jean.devalon

Par jean.devalon le 17/03/08
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Les époux X vendent, sous conditions suspensives, aux époux Y un bien immobilier.

Les époux Y devaient obtenir un prêt, mais ne l'obtiennent pas.

Les vendeurs estimant qu'il y avait faute de leur part agissent en justice pour obtenir à titre indemnitaire le montant de l'acompte.

L'agent immobilier demande, lui, des dommages et intérêts.

La Cour d'appel de Rennes fait droit à la demande.

Pourvoi.

La Cour de cassation le 10 octobre 2007 (06-16223) répond aux acquéreurs qui soutenaient que l'agent n'avait droit à une commission que si la vente était effectivement conclue et constatée, ce qui n'était pas le cas.

La Cour constate en effet que l'immeuble a été vendu à d'autres mais par une autre agence et que l'agent immobilier avait donc été privé de la réalisation de la vente par la faute des acquéreurs et que c'était à bon droit que la Cour d'appel, qui ne s'était pas fondée sur les dispositions de la loi de la loi du 2 janvier 1970, avait pu condamner à des dommages et intérêts.

Les acquéreurs sont condamnés sur le fondement de la faute commise par eux et pas sur les dispositions spécifiques de la loi de 1970

Par jean.devalon le 16/03/08
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Génocide culturel au Tibet.

L'occident va-il laisser faire?

Probablement, hélas.

Par jean.devalon le 16/03/08
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Vendredi.

Pas de chauffage dans l'immeuble. Les radiateurs sont tièdes. Une déduction s'impose : le chauffagiste est passé réparer la panne, mais ça n'a pas tenu. Le week end va être frisquet.

Génial !

Samedi.

Le matin. Réception d'un recommandé des impôts. Quarante minutes de queue à la poste. Pour se voir demander des renseignements connus depuis dix ans. Et s'il travaillait le monsieur sans envoyer des LRAR ? Et s'il consultait son dossier ?

Catherine a déjà protesté. Elle est de mauvaise humeur et a froid. Mauvais plan. Très mauvais plan, ça.

Le soir. Mon fiston adoré me dit que le oui-fi marche pas dans la chambre. (Mais oui, ça s'écrit comme ça). J'y passe une heure pour comprendre. D'abord il n'avait pas besoin de se jeter sous le bureau pour faire peur à la petite. Ensuite, il avait rebranché un câble reliant son ordinateur à celui de son frère aîné, ce qu'il ne fallait évidemment pas faire ; c'est logique comme l'informatique. Evidemment, il ne m'avait pas dit qu'il avait trafiquoté la bête.

C'aurait été trop simple.

Dimanche.

On ne va pas pouvoir aller se balader. Y a brocante dans la rue, comme quatre fois par ans, pour faire plaisir aux commerçants. Sauf qu'il y a de moins en moins de monde, que la rue est fermée à la circulation, que la voiture dort sagement dans notre cour intérieure et qu'elle ne pourra pas en sortir de la journée. Nous, on avait oublié.

Et puis inondation dans la cuisine. C'est la jolie machine à laver la vaisselle que j'aime tant et qui n'a que quinze ans. Je pense qu'il n'y aura pas besoin de l'euthanasier, vu qu'elle est visiblement morte et en a pleuré abondamment.

Je récapitule, pour mon fils, les aléas du week end. Il me regarde et dit : « ouais, et ce soir la XXX va gagner ! » Histoire d'en rajouter. Il faut dire qu'il pense comme sa mère à laquelle

Je verse la pension alimentaire qui paraissait étonner le monsieur des impôts qui m'a demandé de préciser le nom de la personne à laquelle je versais une pension pour voir si c'était le même que celui écrit dans le dossier qu'il n'avait pas ouvert ?

La conclusion de ce jour de vote ?

De profundis clamavi a te Domine. Faut bien ça. !

Par jean.devalon le 15/03/08
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Les souvenirs de ceux qui ont fait la guerre sont empreints de dignité et de souffrance et aspirent au silence salvateur.

L'actualité nous a livré les mots de Lazare Ponticelli, que la République s'apprête à célébrer avec la pompe dont elle sait fait preuve, pour ne pas respecter, une fois de plus, ses soldats, qu'elle utilise même après leur mort.

