jean.devalon

Par jean.devalon le 15/06/10
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Espérons que l'AG du CNB entendra ce que son bureau, atteint du syndrome de Waterloo, s'obstine à vouloir mépriser

Par jean.devalon le 15/06/10
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Les mots qui suivent sont les miens.

S'il peut m'arriver de prêter, d'une certaine manière, ces pages à mon Ordre pour aider à faire comprendre le sort méprisable fait au Barreau de Marseille par sa représentation nationale, ce n'est pas aujourd'hui le cas.

Je le précise.

J'ai le sentiment que nous sommes en train d'assister à la naissance d'un scandale professionnel.

Ce n'est pas, bien sûr, le principe du RPVA qui est en cause, mais le seul boîtier RSA, cette espèce de modem obsolète, (pour l'image) que l'on veut imposer dans tous les cabinets d'avocats, et qui est inutile.

Il y a deux phases : avant et après le rapport d'audit que vient de déposer monsieur Hattab.

Très simplement, ce rapport met en pièces l'architecture actuelle imposée à tous les avocats, sauf Paris, par le CNB.

Il relève l'absence d'appel d'offres, l'absence de cahier des charges, l'absence de certification de la société prestataire, l'absence de conceptualisation du projet, l'absence de sécurité, le flou intégral, la charge financière étonnante. L'inutilité réelle, en un mot.

On ne peut pas faire mieux.

Il relève que ce qui en place n'est de l'intérêt ni des gros et moyens cabinets, ni des petits et il suggère, pour qui sait lire, au CNB de changer tout ça très vite.

Avant ce rapport, dans la mesure où il n'y a pas eu d'appel d'offres, on ne sait pas très exactement comment les choses ont été créées. Avec un amateurisme relevé par l'expert, certes . Un amateurisme payé avec les cotisations des avocats, oui ; mais après tout le facteur humain existe partout et vouloir faire travailler une petite société n'est pas en soi critiquable.

Pas en soi...

Bien sûr, concéder un monopole à une société qui fabrique un prototype heurte le bon sens. Sortir du système le Barreau de Paris, et dire que le manque à gagner sera pris en charge par le CNB, donc les autres avocats, aussi.

Baisser, il y a quelques semaines, les tarifs, et s'en glorifier, en étant taisant sur le fait que le prestataire percevra la même somme et que le manque à gagner sera payé par le CNB, c'est-à-dire par les avocats est spécieux.

Mais si le service est exceptionnel...

Seulement voilà, le rapport de monsieur Hattab est maintenant déposé, qui dit que le service n'a pas d'intérêt y compris pour les petits cabinets.

Pourtant, monsieur le président du CNB continue à vouloir imposer cette ruine financière et cette insuffisance technique.

S'il y avait des avocats au CNB, la lecture du rapport leur permettrait immédiatement de toquer à la porte du prestataire monopolistique et de dire :

- rétablissez immédiatement la connexion coupée du Barreau de Marseille pour des motifs mensongers, ce sont des méthodes de voyous que nous, avocats ne pouvons tolérer. Surtout que l'on nous a pris la main dans le pot de confiture.

- comprenez immédiatement que le monopole c'est fini, l'Autorité de la Concurrence est saisie, ne soyons pas suicidaires.

- nous vous avons payé très cher un service dont il est dit qu'il n'est pas bon.

Vous êtes responsable en votre qualité de professionnel de l'informatique, vous avez un devoir de conseil. Vous comprendrez dans ces conditions que nous mettions fin à nos relations (variante consensuelle : que nous allons écraser les tarifs, mais que cette baisse de tarif profitera aux avocats et sera subie par vous)

S'il y avait des avocats aux CNB, ils se précipiteraient pour saisir la main tendue du Bâtonnier Mattei.

Seulement voilà, apparemment le CNB, sourd et aveugle, veut continuer à déployer dans les cabinets d'avocats un outil dont il sait désormais, sans conteste, qu'il n'est pas pertinent.

C'est à ce jour, sa responsabilité propre qu'il engage désormais.

C'est scandaleusement incompréhensible, à ce stade des choses.

C'est le scandale professionnel assuré !

