jean.devalon

Par jean.devalon le 20/12/09
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L'inscription ‘ Arbeit macht frei' disparaît de l'entrée du camp d'Auschwitz,

Le pape Pie XII est en voie de béatification.

L'histoire grince.

Elle ne dit pas que ce pape fut suppôt du nazisme.

Elle dit qu'il a eu peur des conséquences d'une dénonciation plus forte qui aurait entraîné, pensait-il, plus de morts.

Il n'était pas, c'est sûr Kolbe

Il était finalement un homme.

Pusillanime ?

Et si nul ne sait vraiment, au-delà de l'anathème, s'il a eu raison ou tort d'agir comme il l'a fait, puisqu'il y a ceux qui le vouent au diable et ceux qui veulent en faire un Juste des nations, et si l'on peut s'interroger sur cette tendance des papes à béatifier leur prédécesseurs, en revanche, elle est reconnaissance de la faiblesse humaine, de ce relativisme qu'ils dénoncent par ailleurs, du paradoxe humain auquel ils participent.

C'est peut être cela aussi qui explique l'opprobre médiatique.

Il y a du Pie XII en chacun de nous.

Ai-je été l'avocat du diable?

Par jean.devalon le 19/12/09
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J'en ai encore froid aux oreilles !

J'ai voulu aller chercher, pour ma douce, ce parfum qu'elle aime.

Il a fallu longtemps pour qu'une vendeuse s'occupe de moi, et en vain, car de parfum, point.

Je pressens l'horreur d'une interminable quête.

Mais, ma douce n'a nul besoin de parfum, tant elle exhale la pureté et la douceur.

Je dirai bien qu'elle est en odeur de sainteté, mais c'est l'odeur suave que le corps de certains saints exhalerait après la mort.

Et elle est, doux Jésus, bien vivante et causante.

Mais j'ai un indice sur sa sainteté à venir.

Je suis allé prendre la boîte postale, Valon & Pontier, Jean de Valon, Catherine Pontier.

De retour, j'observe une enveloppe bizarre.

Elle vient du métropole grec, exarchat du patriarcat oecuménique.

Elle est adressée à Monseigneur Georges Pontier, Archevêque de Marseille, à une adresse qui n'a rien à voir avec la notre.

Et elle était dans notre boite postale.

Je ne crois pas au hasard.

Ce doit être une sorte de synchronicité.

Catherine doit être une sainte.

On ne le connait pas l'archevêque.

Je vais interroger Belle-maman adorée, on ne sait jamais remarquez, s'il y avait quelque secret de famille que j'ignore.

Mais j'en doute fort.

Et lundi, je dirai un mot à la poste.

Genre :' vous vous rappelez de votre acte de contrition ?'

Par jean.devalon le 18/12/09
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Il fait gris et froid.

Ce matin, devant substituer un confrère parisien, l'attente a été longue aux référés, et je n'aurais pas peut-être formulé de simples protestations et réserves, si je n'en avais reçu mandat.

Un désistement dans un de mes dossiers, sorti de la bonne route juridique.

Une bonne demi-heure avec Secibon, au téléphone, parce qu'un document scanné, intégré au logiciel, puis transféré par courriel apparaissait illisible à son destinataire. Assistance impeccable, tout venait d'un espace entre deux mots. L'informatique n'aime pas les espaces. Je n'aime pas l'informatique

Tout à l'heure, expertise.

Un appartement ravagé par l'eau du voisin de l'étage supérieur. Une partie des causes résolues, mais il reste encore une arrivée d'eau active. Une cliente âgée, épuisée, dépassée, mais à laquelle il a fallu demander d'arrêter de téléphoner matin et après midi, harcelant les assistantes. Je lui ai dit que le temps des esclaves était fini, elle m'a raccroché au nez. Ca va mieux, maintenant, mais voici venir un accédit pénible.

Hier, prévenu de la fin imminente de la femme d'un ami, je l'ai au téléphone, et quand il me parle, comprends qu'elle vient de mourir. Le temps s'est mis au diapason.

