jean.devalon

Par jean.devalon le 12/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Audience de référé ce matin.

Aimable brouhaha, Charivari de robes noires.

Je discute avec Martine, adorable avocate pleine d'humour avec laquelle, nous avons coutume d'échanger nos blagues.

L'audience est tenue par cette magistrate sympathique dont j'ai déjà parlé.

L'affaire de Martine est appelée.

Quand elle passe devant moi, par jeu pas très fin, je lui tire sa queue de cheval.

Elle fait : « aie ! »

La présidente : « maître de Valon, ne poussez pas maître X »

Elle : « Il m'a pas poussée, il m'a tiré les cheveux ! »

La présidente : « Quand il était jeune, il était désagréable, ça s'arrange pas depuis qu'il a plus de cheveux »

La salle : « ah, ah, ah »

Mon dossier est appelé, je lui dis : « Renvoi, madame, maître X se constitue »

Il était resté derrière la barre, alors je glisse : « Il a encore moins de cheveux que moi »

Elle éclate de rire.

Puis je dis à Martine, encore sous le coup du traumatisme : « C'est vrai que X a moins de cheveux que moi. »

Elle me répond : « oui, on peut pas lui tirer la queue »

Une lueur probablement dans mon glauque regard matinal, car elle est sortie de la salle d'audience de manière étonnamment précoce, rapide, et elle était pleine de soubresauts curieux.

Moi, je suis resté sérieux, comme toujours, mais il s'en est fallu d'un cheveu.

Par jean.devalon le 11/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Petit conseil de prudence : le dépôt d'une demande en divorce ne libère pas les époux des liens du mariage, qui peuvent paraître alors difficiles à supporter.

Mais, il faut néanmoins faire preuve de patience avec l'être autrefois aimé, et de prudence aussi.

Car la Cour de cassation rappelle, et encore par des arrêts du 5 mars 2008 ( ex :C. cass. 1 ère chambre 07-15516) que l'introduction de la demande en divorce ne confère pas aux époux, encore dans les liens du mariage, une immunité faisant perdre leurs effets normaux aux torts invoqués.

Elle casse les arrêts qui estiment que les griefs postérieurs au dépôt de la requête ne peuvent constituer des griefs susceptibles de servir de fondement à une demande en divorce.

Donc, même si la demande en divorce est déposée, il faute être mari ou femme parfait.

Même si c'est dur.

Par jean.devalon le 11/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Nous sommes, c'est sûr, dans un temps où fleurissent les règlementations diverses, au risque d'ailleurs, d'étouffer petit à petit les libertés quotidiennes.

Mais il faut relever que de temps en temps, l'idée vient à nos gouvernants de vouloir abroger de vieilles lois désuètes.

Sauf que pour une loi abrogée, dix doivent voir le jour.

Enfin, il y a un effort.

Et voici que le Vatican se met aussi à mettre à jour la liste de péchés :

" "La Terre tu ne pollueras. Des manipulations génétiques tu te garderas". A temps nouveaux, nouveaux péchés. Lundi, la liste des péchés combattus par l'Eglise catholique s'est allongée. Le Vatican a notamment ajouté la consommation de drogues, la pollution et les injustices économiques, au motif que leur impact sur la société s'accroît avec la mondialisation. Les manipulations génétiques sont aussi visées: elles violent les droits fondamentaux de la nature humaine, selon l'Eglise. Le Vatican s'inquiète aussi du réchauffement. Il a d'ailleurs fait installer des panneaux solaires sur ses édifices. (SWISS TXT)

Mais, il faut observer que si des péché sont rajoutés, il n'est pas envisagé d'en supprimer, pour tenir compte de l'évolutions des meurs.

Et il existe au moins un péché qui pourrait disparaître, comme la demande en a été faite : c'est celui de gourmandise.

Après tout, être gourmand, c'est aimer la vie, donc la Création. Et puis, à l'heure où la France demande l'inscription de sa gastronomie au patrimoine mondial de l'humanité, ça fait désordre.

Allez, messieurs les cardinaux un bon mouvement, enlevez la gourmandise.

En voyez-vous d'autres à retirer de la liste ?

Par jean.devalon le 10/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Les situations juridiques sont autant de cas d'espèce.

