jean.devalon

Par jean.devalon le 24/03/09
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Deux ou trois observations sur la réforme du crédit à la consommation avant de filer au palais comme un lion rugissant ou plutôt, compte tenu du dossier, comme gazelle prête à être dévorée.

Il y a un postulat dans notre économie selon lequel il faut consommer à toute force et cela est si vrai, d'ailleurs, que l'électroménager est conçu pour ne durer que quelques années, de telle manière que le consommateur doive à nouveau, et encore, acheter.

C'est bien pourquoi, en pratique, le crédit à la consommation est facile.

Il y a donc un projet de réforme bénéfique.

Mais le point noir, ce sont, bien sûr ses cartes de fidélité des magasins couplées avec une carte de crédit.

Cela, il faudrait l'interdire parce que les consommateurs ne se rendent pas compte de la galère dans laquelle il s'embarque.

Et sur ce point il y a un engagement de la ministre d'introduire une disposition, mais plus tard, mais laquelle ? Pourquoi plus tard ?

Il faudrait donc aller plus loin.

Et puis se pose la question du recouvrement, des méthodes employées, et de la procédure d'injonction de payer.

En matière d'injonction de payer, vous êtes condamné, sauf si vous faites un recours, là où la procédure de droit commun oblige le créancier à vous convoquer devant le tribunal pour vous expliquer. C'est une procédure moins soucieuse de la défense du consommateur que la procédure de droit commun.

Les audiences d'opposition à injonction de payer sont le pré carré des organismes de crédit et le taux d'opposition est faible.

Apparemment, rien n'est prévu et c'est dommage.

Allez, madame le ministre, du courage !

Par jean.devalon le 23/03/09
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Le rondeau est répétitif.

Mon lavabo aussi.

Il se trouve en effet, pardonnez mais c'est ainsi, qu'une vasque de lavabo était mal positionnée dans les toilettes du cabinet. Elle laissait subsister un interstice important entre elle et le mur, impossible à jointoyer, entraînant des coulures.

En outre, le robinet fermait mal.

J'ai essayé de refixer mais finalement n'ai pas voulu prendre de risques et un plombier est venu.

Il a bien fixé la vasque au droit du mur, mais, en partant, a dit qu'il y aurait peut-être quelques fuites et qu'il faudrait peut-être changer la vasque...

Ce plombier était un voyant, parce qu'effectivement dès que de l'eau coulait dans la vasque elle se retrouvait sur le sol.

Donc, un changement de vasque est immédiatement programmé qui est intervenu vendredi !

Il a fallu le temps de laisser sécher le tout et ce matin, nous inaugurons cette importante installation.

L'eau tombe magnifiquement dans la vasque... et se retrouve de la même façon sur le sol.

Ce plombier est un poète, son art est un rondeau.

Serais-je ténor ? Baryton, je ne sais, mais je vais lui chanter dans des oreilles !

Par jean.devalon le 22/03/09
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J'ai entendu Benoit XVI et ses propos sur le préservatif,

Je ne crierai pas haro sur le pape,, sur ce vieillard intelligent ,vivant enfermé depuis des décennies dans la prison mentale du Vatican.

Je ne dirai pas combien ses mots sont justes s'ils s'adressent à celui qui se prépare à entrer dans un monastère ou dans la prêtrise.

Ni je ne dirai combien ils sont éloignés de celui qui vit dans la vie des hommes et pour lequel un amour humain n'implique pas la venue dans la couche de la mystique. Mais du bonheur et de la vie.

Pas la mort.

Etrangeté de voir des hommes agés, et peut être vierges, avoir sur le sexe une vision tellement irréelle, mâtinée, qui sait, de quelques frustrations.

Il m'est venu, à ces propos, le souvenir d'un ami mort, voilà 20 ans du sida, que je salue.

Il m'est venu, pour la maladresse, un mot.

