jean.devalon

Par jean.devalon le 17/05/10
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C'est demain, en principe, que le rapport Hattab sera connu, qui nous parlera, par delà les rumeurs, du RPVA.

Mais gageons que les fougueux amants, la belle Navista et le fort CNB, dans la chaleur de leur hymen, doivent nous concocter une belle chanson d'amour.

Ah, vivement demain!

Par jean.devalon le 17/05/10
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Par une sorte d'incompréhensible malédiction, le temps, ces dernières semaines, s'est déréglé.

De sorte qu'il ne m'est pas possible, entre pluie et mistral, d'effectuer le week-end ces travaux de bricolage nécessitant l'ouverture des portes fenêtres.

Avec un regret que l'on peut deviner, j'ai donc, ce dimanche, lu.

Je ne suis pas descendu sous le port acclamer les footballeurs, ce qui m'a évité d'entendre monsieur Gaudin expliquer qu'il y avait plus de monde qu'à la libération de Marseille.

Il y a des phrases, comme cela, dont la profondeur est abyssale.

J'ai lu.

Et j'ai lu un livre policier de Michael Connely dont le héros était un avocat américain.

Non pas l'un de ces avocats travaillant dans ces firmes suintant les dollars qui font rêver beaucoup.

Mais un avocat pénaliste, travaillant sans bureau.

Son assistante travaille de chez elle, et lui dans une lincoln.

C'est une grande et luxueuse limousine.

On appelle l'avocat lincoln.

Ce que je me suis dit, c'est que peut-être l'avenir de la profession était là : travailler dans sa voiture.

Mais vous aurez relevé que l'un des véhicules automobiles qui remportent, chez nous, le plus de succès, c'est la logan.

Entre nous soit dit d'ailleurs, ce véhicule était destiné aux pays de l'Est et aux pays émergeant et vend très bien chez nous, ce qui est parfaitement significatif.

Donc, chez nous ce ne sera pas la lincoln, mais la logan

L'avocat de demain travaillera dans sa logan !

C'est bien d'avoir une pensée prospective !

Par jean.devalon le 16/05/10
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J'entendais hier ce bon monsieur Chatel, le redoutable porte-parole du gouvernement, expliquer qu'il n'était pas possible de baisser la rémunération des ministres car, sinon, il faudrait baisser celles des hauts fonctionnaires, puis des autres et que, cela le gouvernement s'y refusait.

C'est donc par solidarité qu'il ne faut pas toucher au traitement des ministres.

Bien sûr, la baisse éventuelle en question serait symbolique, sans plus.

Mais derrière elle, en fait, se profilerait le début d'un mouvement sur le train de vie de l'Etat, sur les signes évidents de richesses de nos élus, sur les cinq cents barons qui touchenr plus de vingt mille euros par mois en cumulant, à temps partiel, les mandats, sur ces élus qui cumulent leurs indemnités avec, par exemple (monsieur Copé?) des honoraires de puissants cabinets d'avocats, au mépris de la morale et du bon sens ...populaire.

Bref, ce serait décider d'un mouvement vers le réel de la vie des Français.

Et ce qui est donc impressionnant dans le propos de monsieur Chatel, c'est son insolente bêtise conceptuelle et l'absence totale de réflexion sur l'éthique.

Comme si le peuple pouvait être dupe.

Soyons sûrs, que de droite comme de gauche, les élus seront solidaires avec le peuple et au nom de cette solidarité conceptualisée par monsieur Chatel n'aboliront aucun de leurs privilèges.

Aujourd'hui Marie Antoinette s'appelle Rachida, le prénom a changé, et c'est tout.

Par jean.devalon le 15/05/10
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La réforme de la procédure pénale, une fois de plus, est renvoyée aux calendes grecques, Dès le départ, elle était viciée par cette idée saugrenue de supprimer le juge d'instruction sans rendre, en contrepartie, parquet indépendant.

Et une fois de plus le résultat en est l'immobilisme bien pratique.

Mauvaise gouvernance du caprice.

Pour la burqa, il en est de même, une loi va être votée qui ne tient compte ni de la Constitution, ni des engagement européens du pays, ce qui peut conduire à l'effet strictement inverse à celui souhaité.

Mais le politique nous fait de jolis effets de menton.

Parfois, je me demande, je vous l'assure, si les politiques ne nous prennent pas pour des ...

Drôle d'interrogation

Par jean.devalon le 14/05/10
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Voilà, ce sera donc le 18 mai que nous saurons!

C'est le Bâtonnier qui le dit!

Nous nous languissons grandement...

Plus de rumeurs, du concret, du tangible

Par jean.devalon le 14/05/10
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La justice est parfois désespérante.

D'un côté, les avocats se préparent à la dématérialisation à venir, à la communication électronique des conclusions et des pièces et également des déclarations d'appel.

D'un autre côté le vieux monde n'est pas mort.

Ainsi, par un arrêt du 6 mai 2010 (09 - 66523) la Cour de Cassation rappelle que la déclaration d'appel est remise au greffe en autant d'exemplaires qu'il y a d'intimés plus deux.

Une personne avait interjeté appel par déclaration d'appel, précédée la veille, d'une télécopie. En effet un jugement avait été signifié le 30 janvier 2007 et l'avoué avait adressé une télécopie le 28 février 2007 dans la mesure où le greffe était fermé.

Il avait le lendemain déposé une déclaration ‘confirmative'.