La question posée, au regard de la vidéo ci-dessous est de savoir si le véhicule A (rouge) est impliqué dans l'accident dont va être victime le véhicule B (jaune)

A votre avis ?

Par jean.devalon le 10/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Lorsqu'un bail commercial comprend également un logement de fonction et que le bail comporte une clause selon laquelle il est convenu, sous peine de l'application d'une clause résolutoire, que le preneur a l'obligation d'occuper les lieux et que la sous location est prohibée, comment interpréter cette clause en cas de cession du fond à une personne morale ?

Une SCI avait loué selon bail commercial un bien à un commerçant exerçant en nom personnel avec la clause susvisée.

Mais le commerçant avait cédé à une SCI dont le gérant n'occupait pas les lieux qui l'étaient par un salarié.

La Cour d'Aix avait constaté en référé la résiliation du bail dans la mesure ou la clause n'était pas respectée le gérant n'occupant pas les lieux personnellement et que dès lors la clause résolutoire avait pu jouer.

La Cour de cassation (C. cass.3 ème 06-18970) par arrêt du 9 janvier, cassel'arrêt d'appel aux motifs que l'obligation qui pesait sur la personne physique, ne pesait pas sur le représentant de la personne morale et que la cour d'appel avait donc rajouté au bail une clause qu'il ne contenait pas.

Par jean.devalon le 10/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Ainsi, la guerre des patrons est donc déclarée. Combat sans pitié entre le MEDEF et l'UIMM.

J'écris guerre des patrons, mais pense guerre du feu, tant il est vrai que cette exposition indécente d'archaïsme a de quoi choquer.

Car enfin, si l'on peut critiquer les syndicats salariaux qui protègent leur pré carré, le patronat français s'expose d'indécente manière.

Le taux de rémunération du capital en France est plus élevé qu'aux Etats-Unis, ce qui conduit, dans les grandes entreprises à une gestion des hommes impitoyable, alors que la société française reste figée fragilisant les reconversions individuelles, les rebonds et générant l'exclusion.

Face à cette situation intenable, le patronat français nous laisse stupéfait par son arrogance, au moins en ce qui concerne l'UIMM.

Quoi, ces descendants des maîtres de forges expliquent benoîtement avoir une caisse noire de quelques six cent millions d'euros qui servirait à fluidifier les rapports sociaux, c'est-à-dire à corrompre !

D' ailleurs, observons l'étouffant silence qui entoure ce scandale d'Etat...

Quoi, les grands patrons français sont fils de, ou fils de grandes écoles et verrouillent ainsi les Conseils d'Administration, ce qui permet de voir fleurir des rémunérations et des parachutes indécents et sans lien aucun avec le succès ou la mauvaise fortune des entreprises.

En rupture avec la morale, ou même le simple bon sens.

L'UIMM truste les sièges dans les institutions paritaires, et maintenant traite la présidente du MEDEF de menteuse qui aurait su, la petite vilaine !

Mais peu importe au fond.

L'ère est à la saine transparence.

Le temps de caisses noires ne peut pas perdurer : il va falloir la rendre aux entreprises (et pas la vider)

Le temps des activités de « fluidification » est terminé : il va falloir dire où est allé l'argent.

Le temps de la toute puissance arrogante et sans comptes à rendre est terminé : il va falloir payer s'il y a eu des fautes.

Et puis, il va falloir réformer le modes de fonctionnement du patronat et les compositions des divers conseils d'administration des grandes entreprises.

Peut être est ce au fond ce que veut madame Parisot.

Une sorte de bataille d'Hernani.

Une guerre entre les anciens et les modernes, comme au temps de Victor Hugo.

Même s'il semble que le seul Hugo que certains connaissent, c'est Hugo Boss.

Par jean.devalon le 09/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Il va y avoir, ce soir, déjà, d'ex-candidats devenus battus.

Ils vont se sentir malheureux, comment les consoler ?

Un principe éducatif, parfaitement erroné, consiste à guider le regard

vers plus malheureux que soi.

Aux enfant on dit : « mange, pense à ceux qui n'ont rien à manger. »

Les politiques sont parfois de grands enfants.