Lazare Ponticelli avait accepté une modeste cérémonie « pas de tapage important, ni de grand défilé », au nom de ses camarades de combat. Cérémonie qui va se transformer en célébration pompeuse à la gloire des vivants, en fait.

Et puis l'actualité nous livre, dans la Provence, les mots de Horst Ripper, l'aviateur allemand qui a abattu l'avion de Saint Exupéry et qui le savait depuis toujours.

Abattre saint Ex, dont il connaissait l'oeuvre fut pour lui un drame : « ...Dans notre jeunesse, nous l'avions tous lu, on adorait ses bouquins. Il savait admirablement décrire le ciel, les pensées et les sentiments des pilotes. Son oeuvre a suscité la vocation de nombre d'entre nous. J'aimais le personnage. Si j'avais su, je n'aurais pas tiré. Pas sur lui. »

Lazare et Horst, deux histoires dignes.

Par jean.devalon le 15/03/08
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Samedi dernier, vous le savez, c'était la journée internationale de la femme. Ce jour là, plus encore que d'autres (mais est-ce possible?) l'homme a été au service de sa muse. Celle qui, tout à la fois épouse, mère et amante, est le soleil de sa vie. Ce beau soleil qui illumine, par exemple, la Vallée de la Mort.

Donc nous, et je, fûmes parfaits.

Mais elles ?

J'entendais, cette semaine, dans le bureau voisin du mien, des rires que l'on peut qualifier de graveleux, mais pourtant de féminins.

Enquêtant, avec subtilité, et sous la menace d'une injonction de faire devant le juge de l'approximation, comme le dit très justement mon confrère Epailly, j'ai obtenu communication de la cause triste de ces rires et vous livre le fichier qui suit, qui plongera dans la consternation toutes les belles âmes masculines, nées libres et de bonnes moeurs, et aussi toutes les femmes pures, je veux dire nos mères, bien sûr !

Par jean.devalon le 14/03/08
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Avec conviction, notre cabinet diffuse l'image ci-dessous,

Symbolisant parfaitement ce que serait, pour des raisons comptables

d'économie de l'Etat, sinistre monstre froid, le divorce sans avocat.

Par jean.devalon le 14/03/08
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Là bas, à Lhassa, des moines tibétains ont, à nouveau, été frappés, enfermés, brutalisés.

Le Tibet et sa culture ne comptent pour rien face à la Chine et sa puissance, le Dalaï-lama pèse peu, dont les paroles et l'enseignement sont pourtant empreints de force, sagesse et beauté :

Conseils de méditation pour vivre le bouddhisme

Par Sa Sainteté le Dalaï-lama

Étape préliminaire : cultiver l'équanimité (égalité d'humeur, sérénité, flegme)

La base de la méthode de cause à effet en sept points consiste à cultiver l'esprit d'équanimité. Sans cette base, vous serez incapable d'une vision altruiste impartiale car, sans elle, vous tendrez à favoriser vos parents et amis. Afin d'établir une solide assise d'équanimité, prenez conscience que vous ne devez ressentir ni préjugés, ni haine, ni désir envers qui que ce soit, ennemi, ami ou parfait étranger.

Pour cela, ainsi que le recommande le Guide pratique des étapes sur la Voie de l'Illumination: la Voie de la félicité menant à l'Omniscience de Panchen-lama Chökyi Gyaltsen, commencez par visualiser une personne neutre et totalement inconnue. Lorsque vous la distinguerez clairement, vous vous apercevrez que vous ne ressentez aucune émotion, ni désir, ni haine que vous êtes indifférent. Puis représentez-vous un ennemi ; vous sentirez alors un mouvement spontané de haine ou de ressentiment. Ensuite, évoquez un ami ou un parent qui vous est très proche. Dans ce cas, votre réaction naturelle sera l'affection et l'attachement.

Devant votre ennemi, vous vous sentirez distant, habité d'un sentiment de haine et de répulsion. Considérez pourtant des ennemis comme les Chinois, qui ont ordonné la destruction du dharma et, sans pitié, ont nui à leurs semblables; qui dirigent un pays avec des méthodes totalitaires, en faisant fi de qualités humaines fondamentales comme la confiance et la foi. Réfléchissez aux arguments que vous avez pour justifier une réaction aussi négative envers eux. Même s'il est vrai qu'ils ont infligé beaucoup de mal et de destruction dans cette vie, en a t il toujours été ainsi ? Vous vous apercevrez que ce n'est pas le cas : dans le passé, ils ont sans doute agi pour votre bien et celui d'autrui. Mais actuellement, ils n'ont aucune foi dans le dharma et nuisent a beaucoup de gens. Ils n'ont presque aucun contrôle sur eux mêmes. Cependant, ces défauts sont causés par l'ignorance, la haine, etc. ; ce n'est pas là leur nature fondamentale.

