jean.devalon

Par jean.devalon le 23/12/09
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Un mot, sur une carte de Noël, qui dit une histoire familiale.

Un histoire de mer, une histoire de mort.

Cette amie enterrée, ce jour premier de l'hiver, qui fut femme et mère de pêcheur, et qui ne semblait pas aimer cette mer , même méditerranée,.

Comme une autre voix pour dire la mer.

La mer, certes celle qui danse le long des golfes clairs, mais aussi celle qui prend les vies.

Oceano Nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines

Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,

Dans ce morne horizon se sont évanouis ?

Combien ont disparu, dure et triste fortune ?

Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,

Sous l'aveugle océan à jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?

L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages

Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !

Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée,

Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;

L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !

Vous roulez à travers les sombres étendues,

Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus

Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,

Sont morts en attendant tous les jours sur la grève

Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande " Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?

Nous ont' ils délaissés pour un bord plus fertile ? "

Puis, votre souvenir même est enseveli.

Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.

Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,

Sur le sombre océan jette le sombre oubli

On s'entretient de vous parfois dans les veillées,

Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,

Mêle encore quelque temps vos noms d'ombre couverts,

Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,

Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures

Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.

L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?

Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,

Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,

Parlent encore de vous en remuant la cendre

De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,

Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre

Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,

Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,

Pas même la chanson naïve et monotone

Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?

O flots ! que vous savez de lugubres histoires !

Flots profonds redoutés des mères à genoux !

Vous vous les racontez en montant les marées,

Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées

Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous...

Les rayons et les ombres...

(Victor Hugo)

Par jean.devalon le 23/12/09
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Tu m'as demandé, amie de Bretagne, de faire revenir du temps passé, ton ami, celui qui a écrit les textes et la musique de :"J't'attends".

Le voici: Paul Boissard

Le temps n'existe pas, l'amour l'annihile.

Par jean.devalon le 23/12/09
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Il faut doucement commencer à s'imprégner de l'esprit de Noël, retrouver l'innocence et le sourire et ne pas penser à ce dossier que les assistantes, mutines, ne retrouvent pas.

Le dossier disparu, c'est le drame de l'avocat que probablement la numérisation atténuera.

Mais revenons à Noël.

J'avais ce matin un souvenir d'enfance, dont j'ai voulu faire profiter un auditoire passionné.

Je disais que j'avais le souvenir de fêtes de Noël, à Montgenèvre, où mon grand-père achetait, de Verdun, je crois, une bombe en chocolat qui explosait en délivrant des bonbons.

On m'a regardé comme si j'avais été atteint d'un accès brusque, mais déterminant, de sénilité.

Je ne peux pas interroger, pour des raisons de Paradis, mes parents.

Je demanderai confirmation à mes frères et soeurs dans les jours qui viennent.

Mais ceci est un appel à témoins : qui a connu la bombe en chocolat qui explose à Noël ?

Par jean.devalon le 22/12/09
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Entre ta belle-mère et ta mère, si tu les possèdes toutes deux à la fois, tu n'hésites pas ; tu as des soins pour la première ; mais c'est cependant à ta mère que ton coeur revient sans cesse. Eh bien ! c'est là ce que sont pour toi la cour et la philosophie. Reviens souvent à la dernière ; et cherches-y ton repos ; car c'est elle qui te rend supportable ce que tu vois à la cour, et c'est elle aussi qui est cause que tu t'y fais supporter toi-même.

Marc-Aurèle

Par jean.devalon le 22/12/09
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Les vacances arrivent.

Il est donc naturel que ce soit le moment choisi par le réseau informatique pour présenter, me semble-t-il, comme une sournoise instabilité.

Les vacances arrivent, l'informaticien a donc disparu, corps et biens.

Et âme, si les informaticiens ont une âme.

Il faut donc télécharger la mise à jour de l'antivirus.

Comme le serveur a un mois, il est a part, l'antivirus expire dans 330 jours, quelque choses comme ça.

J'ai suspendu mon doigt à l'instant où j'allais cliquer sur ‘désinstaller'

Ouf.

Pour mon poste, c'est OK.

Une unité pose difficulté, qui était censée être réparée (scrogneugneu, l'informaticien quand tu réapparaîtras !)

Je m'interroge.

Une voix dont je tairai l'identité me demande s'il ne faut pas un paratonnerre dans la prise.

Dois-je essayer ?

Ai-je fait mon testament ?

C'est pas sot, comme idée, avec la pluie.

Par jean.devalon le 22/12/09
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Le tramway de Marseille est repassé sous la sphère publique.

Il est en grève, cadeau de Noël pour les marseillais.

Mais les traminots désespèrent.

Il paraît que personne ne s'aperçoit de la grève.

Il semble que le tramway prévu pour accueillir 120 000 passagers par jour en accueille péniblement 55 000.

Il avait été critiqué dans la mesure où ses lignes paraissaient faire doublon, notamment avec le métro.

C'est idiot, une grève dont on ne s'aperçoit pas, de quoi désespérer un traminot

Par jean.devalon le 22/12/09
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"L'usufruitier ne peut, sans le concours du nu-propriétaire, donner à bail un fonds rural ou un immeuble à usage commercial, industriel ou artisanal" nous dit l'article 595 du code civil.

Mais, en revanche, l'usufruitier peut refuser seul le renouvellement d'un bail commercial. (Cass. 9 déc. 2009, 08-512).

Est-ce bien logique?

Par jean.devalon le 21/12/09
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"Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris"

(Montesquieu) Extrait des Cahiers

Baron, dans une république monarchique, il en est de même, et aux citoyens , en pâture, on jette des débats!

Par jean.devalon le 21/12/09
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Ce matin, audience de contestation de créances, avec l'anticipation d'une question de procédure permettant de sauver le créancier.

En début d'après-midi, dans un village des alentours de Marseille, sous une pluie de circonstance, un enterrement.

Au retour, la secrétaire qui dit : « c'était mort ! »

Puis, le téléphone, le référé urgent qui arrive, le mémoire introductif d'une procédure en renouvellement de bail commercial à établir.

La pluie qui tombe.

Le spectacle continue.

Par jean.devalon le 20/12/09
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Quand j'étais tout petit, mon grand-père maternel, qui était facétieux, aimait nous passer des films de Charlot et de Laurel et Hardy.

Allez, une petite danse !

Pour nous réchauffer.