jean.devalon

Par jean.devalon le 31/12/08
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Voici la nouvelle année et l'ancienne m'a fait vieux, je le sais.

Le demi chauve grincheux qui me regarde dans la glace le matin n'a rien à voir avec le trentenaire chevelu que je suis en vrai et que mes copains appellent curieusement...mon oncle.

Je suis allé chercher un cadeau à la maison du stylo qui n'existe plus depuis parait-il dix ans, personne ne me l'avait dit.

Hier, je suis allé à la poste de Bergues, enfin celle dont dépend mon bureau. Mais il y a un panonceau annonçant Bergues. Il y avait une machine qui donnait des tickets avec un numéro. Le mien était loin de celui affiché, je me suis assis sur une chaise. Et au bout de quelques minutes une dame est venu me voir, me demandant si c'était pour un recommandé, me disant de rester assis et qu'elle allait me les chercher, ce qu'elle a fait comme on fait pour les petits vieux. (Ou alors, le professionnel est repéré et merci à la poste)

Demain, je prendrai le bus et un jeune femme très enceinte me cèdera sa place que je refuserai indigné.

Vieux, vous dis-je !

Et c'est pourquoi j'entretiens le peu de cerveau actif qui me reste en laissant chaque jour des mots sur ce blog en un exercice salutaire de survie intellectuelle.

Aussi, merci à vous qui lisez, autant aides soignants anonymes qu'amis inconnus, ou seulement virtuellement connus, dont la présence, les commentaire, l'humour, les 'troubles de l'humeur', sont comme un vent léger et original qui préserve de la platitude du cercueil ( sauf si on le met à la verticale cependant) .

Alors, je vous souhaite, à tous, une bonne et heureuse année. Et rien n'interdit qu'elle le soit, il suffit de décider d'être heureux.

Par jean.devalon le 31/12/08
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 3 semaines

2008 s'en va donc et emmène avec elle celui qui fût, un parent certes, mais mon maître de stage, voilà plus de vingt ans, quand le stage durait cinq ans et que l'esprit avait le temps d'être façonné par l'exemple du patron et de se façonner selon son chemin propre.

« Jean, j'ai une mauvaise nouvelle, Jacques est mort » Voix ferme et triste d'une épouse encore sous la tension de la fin. Une pensée d'affection, et l'intime reproche récurrent de la visite qu'il fallait faire et qui n'a pas eu lieu, banale inertie.

Souvent, attrapant un dossier, je souris d'avoir la même manie de faire passer l'élastique du dossier au poignet et, parfois, de l'y oublier. Plus profondément, la méthodologie du raisonnement participe de celle de celui qui, ancien avoué, savait manier la rigueur de la procédure et la finesse du droit. Et qui avait su, aussi, être indemnisé de sa charge tout en en conservant la clientèle.

Hier n'est pas plus beau que demain, ce serait larmoyant de l'affirmer. Toutefois, le temps du stage, celui du maître et de l'apprenti, était fondé sur la profondeur de la tradition de la connaissance intellectuelle et humaine. Le temps de prendre le temps de former celui qui porterait le titre de maître dans une acception pleine et entière.

Par jean.devalon le 30/12/08
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Il y a dans l'informatique quelque chose de féminin. C'est subtil, délicat, capricieux parfois. Bref, un homme normalement constitué n'y comprend rien.

Le 24 décembre, est venu au bureau notre informaticien. L'antivirus, pourtant à jour, m'ayant trahi, j'avais décidé de sa mort et de l'installation d'un autre dont le nom slave laissait présager d'un caractère implacable.

Puis, il fallait remplacer un clavier et une souris optique.

L'homme arrive, installe, s'en va.

Le soir venu, seul dans les lieux délaissés, pour cause de Père Noël, je m'en vais faire la sauvegarde.

Il faut dire ici que le serveur et une autre unité se partagent un même écran et un même clavier avec un système permettant par une douce pression sur une touche de basculer d'une unité à l'autre.

Je m'assieds, chauffe mon doigt et...pas de touche. Le nouveau clavier n'a pas la touche adéquate et je reste figé sur la secrétaire, l'écran veux-je dire.

De bascule, point !

Quand à l'informaticien, il est visiblement déjà parti au ski.

