jean.devalon

Par jean.devalon le 30/09/09
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les pannes d'ascenseurs sont pénibles pour ceux qui les subissent.

mais, à Marseille, exemple permi les exemples, elles permettent de combattre

la criminalité en incarcérant les cambrioleurs.

C'est pas beau, ça?

Par jean.devalon le 30/09/09
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Sur les bancs de la fac, on fait des amitiés et des amours ; les amitiés durent plus longtemps.

Les amis de ce temps sont devenus notaires, juges, avocats. Etonnant, non ?

L'un est devenu avocat à Aix.

J'étais son postulant à Marseille, il était mon postulant à Aix.

C'est trop beau !

Mais, les méthodes de travail étaient quelque peu différentes. J'ai un côté un peu ...rhénan ? Et lui, comment dire...; un peu désordonné. Un peu...; b...lique?

Du genre : les conclusions à faire signifier le lendemain pour la veille, les audiences oubliées, les dossiers à déposer lâchement abandonnés à mon bureau sans prévenir, les bordereaux de pièces poétiques, et puis, les observations courroucées et réitérées des juges.

Il paraît qu'à la Cour d'appel, il y a quelques semaines, en chambre sociale, la présidente a demandé à l'un des avocats présents dans la salle de bien vouloir substituer maître S. pour demander un renvoi.

Il paraît que tous les avocats présents, comme à l'église, ont baissé la tête.

Il paraît que le juge a rigolé en observant qu'en 20 ans de carrière il n'avait jamais vu ça.

Donc il a fallu éradiquer et j'ai trouvé un remède efficace : la facture.

À partir du moment où les factures ont été émises rompant avec un gentleman agreement, plus de soucis.

J'étais donc béat.

Mais voilà, je viens de découvrir à Marseille les effets de la contagion.

Un de mes confrères toujours souriant, toujours aimable mais qui semble atteint de la même horrible maladie.

Et que j'écris au juge pour demander un renvoi en raison de raisons toujours variées, et que je t'oublie l'audience, et que le client n'a pas donné d'instructions, et que si et que ça.

Dans tous les dossiers.

Tiens, là, une petite gentillette validation de congé pour vendre.

Ce n'est pas passé en référé, le juge nous a tendu une passerelle pour cet après-midi.

Un jugement de renvoi à l'audience du tribunal.

Je conclus au fond et mon courrier vise la date d'audience

Mon confrère sourire, quand on discute, de me dire qu'il va tout faire pour faire traîner.

Et hier une télécopie demandant … : quelle est la date d'audience ?

Le bougre !

Scrogneugneu, scrogneugneu !

C'est bien en effet la contagion, prions pour qu'il n'y ait pas de pandémie !

Par jean.devalon le 29/09/09
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Moi, ces gens là me donnent le tournis.

Le PDG de France Telecom a donc annoncé la fin de la mobilité systématique pour les cadres au bout de trois ans.

Qui peut penser qu'un management de la mobilité systématique puisse créer un climat productif dans une entreprise ?

Certes, quand une entreprise en mange une autre, cela peut être une méthodologie pour obtenir le départ de ceux dont on ne veut plus.

Le management du trou noir.

Demandez aux anciens salariés de l'UAP mangée par AXA

De toute façon, le tournis est partout.

Avant, mon assurance obligatoire était gérée par la FNMF.

Puis cela a été la FMP CAMPI

La différence, c'est qu'il n'y avait plus de réponses aux courriels.

Aujourd'hui, il paraît qu'avec l'accord du RSI, la FMB CAMPI transfère son activité

d'organisme conventionné à la mutuelle Prévadiès.

Voilà, je suis transféré sans rien avoir demandé.

Je suis mobile, en quelque sorte !

Et je sais déjà que le temps que les choses se mettent en place, je serai peut-être à nouveau transféré.

Mais, cela rapporte moins que le mercato.

Le tournis, je vous dis!

Par jean.devalon le 29/09/09
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La restriction mentale n'est pas permise à un agent immobilier.

Si celui-ci, chargé de la vente d'une maison, a son agence dans une zone qui assure qu'il a eu connaissance d'une procédure de constatation de catastrophe naturelle en cours et s'il ne peut dès lors ignorer que la maison dont il est en charge de la vente se trouve au cœur de la zone touchée, il doit attirer l'attention de l'acquéreur sur la gravité potentielle des fissures pouvant affecter la structure même de l'immeuble en vente. À défaut il pourra être condamné in solidum avec le vendeur et l'assureur garantissant celui-ci.

(Cour de Cassation, 8 avril 2009, 07 - 21910)

Par jean.devalon le 28/09/09
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Quand l'écriture apporte la liberté...

Eluard et Amnesty

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J'écris ton nom

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert

Sur les nids sur les genêts

Sur l'écho de mon enfance

J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits

Sur le pain blanc des journées

Sur les saisons fiancées

J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur

Sur l'étang soleil moisi

Sur le lac lune vivante

J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon

Sur les ailes des oiseaux

Et sur le moulin des ombres

J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore

Sur la mer sur les bateaux

Sur la montagne démente

J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages

Sur les sueurs de l'orage

Sur la pluie épaisse et fade

J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attentives

Bien au-dessus du silence

J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J'écris ton nom

Sur l'absence sans désirs

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J'écris ton nom

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l'espoir sans souvenir

J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

Liberté.

- 1942 -

Par jean.devalon le 28/09/09
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Il y a 30 ans, en marche vers la cinquantaine, Roman Polanski couchait avec une enfant de 13 ans.

Il s'est soustrait à la justice américaine.

À 76 ans, il vient d'être arrêté, alors d'ailleurs que la victime avait, depuis longtemps, pardonné.