La cour d'appel avait estimé l'appel recevable en l'état de l'impossibilité matérielle pour l'avoué de faire enregistrer son recours compte tenu de la fermeture du greffe.

Mais la Cour de Cassation rappelle que l'appel formé dans le délai de recours l'avait été par une télécopie et qu'il n'avait pu valablement saisir la cour.

A priori si un délai d'appel expire un jour donné, il doit expirer me semble-t-il à 23heures 59 minutes 59 secondes et un peu plus.

Et si le greffe n'est pas ouvert, n'y a-t-il pas là quelque atteinte aux droits du citoyen ?

Mais pas grave, les heures d'ouverture de l'administration française priment tout !

Par jean.devalon le 14/05/10
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Cinq cent avocats de Marseille sont privés de la liaison au RPVA en raison d'une voie de fait de la société Navista avec la 'complicité' du CNB.

Il était invoqué une question de sécurité.

À la demande du président de la conférence des bâtonniers un expert a été désigné, monsieur Hattab, afin d'examiner les systèmes existants, celui de la société Navista, celui du barreau de Paris et celui du barreau de Marseille.

L'expert Hattab a déposé son rapport entre les mains du président de la conférence des bâtonniers, monsieur Pouchelon.

Il semblerait qu'il y ait des réticences à rendre ce rapport public !

Et même à le communiquer au barreau de Marseille, pourtant partie.

Il semblerait qu'en fait le rapport mette en exergue :

- une faille lourde de sécurité dans le système de la société Navista qui ne serait pas, à ce jour, respectueuse d'une norme concernant les data centers (j'espère ne pas dire de bêtises). Autrement dit une intrusion dans ses locaux permettrait de prendre possession de tous les ordinateurs des avocats de France. (Qui est là le week-end ?)

- le système du barreau de Paris présenterait aussi une petite faille.

- en revanche le système marseillais serait validé, étant précisé que l'expert relèverait qu'il n'y a pas besoin du boîtier Navista.

Rappelons en effet que si Marseille utilise le boîtier Navista c'est en fonction de l'exigence de CNB mais qu'il suffirait que celui-ci autorise les informaticiens du barreau à s'en passer.

Il s'agit là bien sûr, puisque le rapport n'est pas rendu public, de conjectures.

Et pendant que nous nous perdons en conjectures, cinq cent avocats sont bloqués.

Et si le rapport indique vraiment qu'il existe une lourde faille de sécurité dans le système de la société Navista, il est alors de l'intérêt immédiat de l'ensemble de la profession d'en avoir l'information pour qu'il soit remédié.

Souvent, d'un air un peu méprisant, les hiérarques disent qu'il s'agit de sommes de peu d'importance et que c'est politique.

Sur la question d'argent, il faut observer que les temps qui viennent sont à la réduction des coûts et à la nécessité de ne plus jeter l'argent par les fenêtres. Le système proposé, outre son opacité, ajoute des coûts mensuels induits qui cumulées finissent par être importants, avec notamment, derrière la dime des vendeurs de logiciels certifiés par le CNB.

D'ailleurs, je connais même un élu du CNB à Marseille qui a dû déposer le bilan, comme pas mal de nos confrères. L'argent est une donnée à prendre en compte désormais. La décence l'exige.

Sur la politique, il est nécessaire que la profession se dote d'un système sécurisé et si le rapport Hattab indique que le système marseillais est le plus sécurisé, alors l'honnêteté, l'efficacité, le sens des responsabilités de nos élus les conduira très certainement à en tirer les conclusions.

Mais peut-être tout cela est-il faux?

Il suffit alors que le rapport Hattab soit rendu public pour faire taire ces insolentes rumeurs.

Et si cela est exact, il est temps d'arrêter le scandale.

Par jean.devalon le 13/05/10
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Nous l'attendons ce rapport sur le RPVA déposé entre les mains du Président de la Conférence des Batonniers.

Nous l'attendons...

Une rumeur court à Marseille qu'un SMS me dit.

Le rapport dirait que la seule architecture vraiment sécurisée serait celle choisie par le barreau de Marseille, pas celle de nos amis parisiens et... pas celle de nos amis de Perpignan, ceux de Navista.

Et que dès lors, le rapport Hattab ne serait pas rendu public!

Gloup!

C'est une rumeur folle, il aurait mieux valu la taire, qui sera démentie par l'immédiat caractère public du rapport.

Sinon, que penserait la profession?

On lui mentirait?

Mais c'est une rumeur sans fondement, sûrement!

mai
13

Exécution

Par jean.devalon le 13/05/10
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D'où vient que toute exécution nous navre plus qu'un meurtre ? De la froideur des juges, des préparatifs du supplice, de l'idée qu'il y a ici un homme dont on se sert comme d'un moyen pour effrayer les autres. Car la faute n'est pas punie même si faute il y avait : celle-ci se trouve chez les éducateurs, les parents, le milieu, elle est en nous, pas dans le meurtrier, les circonstances déterminantes, veux-je dire.

Laxiste finalement ce Nietzsche, non?

Ou un esprit libre et clairvoyant.

Par jean.devalon le 13/05/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 3 mois

« Les avocats d'un criminel sont rarement assez artistes pour utiliser, au profit du coupable, la beauté terrible de son acte. » (Friedrich Nietzsche)

Mais en même temps, cela serait-il vraiment efficace ?