Tout à la fois laid et beau

que je livre ici, un tantinet moqueur, en une association valant protestation!

Par jean.devalon le 21/03/09
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Nous avons, adultes, un devoir d'exemplarité envers nos enfants!

ceux-ci, à l'école, souffrent sous le joug impitoyable des maths. Nos

chères têtes blondes ( et brunes, pas de discrimination ) espèrent, au moins,

un jour, pouvoir maîtriser les arcanes de ce langage ésotérique. Alors, il faut que

nous donnions l'exemple. c'est pour cela, peut-être , que l'on s'entraine à compter

les manifestants. Avec un succès relatif...

Par jean.devalon le 20/03/09
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Peut-être est-ce l'idée du week-end qui arrive qui conduit mon esprit à se sentir d'humeur folâtre.

Mais, comme avocat citadin, j'éprouve un petit sentiment de jalousie devant les dossiers originaux que la vie rurale paraît offrir à mes confrères.

Dans les dépêches insolites du jour est évoqué un procès devant la cour d'appel d'Angers où un éleveur passe en appel après avoir été condamné en première instance à retirer ses ânes d'une prairie en raison de troubles auditifs et olfactifs causés à ses voisins.

Une photo le montre posant devant la cour d'appel avec ses ânes et lui-même coiffé d'un bonnet s'âne.

Il est poursuivi par un couple d'un village dont la maison jouxte l'abreuvoir du pré de 4,5 hectares où se trouve une partie des ânes en cause.

Son avocat a dit que trois ânes à l'hectare c'est supportable.

La dépêche reprend les propos de l'avocate des plaignants, je cite :

« Nous ne sommes pas sur un débat entre citadins et ruraux. Les ânes recherchent la compagnie et, en l'occurrence, il ne s'agit que de mâles. Je vous laisse imaginer ce que ça donne 14 ânes en rut au pied de la chambre de mes clients. »

L'avocate évoque un trouble qui dépasse le supportable.

Je ne ferai pas de commentaires déplacés.

Mais, en ville, on n'a pas d'ânes qui traumatisent un couple.

Il va falloir que je pense à ouvrir un cabinet secondaire à la campagne.

Par jean.devalon le 19/03/09
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Volontairement, dans cette actualité triste, je glisse une bonne nouvelle!

A marseille, après l'inexorable anisette, le citoyen bénéficiera de la sanisette gratuite.

Oui, monsieur, gratuite !

Même que les internautes marseillais ont hâte.

Pourquoi spécialement les internautes?

Ca, je ne sais pas.

Mais je sais la gratuité.

C'est pas une bonne nouvelle, ça ?

Par jean.devalon le 18/03/09
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En matière de construction, il faut faire attention à la forclusion qui arrive plus vite qu'on ne le croit.

Et, en plus, il ne faut pas croire que la forclusion interrompue à l'égard de l'un vaut à l'écart de l'autre même si c'est le même !

Je m'explique :

Si une compagnie d'assurances en qualité d'assureur dommages ouvrage accepte de garantir, cela ne signifie pas que la forclusion soit éventuellement interrompue contre cette même compagnie d'assurances prise en sa qualité d'assureur de responsabilité du constructeur.

C'est ce que rappelle la Cour de Cassation par un arrêt du 11 mars 2009 (08 - 10 905) en relevant que la reconnaissance de garantie de l'assureur dommages ouvrage dans le cadre d'une assurance de chose ne peut valoir reconnaissance de responsabilité d'un constructeur.

mar
18

Bouclier ?

Par jean.devalon le 18/03/09
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Quand j'étais petit, je jouais dans les champs avec une épée et un bouclier.

Je ne le fais plus maintenant, non pas que je n'en ai pas envie, mais je pense que les gens trouveraient très bizarre de voir dans la rue un avocat avec une épée et un bouclier.

(Pourtant, ce serait parfois bien utile quand je pense à certains confrères).

