques sur les comportements, pour les rendre plein d'humanité.

Prenons un exemple : Alain Juppé dont on reconnaîtra qu'on ne l'imaginerait pas nous taper sur le ventre. Mais, cet homme là parait se bonifier comme bon vin, s'il faut en croire ce qu'il écrit sur son blog :

« Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c'est tout naturellement la révolte et la condamnation.

Peut-on imaginer cas plus flagrant de violation des libertés fondamentales d'un peuple opprimé depuis des décennies?

Et qu'entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes? Un appel à "la retenue".

En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de "tuer avec retenue"!

Lafontaine toujours vivant:

"Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".

Au fond de moi-même, je me demande ce que j'aurais dit si j'avais été investi d'une responsabilité nationale.

Je suis ébranlé quand je vois l'allant que certains mettent aujourd'hui à pratiquer cette "realpolitik" qu'ils fustigeaient tant hier. Il y a des grâces d'état. Des disgrâces aussi.

Sans doute est-il facile de prononcer les paroles justes quand on n'a pas la charge des intérêts d'un peuple. Mais la Chine est si riche!

Aurais-je cédé, moi aussi, au "bon sens"?

Je n'en sais rien. Il faut donc faire preuve d'humilité.

Mais les Tibétains meurent.

Alain Juppé »

Il en a dans le carafon, le maire de Bordeaux !

Par jean.devalon le 25/03/08
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La tradition veut que l'on dise le lundi : ça va comme un lundi. Pour montrer sa joie intense de reprendre le travail après une interruption de deux jours.

C'est aujourd'hui mardi, mais c'est comme un lundi, puisque le lundi était consacré la recherche des oeufs en chocolat et des poules, en chocolat aussi.

J'ai ouvert, arrivé au bureau, la Gazette du Palais (trop top le titre !) pour me tenir au courant, conscience professionnelle oblige, de la dernière jurisprudence.

Et là, félicité suprême, je tombe sur un article de Michel Bénichou appelant à la création d'un Ordre national des avocats.

Et de dire le bonheur de la profession de s'enfoncer dans la faiblesse, à cause de nos divisions !

Et de dénoncer la complaisance lorsqu'il s'agit de plaire au pouvoir !

Et de dire que collectivement, nous n'existons plus !

Donc pour que la Grande Voix de l'avocat s'entende à nouveau, il propose un Ordre national, précisant cependant que les ordres locaux subsisteraient tant que subsisterait la postulation.

La pauvre vieille a d'ailleurs du souci à se faire, le RPVA est le germe de son décès annoncé.

Et donc des ordres locaux. CQFD.

Un ordre national ?

Centralisation des énergies ou centralisme démocratique ?

Vision d'avenir ou pensée convenue ?

C'est vrai que CNB, Barreau de Paris, et Conférence des bâtonniers paraissent trois têtes sur un même corps rendu, de ce fait, difforme.

La président Bénichou ne dit pas d'ailleurs, celles qu'il faut couper...

Il n'envisage pas dans ajouter une quatrième quand même ? Parce que c'est bien là une caractéristique française que d'empiler les structures sans en supprimer.

Amis avocats, qu'en pensez-vous ?

Moi, j'ai encore trop de chocolat dans le cerveau.

Ma pensée s'arrête à Cloclo.

Par jean.devalon le 24/03/08
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Malgré un mistral à vous geler les alibofis (je laisse le lecteur deviner de quoi il s'agit en donnant un indice : tous les hommes en ont) j'ai enfin réussi à aller voir les cheteumis.

D'abord, il faut dire que, nous les marseillais, partageons avec eux ce sentiment d'être incompris.

Je me souviens avoir défendu voilà longtemps de jeunes marseillais en séjour à Paris. Ils avaient fait la fête et jeté, les couillons, des canettes de bière par-dessus bord, d'un dernier étage. En braillant un peu fort. Comme ils étaient bruns, les voisins en appelant la police les avaient décrits comme arabes. Il y avait eu des attentats un peu avant. C'est quasiment la brigade antiterroriste qui est venue. Ils ont été plaqués au sol, menottés mains dans le dos, les dangereux criminels.

Puis l'affaire est venue devant le tribunal correctionnel de Paris avec ses jolies petites lampes d'ambiance. Les arabes qui avaient fraudé le métro avaient des réquisitions sévères, mais les jeunes bourgeois marseillais entendirent une dispense de peine être demandée. Rien à plaider, c'était frustrant. J'ai quand même dit : on les a pris pour des terroristes, ce n'étaient que des marseillais. Ils ont baissé la tête, les juges, de rire peut être.

Mais les marseillais n'ont pas de chance à Paris. J'ai un ami installé là bas depuis vingt ans. Il a un balcon au cinquième ou sixième. Ses parent qui vont sur leurs soixante dix ans montent à Paris le voir (monte, j'y tiens) et dînent sur le balcon tous les deux. Et alors à un moment, par pure maladresse ils font tomber, de tout là haut, le couteau à fromage sur une voiture. Ils ont eu très peur. C'est la femme qui est allé le chercher en catimini pour voir si personne n'était mort. Une constante dans tout le pays : ce sont les femmes qui ont le courage.