Je leur offre donc plus malheureux qu'eux : Baudelaire

La fin de la journée

Sous une lumière blafarde

Court, danse et se tord sans raison

La Vie, impudente et criarde.

Aussi, sitôt qu'à l'horizon

La nuit voluptueuse monte,

Apaisant tout, même la faim,

Effaçant tout, même la honte,

Le Poète se dit : " Enfin !

Mon esprit, comme mes vertèbres,

Invoque ardemment le repos ;

Le coeur plein de songes funèbres,

Je vais me coucher sur le dos

Et me rouler dans vos rideaux,

Ô rafraîchissantes ténèbres ! "

Allez courage ! Ca ira mieux demain

Par jean.devalon le 09/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Ce matin, mon âme est en proie à un trouble profond.

Je regarde la Bonne Mère qui se découpe sur fond de ciel bleu, saluée par les gabians voraces.

Elle est toute belle, Notre Dame de la Garde, rénovée de frais.

Faut dire que notre maire aime les curés et rénove à tour de bras les églises.

Et c'est là, justement, ce matin le dilemme cruel pour lequel j'invoque la Vierge qui, si elle a sauvé tant de marins, pourra bien m'inspirer.

J'y vais ou pas ? Voter. D'accord, je sais. Les bonnes consciences vont ressusciter tous les morts pour le droit de vote et psalmodier le devoir sacré qui est le notre. Tiens, un devoir de mémoire, encore un. Sortez le fouet que l'on se flagelle un peu.

Oui, mais. Il y a le maire. Il est gentil, s'en va sur ses soixante dix ans, chante Fernandel dans ses meetings et dit qu'il est le changement et qu'il fera tout son mandat.Ca ferait quasiment vingt ans à soixante quinze ans. Il a droit au repos, non ? (Un petit régime, aussi)

Et puis il y a monsieur Guérini, (qui n'est pas de la famille de mémé Guérini), mais qui est là depuis trente ans aussi et qui représente un temps ancien de la politique à Marseille que l'on n'est pas vraiment sûrs de vouloir revoir. Je connais même un de son parti qui répète partout : « pas le marchand d'esques » Les esques, ça sert à pécher pourtant, alors les voix aussi, non ? Parait qu'il ne faut pas...

Il y a les autre aussi, dont le parti ADSL à géométrie illimitée. Un membre ,en vacance de parti, avec Gaudin, un autre qui présente sa liste. Simple comme un strabisme divergent.

Quand j'étais plus jeune, c'est-à-dire demain, j'ai fait un tour dans un parti. Le débat c'était comment placer notre candidat là et encore là. Et surtout pas l'autre qui était une odieuse pourriture. Mais du même parti, bien sûr ! Joyeux.

D'ailleurs, pendant un temps, je tenais des bureaux de vote, enfin, comme assesseur.

Même qu'un jour, a voté un juge, une femme. Elle m'a dit ; « tiens, tu fais ça, toi ? » du genre « couillon, va! ». Pour me venger, en annonçant son age au président, je lui ai mis dix ans de plus. Elle a aimé.

Sympa la juge, toujours à rire. Une fois, je plaidais devant elle une histoire de balcon dont le garde corps était tombé quand une malheureuse femme s'y était appuyée. Elle n'était pas tombée, elle. (Dommage pour le mari ?) Mais, il y a eu un procès et je présentais des photos de l'intervention des pompiers.

Elle a dit : « oh, des pompiers ! »

Et moi, sans réfléchir, pour le fun : « Je sais, madame, que vous aimez les pompiers »

Et j'ai senti derrière moi, à l'audience, une vague de rire, tendance tsunami.

On m'a dit, après, parce que j'ai l'innocence chevillée au corps, que le pompier est une pratique sexuelle appréciée de nous les hommes.

Ouis, mais dans le sud, on dit pas ça comme ça ! (En pratique, ça doit être pareil.)

Le rigolo, c'est que j'ai raconté cette triste histoire à mon frère aîné, celui qui est exilé à Lille et il m'a dit, en riant que là bas il y a un nom de famille qui correspond à cette pratique là. Comme on la dit chez nous. Il a un ami, monsieur X, qui, s'il vient à Marseille sera bien accueilli. Avec un grand sourire.

Compliqué tout ça, nom d'une pipe. !

