jean.devalon

Par jean.devalon le 30/09/08
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Quand j'étais enfant, mes frères et soeurs me surnommaient « la taupe à l'oeil perçant » référence oblige à ma vue basse, compensée comme il se doit par une extrême finesse d'esprit, vous vous en doutez.

Toujours est-il qu'aujourd'hui je suis allé rendre visite à mon ophtalmologiste favorite...

Elle a donc mis dans mes yeux ces gouttes merveilleuses qui dilatent les pupilles.

Et j'ai donc eu les pupilles dilatées comme :

a : femme amoureuse

b : personne ayant consommé quelques stupéfiants.

Le problème c'est qu'il y avait un dossier où, entre affaire principale et appel en garantie, consignation d'expertise et jonction, avenir d'audience et mise en état, la situation ressemblait au budget 2009 de la république : inextricable.

Je suis donc allé au greffe.

Le problème, aussi, c'est qu'avec les pupilles dilatées, l'on n'y voit goutte.

Donc j'ai bien vu que la greffière me regardait un drôle d'air, suspicieux même, quand je lui expliquais que j'avais quelque mal à lire ce qu'elle me montrait.

Elle cherchait mon regard...

De là à ce qu'elle pense que je me drogue...

J'aurais mieux fait de rester au bureau....

sep
30

L'argent

Par jean.devalon le 30/09/08
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Les riches ont des angoisses, les pauvres ont des inquiétudes.

Louis Scutenaire (Ecrivain belge)

On n'entend guère, ces semaines-ci, que les angoissés qui, eux, auront toujours le recours du lexomyl...

Par jean.devalon le 29/09/08
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Diriger un cabinet d'avocats moyen, en province, c'est parfois comme pour un débutant faire du rafting par jour de crue.

C'est duraille !

En tout cas, bien sûr, on adopte une stratégie commerciale, une réflexion profonde, parce que, faut pas croire, on est une entreprise !

À titre personnel, mais peut-être à tort, j'ai un doute sur le mouvement de création de grandes structures.

J'ai un copain, dans la finance (j'espère qu'il ne s'est pas suicidé) qui m'expliquait qu'au niveau mondial ce qui marchait c'était ce qui était petit et justement pas ce qui était grand.

Ça tombe bien.

Donc au départ, en individuel, les clients écrivait à Me Jean de Valon

Puis, au terme d'une réflexion stratégique profonde nous avons, avec Catherine, créé le cabinet Valon & Pontier.

Je vous dispense du bla-bla sur la notion de synergie.

Donc nous recevons du courrier. (Vive la privatisation de la poste, d'ailleurs)

Il y a ceux qui ont compris et qui adressent à Valon & Pontier.

Il y a ceux qui adressent à Valon du Pontier.

Il y a ceux qui adressent à Pontier du Valon

Mais, je viens de recevoir une lettre d'une société cliente adressée à Me Jean Pontier.

Il va falloir que je prenne un coach et que je calcule mes trimestres...

Par jean.devalon le 29/09/08
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Quand la résiliation amiable d'un bail commercial est subordonnée à la signature d'un nouveau bail avec le successeur du locataire, le bailleur peut, sans abus de droit, modifier les conditions de la nouvelle convention.

Dans cette hypothèse, le nouveau bail ne doit donc pas forcément être conclu aux mêmes clauses et conditions que le bail résilié.

Cela offre donc une certaine latitude aux bailleurs

(C. Cass 3°, 14 nov 2007 – 06.15.544)

Par jean.devalon le 28/09/08
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" Le principe de précaution, c'est une sorte de préservatif. Vous imaginez toute une vie avec un préservatif ? "

anonyme

Par jean.devalon le 28/09/08
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Il est bien entendu que la crise immobilière américaine n'a aucune chance de traverser l'Atlantique, ce serait, pour sûr, imaginer manchot le faire à la nage !

Voire...

A petites touches, osons un tableau impressionniste :

30 000 à 40 000 chômeurs de plus en août, plus forte hausse depuis 1993, année dont on se souvient comme année de crise.

Raréfaction et cherté du crédit dont les banques fragilisées raccourcissent la durée.

Stagnation des salaires.

Les prix vont baisser, malheur à qui va devoir revendre qui aura acheté trop cher...

Multiplication imposée de normes diverses dans le secteur (huit diagnostics) et de travaux (ascenseurs!).Impact du Grenelles qui agite des obligations en germe, pour l'instant incitatives, dévalorisant l'ancien en imaginant que les propriétaires auront les moyens de faire des travaux. Mais il suffit de voir la vie des copropriétés pour comprendre que l'argent manque et que l'idéologie ne le remplace pas.

L'état est ruiné et les incitations fiscales restent aléatoires. Et puis, de toute façon, l'argent de l'état est dans la poche des propriétaires que l'on semble s'ingénier à vouloir punir de l'être.

Sans parler de la taxe de 1,1 % qui plombe encore plus les revenus locatifs.

Alors, en fait, il me semble modestement que la crise va être grave dans le secteur et qu'il serait utile que les gouvernants qui parlent d'économies à faire comprennent qu'il est dangereux de plomber à l'infini les budgets familiaux en multipliant les obligations, les travaux, les normes comme autant de coups de fouet.