N'oubliez pas que votre propre esprit n'est pas exempt d'illusions. Elles sont peut être sans commune mesure, mais n'en sont pas moins des illusions. Vous en conclurez que les réactions émotionnelles envers ceux que vous avez étiquetés comme ennemis sont dénuées de fondement.

Examinez ensuite votre attitude envers vos parents et amis. Vous penserez peut être qu'ils ont été très bons pour vous, qu'ils vous ont souvent fait beaucoup de bien, et ainsi de suite. Peut être même aurez vous le sentiment que vous seriez prêt à donner votre vie pour ceux qui vous sont très proches. Pourtant, s'ils ont été bienveillants envers vous dans cette vie, ils ont pu être vos ennemis dans des vies passées, voire causer votre mort. Ils ont peut être semé autour d'eux le malheur et la destruction. Il n'y a donc pas de raison de leur être attaché aussi absolument ou définitivement en tant qu'amis et parents.

Finalement, en ce qui vous concerne, il n'y a pas grande différence entre ennemis et amis. Les uns comme les autres vous ont fait tantôt du bien, tantôt du mal. Il n'y a donc aucune raison d'être partial envers quiconque.

Dès lors, développez l'esprit d'équanimité envers tous les êtres vivants. Celui ci ne naîtra pas d'une ou deux méditations, mais nécessitera une pratique répétée pendant des mois ou des années.

Premier point: reconnaître notre mère dans tout être sensible

La première étape de la méthode de cause à effet en sept points consiste à reconnaître que tout être sensible a pu être votre mère. Dans cette ronde d'existences sans commencement, pendant de nombreuses vies, vous avez en effet dépendu d'une mère. Il n'est pas un seul être vivant dont vous puissiez dire à coup sûr qu'il n'a pas été votre mère dans le passé. Regardez donc comme tels tous les êtres sensibles. Etant donné qu'ils sont en nombre infini, vous vous demanderez peut être comment on peut affirmer cela. Mais ne perdez pas de vue que, s'ils sont innombrables, vos vies aussi l'ont été. Vous pourrez aussi objecter que, s'ils ont vraiment été vos mères, cela s'est produit dans le passé et non dans cette vie. Mais la mère que vous aviez hier, ne l'est elle pas encore aujourd'hui?

Si vous êtes capable de concevoir que votre vie est sans commencement, vous comprendrez que vous avez du emprunter plus d'une forme vivante issue d'une mère - oeuf ou matrice. Ainsi, il n'y a pas un seul être sensible qui n'ait pu être votre mère dans le passé. Cette prise de conscience est ardue. Vous pouvez commencer par l'approche inverse, en excluant ceux qui ne l'ont pas été ce que vous supposez peut être ; et cependant, qui pouvez vous écarter avec une complète assurance?

Ensuite, demandez vous si vous avez plus à perdre qu'à gagner dans cette reconnaissance. Puisque vous cherchez à développer en vous la bodhicitta, l'aspiration altruiste, vous admettrez que sans une telle vision des autres, vos efforts seront sans succès. Sans cette reconnaissance, vous risquez donc d'échouer dans votre quête. Étant donné que, dans ce cycle d'existences, vos vies sont sans commencement, tous les êtres sensibles vous ont donc servi de mère.

Reconnaître que les autres vous ont été très chers ne les réduit pas à ce rôle. Ainsi que Maitreya le recommande dans son Abhisamayalankara, vous pouvez aussi les voir comme votre meilleur ami ou un parent très proche. Par exemple, si vous avez une meilleure relation avec votre père qu'avec votre mère, vous pouvez vous les représenter dans le passé comme votre père, ou comme l'enfant que vous chérissez profondément et pour qui vous éprouvez la plus grande tendresse. Ce qui importe, c'est de développer un état d'esprit dans lequel vous percevrez tous les êtres vivants comme vos plus intimes objets d'affection et de sollicitude. C'est ainsi que vous reconnaîtrez votre mère en tout être vivant.