Et je fais quoi avec mon doigt en l'air ? Je prends le thé comme à la Chancellerie ? Je fais monsieur météo ?

Je tapote partout, et rien ne marche.

Féminin, je vous dis...

La suite ? Quand j'aurais retrouvé l'informaticien dont les oreilles doivent siffler sous le bonnet !

Par jean.devalon le 30/12/08
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

A la mort du locataire, le contrat de bail est résilié de plein droit s'il ne peut être transféré à l'une des personnes visées à l'article 14 de la loi du 6 juillet 1989, conjoints, ascendants, descendants.

De ce fait, une association, légataire universelle d'un locataire, ne peut être tenue des loyers ou indemnités d'occupation dues après le décès du locataire pour ne pas pouvoir bénéficier du transfert du bail.

Et, il appartenait au propriétaire de prendre les mesures nécessaires pour faire libérer les lieux, l'association ne s'étant pas maintenue dans ceux-ci.

(C. cass. 3, 10 décembre 2008, 07-19320)

Par jean.devalon le 29/12/08
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Par un arrêt du 10 décembre 2008 la cour de cassation (C. cass. 3 ème chambre, 08-10153) rappelle que la durée de la prescription est déterminée par la nature de la créance et que le créancier d'une indemnité d'occupation ne peut obtenir le recouvrement des arriérés échus depuis plus de cinq ans avant la date de sa demande.

Un Cour d'appel avait condamné sur une période de 1974 à 1984 en retenant que l'indemnité réclamée constituait une somme globale destinée à réparer l'occupation prolongée sans paiement et ne s'analysait pas en un revenu payable à terme périodique relevant de l'article 2277 du code civil.

Ce raisonnement n'a pas été accepté par la Cour de cassation.

déc
29

Critiquable?

Par jean.devalon le 29/12/08
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Un schizophrène qui s'échappe, un homme qui meurt pour n'avoir pu être accueilli en réanimation. Ce qui est mis en cause, à chaque fois, cela va être le manque de moyens, la responsabilité de l'Etat.

Imprévoyance dans un cas, gestion des roulements des vacances en l'état de la mission de service public dans l'autre ?

Non, c'est la faute à l'Etat !

Il est un domaine, heureusement, où le responsable est trouvé d'avance, c'est le projet de réforme de la procédure civile en appel. Le responsable sera l'avocat, il ne fait pas partie du sérail administratif...

Ainsi le greffier adresse la déclaration d'appel par lettre simple à l'intimé et si personne ne s'est constitué dans le délai d'un mois, le greffier avise l'avocat qui, dans les quinze jours de l'avis du greffier, doit faire signifier la déclaration à peine de caducité de l'appel.

Signifier, c'est par huissier, Vous imaginez un avis du greffier vers le 10 aoùt...Il va falloir être là, trouver un huissier, faire signifier sinon : déclaration de sinistre. C'est beau le sens de la responsabilité que ces messieurs de la Chancellerie ont ...pour les autres.

Comment avoir pu concevoir une telle usine à gaz irresponsable. Et pourquoi pas une lettre du greffier par LRAR, déjà ?

Sur le site du CNB, il est dit que certaines dispositions sont 'critiquables' Pardon, comment vous dites ? Critiquables. Sortons les petites cuillères et les tasses de thé avec les petits fours et les bagues : C'est une connerie dangereuse et doit être dite comme telle ainsi que d'autres dispositions du même acabit.

Tiens 930 –1

' Les parties doivent concourir avec célérité aux débats...'

Bien sûr, dégueulasses de parties, elles vont faire traîner, c'est certain, elles sont suspectes.

Tiens 930-2, mon préféré

'A peine d'irrecevabilité prononcée d'office, les actes de procédure sont remis à la juridiction par voie électronique »

(Et cela à compter du 1 janvier 2010 ? Sur le site du CNB, on a l'air de considérer cela comme une avancée, pour vendre le RPVA )

Et l'article ajoute :

' Un arrêté du garde des sceaux définit les modalités selon lesquelles les données structurées sont échangées ainsi que les caractéristiques techniques des matériels et logiciels qui doivent être utilisés à cette fin '

C'est rassurant pour le 1 janvier 2010. Et si les procédures sautent, de toute façon il est déjà prévu que c'est l'avocat le responsable.