Bon. J'y vais où j'y vais pas ?

Je vote pour celui qui ressemble au bibendum de Michelin ? Pour celui, qui pour faire croire qu'il n'a pas l'accent et pour parler pointu, paraît s'être arraché la bouche ? Pour l'ADSL ? Pour les copains du facteur ?

Pourtant, ils sont tous sympas et puis, ils aiment les avocats.

D'ailleurs, l'épouse de monsieur Guérini, comme celle de monsieur Muselier sont avocates.

Ils aiment tellement les avocats qu'ils les épousent...

Sauf monsieur Gaudin !

Faut-il le punir de cela ?

J'invoque en ce matin la Très Sainte Vierge.

Je fais quoi ?

Ca y est, je sais.

Elle m'a parlé, comme à Bernadette. (Pas Chirac, Soubirou, celle qui était un peu simplette)

Je sais ce que je vais faire.

Et ne le dirai pas, c'est secret quand même !

Par jean.devalon le 08/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Saraswatî est la déesse de la connaissance et des arts. Elle est accompagnée d'un paon et d'un cygne (Qui sont-ils ?) Et puis, elle a quatre bras.

En ce beau jour des femmes, rêvons pour elles de ces quatre bras qu'elles pourraient avoir.

Il parait que les femmes ont une vision périphérique que l'homme n'a pas et puis qu'elles peuvent penser à plusieurs choses à la fois (j'ai lu ça dans un livre de la mienne). Alors, si elles avaient quatre bras, elles pourraient faire aussi tant de choses à la fois : vaisselle et lessive, ménage et cuisine, repassage et nettoyage. Et puis aussi, avec quatre bras... (Autocensure)

Mais Sarasvatî est aussi cette subtile blogueuse qui laisse sur nos blogs d'avocats des commentaires pertinents, cultivés et amusants et qui participe grandement à la vie de notre communauté de blogueurs enfants du CNB.

Aussi (avec l'autorisation de Catherine, car je ne prends plus de risque) je lui rends, au nom des avocats que nous sommes, hommage et lui dis grand merci.

Mais qui est-elle ?

Une amie, de Sarkozy, on le sait...

Peut être Rachida Dati ?

Oui ?

Non ?

Allez, merci notre déesse à nous !

(Après Catherine qui est ma déesse à moi.)

Par jean.devalon le 08/03/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Alerte, hommes, mes frères !

C'est la journée de la femme !

Un de ces jours où, comme les fêtes et les anniversaires, on a l'impression de marcher sur des oeufs fendillés !

Un de ces jours où il faut :

- préparer le petit déjeuner

- aller chercher les croissants.

- penser aux fleurs (un code Dalloz pourrait-il remplacer ?)

- ranger les chaussures qui ne traînent pas...

- faire gaffe à ne pas faire de traces de dentifrice

Et où il ne faut pas :

-être lourd (jamais compris ce que cela voulait dire)

-se moquer de la belle-mère, mais c'est pas vrai !

-dire du mal des copines, mais on dit jamais rien !

-regarder trop le sport à la télé (moi, je m'en fouti... le foot)

-ne penser qu'à xxx (classé X). Ouais, et le retour à la nature? C'est mon coté écolo à moi !

Dure journée encore qui s'annonce, dure journée. Vivement que le soir descende.

On peut dire aussi, non pas à la moitié de l'humanité concernée, mais à la sienne seulement que l'on a pour elle écrit un poème :

Les Yeux d'Elsa

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire

J'ai vu tous les soleils y venir se mirer

S'y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé

Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent

L'été taille la nue au tablier des anges

Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur

Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit

Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie

Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée

Sept glaives ont percé le prisme des couleurs

Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs

L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche

Par où se reproduit le miracle des Rois

Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois

Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots

Pour toutes les chansons et pour tous les hélas

Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres

Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images

Écarquille les siens moins démesurément

Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens

On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où

Des insectes défont leurs amours violentes

Je suis pris au filet des étoiles filantes

Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende

Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu

Ô paradis cent fois retrouvé reperdu

Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa

Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent

Moi je voyais briller au-dessus de la mer

Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

Mais, alors, il va falloir lui expliquer que l'on est la réincarnation d'Aragon.

Ca va pas être simple !

Dur d'être un homme !