Le texte soulève l'objection que si les êtres sensibles vous ont tous servi de mère à un moment ou à un autre, vous devriez vous en souvenir. Il est répondu que cet oubli ne constitue pas une preuve car, même dans cette vie, certains enfants cessent de reconnaître leur mère après quelque temps. Aussi, de même que vous êtes un objet d'amour et d'affection pour votre mère dans cette vie, tous les êtres sensibles devraient l'être pareillement pour vous.

Second point : se remémorer la bonté de tous les êtres

La méditation suivante consiste à se rappeler la bienveillance de tous les êtres. Pour cela, représentez-vous la personne dont vous vous sentez le plus proche que ce soit votre mère ou votre père à un âge avancé. Visualisez la clairement à un moment où elle dépendra de l'assistance des autres. Vous méditerez ainsi avec plus de puissance et d'efficacité.

Ensuite, dites vous que votre mère, par exemple, ne l'a pas été seulement dans cette vie, mais aussi dans vos existences passées. Dans celle ci, notamment, sa bonté a été infinie au moment de votre naissance; auparavant, pendant la grossesse, elle a subi toutes sortes d'épreuves ; et plus tôt encore, elle a renoncé à son propre bonheur et à ses plaisirs pour le bonheur et le plaisir de son enfant. Lorsque vous êtes né, elle s'est réjouie comme si elle avait trouvé un trésor et, selon ses capacités, elle vous a protégé, lavé, accompagné jusqu'à vos premiers pas.

Vous constatez la même bienveillance chez des animaux comme les oiseaux, les chiens, les chats. Observez-les : bien que leur affection ne soit pas aussi durable que celle des humains, les mères prodiguent a leurs petits des trésors d'amour et de tendresse. D'un certain point de vue, leur attitude maternelle est nettement plus désintéressée que celle des humains qui, eux, sont quelque peu motivés par l'espoir d'être plus tard payés de retour.

Il y a des oiseaux, par exemple, qui nourrissent leurs petits en tuant des insectes. Certains se dévouent entièrement à leur nichée ; ils le font tout seuls, sans s'appuyer comme nous sur une communauté. La manière dont ils élèvent leurs petits est vraiment très touchante. Lorsque leurs jeunes sont menaces d'un danger, chat ou vautour, ils vont même, s'il le faut, jusqu'à sacrifier leur vie. Leur attitude est certes fondée sur l'attachement, et cependant témoigne d'une grande bonté ; ce n'est donc pas seulement le dévouement des mères humaines qui est illimité. Celui ci ne porte pas non plus uniquement sur une vie, mais sur de nombreuses existences. Cette forme de réflexion aura un effet très puissant sur votre esprit.

Après avoir réfléchi à la bonté des mères, notamment dans cette vie, représentez vous d'autres êtres que vous trouvez lointains et répugnants, même des animaux, et prenez les pour objets de visualisation. Dites vous que, bien qu'ils soient nuisibles et se comportent en adversaires a présent, dans des existences passées, ils n'ont pas manqué de vous protéger et de sauver votre vie un nombre incalculable de fois. Leur bienveillance est donc illimitée. C'est ainsi qu'il faut entraîner votre esprit.

Troisième point: payer la bonté de retour

La méditation sur la bonté de tous les êtres doit être suivie par une réflexion sur le moyen de leur rendre cette bonté. La pensée de payer de retour le dévouement des mères viendra naturellement lorsque vous en aurez retrouvé le souvenir; elle doit venir du plus profond de votre coeur. Ne pas le faire serait injuste et ingrat de votre part. Travaillez donc, selon vos capacités, pour le bien des autres ; C'est le meilleur moyen de les payer de retour.