Mais revenons aux cheteumis, nos cousins.

En fait, outre le caractère propre de cette région, sa langue, ses traditions, son sens de l'accueil, c'est un peu toute la France quasi rurale qui est décrite avec ses petites villes où il est encore possible d'avoir le temps de rire, d'être humain. Là, où l'on peut mourir de rire plutôt que de stress.

N'est ce pas cela aussi qui fait le succès de ce film ?

En tout cas, il faut vraiment que j'aille voir mon frère à Marcq en baroeul, histoire d'essayer le fromage dans le café.

Je pense aussi à cet avocat belge venu plaider à Marseille. Il croyait que c'était une ville de fous ; par incompréhensible malchance, sa voiture de location a été vandalisée, devant le restaurant où il dînait un quidam a été un peu assassiné et devant le palais il y avait une manif avec comme mot d'ordre « libérez le pépé » pour je ne sais plus quel procès.

C'est à cause d'incidents de ce genre que de fausses réputations perdurent, fan de chichourle !

Allez, salut les cheteumis !

Par jean.devalon le 24/03/08
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Selon les informations parues dans la presse, le projet de loi qui va réformer le CSM changera la composition des deux formations, celle qui gère les juges du siège et celle qui gère les magistrats du parquet.,

Six magistrats élus siégeraient dans chacune des deux formations. Avec, en outre, un membre du Conseil d'État, un professeur d'université, et surtout six personnalités nommées comme suit : deux par le président de la République., deux par le président de l'Assemblée nationale, et deux par le président du Sénat, Le président de la République ne présiderait plus le CSM. Le garde des Sceaux ne tiendrait plus non plus la vice-présidence. La formation siège serait présidée par le premier président de la Cour de cassation, et la formation parquet par le procureur général de la Cour de cassation.

Le mode de désignation des personnalités extérieures par le président de la République et par les présidents des deux assemblées est-il le meilleur envisageable ? Par sûr, mais au moins le CSM échappera-t-il au soupçon de corporatisme.

Et puis, peut être des avocats seront-ils désignés par les responsables politiques.

Tiens Jacques Vergès, par exemple ? Ou Gilbert Collard ?

Ca serait une bonne nouvelle, non ?

Par jean.devalon le 24/03/08
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Arthur Kermalvezen vient d'écrire un livre « Né de spermatozoïde inconnu » où il retrace les troubles et manques nés de la méconnaissance de l'identité de son géniteur.

Ainsi le fait de donner la vie, comme le temps de la mort désirée, du fait du progrès des sciences conduisent à des interrogations.

La demande de l'enfant né grace à une insémination artificielle est juste.

Mais celui qui donne son sperme, pour aider un couple, entend-il pourtant voir un jour un humain de 18 ans frapper à sa porte ? Quelle est, à lui, sa liberté ? Reconnaître ce droit n'est-il pas ouvrir un jour, au nom de l'égalité des filiations la question de l'hérédité successorale ? Et, en fait restreindre inexorablement le nombre des donateurs ?

Ce sont là des « droits » contradictoires qui s'opposent.

La démarche scientifique trouve sa limite à la porte de l'intangible philosophie, affaire de conscience individuelle.

Et parmi le questionnement sociétal, je propose une question : pourquoi la série L au bac est-elle en déclin ?

Quid de l'enseignement de la philosophie ? Pour, à coté du développement des sciences développer, en contre pouvoir, la liberté de la pensée au-delà de la dictature, entre guillemets, médiatique.

Par jean.devalon le 23/03/08
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Pékin accuse le Dalaï lama d'être un terroriste qui prépare des attentats.

C'est vrai, il fait partie des gens dangereux pour l'humanité, du genre Mahatma Gandhi.

Il faut se méfier de cette clique d'ignobles terroristes.

Rappelez vous Bouddha ou Jésus, ces monstres de l'humanité et le mal qu'ils ont fait !

Envisageons d'ailleurs l'arrestation de Benoît XVI avant qu'il ne fasse sauter Rome.

Il dit quoi, le pays des droits de l'homme ?

Ouh, ouh ! Y a quelqu'un ?

Par jean.devalon le 23/03/08
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Non, je ne parle pas ici de la résurrection du Christ, mais de celle de l'image de l'homme, en sa représentation la plus imparfaite : votre serviteur.

Donc, hier, sous le coup d'une incompréhensible erreur de jugement, peut être une maladie orpheline, la rachidatite, j'ai eu une histoire d'eau qui n'a rien à voir avec une autre.

Ce matin, ombre humble parmi les ombres, j'ai fait la lessive, enfin je veux dire, j'ai mis ce qu'il fallait dans le lave linge, avec la lingette anti décoloration parce que ... (non c'est une autre histoire)

Je prends sagement un café, en lisant millénium, pour être mode et j'entends de l'eau qui gicle, coule, jaillit et encore ma cuisine devenue piscine.

Parce que les professionnels, qui sont moins dangereux que moi, avaient trop enfoncé le tuyau d'évacuation du lave-vaisselle empêchant l'évacuation du lave linge !

