jean.devalon

avr
12

Solde

Par jean.devalon le 12/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Un poême d'Aimé Césaire, hospitalisé, dont la voix va peut-être se taire:

Solde

J'ai l'impression d'être ridicule

Dans leurs souliers

Dans leurs smoking

Dans leur plastron

Dans leur faux-col

Dans leur monocle

Dans leur melon

J'ai l'impression d'être ridicule

Avec mes orteils qui ne sont pas faits

Pour transpirer du matin jusqu'au soir qui déshabille

Avec l'emmaillotage qui m'affaiblit les membres

Et enlève à mon corps sa beauté de cache-sexe

J'ai l'impression d'être ridicule

avec mon cou en cheminée d'usine

avec ces maux de tête qui cessent

chaque fois que je salue quelqu'un

J'ai l'impression d'être ridicule

dans leurs salons

dans leurs manières

dans leurs courbettes

dans leur multiple besoin de singeries

J'ai l'impression d'être ridicule

avec tout ce qu'ils racontent

jusqu'à ce qu'ils vous servent l'après-midi

un peu d'eau chaude

et des gâteaux enrhumés

J'ai l'impression d'être ridicule

avec les théories qu'ils assaisonnent

au goût de leurs besoins

de leurs passions

de leurs instincts ouverts la nuit

en forme de paillasson

J'ai l'impression d'être ridicule

parmi eux complice

parmi eux souteneur

parmi eux égorgeur

les mains effroyablement rouges

du sang de leur ci-vi-li-sa-tion »

(Recueil «Pigments Névralgies» 1972, éd. Présence Africaine)

Par jean.devalon le 11/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Ceci est supposément une histoire vraie qui mérita la première place aux derniers Criminal Lawyers Award Contest...

Un avocat de Charlotteville (Caroline du Nord) avait acheté une boîte de 24 cigares très rares et très chers et les a ensuite assurés contre le feu entre autres.

Dans le mois qui suivit, ayant consommé son entière réserve de cigares et n'ayant pas encore effectué le premier paiement de sa police d'assurance, l'avocat envoya une réclamation à sa compagnie d'assurance. Dans sa réclamation, l'avocat indiqua que les cigares avaient été perdus "dans une série de petits incendies".

La compagnie d'assurance refusa de payer en citant la raison évidente : que l'homme avait consommé les cigares de façon normale.

L'avocat intenta une poursuite... ET LA GAGNA!

En délivrant son verdict le juge fut d'accord avec la compagnie d'assurance que la réclamation était de nature tout à fait frivole. Le juge indiqua cependant que l'avocat détenait une police de la compagnie qui garantissait que les cigares étaient assurés et que ces derniers étaient absolument protégés contre le feu sans définir ce qui constituait un incendie "acceptable". Le juge déclara donc la compagnie dans l'obligation de rembourser l'avocat.

Au lieu d'avoir à endurer des procédures d'appel longues et coûteuses, la compagnie d'assurance accepta le jugement et paya donc 15000 dollars à l'avocat pour sa perte de ses précieux cigares dû aux regrettables "incendies".

MAINTENANT POUR LA MEILLEURE PARTIE...

Une fois que l'avocat eut encaissé le chèque, la compagnie d'assurance le fit arrêter pour 24 chefs d'accusation D'INCENDIES CRIMINELS!!!

Avec sa propre réclamation d'assurance ainsi que son témoignage du procès utilisés contre lui, l'avocat fut accusé d'avoir volontairement incendié une propriété assurée afin de toucher le montant d'assurance. Il fut condamné à 24 mois de prison ainsi qu'à une amende de 24 000 dollars.

NDLR : Hmmm pas convaincu que ceci soit une vraie histoire... Ça sent la légende urbaine....

Marc Gélinas, avocat

Éditeur, Le Réseau juridique du Québec

Par jean.devalon le 10/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Lydie Debaine a été acquittée d'avoir ôté la vie à sa fille handicapée. Un de ces cas encore où le droit et l'humain se confrontent dans la solitude des consciences et où la justice exprime son imperfection mais aussi, parfois, son humanité

Et Chantal Sébire ? Cette femme dont la fin de vie a été brandie comme un étendard, entourée du vol lourd et impudique des noires caméras.

Et Chantal Sébire ? Quand le malheur devient une cause, et probablement alors, plus profond encore.

Cette femme ne voulait pas du suicide et pourtant s'est suicidée.

J'aimerais savoir qu'elle n'était pas seule.

Et si tel est le cas, quelle belle occasion pour les militants de la cause qu'elle défendait et qui l'ont portée devant la scène de continuer son courage.

Que ne nous rassurent-ils pas ? Où sont-ils ?

Et si elle était seule, quelle belle occasion de la saluer et de demander son pardon.

C'est comme ça l'actualité : un coup de projecteur, puis un autre et encore un autre, pour la joie du bon peuple et des actionnaires des médias.

Fugacité de l'inconstance.

Impudeur de l'insignifiance.

Par jean.devalon le 10/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Je vais vous raconter une histoire émouvante, joyeuse, de ces histoires qui mettent le coeur en joie. Ce sont les vacances, bien sûr, mais je n'ai pu m'empêcher ce matin de passer voir au bureau si je n'étais pas indispensable. On se croit toujours indispensable... Erreur funeste mais commune.

Donc, au sortir de la maison des avocats, je déambulais joyeusement, un commandement de saisie immobilière à la main, lorsque mon attention a été attirée par un groupe bruyant.

De jeunes enfants, en tenue de sport, entouraient un enseignant, ou un éducateur, et paraissaient s'interroger bruyamment.

L'adulte s'est alors précipité vers moi en me disant : « Monsieur, monsieur, nous cherchons le ministère de la justice, dites-nous où c'est ! »

Je lui fais répéter sa demande, mais c'était bien celle-là.