Quatrième point : l'amour bonté

Lorsque vous aurez développé l'équanimité et la reconnaissance de votre mère en tous les êtres, ceux ci deviendront pour vous des objets d'affection et de tendresse. Plus ce sentiment sera fort, plus sera puissante votre aspiration à les libérer de la souffrance et à les voir heureux. L'image de votre mère en eux est à la base de toutes les méditations qui vont suivre. Après avoir posé la fondation qui convient, retrouvé le souvenir de leur bonté et émis le souhait sincère de les payer de retour, vous atteindrez un état dans lequel tous les êtres vivants vous seront chers car vous vous sentirez très proche d'eux. À présent, réfléchissez au fait que tous ces êtres sensibles, bien qu'ils désirent naturellement le bien-être et souhaitent éviter la souffrance, subissent d'inimaginables tourments. Pensez que, tout comme vous, ils veulent être heureux, mais que ce bonheur leur fait défaut. C'est ainsi que vous cultiverez l'amour bonté.

Cinquième point: la grande compassion

Lorsque vous méditerez sur la compassion, réfléchissez à la manière dont les êtres sensibles subissent l'expérience de la souffrance. Pour décupler votre force de compassion, commencez par visualiser un être en proie à de graves tourments, par exemple, comme le recommande le texte, un animal de boucherie destiné a l'abattage. Imaginez l'état mental de cet être dans une telle situation, puis suscitez en vous le souhait fervent qu'il soit délivré de cette souffrance.

Vous pouvez aussi visualiser d'autres êtres. Les exemples ne manquent pas, quand on voyage en train en Inde de malheureux de toutes sortes, animaux et humains. Imaginez ces créatures qui, malgré une soif de bonheur égale à la vôtre, subissent un malheur patent. De même, les hommes emploient des animaux comme bêtes de somme. Villes et villages sont peuples de bovins que la société indienne interdit de tuer, mais dont personne ne se soucie plus lorsqu'ils sont devenus vieux et inutiles. En Inde, on voit aussi des mendiants aveugles, sourds, muets, infirmes et des miséreux. Au lieu de les aider avec compassion, les gens les évitent ou les chassent, quelquefois même avec des coups. C'est là un spectacle courant dans n'importe quelle gare indienne.

Visualisez ainsi n'importe quelle situation que vous jugez insupportable. Cela vous donnera une grande puissance de compassion qui atteindra plus facilement une dimension universelle.

Puis pensez aux êtres sensibles d'autres catégories : ils ne subissent peut être pas des souffrances manifestes actuellement, mais l'accumulation de leurs actes négatifs produira immanquablement des conséquences indésirables dans l'avenir leur assure de semblables expériences.

Souhaiter le bonheur de tous les êtres sensibles qui en sont privés est ce qu'on nomme amour universel, et le voeu qu'ils soient libérés de la souffrance est appelé compassion. Ces deux méditations peuvent être effectuées ensemble jusqu'à ce que, sous leur effet, un changement se produise dans votre esprit.

Sixième point : l'attitude extraordinaire

Votre entraînement à l'amour et à la compassion ne doit pas en rester au stade de l'imagination ou du souhait ; il faut faire naître en vous une intention sincère de vous consacrer activement à soulager les êtres sensibles de leurs souffrances et à les rendre heureux. C'est le devoir d'un pratiquant que de se mettre à l'oeuvre dans ce domaine. Plus fort vous cultiverez la compassion, plus vous vous y sentirez tenu. En effet, à cause de leur ignorance, les êtres sensibles ne connaissent pas les méthodes qui leur permettraient d'atteindre leur but. C'est la responsabilité de ceux qui possèdent cette connaissance que de réaliser leur intention d'oeuvrer pour leur bien.

Cet état d'esprit est appelé attitude extraordinaire, ou attitude d'exception. En effet, la force de compassion qui pousse à prendre cette responsabilité ne se trouve pas chez les pratiquants de moindre capacité. Selon le témoignage des traditions orales, cette attitude extraordinaire s'accompagne d'un engagement semblable à la signature d'un contrat.

Lorsque vous aurez suscité en vous l'attitude extraordinaire, demandez vous si, en plus de votre courage et de votre détermination, vous avez réellement la capacité d'apporter un bonheur authentique aux autres êtres sensibles. C'est seulement lorsque vous leur aurez montré la juste voie de l'omniscience et qu'ils auront éliminé l'ignorance qui est en eux qu'un bonheur durable sera a leur portée. Bien que vous puissiez travailler au bien des autres en leur apportant un bien être temporaire, la réalisation des buts ultimes n'est possible que s'ils prennent sur eux de dissiper leur ignorance. Il en va de même pour vous : si vous désirez atteindre la libération, cette responsabilité vous incombe.

