jean.devalon

nov
15

1929

Par jean.devalon le 15/11/08
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C'est peu dire que l'on entend, actuellement, parler de 1929.

Aujourd'hui même les gouvernants se réunissent aux USA pour nous éviter,souhaitons le, une sorte de remake de la grande dépression.

1929, cela semble pourtant si loin, un autre siècle déjà, la guerre qui s'annonçait avec les crimes inouis du nazisme.

Et poutant, le vieux port de Marseille paraissait baigné de la même jovialité qu'aujourd'hui.

Tout change et rien ne change.

Reste à savoir si c'est bien ou mal...

Par jean.devalon le 15/11/08
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Selon une étude de l'université de Richmond, il apparaît que les hommes détectent mieux l'infidélité que les femmes. Ainsi, si 29 % des hommes se trompent, par inadvertance, de partenaire (je n'en fais pas partie, moi, sage précision), contre seulement 18,5 % des femmes à la moralité affaiblie (si, si !) ; il faut savoir, en revanche, que 94 % des hommes repéreraient la tromperie de leur femme mais que seulement 80 % des femmes sentiraient l'erreur de leur homme.

C'est important à savoir,car si la réforme du divorce a atténué l'importance de la faute et si la jurisprudence considère, parfois, que l'adultère n'est pas cause de divorce, elle reste cependant cause possible.

Alors mesdames, attention à la grande perspicacité de votre mari !

Par jean.devalon le 15/11/08
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Hier, au cabinet, un expert maritime venu prendre quelques renseignements... sur son futur licenciement. Il paraîtrait que le trafic du port de Marseille chuterait là, à l'instant, de quelques 40%, en raison de son incurable conflictualité, mais bien sûr, de la crise économique.

Alors, notre homme d'anticiper ce qui s'annonce pour lui.

A part ça, le G 20 se réunit.

C'est sûr, nos éminences vont sauver le monde !

Que disait Louis XIII ? Ah, oui :

'Les privilèges des grands hommes est de donner des secousses à leur siècle. La secousse donnée, sauve qui peut. '

Amusant, non ?

Par jean.devalon le 15/11/08
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Il y a chez tout français un contempteur qui sommeille, prompt à critiquer les institutions et les hommes. Et je crains d'en faire partie...

La justice, notre mère nourricière en prend régulièrement pour son grade. Sa lenteur, son arrogance, son inadaptation au temps, son autisme, sa froideur marmoréenne.

Pourtant, derrière son drapé de marbre, sont les hommes et les femmes qui la mettent en œuvre et dont le cœur palpite comme le notre.

Et le petit Mohamed le sait qui vient d'être rendu à sa mère adoptive.

On l'avait trouvé errant dans les rues de Marseille et sa situation administrative paraissait étrange, inextricable.

Mais un juge des enfants a estimé, simplement, qu'il était mieux avec sa mère adoptive que dans un foyer de la république.

La justice, parfois, peut aussi rendre le sourire aux enfants.

Et c'est bien.

Par jean.devalon le 14/11/08
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Il suffit qu'EDF fasse des travaux dans le quartier pour que l'on ait le sentiment d'être revenu à l'âge de pierre.

Plus d'électricité pendant quelques heures, cela veut dire plus de téléphone, plus de lumière, plus de chauffage et plus d'ordinateurs.

Le sentiment s'insinuant d'une paralysie soudaine.

La secrétaire assise devant son clavier, ne sachant finalement quelle contenance adopter.

Les urgences, il y en a toujours, à traiter au téléphone portable.

Une forme d'inquiétude qui s'insinue : quand est-ce que cela va reprendre ?

Et, comme le courant ne revient pas, on libère le personnel.

C'est d'ailleurs un moyen magique.

À peine a-t-il franchi la porte que l'électricité est rétablie.

Je vous livre la recette.

Inratable !

Par jean.devalon le 14/11/08
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<< Soutenons la liberté de la presse, c'est la base de toutes les autres libertés, c'est par là qu'on s'éclaire mutuellement. Chaque citoyen peut parler par écrit à la nation, et chaque lecteur examine à loisir, et sans passion, ce que ce compatriote lui dit par la voie de la presse. Nos cercles peuvent quelquefois être tumultueux : ce n'est que dans le recueillement du cabinet qu'on peut bien juger. C'est par là que la nation anglaise est devenue une nation véritablement libre. Elle ne le serait pas si elle n'était pas éclairée ; et elle ne serait point éclairée, si chaque citoyen n'avait pas chez elle le droit d'imprimer ce qu'il veut. >>

VOLTAIRE

Questions sur les miracles

Il y a donc un député qui a dit des choses troubles sur l'homosexualité au nom, peut être d'un certain ordre moral passé. Il a été poursuivi et la Cour de Cassation a tranché en faveur de sa liberté d'expression.

Cela peut, on le comprend ,paraître choquant.

Mais le risque existe aussi, au nom d'un ordre moral nouveau, finalement, de restreindre la liberté de la parole en démocratie.

Qu'en aurait pensé Voltaire ?

Par jean.devalon le 13/11/08
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L'effet papillon est célèbre qui veut qu'un battement d'ailes de ce charmant animal génère à l'autre bout de la terre une tornade.

Mais il existe aussi l'effet éléphant, quand le maniement saugrenu des gouffres financiers américains génère un vent froid dans les petites entreprises d'un autre continent.

