jean.devalon

Par jean.devalon le 30/06/10
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Aujourd'hui, il ne faut pas nécessairement formuler des arguments pensés, raisonnés et construits, mais il faut fournir des éléments de communication.

La communication, ce n'est pas forcément la raison, non plus que la vérité, c'est parfois l'inverse !

J'ai été très impressionné par une campagne de communication de nos amis les notaires qui exposent à la vision du lecteur une veste vieillotte, précisant que le notaire ne la retourne pas ; comme des chaussures anciennes en vantant leur modeste tarif.

Je ne dirai rien sur le fait que le notaire ne retourne pas sa veste car certains ont pensé qu'il y avait là, de manière subliminale, un regard torve dirigé vers les avocats.

Ce sont de petits plaisantins, ces notaires !

A Marseille, ces derniers mois, il y a plusieurs notaires qui ont dû laisser leur veste à l'entrée d'un hôtel modeste où l'on est logé aux frais du contribuable.

Et toc !

Sur le tarif, je me dis rien, il suffit de lire M. Attali.

Mais sur les vieilles chaussures et la veste moche, il ne faut pas au travers de la communication travestir vraiment trop la vérité.

À ma connaissance le revenu moyen d'un notaire est de 220 000 €.

Alors, à ce prix-là, il n'y a pas besoin de retourner sa veste parce qu'elle est de telle qualité qu'elle peut durer longtemps et qu'il n'est pas besoin d'en acheter une qui soit réversible !

Par jean.devalon le 29/06/10
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'La distance horizontale de tout point du bâtiment à édifier au point le plus proche de la limite séparative devra être au moins égal à la différence d'altitude entre ces deux points sans être inférieure à 4 mètres.'

Tout bête !

Par jean.devalon le 29/06/10
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Dans la Gazette du Palais des 20 au 22 juin, l'éditorial évoque de glorieuses équipes de foot (OM et PSG) ...et le CNB.

Il rappelle que la dernière assemblée de cette institution était interdite à la presse !

Il rappelle que M. Paul Albert Iweins a traité « d'espèces de crétins malfaisants » des responsables syndicaux qui s'étaient étonné de l'accord passé, sans mandat, avec des experts-comptables et l'avaient condamné. !

Ces gueux !

Il en est d'ailleurs de même, s'agissant de l'absence de mandat, pour la question du RPVA, ou, en douce, la présidence fait signer à la Chancellerie une convention modifiée, sans en avoir aucunement informé qui que ce soit, ayant pris, à l'inverse, le soin de communiquer seulement sur le simple renouvellement.

D'ailleurs, dans la précipitation, et vu la manière dont elle est rédigée, la Convention interdit le nomadisme tel qu'il est vendu lui-même par le CNB !

Ce n'est pas grave, les gueux doivent se soumettre !

Eh bien moi je veux bien être une espèce de crétin malfaisant

C'est un honneur !

Parce que quand je vois que le Bâtonnier de Paris rappelle que le contrat avec Navista coûterait 11 millions d'euros pour les 5 ans à venir contre 3 millions s'il était dénoncé et que le président Wickers balaie cela « On ne va pas discuter pour 6 francs, six sous » », je me dis qu'il est très sain d'être malfaisant.

J'invite modestement le bâtonnier de Marseille à attaquer cette convention discriminatoire entre parisiens et provinciaux, à l'évidence, et par ailleurs à dénoncer la convention locale avec la juridiction.

Voire décréter la grève des cotisations !

Devant tant d'arrogance, devant ce mépris des avocats, devant cette vente forcée d'un matériel inadéquat, après tout, les ordres locaux devraient réagir fortement et obliger la présidence du CNB à ravaler sa suffisance.

Parole de crétin malfaisant !

Par jean.devalon le 28/06/10
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Oui, on peut, je le pense, parler de trahison.

Le Conseil National des Barreaux, tout au moins sa présidence actuelle, agit désormais ouvertement contre l'intérêt des avocats.