Comme je viens de le dire, vous devez aussi montrer la bonne voie aux êtres humains, ce que vous ne pouvez faire sans posséder vous même la connaissance. Il existe différents moyens de l'obtenir; l'un d'entre eux consiste à développer une compréhension intellectuelle, mais la compréhension la plus profonde est fondée sur l'expérience.

L'enseignement que vous allez donner aux autres ne doit pas vous être obscur. Vous devez aussi posséder la sagesse parfaite qui vous permette de juger de sa pertinence et de son opportunité en fonction des dispositions et des aptitudes mentales de chacun. Certaines notions très profondes ne peuvent être livrées à n'importe qui ; elles pourraient se révéler plus nocives que bénéfiques.

Afin d'évaluer les facultés d'autrui, il vous faudra maîtriser toutes les formes subtiles d'obstruction à la connaissance. Le Bouddha en a lui même donné un exemple de son vivant : un propriétaire voulait se faire moine, mais des disciples de haut niveau, tel Sariputra, ne lui reconnaissaient pas un potentiel de vertu suffisant pour mériter l'ordination. Seul le Bouddha, par la force de son omniscience, distingua ce potentiel en lui. Par conséquent, tant que vous même ne serez pas complètement illuminé, il restera en vous une obstruction intérieure à la connaissance qui rendra incomplète votre tâche d'assistance aux autres.

Vous vous direz peut être, puisque la réalisation des souhaits et du bien être des autres êtres sensibles dépend de leur propre initiative: « Qu'aurais je besoin de travailler à atteindre l'illumination ? Apres tout, de nombreux bouddhas sont là pour les aider, à condition qu'ils fassent le premier pas. »

Cependant, pour bénéficier de l'assistance d'un guide spirituel ou d'un enseignant, il faut avoir des liens karmiques avec lui. Ainsi, certains maîtres ne peuvent être efficaces qu'envers certains de leurs disciples. Pour bien comprendre cela, lisez des sûtras comme La Perfection de la sagesse en huit mille lignes, dans lequel les bouddhas et bodhisattvas, ayant perçu qu'un pratiquant avait ailleurs un lien karmique plus fort, lui conseillent de chercher son propre maître. Ainsi certains, capables de voir un bouddha de leurs propres yeux, en tireront peut être moins de profit que d'une relation avec vous, sous tendue par un lien karmique plus profond. Puisque ce cycle d'existences n'a pas de commencement, il en va de même des liens karmiques; néanmoins, je fais allusion ici à de puissants liens karmiques, formés dans des vies récentes.

Même si votre réalisation de l'état d'omniscience ne bénéficie pas à tous les êtres vivants, elle procurera sans aucun doute de nombreux avantages pratiques à certains d'entre eux. Il est donc très important que vous vous efforciez d'atteindre l'illumination totale. Certains êtres humains auront grand besoin de votre aide sur la voie spirituelle et il est essentiel que vous preniez la responsabilité de travailler au bien d'autrui. Cette pensée développera en vous la certitude que, faute d'atteindre l'omniscience, vous ne serez pas à même d'accomplir le but que vous vous êtes fixé et de faire véritablement le bien d'autrui.

Septième point : la bodhicitta

Sur la base de l'amour et de la compassion, vous susciterez au plus profond de votre coeur l'aspiration d'atteindre l'état de complète illumination pour le bien de tous les êtres sensibles. Cultiver cet esprit revient à réaliser la bodhicitta.

Après la méditation sur la production de la bodhicitta, engagez vous dans la pratique consistant à la cultiver comme résultat du chemin. Visualisez votre maître spirituel au dessus de votre tête et imaginez qu'il exprime le contentement, louant votre effort et déclarant qu'il prendra soin de vous. Imaginez que, satisfait, il se dissolve à travers votre ouverture coronale et descende jusqu'à votre coeur. Vous vous dissolvez alors dans la vacuité, d'où vous réapparaissez sous l'aspect du Bouddha Shâkyamuni. Vous vous voyez comme inséparable de lui et vous vous en réjouissez. Représentez vous toutes les vertus accumulées par la pratique de la bodhicitta jaillissant de votre coeur sous forme de rayons de lumière; elles inondent tous les êtres humains, contribuent activement à leur bien, apaisent leurs souffrances, leur procurant la libération et une renaissance favorable et les menant finalement à l'omniscience.