Il me semblait, en termes de sémantique, que le bouclier visait à se protéger de quelqu'un de très méchant qui vous veut du mal.

Donc, quand on dit bouclier fiscal, cela induit inconsciemment que le fisc est méchant !

Entre nous, il peut y avoir des expressions plus habiles.

Le bouclier fiscal, cela consiste à voir des gens payer des impôts et puis à voir le trésor leur faire un chèque.

C'est tout à fait rationnel.

Et très significatif du courage de nos politiques.

Car, enfin, soit on considère que l'ISF est une bêtise économique qui conduit les riches à s'expatrier et donc à dépenser ailleurs, soit on considère qu'il n'y a pas de problème de pression fiscale en France.

Si l'ISF est une bêtise, il faut que le pouvoir ait le courage de le supprimer.

S'il n'y a pas de difficulté de pression fiscale, le fisc n'est pas méchant et il n'y a pas besoin de bouclier.

CQFT !

Non, pas CQFD !

CQFT : ce qu'il fallait taxer.

Par jean.devalon le 17/03/09
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Un peu d'irréalité offerte au vent du virtuel.

Un couronne dentaire qui se fait la malle, mais

le dentiste est en arrêt car il s'est abïmé le pouce..

Ma fille rentre de l'école avec deux fourmis dans un taille-crayon

qu'elle veut mettre dans un aquarium.

je vais mettre les fourmis dans l'aquarium avec le dentiste.

Par jean.devalon le 17/03/09
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Il faut, on le sait, imaginer Sisyphe heureux.

Mais, Sisyphe n'a jamais été copropriétaire, parce que s'il l'avait été, il aurait été impossible d'imaginer son bonheur.

Il y a, dans le copropriétaire, du Sisyphe : il paie les appels de fonds, il paie, il paie, il paie. Ca y est le compte est soldé.

Eh bien non tout recommence.

J'étais donc ce matin un Sisyphe heureux, je pensais avoir soldé les charges de copropriété.

Je reçois de mon très sympathique syndic (je dis sympathique parce que c'est un client) la convocation à l'assemblée annuelle.

Mais, c'est que mon soldé largement débiteur !

Je tressaute, je sursaute, je prononce des mots que l'on qualifiera de virils.

En fait, c'est simple, si j'ai digéré l'ascenseur, les charges de chauffage ont explosé bien au-delà de ce qui avait été envisagé par le budget prévisionnel.

Avec le tempérament altruiste que je me reconnais, je jette immédiatement un oeil aux comptes individuels des 15 copropriétaires que nous sommes.

Deux d'entre eux sont créditeurs : 97 et 102 €.

Tous les autres sont débiteurs et pas qu'un peu. 8 000 € (alerte rouge) 2000 €, 3000 € (le grincheux tatillon) 1500 € et ainsi de suite.

Finalement je ne m'en tire pas si mal.

Et puis, cela me donne l'occasion de rabâcher encore un peu.

Si notre copropriété se trouve en situation fragile, il n'y a pas d'inquiétudes sur sa solvabilité. En revanche cela signifie que d'autres copropriétés, du fait de la mise aux normes des ascenseurs, de l'augmentation de chauffage collectif vont se trouver en grande difficulté.

Chaque année, il y a un ministre, un député, qui se glorifie de faire voter une loi mettant à la charge des copropriétés de nouvelles obligations et, bien sûr, de nouvelles charges financières sans que personne ne prenne le soin d'en supprimer.

Existe-t-il une étude d'impact global sur les incidences financières de toutes les obligations mises à la charge des copropriétés ces dernières années ?

Heureusement, nous allons être sauvés avec le Grenelle de l'environnement et tous les jolis travaux qui vont être préconisés et rentabilisés par des calculs théoriques probablement conçus par Albert Einstein.

Moi, ma grand-mère disait qu'on ne pouvait pas tondre un oeuf .

Ça fait du bien de ronchonner.