J'observe ainsi, depuis quelque temps, une recrudescence de prise de rendez-vous pour des menaces de licenciement, de curieuses mises à pied, qui paraisse relever d'une sorte d'épidémie. Et encore quelques dossiers d'aspects plus commerciaux, qui sont mis au frigidaire parce que les banques ne veulent pas. .. Ainsi de suite.

Ce phénomène touche, je le suppose, tous les cabinets de mes confrères sans parler bien sûr des petites entreprises.

Tiens, aujourd'hui encore, le secrétaire d'État américain au trésor sème la panique sur les marchés en expliquant que ce qu'on appelait le plan Paulson ne servira pas finalement seulement à racheter les mauvaises créances des banques mais visera à prendre des participations non seulement dans les banques, mais aussi dans des groupes financiers non bancaires.

Voilà donc encore l'éléphant qui tape du pied avec sa grosse patte et l'onde de choc atteindra les plus petits d'entre les petits, bien loin des USA.

Par jean.devalon le 13/11/08
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Quand j'étais enfant, le fermier avait un percheron appelé marquis.

Peut-être, d'ailleurs, avait-il mis dans cette dénomination quelque révolte. Quoi qu'il en soit j'aimais bien ce cheval lourd et solide, fidèle compagnon de labeur.

Aujourd'hui, il m'arrive le sentiment d'avoir une âme de percheron, et heureusement.

Un syndicat des copropriétaires, confronté à un copropriétaire fortement débiteur obtient un jugement et n'a d'autre solution que d'aller en saisie immobilière.

Quelques jours avant l'audience d'orientation, le conseil général fait savoir qu'il prendra en charge la dette.

Cela étant, le magistrat refuse tout renvoi pour finaliser cet engagement.

Un document hypothécaire n'est pas encore arrivé, l'avocate en charge du dossier est malade. Le magistrat demande que le complément lui soit adressé pendant le délibéré pour éviter un jugement à avant dire droit..

Cela a été fait, peut-être tardivement, puisqu'en fait intervient un jugement annulant la saisie.

Pourquoi ce dossier est et pas les autres ? Vaste débat administratif.

Mais, néanmoins, puisque le conseil général prend en charge le principal, le drame devient dramelet.

Sauf que l'engagement de règlement à quatre mois et que le syndic indique avoir reçu une lettre de rejet parce que sa 'facture' n'était pas établie comme il convenait.

Pas de factures pourtant, que des appels de fonds.

J'appelle donc ma première interlocutrice de départ, qui compatit et ne comprend pas et me renvoie donc sur une deuxième interlocutrice.

Je rappelle donc la deuxième interlocutrice qui compatit et ne comprend pas et me renvoie donc sur un chef de service.

Je suis donc très certainement sauvé puis ce que guidés vers les mains savantes d'un chef de service.

J'appelle donc le chef de service, qui n'est évidemment pas là, puisqu'il est chef probablement.

Je devine donc que, comme le percheron tire inlassablement la charrue, j'aurais inlassablement à réitérer des appels téléphoniques.

À celui qui pensera que les différents services en question pourraient peut-être se mettre d'accord entre eux au service des usagers, j'accorde toute ma compassion.

Par jean.devalon le 12/11/08
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Je donne ici un propos éloigné des domaines d'activité de mon cabinet, mais simplement épidermique.

Le surendettement qui frappe les familles et les ruinent, brisant des couples et des destins, est une abomination.

Il naît des crédits à la consommation distribués sans retenue.

Les cartes gentiment offertes comme autant de drogues par, maintenant même, les opérateurs de la grande distribution alimentaire, sont comme des pièges infâmes tordant le cou des faibles.

Chaque jour, ou presque, le facteur apporte les milliers d'euros offerts, sans contrôle aucun en attendant des lendemains qui déchantent.

C'est vraiment, là, oui, un scandale.

Et pourtant, le législateur qui légifère; pardonnez l'expression, comme il pisse, c'est-à-dire souvent, ne fait rien.

Pour une fois, je voudrais une loi règlementant ces crédits odieux, imposant des conditions, interdisant la publicité même.

Enfin protégeant le faible.

Allez, je sais que je serai entendu.

Un jour, une commission sera créée...

Par jean.devalon le 12/11/08
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Les obligations qui pèsent sur un bailleur sont sévères. Il est tenu d'une obligation de délivrance, conçue de manière assez large et il doit, en outre, garantir son locataire du trouble de jouissance dont il pourrait être victime, si ce trouble ne procède pas d'un défaut d'entretien locatif.

Cela étant, il n'est pas inutile de rappeler, qu'en revanche, le bailleur n'est pas tenu, en application de l'article 1725 du Code civil, de garantir le preneur du trouble que des tiers apporteraient par voie de fait à sa jouissance.

Ainsi, la Cour de Cassation, par un arrêt du 15 octobre 2008 (07 - 13971) rappelle-t-elle qu'un bailleur ne peut être tenu de garantir le trouble subi par son locataire en raison d'un défaut d'étanchéité provenant du mur pignon voisin, dès lors que le propriétaire de l'immeuble voisin était à l'origine de ce trouble.

L'exception à l'exception serait, par exemple, que le bailleur soit propriétaire de l'immeuble voisin, ou encore que le trouble provienne de l'un de ses locataires