S'agissant de l'accès à e-barreau, un mouvement se renforce jour après jour, probablement irréversible, pour offrir à la profession une solution conforme à l'état actuel des techniques, concurrentielle, pour un prix raisonnable qui ne constitue pas une dîme au profit d'une société privée laquelle bénéficie d'un incompréhensible monopole.

La présidence du CNB, avant et pendant l'assemblée générale a communiqué benoîtement sur le renouvellement de la convention avec la chancellerie.

En fait, elle a pris soin de faire intégrer dans cette convention des dispositions empêchant toute évolution et contraignant tout avocat à se soumettre au choix faits et pourtant contestés au terme même du rapport d'audit intervenu.

Et elle a pris soin de n'en parler aucunement, préférant l'ombre noire.

Vous trouverez au pied de cet article cette convention qui visent à interdire aux ordres de mettre en place une solution nomade et qui vise à interdire au barreau de Paris d'étendre aux autres barreaux son système ce qu'il a offert de faire.

Nous aurons bien sûr à revenir ultérieurement sur cela.

Mais, franchement quels sont les intérêts de ceux qui gouvernent la profession a vouloir absolument générer l' inévitable, c'est-à-dire une révolte et un combat déterminé pour que le président ne soit pas renouvelé à la fin de l'année ?

Même monsieur Escalettes a démissionné !

Les syndicats, à part le Cosal et le SAF vont-ils enfin se réveiller ?

Par jean.devalon le 28/06/10
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La dernière semaine avant les vacances judiciaires, pour l'avocat, c'est un peu comme pour le cycliste qui, coup de pédale après coup de pédale, lacet après lacet, lutte pour parvenir au sommet du col lointain où il pourra se reposer et goûter l'air frais de la montagne.

Dernières audiences surchargées, dossiers à boucler,dates de vacances des interlocuteurs à vérifier, mais aussi les fêtes des écoles, les kermesses... et tout cela s'entrechoque sans pitié aucune pour le pauvre avocat.

Mais, moi, l'air de la montagne, je l'ai respiré ce matin.

Ce n'était pas au sommet du au col du Lautaret, mais dans le cabinet de mon dentiste.

Pour y accéder j'ai dû, au sortir du métro, monté un boulevard pentu, dernier effort

Dans son cabinet, outre la climatisation, il a installé un appareil de science fiction qui purifie totalement l'air.

Je me suis dit, qu'à tout prendre, ça valait bien l'air de la montagne et l'effort accompli pour parvenir dans ce lieu de délices

Savoir positiver en toutes circonstances est le secret du bonheur

Par jean.devalon le 28/06/10
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Dans le bulletin de l'Ordre des Avocats au Barreau de Paris, il est confirmé la mise à disposition de la profession entière du système de connexion parisien à e- barreau.

Sur le plan technique, afin que l'architecture devienne VPN, il faut un investissement extraordinairement important, je ne sais pas si la profession pourrait le supporter :

20 000 euros !

(Et pour les anciens 130 000 frs.)

Je parle en francs parce qu'il est dit que le CNB a refusé et que pour refuser une offre pareille qui a le mérite de la modernité et de la simplicité, il faut être un notable qui se fiche des petits et qui doit, dès lors, dans sa tête, encore penser en francs, voire d'ailleurs ceux d'avant 1958.

J'ai d'ailleurs un doute sur ce qui a été voté dans la mesure où le débat est très technique et que la résolution votée, préparée avant le vote, peut être interprétée de multiples manières.

Simplement, il est utile de rappeler que Paris offre de donner à la profession entière un système qui peut être amélioré pour trois francs six sous dans un délai très rapide.

Les circonvolutions du CNB qui veut absolument, en fait, garder la maîtrise de tout, alors même qu'il n'en a pas les moyens humains et techniques conduit à penser que cette instance à l'heure actuelle est plus préoccupée de son statut propre et de celui de ses élus que de l'intérêt de la profession.

