jean.devalon

Par jean.devalon le 08/11/08
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Mais où va donc se nicher la délinquance dans notre belle région marseillaise?

Heureusement les coast-gards veillent!

Et tant pis pour l'oursinade!

Bon début de week end!

Par jean.devalon le 07/11/08
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J'éprouve, à cette heure, un sentiment de grande détestation, mâtiné d'une certaine lassitude.

Je ne sais pas s'il faut une grande profession du droit. Peut-être parce que, quand l'on a la tête dans le guidon, il est difficile de se lancer dans une prospective dont l'on ne connaît finalement ni les tenants, ni les aboutissants.

Mais, faire son travail du mieux que l'on peut reste une ambition accessible.

Faire son travail, sans esprit de chapelle.

J'ai donc comme client une société immobilière confrontée à des impayés locatifs.

Un dossier notamment où la créance est de l'ordre de 25 000 euros.

Un redressement judiciaire intervient au début de l'année 2008 alors qu'une procédure en fixation d'un loyer de bail commercial renouvelé est en cours.

Lors d'un entretien téléphonique, j'invite la société à demander à son huissier de faire délivrer commandement pour les loyers dus postérieurement au redressement judiciaire.

Au hasard d'une autre conversation, la gestionnaire du dossier m'a dit que l'huissier a renâclé.

J'ai dû dire d'insister.

Je reçois aujourd'hui le commandement délivré qui est délivré également pour toute la période antérieure au redressement judiciaire.

La difficulté, c'est que l'huissier donne des cours de procédure et des leçons de droit...

Il trône sur son petit piédestal !

Mais quelle est cette tournure d'esprit qui peut conduire un professionnel du droit à ne pas prendre son téléphone pour appeler l'autre professionnel du droit pour vérifier ce qui était souhaité ?

Délivrer un commandement comprenant une période antérieure au redressement judiciaire, c'est permettre au locataire d'engager un débat inutile.

Seulement voilà, appeler l'avocat pour demander ce qui est désiré, oui demander, c'est peut-être laisser s'échapper la maitrise du client.

La, on n'est plus dans l'esprit de chapelle, on est dans le sépulcre.

La mort du droit sacrifié à la vanité

Ben, moi, le commandement, pour éviter tout débat inutile, je vais le faire refaire et avec un autre huissier auquel je donnerai le dossier

Parce qu'en attendant la grande profession du droit, on a toujours la possibilité de travailler dans une perspective large d'efficacité plutôt qu'étroite de préservation des egos !

Par jean.devalon le 07/11/08
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J'ai un ami qui siège au conseil des prud'hommes.

Il m'en parle avec passion, parce qu'il aime ce qu'il y fait, mais, aussi, parce qu'il déteste l'atmosphère qui y règne. Il paraît que, pendant les délibérés, les conseillers salariés n'ouvrent que le dossier de l'avocat du salarié et les conseillers employeurs que le dossier de l'avocat de l'employeur...

Charmant !

Bref, le droit cède devant les options syndicales.

Je n'aime guère cette juridiction.

Ma chance, c'est que mon adorable associée, aime la matière et, ma foi, y excelle.

Elle va donc, de droite et de gauche, gambader dans les divers conseils du département, fraiche et douce gazelle du droit social.

L'autre jour, elle est revenue en me disant avoir rencontré un « ami » confrère beaucoup plus vieux que moi.

Il y en a encore.

Comme je suis un homme, j'écoute à moitié, c'est normal.

J'entendais donc vaguement une adorable musique parlant d'employeurs, de salariés et de maître Untel.

La musique m'évoquait : gentil, sympathique. Mais à un moment il m'a semblé entendre sonner les trompettes d'Aïda : « les amis de Bernadette Soubirous ».

Cette espèce de créature du mal, avait fait croire à mon ange que j'avais, il y a quelques années, créé une association s'appelant : Les amis de Bernadette Soubirous.

L'enfoiré ! J'aime bien Bernadette Soubirous, même si l'on peut envisager que son cas relève aussi de la médecine, mais jamais, au grand jamais, l'idée ne m'est venue de créer une association.

Et je soupçonne fort ce confrère odieux, oscillant entre incube et succube, d'avoir abusé de l'innocence de mon adorable associée dans un but que je n'ose envisager, au saint nom de la décence.

La prochaine fois, lui donnera-t-il des bonbons, ce germe de vieillard ?

Croyez-le, je saurai me venger !

Mais, c'est encore une raison supplémentaire pour laquelle on devrait envisager de supprimer les conseils des prud'hommes : c'est que l'on y rencontre des avocats pervers.

Par jean.devalon le 06/11/08
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Je déteste les roulettes.

Avant , je les aimais bien, ou alors elles m'étaient indifférente. Mais maintenant, je les déteste.

C'est à cause de l'audience de la chambre de la construction de cet après-midi.

Par chance, mon dossier était premier sur le rôle. Par malchance, mon contradicteur brillait par son absence.

Donc, il a fallu attendre. Et, pour faire passer le temps, quoi de mieux que d'écouter les plaidoiries de mes confrères.