Je suis intervenu, j'ai épongé et j'ai réparé (même que mes mains sont pleines de sang, mais je sais pas pourquoi)

Ca y est je suis redevenu un homme parfait, de ceux qui sauvent leur famille.

Catherine, ton héros est de retour.

Viens, viens, viens...

mar
22

Expiation.

Par jean.devalon le 22/03/08
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Dire que les femmes sont diaboliques est très exagéré. Il y a eu un temps, c'est vrai, où quand elles faisaient preuve du don de prescience, elles étaient qualifiées de sorcières et brûlées. Mais c'était il y a longtemps.

Pourtant, je m'interroge.

Voilà une semaine, notre lave-vaisselle a rendu l'âme.

Nous en avons acheté un autre, qui a été livré ce matin.

Ma charmante femme n'a eu de cesse de me dire : « surtout, ne touche à rien ! » comme si elle avait deviné que j'avais l'intention, mâle parmi les mâles, de débrancher le vieil appareil pour faciliter le travail des livreurs.

Donc, quant elle est sortie chercher le pain en me laissant seul avec la petite, j'ai mis, légitimement, mon plan à exécution. »

J'ai fermé le robinet d'arrivée d'eau et j'ai débranché.

Et l'eau a jailli comme source miraculeuse, c'était comme un miracle !

Je me suis dit : tiens il y a de l'eau dans le vieux tuyau, mais non, c'est que le robinet ne fermait plus. Que faire ? J'ai bien essayé de rebrancher, mais il y avait comme un geyser qui me frappait le visage. Une solution : fermer l'arrivée d'eau de l'appartement. Oui, mais il fallait aller au cinquième. Et j'étais seul. Seul ? Non, il y avait du renfort : ma petite fille de sept ans bientôt (age de raison) ! Je l'ai appelée pour qu'elle tienne un seau afin de limiter les dégâts, encore que ma cuisine, c'était déjà une piscine. Ma fille me dit (évidemment) : « Maman t'avait bien dit de rien toucher ». Solidarité des femmes, Si tôt...Ca promet...

J'ouvre la porte de l'appartement et tombe sur Catherine.

......................................Je ne peux pas, décemment, répéter ses propos dont la sévérité et la rudesse me font encore trembler !

J'ai filé au cinquième, j'ai fermé l'arrivée d'eau (le robinet fuit, là haut, faudra le dire au syndic) et suis venu vider la piscine seul. (Juste mesure de rétorsion). Puis, j'ai écouté, oreilles basses (entre autres), une juste réprimande : « Je te l'avais bien dit, pourquoi tu n'écoutes jamais rien, tu sais que tu n'es pas bricolo ». Il parait que sa copine était écroulée de rire au téléphone, du style : « ça a du faire mal à son ego, il en parlera pas dans son blog...)

Et bien oui ! D'abord, je n'y suis pour rien ! C'est comme si l'on disait que la droite a perdu les municipales à cause de Sarko ! Et puis, c'est peut être un envoûtement. Après tout ? Trop bizarre le truc pour être normal.

Mais je mets sur le blog, pour montrer une belle modestie.

Et puis parler, c'est bon pour combattre les séquelles d'un traumatisme et après avoir entendu ce que j'ai entendu, je suis traumatisé.

Le blog, c'est ma cellule psychologique à moi.

Et puis, comme ça, elle va me permettre de l'aider à monter la commode IKEA qu'elle est en train d'assembler.

C'est un truc de mec, quand même.

Je vais chercher mon tournevis.

Pourquoi elle ne prend pas le tournevis électrique d'abord ? Peut être parce que je l'ai oublié au bureau...

Ah, les femmes !

Par jean.devalon le 22/03/08
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Le propos ne porte pas ici sur l'euthanasie ou le suicide assisté. Simplement parce que les opinions exprimées sont subjectives et relèvent d'un parcours individuel ou de celui la société. La position d'un pays peut varier selon qu'il est d'histoire catholique, orthodoxe, protestante, pour parler de l'Europe.

De même quand on donne un avis individuel, il est le fruit des son histoire et de ses croyances.

Pour ma part, je ne sais pas, simplement je ne sais pas.

Toutes les familles savent d'un des leurs dont la mort a relevé d'une décision. Faut-il une loi pour clarifier, ou à l'inverse la loi n'est-t-elle pas le reflet d'un certain affaissement de la conscience individuelle qui veut que l'on décide pour elle ? Doit-on tout réglementer, même ce qui relève de la conscience la plus individuelle ? Je ne sais pas.

Mais il y a un point sur lequel chacun sera d'accord. C'est le statut misérable de la mort, devenue comme honteuse.

Le droit de celui qui va mourir, comme le droit des siens serait de pouvoir mourir en famille et non dans la solitude d'une nuit d'hôpital.

Or les philosophes ont succédé, en Europe, aux religieux et les scientifiques ont succédé aux philosophes. C'est la science qui prime et donc la mort devient médicalisée et intervient dans la solitude d'une nuit d'hôpital.

Mourir seul dans une chambre d'hôpital, n'est ce pas, là aussi, un scandale.

Pas joyeux, tout ça, allez, une chansonnette !