Bien sûr la maison verte est l'idéal, mais on ne pourra pas verdir tout ce qui existe...Sauf à vouloir risquer accroître les exclusions pour gagner des élections...

Il fût un temps où l'on disait :" faut pas me prendre pour un américain ", mais aujourd'hui...

Pour cependant il faut rester optimiste et à mes amis professionnels de la vente et de la négociation que le monde actif qualifie de "seniors" je dédie cette chanson d'espérance.

Par jean.devalon le 27/09/08
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La solution à la crise financière américaine, c'est Sarah Palin.

Lors de la campagne électorale pour le gouvernorat de l'Alalaska, elle a été protégée de toute forme de sorcellerie par un pasteur compétent pour ce faire.

Si elle accède au pouvoir elle sera, en conséquence, protégée des sorciers de la finance.

Et le monde sera sauvé.

Sinon, il reste superman...

Par jean.devalon le 27/09/08
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L'intuition axiologique

"...La pratique juridique est une action qui se rapporte aux cadres référentiels qui permettent, précisément, de faire la différence entre le juste et l'injuste. Les universaux sont au centre même de cette pratique. De sorte que pour l'homme ou la femme de loi, ces valeurs ne sont pas, à proprement parler, étrangères à leur conscience. Ceci, indépendamment du fait que le sujet de la connaissance juridique tend à prendre le droit positif pour l'expression même de la justice en tant que telle.

En d'autres termes, on ne peut pas soutenir, malgré la perversion positiviste, que la réflexion sur la différence entre le juste et l'injuste soit étrangère au sujet de la pratique juridique. En effet, selon son concept et son effectivité, l'intuition axiologique est une dimension essentielle dans la conscience du praticien du droit.

Remarquons que cette intuition est propre à tout être humain et à plus forte raison à celui qui fait de la justice le centre même de son intérêt. Car, " lorsque quelque différend se produit entre les hommes, ils ont recours au juge. Aller trouver celui-ci, c'est aller devant la justice, car le juge entend être, pour ainsi dire, la justice incarnée. Dans la personne du juge on cherche un tiers impartial et quelques uns appellent les juges des arbitres ou des médiateurs, voulant signifier par là que, quand on aura trouvé l'homme du juste milieu, on parviendra à obtenir justice. La justice est donc un juste milieu, si du moins le juge en est un. Le juge maintient la balance égale entre les deux parties. Prenons une comparaison : une ligne ayant été coupée en deux parties inégales, le juge prend ce qui, dans la partie la plus grande, dépasse la moitié, et ce qui est repris ainsi est ajouté à la partie la plus petite. Quand le tout est partagé également, chacun reconnaît avoir ce qui lui revient; des deux côtés, les parties sont égales. Or, ce qui est égal est intermédiaire entre le plus et le moins, selon la proportion arithmétique. Aussi le grec se sert-il du mot dikaion, parce que le partage se fait en deux parties égales dika, c'est comme si l'on disait : partagé en deux : dikaion, et le mot juge : dikastes est synonyme de dikastes (qui partage en deux). »

Que le juge soit censé incarner la justice, voilà ce qui est de l'ordre même du concept de cette fonction. De là que l'intuition axiologique, ne peut pas être étrangère à la conscience du juge.

Par conséquent, c'est par le biais de cette intuition, ou de la raison axiologique, que la justice dans sa dimension universalisante est source de droit. L'universalité du juste se manifeste ainsi d'une manière immédiate dans et par la conscience de celui qui est censé être la justice incarnée.

Cela dit, l'intuition axiologique n'est pas reconnue par certains ordonnancements juridiques comme source de droit. C'est notamment le cas de l'ordre juridique français. Nous savons, en effet, que dans la tradition du droit napoléonien le juge est censé être le simple porte-parole du droit écrit. Ceci, au nom de la garantie juridique et pour éviter toute forme d'arbitraire..."

Norma Palma

Introduction à la théorie et à la philosophie du droit.

Allez, c'était une rêverie matinale...

Par jean.devalon le 26/09/08
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Au téléphone, cet après midi, la pédégère (féminisons) d'une société de nettoyage.

Son interlocutrice, en général, est plutôt ma charmante associée de toutes les heures, mais elle était au téléphone. Il y avait donc le temps de prendre racine...

Donc la pédégère de me dire que ma femme étant occupée, je pourrais peut être la renseigner.

Elle était convoquée à la gendarmerie pour une histoire de harcèlement. Elle était fort mécontente car elle ne connaissait pas la salariée dont s'agit et ne comprenait pas ce qu'on lui voulait.

Elle avait déjà avec le pandore eu des mots.

C'est un fort caractère.

Bref, on discute et elle lâche : « Enfin, maître, dites-moi, ce gendarme, qu'est-ce qu'il a de plus que moi ? »

Pas pu m'empêcher : « je ne peux pas décemment vous le dire, madame. »

Elle a beaucoup ri.

Mais, mea culpa, ce n'était guère fin.

Heureusement, le week end est là !

Par jean.devalon le 26/09/08
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"Dominus litis", est un terme ancien d'origine latine. Il désigne " le maître du procès" c'est à dire la personne (le "demandeur ou le "requérant") qui a pris l'initiative d'engager un procès et qui par conséquent, peut y mettre fin (sauf en cas de demande reconventionnelle)

En voici une illustration.

Toujours prendre en compte l'aléa procédural...