jean.devalon

Par jean.devalon le 31/10/08
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Paut être est-ce l'approche de la fête de tous les saints , outre le caractère parfait de ma chère et tendre, qui me conduit à considérer que la fidélité est source de quiétude.

Paut être est-ce l'approche d'halloween qui me conduit à rappeler que sinon, l'homme peut être grandement puni.

Mais je suis convaincu!

Par jean.devalon le 31/10/08
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À Marseille, les audiences de conciliation en matière de divorce se tiennent souvent dans deux bureaux précédés de ce qui, au fil des aménagements successifs, finit par ressembler à un couloir où s'entassent les avocats et les clients dans une ambiance qui diffère selon les jours.

Ce matin, d'abord, le temps était gris.

Et puis le magistrat qui vient d'entrer en fonction retoquait chaque convention, renvoyant les avocats et les clients pour qu'ils procèdent à des modifications exigées sur l'instant.

Pas une n'a survécu à son regard acéré.

Bien sûr, dans un souci d'organisation, on pourrait supposer que les points à modifier pourraient être détectés au préalable et qu'entre l'enrôlement de la procédure et l'audience, le délai de trois mois aurait permis de faire régulariser ce qui correspond à des points de détail nouvellement exigés.

Mais non,

Donc, une drôle d'ambiance, quasiment électrique, et un va-et-vient entrant et sortant du bureau tant désiré.

Un détenu aussi menottant et grognant pour ajouter au climat orageux..

Mon dossier qui portait le dossard 10 est donc passé vers 11 h 30 après une attente de trois heures.

Dure attente.

Derrière la porte du bureau les avocats grondaient.

Et puis, il fallait s'y attendre, des cris, des hurlements même, dans la salle des pas perdus.

S'agissait-il d'un couple dont les nerfs avaient lâché sans retenue ?

Eh bien non simplement l'un de nos confrères, célèbre à Marseille, dont la silhouette peut parfois rappeler Hardy, (vous savez Laurel et Hardy), mais dont le caractère n'est guère il faut le dire aussi souriant, mais plus explosif.

Il hurlait des mots de colère contre une employée du greffe qui est allée chercher le président, enfin la présidente.

J'ignore la suite, j'ai pu entrer dans le bureau du JAF.

Dommage.

Enfin voilà, c'est fini et pas trop tôt.

Par jean.devalon le 30/10/08
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Tout à l'heure, un tantinet provocateur, j'ai dit à ma fille : « oh la la ! Je suis vieux ! »

Elle m'a immédiatement répondu : « mais non, tu n'es pas vieux ! »

Pourquoi lui ai-je demandé, extatique ?

« Parce que tu n'es pas déprimé ! »

Ce qui m'a conduit à constater que dans son esprit les vieux étaient déprimés, symbole éclatant d'une société atteinte de jeunisme chronique.

Mais, à part ça, si j'avais été doté d'une nature moins souriante, à ses yeux, j'aurais donc été vieux.

Et ça, c'est déprimant.

Donc, pour appliquer son raisonnement, je suis vieux.

Un senior au travail et, en plus, pour très longtemps.

Par jean.devalon le 30/10/08
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Le président Sarkozy a donc interjeté appel de la décision du juge des référés qui a refusé de faire retirer de la vente la poupée vaudou représentant notre monarque républicain, pour estimer que cette poupée relevait de la satire et de l'humour .

Cette décision parait sage mais puisqu'il y a appel, puisque qu'il ne faut pas porter atteinte à l'image sacrée du président voici un beau texte sur le pouvoir :

« L'idée que les royaumes primitifs sont des États despotiques, où le peuple

n'existe que pour le souverain, est entièrement inapplicable aux monarchies

que nous étudions. Au contraire, le souverain, ici, n'existe que pour ses sujets;

sa vie n'a de valeur qu'autant qu'il s'acquitte des fonctions que comporte sa

position, en ordonnant le cours de la nature pour le bien de son peuple. Dès

qu'il manque à ses devoirs, les soins, le dévouement, les hommages religieux

qu'on lui prodiguait auparavant s'évanouissent pour faire place à la haine et

au mépris; on chasse ignominieusement le monarque déchu, et il peut se

féliciter s'il en échappe avec la vie. Adoré comme un dieu la veille, il est tué

comme criminel le lendemain. Mais il n'y a rien là de capricieux ou d'illogique

de la part de ses sujets. Leur conduite est, au contraire, très conséquente. Si

le roi est leur dieu, il est, ou devrait être, aussi celui qui les préserve; et s'il

a échoué, il doit céder la place à un autre qui n'échouera pas. Tant qu'il répond

à leur attente, ils prennent de leur souverain des soins infinis, et le forcent à

prendre de lui-même ces mêmes soins. Un roi de ce genre vit emprisonné

dans un protocole, un réseau d'interdictions et d'observances, dont le but n'est

pas de contribuer à sa dignité, encore moins à son bien-être, mais de l'empêcher

d'agir d'une façon qui, en dérangeant l'harmonie de la nature, pourrait

l'entraîner, lui, son peuple et l'univers, dans une commune catastrophe. Loin

d'augmenter ses aises, ces règles, en embarrassant chacun de ses actes,

annihilent sa liberté; et, tout en cherchant à préserver sa vie, lui en font souvent

Une peine et un fardeau » ([Frazer)

Chiche Sarko ?

Par jean.devalon le 29/10/08
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La justice vient de rejeter la demande de retrait de la vente de la poupée vaudou de Nicolas Sarkozy estimant que l'on était dans le cadre de la satyre.

Enfin c'est la dépèche qui le dit.

Le juge a du parler de satire.

pare que le satyre, c'est selon le Robert: " un être à corps humain et à cornes et pieds de chèvre, de bouc " et personne ne m'a dit que la poupée représentant notre président était telle!