L'humain, en un sens. Rien de rare, rien d'exceptionnel. L'humain.

Evoquer l'humain, ça me met déjà de meilleure humeur.

Tatie Danielle, j'arrive !

Par jean.devalon le 17/12/09
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Par un arrêt du 8 décembre 2009 (N° de pourvoi: 08-16495 08-17406) , la Cour de Cassation censure une cour d'appel qui était entrée en voie de condamnation d'un notaire en estimant que dans le cadre d'une opération de succession le notaire se devait d'avertir des héritiers, compte tenu de la composition de leur portefeuille titres constitué pour l'essentiel de produits financiers relevant des marchés boursiers, du risque pouvant découler de leur volatilité sur l'exécution de leur engagement ; qu'en s'abstenant d'attirer leur attention sur les conséquences d'une option qui pouvait les exposer à un risque de perte et de les informer sur l'opportunité pour y échapper de sécuriser le capital représentatif des droits à acquitter, le notaire a engagé sa responsabilité ;

la Cour de Cassation, pour sa part a estimé que si le notaire est tenu d'éclairer les parties et d'appeler leur attention sur la portée, les effets et les risques des actes auxquels il prête son concours, il n'a pas à répondre, dès lors qu'ont été prises les mesures propres à garantir la bonne exécution du montage choisi, des aléas financiers liés à la conjoncture boursière acceptés par ses clients.

Bien sûr, le notaire n'est pas un banquier, mais cette profession rappelle assez souvent qu'elle peut aider et conseiller en matière de gestion de patrimoine. Elle doit donc supporter une responsabilité si les opérations envisagées sont hasardeuses.

Mais ce ne devait pas être le cas en l'espèce.

Par jean.devalon le 17/12/09
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Hier comme nous approchons de Noël, ma belle-mère adorée a fait sa crèche. Pour cela elle a pris, dans ses mains menues, une magnifique et ancienne soupière de Moustiers pour la retirer du buffet où elle trônait.

Par prudence, ma fillotte chérie s'est penchée. Mais, voulant peut-être sportivement faire une tête, s'est redressée au mauvais moment et a pulvérisé la soupière.

C'est une histoire banale, dont le gendre que je suis entendra parler pendant de longues décennies.

C'est pourquoi, j'étais presque d'humeur chagrine ce matin en arrivant au cabinet.

Mais une sympathique greffière en chef m'a téléphoné pour me dire que j'ai été activé.

Voilà, ça y est, le cabinet a le RPVA marseillais.

Je n'ai pas de boîtier, vieillot comme soupière.

Simplement une clé cryptée que je place dans mon ordinateur. Puis, je clique sur un raccourci informatique qui me conduit au site e-barreau et voilà, ça y est, l'extase de tous les instants est pour moi, je pénètre dans les profondeurs de mes dossiers au greffe.

La conclusion de cette histoire est double.

D'abord, si vous voyez passer votre belle-mère avec une soupière, créez un périmètre de sécurité.

Ensuite, la sécurité informatique n'a nul besoin d'un certain boîtier antique comme soupière et donc il y a fort à parier que l'extension du réseau national virtuel des avocats va être accélérée par la légèreté, la fluidité et la modernité du système qui se met désormais en place, et qui fonctionne, dans notre bonne ville de Marseille.

Car il est prévu pour être étendu sur le territoire.

Après tout, quand une technique bonne, il faut la diffuser.

Par contre, pour la soupière, c'est autre chose, un peu de colle, peut être...

Par jean.devalon le 16/12/09
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Tout à l'heure, je me suis surpris en pleine conception juridique surannée dans un dossier.

Ca fait mal de se sentir plus trop au goût du jour

Vais-je bientôt (enfin, dans longtemps) chanter avec Jean Gabin ?

Par jean.devalon le 16/12/09
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La demande du bailleur tendant à voir constater l'acquisition de la clause résolutoire du bail en suite d'un commandement doit être rejetée lorsque le commandement a été délivré de mauvaise foi. (Cass 25 novembre 2009, 08-21384).