Je regarde le papier qu'il me montre et lui fait observer qu'il recherche le tribunal. Je lui indique le chemin et le groupe s'en va en courant et en criant.

Bizarre, mais c'est comme ça.

La morale de cette histoire est la suivante : pour un certain public la justice, ça n'est que le ministère et le ministère est à Marseille. Donc Rachida Dati est à Marseille.

Je ne l'ai pas croisée ce matin, mais j'en suis tout ému.

Une belle histoire, vraiment

Par jean.devalon le 09/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Une audience de la juridiction de proximité?

Par jean.devalon le 09/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Monsieur X achète un véhicule de marque Renault. Il constate que le moteur fait un bruit anormal.

Il fait donc effectuer une expertise amiable mais contradictoire. Sur la base de laquelle il assigne devant la juridiction de proximité de Marseille se fondant sur la notion de vice caché.

La juridiction cependant le déboute

La Cour de cassation par arrêt du 28 mars 2008 (07-12323) refuse de casser, au motif que le rapport d'expertise constate seulement un vieillissement précoce du collecteur d'échappement, mais précise que l'origine de ce vieillissement ne pourrait être identifiée que par un laboratoire d'analyse qui n'a pas été sollicité.

La preuve du vice caché n'a pas été rapportée en conséquence.

D'où venait ce vieillissement précoce ?

La question demeurera sans réponse.

Mais il est certain que le demandeur aurait eu intérêt à aller au bout de l'expertise !

Par jean.devalon le 08/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Les femmes saoudiennes n'ont toujours pas le droit de conduire. On en fait parfois critique à ce pays, comme l'on critique la Chine au nom de notre occident décadent et de ses droits de l'homme .Pourtant la presse nous donne une information intéressante:

Cheikh Hamdane Ben Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, qui a inspecté le site du concours de beauté, a "acheté des chameaux (...) pour 16,5 millions de dirhams (4,49 millions USD), dont une chamelle (...) pour 1O millions de dirhams, un record", a déclaré Hamad Ben Kardoum Al-Amiri, membre du comité d'organisation.

Ca doit être pour ses femmes, non? A dos de chameau, c'est pas mal.

Autre nouvelle: le CIO, choqué par les violations des droits de la flamme, envisage de supprimer le parcours de celle-ci dans les pays autres que le pays organisateur des jeux.

C'est une idée clairvoyante et courageuse!

Et rien des FARC...

C'était la minute grognonne.

Par jean.devalon le 07/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

La Voix de la France ! Celle dont notre pays se targue pour donner au monde d'interminables leçons de conduite. La voix du courage, la voix des droits de l'homme. La France éternelle, même pas fille aînée de l'église, mais déesse elle-même. La voix de la Liberté en action et pas seulement une statue vert de gris.

La Voix de la France vient encore magnifiquement de s'exprimer par nos sportifs. Ils porteront, si j'ai bien, compris un badge pour protester contre les crimes au Tibet et les chinois emprisonnés parce qu'ils pensent. Ce badge fort, d'un courage puissant portera ces mots : « pour un monde meilleur »

C'est beau, c'est courageux. On en tremble d'émotion !

Quand je pense qu'il y en a qui disent que les français font preuve de duplicité en politique étrangère.

Là ils vont rester sans voix et admiratifs.

Quand la France parle on écoute.

Ca mérite une chanson qui, à coté de ce badge, parait de la gnognote.

Par jean.devalon le 06/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

Il y a une quinzaine de jours, alors que je bricolais tranquillement, de l'eau s'est répandue sur le sol de notre cuisine à la suite d'un cas de force majeure totalement imprévisible et absolument irrésistible. Toujours est-il que selon Catherine, il faudrait que je me fasse désenvoûter pour avoir un problème avec l'eau. C'est faux, bien sûr, mais l'homme a appris à subir l'injustice avec patiente et indulgence.

J'avais proposé à Catherine d'aller passer quelques jours à Ensuès la Redonne près de Marseille où belle maman adorée a une maison Seulement, le chauffage était en panne. Pour ma part, je ne prends jamais aucun risque surtout que la chaudière à gaz parait bien vieille. Donc le plombier a été appelé au téléphone. Catherine l'a cru quand il a dit qu'il suffisait de remplir le circuit d'eau...

Nous sommes arrivés ce matin. Elle s'est précipitée, sans même me laisser le temps d'agir (je ne comprends pas pourquoi) vers la chaudière. Je la regardais, admiratif. Elle m'a dit ; « j'ai horreur qu'on regarde derrière mon dos ». Je me suis écarté, penaud. J'ai voulu prendre de l'eau dans le frigo, mais il s'était transformé en congélateur ; l'eau était gelée dans la bouteille. Tout était gelé d'ailleurs. Trop forte, belle maman adorée. Je me demande en quoi elle va transformer la télé.

Et je suis sorti. J'ai entendu de grands bruits de la machine récalcitrante. Puis Catherine est sortie aussi en me disant : il faut te désenvoûter » parce qu'il y avait une petite inondation dans la cuisine ; et de l'eau sous deux radiateurs aussi. Et la chaudière n'a pas voulu chauffer.

Attendez, c'est pas juste ça, pourquoi me désenvoûter moi ? Ce n'est pas moi qui aie bricolé une chaudière à gaz.

Ce n'était pas mon inondation aujourd'hui.

Alors j'ai regardé la mer, je vous ai rapporté une photo.

Vous croyez que je dois aller me faire désenvoûter ?

Par jean.devalon le 05/04/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 6 mois

quatre vingt cinq pour cent des hommes présentent une forme d'incapacité qui constitue une reelle impuissance. Voici un remède: ici