Une charmante consoeur se lance dans un dossier nébuleux sur une histoire de sol dans un magasin de pêche. Un maître de l'ouvrage aimant la nature et voulant donner à son local un aspect rustique. Un sol prévu en béton brut avec insertion de planches qu'il ne fallait, semble-t-il, pas traiter. Entre le béton et les planches aucun joint pour faire plus naturel.

Mais voilà, ça s'est mal passé et le sol présentait paraît-il des défauts de planéité de près de 6 cms, outre des fissurations.

La réalité du défaut était contestée.

Le maître de l'ouvrage était là, et l'entreprise, et l'architecte.

Mais le dossier a basculé dans l'horreur.

La demanderesse a plaidé sur un litige d'environ 12 000 € plus d'une heure, de manière répétitive, mais acharnée, revenant sans cesse sur le défaut de planéité qui posait un problème extrême puisque le pêcheur avait des meubles à roulettes qui, sur le malheureux sol, roulaient. Au lieu de rester sagement en place.

Et pendant une heure, alors que le sommeil me gagnait, le mot roulettes, de temps à autre, frappait mon esprit.

Puis l'avocate de l'entreprise a plaidé. Une petite demi-heure pour dire qu'elle avait fait ce qu'on lui avait demandé, que le pêcheur demandeur était de mauvaise foi et que l'architecte était fautif.

Et là encore, avec une voix qui montait dans les aigus, roulettes, roulettes et encore roulettes.

Puis, l'avocat de l'architecte a plaidé, une petite dizaine de minutes pour dire que le sol devait avoir un aspect bord de rivières avec, semble-t-il, des ondulations visuelles, que l'entreprise connaissait son travail et était donc responsable et que lui n'y était pour rien.

Sur l'interrogation de la présidente, il a reconnu avoir conçu l'ensemble de l'opération et même les meubles à roulettes.

Roulettes, roulettes et le temps se déroulait.

Enfin, bord de rivières ou pas, le dossier a atteint la rive, et, entre-temps mon contradicteur était arrivé. Enfin, plutôt une collaboratrice saisie du dossier au dernier moment et ne le connaissant pas, donc voulant le déposer plutôt que le plaider.

Sur le coup de 16 heures.

Si elle avait été là à 14 heures...

Voilà, justiciable aimé, pourquoi les avocats sont rarement à leur bureau.

C'est la faute des roulettes !

Enfin, je survivrai et ne jouerai pas à la roulette russe.

nov
06

9,2...

Par jean.devalon le 06/11/08
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9,2, ce n'est pas ma température corporelle ce matin, parce que je serais mort.

9,2, ce n'est pas non plus la température extérieure, qui était plus élevée.

9,2, ce ne sont pas les mètres de pluie qui sont tombés, n'exagérons pas.

9,2 kilos : C'est le poids du cartable de ma petite fille de sept ans ce matin.

Les avocats sont comme les autres, pères et mères de famille.

Et moi, en père modèle et mari soumis, j'accompagne le matin ma petite fille à l'école voisine et la vois le dos courbé sous le poids de son cartable qu'elle ne tarde évidemment pas à me refiler.

Ce matin, avant d'aller faire condamner quelques copropriétaires récalcitrants à payer les charges, je l'ai donc accompagnée, sous la pluie comme il se doit, en portant ce cartable abominable.

De mon temps, comme disent les vieux, et comme je commence à dire, nous nous plaignions déjà du poids des cartables.

L'histoire ne date pas d'hier !

De temps en temps, l'éducation nationale, les ministres, glosent savamment sur les progrès accomplis, qui ne paraissent exister que dans les méandres des cerveaux.

9,2 kilos pour un poids de 25 kilos de l'enfant, c'est une aberration, une violence faite à son corps, même !

Moi, je suis un optimiste ! Je crois, vous savez, à ce slogan à la mode désormais : « Yes, we can ! ».

Enfin, pour changer les choses, il faudrait d'abord renverser les féodalités et en France, il y a du boulot à faire !

Si l'intérêt de l'enfant était la priorité, il est clair que depuis des générations, le problème du poids des cartables aurait été résolu.

En fait la vérité est la suivante : on habitue nos enfants à porter des cartables trop lourds pour qu'ils marchent courbés dans la rue, apprenant ainsi déjà à ployer l'échine devant leurs bons maîtres d'aujourd'hui et leurs bons maîtres de demain.

Par jean.devalon le 05/11/08
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Le chant que l'on réécoute avec plaisir aujourd'hui.

Par jean.devalon le 05/11/08
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J'avoue être un peu démuni devant la fée informatique.

L'an dernier, le réseau du cabinet a planté. Apparemment, il ne s'agissait pas d'un problème relevant de l'installation matérielle, mais du logiciel de gestion.

Avec courage j'ai pris le mulot par les cornes et j'ai téléphoné au prestataire parisien.

Mes explications ne devaient pas être très claires puisque mon interlocuteur m'a demandé s'il pouvait prendre le contrôle de ma machine.

J'ai accepté et, effectivement, pendant qu'il me parlait, de drôles de choses se passaient sur l'écran.