Chez nous, le droit pénal, hors rares exceptions, laisse le temps faire son oeuvre par le biais de la prescription qui met fin, soit à l'action publique, soit à l'exécution de la condamnation.

On peut y voir une vision optimiste, voire chrétienne, fondée sur l'idée que le temps change l'homme et permet la rémission.

Mais la société, en fait, ne poursuit que pour rétablir l'ordre, maintenir la sûreté publique.

Elle est froide dans son appréciation.

Ni expiation, ni rémission... Simplement efficacité.

L'intérêt de la société n'est pas, forcément, de poursuivre quand des décennies ont passé qui ont, avec elles, apporté l'oubli même des faits.

Quelle utilité dès lors à poursuivre ? Quel sens donner, en termes d'exemplarité, à de telles poursuites ?

Surtout, d'ailleurs, quand la victime elle-même a accordé son pardon.

Poursuivre aujourd'hui Polanski, pour des raisons qui tiennent plus de la politique internationale que de la justice s'est un peu ouvrir le bal des vampires...

Par jean.devalon le 27/09/09
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Ainsi donc nous partîmes à la foire de Marseille.

En métro, pour ne pas prendre le risque de la chasse vaine à la place rêvée.

En métro, avec l'ado...

A l'arrivée, l'ami Robert et sa femme.

Quelques stands.

La Russie ! A elles le caviar, à nous la vodka !

Etole de chinchilla, irrésistible...

Un restaurant corse, charcuterie, fromage et Patrimonio.

Ronchonnade de l'ado.

A la table d'à coté, un chauve au crâne lustré, reconnu avec retard.

Echos du Vietnam, de l'Afrique.

Et puis l'Italie, aux senteurs de cuir souple.

L'Italie...

Les odeurs gouteuses d'olives, de parmesan, de charcuterie.

Une mortadelle géante.

Et cette belle italienne, le couteau à la main : ' messieurs, un morceau du grand mou ?'

Taquine ?

Par jean.devalon le 27/09/09
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En href="http://www.youtube.com/watch?v=snuhIVoS0nI">chanson,la
souffrance d'une rupture.


Derrière le plus consensuel des
divorces consensuels la souffrance sourd, qu'il faut discerner.


Pour l'accompagner, et tenter de la réduire.

Par jean.devalon le 26/09/09
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Selon la psyché collective, un homme aime le foot et est le roi du bricolage.

Le week-end est fait pour qu'il déploie ses talents devant la télé, le pinceau à la main.

Moi, le foot me laisse froid comme un fonctionnaire de Bercy.

Mais je suis le Roi du Bricolage.

Sauf quand un complot infâme est ourdi pour me renverser.

Ainsi, il y a quelques jours, (deux cent, à peu près), j'avais entrepris de repeindre une porte fenêtre extérieure, dont le bois à nu, criait misère, comme avocat.

Je ne sais pourquoi, mais quelqu'un avait trafiqué le pot de peinture.

L'oeuvre finie, la peinture craquelait de jaunâtre façon.

Comme une peau de crocodile, ou une peau de vieille peau.

Ne renonçant en rien, je m'étais dit que je reprendrais l'ouvrage après les chaleurs d'été.

Et donc, prévoyant, j'avais laissé sur les vitres, ce papier de protection qui empêche de peindre le vitrage.

(Précaution inutile en ce qui me concerne, mais vous connaissez les femmes...).

Je me suis dit, ce matin, que j'allais retirer ce papier, parce qu'il m'avait semblé que ma douce moitié le regardait bizarrement avec un œil se teintant de noir sans que mon pinceau y soit pour quelque chose.

Mais le complot ourdi a continué, alors, son œuvre malfaisante, car ce papier de malheur restait obstinément collé laissait des traces fort malencontreuses.

Et résistantes, les bougresses.

Il m'a fallu faire preuve de talent : alcool, dissolvant, eau,

Mais j'ai dû y aller au grattoir ;

J'en ai trouvé un avec une lame de rasoir toute rouillée.

Je ne me souviens pas d'avoir acheté ce truc.

Qui l'a mis chez moi ?

J'y ai passé la matinée.

Un complot, je ne vois que ça.

La scientologie, peut être.

Les tenants du protocole de Sion ?

L'Opus Dei ?

Les Frère Aînés de la Rose Croix ?

Un complot pour m'abattre.

J'ai gratté, et gratté, et encore gratté

Et après il va falloir que je reprenne, la peinture.

Après l'hiver...

Dans quelques jours...

sep
26

Rustres!

Par jean.devalon le 26/09/09
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Voulez-vous, s'il vous plait, prouver que vous êtes vivant ?

C'est ce que la CRAM, dans la région, demande aux centenaires de justifier, par la production d'un certificat médical.

Une lettre, un certificat, du papier, quoi...

Mais une lettre comme ça, le centenaire, ça peut le tuer.

Rolande, 101 ans, en a reçu une.

Elle dit :

"J'ai très mal réagi, ça m'a troublée, pire ça m'a culpabilisée. J'ai eu honte d'être toujours en vie alors que tant de personnes bien plus jeunes que moi sont parties depuis longtemps."

Non, non, la CRAM ne veut pas faire disparaître les vieux.

Enfin, je ne pense pas.

Il s'agit, et c'est bien, de lutter contre la fraude.

Mais les centenaires ne sont pas si nombreux.

Il pourrait être envisager de leur dépêcher un être humain, pour vérifier de visu, avec délicatesse que le vivant est toujours vivant.

Pardon ?

La case délicatesse ne figure pas dans le formulaire adéquat ?

C'est dommage.

Et la case : rustres ?