Pendant les périodes de pause entre les séances, il est recommandé de lire des textes relatifs à la pratique de la bodhicitta.

Ainsi s'achève le processus de développement de la bodhicitta selon la méthode de cause a effet en sept points.

Par jean.devalon le 13/03/08
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Je suis un peu déçu, mais personne ne m'a tagué, c'est-à-dire ne m'a demandé de révéler au grand jour du net six choses insignifiantes sur mon auguste personne, qui s'en remettra, je pense.

Cela étant, c'est bien gentil de faire le moderne, avoir son blog, y laisser même des pensées, on s'en doute irremplaçables et profondes ; mais au fond, le grand age venant, est-ce bien raisonnable ?

Allez, ce soir je m'offre ma minute réactionnaire, en osmose pleine avec le fichier joint

Par jean.devalon le 13/03/08
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Le stress au travail peut tuer.

Je l'ai déjà relaté ici.

Force est de constater que le taux excessif de rémunération du capital en France conduit, jusque même dans les PME, à une gestion des hommes parfois impitoyable, et que la réduction du temps de travail rend ce temps plus intense et plus dur.

Au risque de la maladie et même de la mort, par infarctus, AVC ou suicide.

Il est bien, dès lors, que le ministre du travail veuille mettre « les pieds dans le plat » pour que le risque psychosocial que représente le stress soit pris à bras le corps.

C'est tout le management des entreprises qui est, en fait, à revoir.

Cette démarche, que met en germe le rapport Nasse-Légeron, que vous trouverez joint, implique aussi une critique sévère du capitalisme financier qui gagne du terrain sur le capitalisme entrepreneurial.

Parce qu'en l'état le capitalisme tue.

Par jean.devalon le 12/03/08
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J'ai un client que sa compagne avait quitté et qui n'a pas pu voir son fils de six ans pendant huit mois.

Et une fois la décision du JAF enfin obtenue, il a encore fallu la signifier par huissier, car à défaut, la mère refusait de présenter l'enfant. Et encore, pour la première fois que le père revoyait son fils, elle a cru pouvoir exiger que ce dernier aille à une leçon de musique.

Le propos n'est pas ici, par cet exemple, de traiter de la notion de la toute puissance maternelle qui est parfois déroutante, troublante et dévastatrice. Destructrice même des enfants, êtres en devenir.

Mais il est d'évoquer la souffrance et la solitude particulières de l'homme confronté au divorce ou à la séparation.

Par nature, l'homme sait mal exprimer ses affects. Par atavisme ancien, le monde des émotions et de leur formulation par la parole lui est étranger.

Aussi, dans une procédure de divorce, il aura du mal à exprimer sa souffrance, qu'il traduira parfois par une excessive agressivité à l'égard de son ex conjoint.

Mais, se sentant confusément, et souvent à tort, coupable, il pourra, à l'inverse, laisser faire la mère et ne pas se battre, notamment s'agissant de la résidence habituelle des enfants.

Comme s'il était acquis, par évidence, qu'elle reviendrait à la mère.

Il est vrai, de surcroît, que le monde du divorce judiciaire est largement féminisé. La majorité des JAF sont des femmes et la majorité des avocats traitant la matière également.

Ce qui peut d'ailleurs conduire la profession à regarder avec une certaine condescendance ce domaine d'activité, alors même que les conséquences humaines et financières d'un divorce peuvent altérer grandement un parcours de vie, sinon le briser.

Et que cela vaut largement les incidences juridiques d'un litige dit de droit des affaires.

Car le divorce se généralise et un « patron » peut y être confronté, avec de lourdes conséquences humaines et financières, comme tout homme.

Et l'homme, donc, déstabilisé, ne sachant pas, sinon analyser ses affects, du moins les exprimer, va être ainsi confronté à un monde de femmes, dans lequel il se sentira à tort, en position de faiblesse.

Car, en effet, pour qu'il soit fait droit à ses demandes, encore faut-il les articuler.

Et c'est bien la difficulté particulière, parfois lourde, de la tâche de l'avocat, que d'amener un être souffrant à une juste compréhension de lui-même, pour porter ensuite cette voix claire du père, dont l'impact est, pour l'enfant, surtout dans ces moments tristes de rupture, d'une indispensable prégnance.