Ils ne lui ont pas fait ça!

Bonne nouvelle donc.

Mais le président va-t-il aussi vouloir interdire le carnaval?

Par jean.devalon le 29/10/08
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Faut-il supprimer, ou pas, le département. ? Son étendue, de mémoire avait été conçue pour pouvoir être traversé à cheval en une journée. Aujourd'hui tel n'est évidemment plus le cas puisqu'il est traversé en voiture.

Il ne s'agit pas d'aborder ici ce débat là, mais de s'intéresser justement au problème fondamental des plaques d'immatriculation.

L'administration dans sa grande sagesse avait prévu de supprimer la référence au département. La France des terroirs est montée au créneau pour que la nouvelle numérotation conserve la référence départementale.

Et voilà qu'aujourd'hui le pouvoir fait savoir que les Français pourront apposer sur leur plaque d'immatriculation le numéro de leur département de coeur.

Autrement dit, les Français pourront choisir le département de leur lieu de résidence, ou bien de leurs premières amours, ou encore de très belles vacances, ou aussi celui du lieu de naissance de leur belle-mère.

De belles discussions familiales en perspective, voire des disputes, qui sait ?

Un peu infantilisant tout cela, non ?

Par jean.devalon le 29/10/08
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Au gré des lectures juridiques qui ne sont d'ailleurs pas prises en compte au titre de la formation continue je relève un arrêt de la cour d'appel du 27 février 2008 intéressant en matière de divorce.

Cet arrêt considère que l'alcoolisme du mari n'est pas une faute en tant que tel, l'épouse ne démontrant pas en quoi cette habitude d' intempérance aurait des conséquences pour la vie conjugale. Violence, gaspillage.

Il s'agissait apparemment de surcroît d'une situation dans laquelle le mari avait consulté.

Ainsi le reproche qui pourrait être fait n'est pas d'être malade mais de refuser de se soigner.

Par jean.devalon le 27/10/08
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Un passager d'un TGV La Rochelle-Paris s'est retrouvé dimanche soir avec un bras coincé dans la cuvette des toilettes dans laquelle il avait malencontreusement laissé tomber son téléphone portable, a-t-on appris de sources concordantes.

"Il est sorti sur une civière, avec le bras toujours pris au piège dans la lunette des toilettes qu'ils ont dû découper", a raconté à l'AFP, un passager du TGV, qui était parti à 16H47 de La Rochelle.

Selon le témoignage du passager, "en gare de Surgères, on a annoncé au micro que quelqu'un avait eu un malaise dans les toilettes et qu'on attendait les pompiers".

"Dix minutes plus tard, on nous a annoncé que quelqu'un avait le bras coincé dans les toilettes après avoir voulu récupérer son portable tombé dans la cuvette et qu'à cause de l'aspiration, son bras avait été aspiré dans le conduit. Il a fallu le désincarcérer, cela a pris deux heures",

Le train est reparti à 19H23 de la gare de Surgères, selon la SNCF.

Voilà un joli cas pratique pour les vacances: qui est responsable : le passager ou la SNCF, gardienne de la chose, en l'espèce la cuvette aspirante ?

Par jean.devalon le 25/10/08
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Il est donc reproché à la magistrature d'être étrangère à la notion de responsabilité quand des fautes sont commises. C'est mettre en exergue, en quelque sorte, un absolutisme judiciaire qui peut exister, de ci, de là.

Mais la question principale reste celle du politique et de son attitude.

Car enfin, quand il y a eu les morts de Carcassonne, le ministre de la défense a tapé sur ses troupes.

Et, s'agissant de la justice, quand les morts se succèdent en prison, résultante mathématique d'une politique carcérale, le ministre en charge, plutôt que d'accabler ses services devant la presse ne devait-il pas s'interroger lui-même.

Le politique prime et doit être exemplaire, non ?

Question de décence...

Enfin, rêvons...

Bon je vais vite chercher la poupée vaudou de Sarko....

Par jean.devalon le 24/10/08
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J'avoue avoir parfois des raisonnements au ras des pâquerettes. D'abord, mon entourage a su m'en convaincre. Et puis, au fond, c'est écolo d'avoir des raisonnements au ras des pâquerettes.

Donc, la chambre de l'instruction, de Paris a, par erreur, infirmé au lieu de confirmer une décision et un violeur se trouve en liberté.

Peut-être y a-t-il là d'ailleurs un complot parce que, franchement, une telle bourde le jour d'une protestation du monde judiciaire contre le garde des sceaux, il faut vraiment le faire exprès.

Mais si l'on parle de sanction des juges, il est répondu indépendance de la justice.

Du haut de mes pâquerettes, je m'interroge.

Bien sûr, le fond d'une décision relève de la liberté d'une intelligence.

Je condamne ou je ne condamne pas. Je libère ou je ne libère pas...

Mais, quand on fréquente le monde judiciaire, il y a autre chose.

Ceux qui, de manière systématique, arrivent à l'audience une demi-heure en retard, que l'on attend et qui trouvent cela normal.

Ceux qui à l'audience traitent le public et les avocats comme des chiens, d'une façon qui dans la société privée conduirait à un licenciement.

Ceux qui jugent sur ce que personne ne leur a demandé de juger et qui ont trop de bouteilles pour ne pas le faire volontairement.

Et donc, ceux qui lisent attentivement ou pas ce qu'ils signent.

Etc., etc....

Bref, il y a la liberté du raisonnement qui doit être défendue, mais le manque de rigueur professionnelle qui doit être combattu.

Et pourquoi pas sanctionné?

Complexe !

Voilà, c'était ma minute au ras des pâquerettes et je retourne vers celles-ci en concurrence avec les vaches limousines