Critiquables, vous dites les parisiens ?

Par jean.devalon le 28/12/08
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Fillotte a gagné qui voulait des canaris et les a eus pour Noël.

Je pensais plutôt à des perruches parce que, petit, j'ai eu une perruche qui me mordillait l'oreille et j'ai pris goût à cette innocente pratique.

Mais, mâme Catherine avait eu des canaris.

Alors, les canaris ont évidemment gagné.

Mais, j'ai mon mot à dire parce qu'en animaux de compagnie, je m'y connais ; cochons d'inde, hamsters, perruches, cailles, rats, souris, chiens ; Même un lapin donné par le fermier, monsieur Brugalières (qu'il m'a fallu rapporter sur l'heure) et un singe, le temps qu'il morde tout le monde.

Le singe c'est l'un des sujets des réunions de famille, quarante ans après...Ah ! Ah !

Donc ,j'ai l'expérience.

Mâme Catherine a eu des canaris...Et puis moi, c'est un peu court.

Donc, j'ai mon mot à dire et nous avons entamé un débat.

Je suis pour la sortie des canaris dans la pièce, c'est évident, ils ont le droit de voler, de ci de là, c'est leur droit naturel et imprescriptible.

La droite m'oppose qu'ils vont lâcher des crottes partout sur les meubles et que c'est sale !

Ah, ces bourgeois !

Et alors, le pipi des enfants, c'est du pipi d'ange ! Les crottes des oiseaux du ciel c'est beau. Ils peuvent même en lâcher, s'ils le veulent, sur le panneau armorié de ma famille qui trône sur la cheminée.

Je libèrerai les canaris.

Les canaris, c'est pas comme les gabians, parce que les crottes de gabians en revanche...

Ce n'est pas pour rien qu'il y a des révolutions !

Je ne suis pas comme Rachida, MOI !

Une politique carcérale humaine ne désespère pas les prisonniers.

Liberté pour les canaris, aussi !

Et en plus, je prendrai une cage plus grande et je mettrai une perruche, voilà, c'est dit !

Vive la liberté !

Par jean.devalon le 28/12/08
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Sous réserve, bien sûr, de la véracité des dépêches de presse, s'il s'avérait que le schizophrène dangereux évadé de l'hôpital Edouard Toulouse à Marseille se trouvait dans une chambre située au premier étage et démunie de barreaux, l'on pourrait alors de demander si les fous sont vraiment ceux que l'on pense.

Nos amis publicistes parleront probablement de faute lourde de l'administration, nos députés vont voter une loi, le président Sarkozy va tempêter, mais quelle était déjà cette publicité où l'on parlait du bon sens près de chez vous ? Oui, le bon sens, le simple bon sens. Envolé, lui aussi ?

déc
28

L'amitié

Par jean.devalon le 28/12/08
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« L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »

[Tahar Ben Jelloun]

Extrait d' Eloge de l'amitié

Au fond, à voir ce que les hommes font de son message d'amour, Dieu, s'il existe, devrait mettre fin à ses jours...

Par jean.devalon le 26/12/08
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Le Père Noël, qui est très gentil, sauf quand il tire sur les familles, m'a fait un beau cadeau.

Il m'a offert un téléphérique.

Enfin, pas un téléphérique vraiment, mais un ascenseur tout transparent, qui monte et descend à une vitesse formidable comme dans les films américains.

J'en oublie presque l'ancien, que les députés ont condamné.

Celui là est tout beau, tout neuf, et en plus il parle. Oui, oui, il parle !

Il dit : fermeture des portes, étage trois, étage principal...

Et il le dit, luxe suprême, avec un léger accent du sud ouest.

Faut le faire, à Marseille, d'avoir un ascenseur qui a l'accent du sud ouest.

En entrant à l'intérieur, on pense déjà au foie gras, (celui que l'on mange pas celui que le notre devient.)

Le bonheur, quoi.

Les mises aux normes, c'est l'extase suprême !

D'ailleurs, j'ai entendu parler d'une mise aux normes des fosses septiques !

Je pense à ma belle mère.

D'accord, à elle aussi, ça va coûter 15 000 euros.

Mais, une fosse septique qui parle !

Vous imaginez ?

Je rêve de ce dialogue à venir.

Vivement demain !