Heureusement qu'il était de bonnes moeurs car après tout il avait le contrôle de mon réseau.

Et je ne parle pas des malveillances diverses et de ces gâteaux non désirés que l'on appelle cookies.

Il faut donc être très prudent en la matière.

Moi, je tremble quand j'allume mes bécanes.

Aujourd'hui où l'on félicite OBAMA ,le premier président qui a fait une cyber- campagne, je voudrais relayer le propos du président de la CNIL, chargée de défendre nos libertés en matière d'informatique, qui relève combien il est curieux que l'on demande à sa commission des avis qui peuvent rester confidentiels.

Après tout, soit en demande un avis et on le diffuse, soit on me le demande pas.

Question de sincérité de la démarche.

Suggérons une réforme simple, peu coûteuse, améliorant la défense des libertés individuelles : la publicité obligatoire des avis de la CNIL.

C'est pas une bonne idée ça ?

Par jean.devalon le 04/11/08
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Il suffit de presque rien pour qu'une journée soit un rêve ou un cauchemar.

Mon adorable associée est partie dans le Var, du côté de Brignoles et je pense à elle parce que j'entends gronder le tonnerre et qu'il ne faudrait pas qu'elle soit emportée par des flots monstrueux. Je veux pas être veuf, moi.

J'ai donc fait déjeuner la petite et son frère ainé. Viande grillée et pommes noisettes. Donc je préfère le frère parce que la petite, elle n'aime pas les pommes noisettes et que je fais toujours à manger ce que lui veut !

Ah les filles, ah les filles !

14 heures, la chambre de la construction à la rue Montgrand. Un dossier susceptible d'être déposé puisque que son caractère technique lié à la computation des délais en matière d'assemblées générales des copropriétaires ne nécessite pas de longues explications. Dépôt possible, pour l'adversaire, sous la seule condition qu'il ne soit pas « corps présent » cette expression ne veut pas dire qu'il amène un cercueil à l'audience, mais signifie de manière traditionnelle, que le client vient écouter la plaidoirie de son avocat. Mais le client avait mieux à faire et les dossiers ont été déposés à 14 h 10.

Un peu de course à pieds.

14 h 15, tribunal de commerce, chambre des transports. Un dossier devant être plaidé, avec numéro, comme on dit chez nous. Mais le confrère parisien dont je traite les dossiers sur Marseille m'avait envoyé un fax, au dernier moment, pour solliciter un renvoi. Parisien tête de... ! Crime, c'est un crime que de faire renvoyer un dossier fixé et d'envoyer les copains se faire exécuter ! Mais le président a accepté en menaçant d'une prochaine radiation. Noël, Noël !

14 h 30, tribunal de commerce, salle B pour faire renvoyer un dossier dans lequel le demandeur ne pouvait pas être présent pour formuler cette demande. Cela coule de source !

14 heures 45, maison des avocats pour les opérations paperassières.

15 heures : retour au cabinet.

15 h 05 : il pleut à nouveau.

15 h 15, Catherine téléphone, elle est vivante. Mouillée, mais vivante

Trop cool, la vie.

Facturons.

Par jean.devalon le 04/11/08
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C'est donc jour de vote aux États-Unis avec la perspective de l'élection d'un président noir.

Et la classe politique française de s'extasier à cette idée.

On pourrait demander à nos partis politiques pourquoi, en France, aucun candidat d'importance ne peut être issu de l'immigration, voire encore femme.

On sait que la femme d'Obama le décrit comme étant un homme comme les autres avec de grandes oreilles.

Ben, moi, je voterai bien pour Rama Yade, même si elle n'a pas de grandes oreilles.

Encore faudrait-il que nos partis français présentent des candidats renouvelés...

C'est pas gagné !

Au fait, la grande réforme sur le cumul des mandats, la limitation de leur renouvellement, cela n'aiderait-il pas à cette évolution ?

Bon, d'accord, c'est bon pour les Américains.

Par jean.devalon le 03/11/08
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Là, dans dix minutes, dans un quart d'heure, je vais quitter le cabinet et partir au cinéma, avec mon fils, pour voir le dernier James Bond.

Innocente concession à l'adolescence.

Et j'éprouve, voyez-vous, comme un sentiment de culpabilité à l'idée de quitter mon travail en pleine journée.

Le salariat est bien sûr un lien de subordination et, peu ou prou, la soumission d'un homme à un autre (ou à une femme).

Mais, là, prendre quelques heures et s'en sentir coupable, c'est réussir l'exploit d'être esclave de soi-même.

Alors, oui, il faut probablement un grand coup de vent dans la tête.

À propos de coup de vent, quand je suis arrivé ce matin, tout le monde m'a demandé si j'avais remarqué.

Je n'avais évidemment rien remarqué en passant sous le porche de l'immeuble.

J'aurais pu, il est vrai, prêter attention au fait qu'une sorte de tornade avait emporté la lourde porte cochère et l'avait jetée à terre.

Au fond, c'est dangereux de rester au travail.

Allez, Basta !