Mais le CNB va, c'est sûr, se 'ressaisir' comme le SAF l'a appelé à le faire.

Parce que si sa position est prise pour des raisons dites politiques, cela signifie simplement que sa politique est nullissime.

Se ressaisir!

Avant qu'il ne soit trop tard.

Un homme, une voix!

Par jean.devalon le 27/06/10
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Il est grave : il est maire et père de famille.

Son faux col engloutit son oreille. Ses yeux

Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,

Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.

Que lui fait l'astre d'or, que lui fait la charmille

Où l'oiseau chante à l'ombre, et que lui font les cieux,

Et les prés verts et les gazons silencieux ?

Monsieur Prudhomme songe à marier sa fille.

Avec monsieur Machin, un jeune homme cossu,

Il est juste-milieu, botaniste et pansu.

Quant aux faiseurs de vers, ces vauriens, ces maroufles,

Ces fainéants barbus, mal peignés, il les a

Plus en horreur que son éternel coryza,

Et le printemps en fleur brille sur ses pantoufles.

Paul Verlaine

C'est pas nous, hein?

juin
26

Paname!

Par jean.devalon le 26/06/10
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Toute ville est belle, de son histoire, de ses habitants, de son architecture.

Et chaque ville porte sa réputation: accueillante ou non, ouverte ou fermée.

Mais les réputations sont souvent factices.

Nous du coté de Marseille, et spécialement les avocats de Marseille,

en ce moment, on aime beaucoup:

Paname!

juin
26

Vespasien

Par jean.devalon le 26/06/10
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'Le seul reproche qu'on lui fasse avec raison, c'est d'avoir aimé l'argent. En effet, non content d'avoir rétabli les impôts abolis sous Galba, d'en avoir ajouté de nouveaux et de plus lourds, d'avoir augmenté et quelquefois doublé les tributs des provinces, il fit des négoces honteux même pour un particulier, achetant des marchandises pour en tirer profit plus tard. Il ne se faisait point scrupule de vendre les magistratures aux candidats, ni les absolutions aux accusés, tant innocents que coupables. On croit même qu'il affectait d'élever aux plus grands emplois ses agents les plus rapaces, afin de les condamner lorsqu'ils se seraient enrichis. Il s'en servait, disait-on, comme d'éponges que l'on trempe quand elles sont sèches, et que l'on presse quand elles sont humides. Cette cupidité, selon quelques-uns, était dans son caractère, et lui fut reprochée par un vieux bouvier qui, ne pouvant en obtenir la liberté gratuite, lorsqu'il fut parvenu à l'empire, s'écria que le renard changeait de poil, mais non de moeurs. Selon d'autres, c'était un effet de la nécessité. Le trésor et le fisc étaient si pauvres, que Vespasien fut obligé de recourir au pillage et à la rapine; et c'est ce qui lui fit déclarer à son avènement au trône, que l'État avait besoin de quatre milliards de sesterces pour subsister. Cette dernière opinion paraît d'autant plus vraisemblable, que Vespasien faisait un excellent emploi de ce qu'il avait mal acquis.'

Suétone

juin
26

Elévation

Par jean.devalon le 26/06/10
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Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,

Par-delà le soleil, par-delà les éthers,

Par-delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,

Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,

Tu sillonnes gaîment l'immensité profonde

Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;

Va te purifier dans l'air supérieur,

Et bois, comme une pure et divine liqueur,

Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les sombres chagrins

Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,

Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse

S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensées, comme des alouettes,

Vers les cieux le matin prennent un libre essor,

-- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort

Le langage des fleurs et des choses muettes !

Baudelaire

Voilà qui nous change excellemment du néant des bleus ou des cigares de monsieur Blanc,

de l'arrogance des puissants, comme de l'insuffisance de leurs émules.

Vouloir lever la tête et l'esprit quand tous concourent à nous vouloir courbés.