Et cela même si des sommes sont dues, le principe de loyauté doit présider à l'action en justice !

Par jean.devalon le 15/12/09
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Sholem Schwartzbard est né en Bessarabie en 1886 dans une famille juive

Il prend part à la révolution russe de 1905. Il trouve refuge en France en 1910, , il s'engage dans la Légion étrangère le 24 août 1914, peu après le début de la Première Guerre mondiale. Au sein du 363e régiment d'infanterie, il est blessé et à ce titre décoré de la Croix de guerre est de nouveau blessé lors d'une patrouille, par un souffle de grenade en mars 1916.

En août 1917, Schwartzbard est démobilisé et, le mois suivant, part avec sa femme en Russie. Il sert dans la Garde Rouge puis dans un bataillon spécial de la Tchéka envoyé en Ukraine3. En 1919, Schwartzbard est responsable d'une brigade spéciale de cavalerie juive avec 90 hommes dans le sud de l'Ukraine

En 1920, il retourne à Paris et reprend ses activités d'horloger boulevard Ménilmontant. Il devient par ailleurs un membre actif du mouvement ouvrier français et juif. Il obtient la nationalité française en 1925.

Ayant appris que le dirigeant socialiste et indépendantiste ukrainien Simon Petlioura, dont il jugeait les troupes coupables de nombreux pogroms pendant la guerre civile, vivait à Paris, il l'assassine le 25 mai 1926 rue Racine, à proximité du boulevard Saint-Michel.

Sholem Schwartzbard est défendu par l'avocat Henry Torrès. Le procès était suivi par le journaliste Bernard Lecache, qui créa pour soutenir l'accusé la Ligue contre les pogroms, à laquelle adhérèrent plusieurs personnalités, dont Albert Einstein. La Ligue contre les pogroms devint la LICA, puis la LICRA. A l'issue de son procès, qui commence le 18 octobre 1927, Sholem Schwartzbard est déclaré non coupable par le jury populaire, bien qu'il ait clairement revendiqué l'assassinat de Petlioura.

(merci wikipedia)

Ce rappel pour vous faire écouter Henry Torrès.

Ses mots n'ont pas vieilli, le vrai ne vieillit jamais.

Par jean.devalon le 15/12/09
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Me voilà donc devenu avocat conseil, avocat-conseil.fr, plus exactement.

Ça y est, le modernisme a envahi mon être.

On le sait, la création d'une liaison informatique nationale entre les avocats et les tribunaux, très bonne idée s'il en est, donne lieu à une mise en place rencontrant des difficultés, des questionnements, somme toute normaux.

Nous, on a voulu être parisiens.

C'est-à-dire pouvoir se connecter au réseau e-barreau avec une simple clé cryptée.

Dans son infinie sagesse, le CNB, a accepté que le barreau de Marseille expérimente cette solution.

Hier, donc, dame Catherine et moi-même avons reçu nos clés des fermes mains bâtonnières.

Le délégué du bâtonnier au RPVA m'a donné un mode d'emploi pour creuser le tunnel sécurisé du Vieux-Port, permettant d'accéder à la plate forme e-barreau.

Sauf que je fais partie de ces gens qui ne lisent jamais les modes d'emploi, c'est plus rigolo d'être inventif.

C'est donc dame Catherine, ma pertinente associée qui a créé le tunnel...

Mais moi, au préalable, j'avais activé la clé.

Ça marche.

Je clique sur un raccourci qui me donne accès au tunnel sans péage.

Je clique sur un autre raccourci qui m'ouvre les plaisirs d'e-barreau, où l'on me dit que je suis maître de Valon.

Ce qui tombe très bien car il peut toujours arriver d'oublier qui on est.

Bon, pour être honnête, il m'est demandé de me mettre en rapport avec le greffe qui a peut-être un peu de retard, mais comme tout cela date d'hier, il sera excusé.

Mais le tunnel ça marche bien !

En tout cas, c'est donc le RPVA de Noël.

Merci le CNB.

Par jean.devalon le 15/12/09
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