Parfois, je m'interroge sur les élus.

Il faut du talent pour se faire élire, mais il en faut plus encore pour comprendre qu'un élu n'est jamais qu'un mandataire.

Et puis, c'est mon dada, il n'a d'ailleurs rien d'original : aujourd'hui, grâce à Internet, les techniques de pouvoir fondées sur le secret et la suffisance sont mortes.

À partir du moment où le rapport de monsieur Hattab a été rendu public, et il a été obtenu grâce à la ténacité du Barreau de Marseille, c'est fini.

Les avocats ne sont pas des imbéciles et ils savent le lire, les concurrents de la société Navista aussi, tous ceux qui observent la profession également.

Tous !

Alors s'obstiner à faire paraître des communiqués ne prenant pas en compte cette publicité est d'un danger absolu.

Ce qui ne sera pas obtenu par la conciliation le sera alors par la justice.

Et celui qui n'a pas su ployer un peu, en temps utile, sera brisé.

Mais y a t-il des avocats au CNB ?

Par jean.devalon le 14/06/10
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L'appel que lance le Bâtonnier du barreau de Marseille au Président du Conseil National des Barreaux pour que l'épineuse question du RPVA se règle en douceur et avant que la justice ne tranche.

Sera-t-il entendu?

Télécharger l'appel

juin
14

La revue!

Par jean.devalon le 14/06/10
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Ce vendredi, la revue du barreau de Marseille.

Spectacle de fin d'année, en quelque sorte, dans la tradition du carnaval, ou encore du fou du roi, c'est-à-dire de l'irrévérence et de l'insolence.

Les bâtonniers sont alignés au premier rang et s'entendent dire des amabilités.

Ils rient alors d'un joli rire jaune tournesol.

Parfois, il est vrai, les défauts des uns et des autres sont épinglés.

Des surnoms se font ainsi, je pense à 'la grossièreté en cinq lettres', ou à (non, ça je ne peux pas décemment l'écrire)

Il n'est pas impossible, cette année, que les élus marseillais du Conseil National des Barreaux aient les oreilles qui sifflent.

Pas impossible non plus, en contrepoint, qu'il en soit de même pour les obsédés du RPVA.

Mais, en tout cas, tant que cette profession sera capable de rire, et de rire d'elle-même, elle ne sera pas tout à fait notariale, puisque les notaires ont lancé une campagne de publicité dans laquelle ils se glorifient de n'avoir pas le sens de la fantaisie.

Les pôvres!

Par jean.devalon le 14/06/10
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La synthèse que le Conseil National des Barreaux présente du rapport de monsieur Hattab et que le Président de ce Conseil présente sur son propre blog, m'a profondément choqué.

Bien sûr, qu'une équipe au pouvoir ait du mal à reconnaître publiquement que les choix qui ont été faits ont été erronés est difficile.

Mais quand un rapport d'expertise, désormais dans le domaine public, le démontre et l'explique, il est incroyable de continuer à développer un argumentaire qui trahit ce qu'a écrit l'expert.

Je vous invite, bien sûr, à lire directement le rapport, car chacun doit se faire sa propre opinion sans se laisser influencer, voire manipuler.

Mais, synthèse contre synthèse, vous pourrez télécharger celle qui a été établie par le barreau de Marseille.

Bonne lecture pour ce lundi.

Télécharger la synthèse

Par jean.devalon le 13/06/10
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J'ai, ce matin, fait du repassage.

Oui, je sais !

Je devine, dans la France entière, voire l'univers, ces femmes envieuses de la mienne, qui a un homme beau, intelligent, svelte, riche ( euh...) et qui repasse en plus.

Désolé, elle m'a dit qu'elle ne me vendait pas encore.

Mais l'ado grommelant ayant grommelé qu'il n'avait plus de tee-shirt, j'ai jeté un oeil.

Le bac à linge était à hauteur d'homme.

Posé sur une petite cave à vin, il est vrai.

Donc j'ai tendu le bras, non vers la cave à vin, mais vers la centrale vapeur.

Puis, après un long moment, cinq minutes au moins, j'ai réfléchi.

J'ai trié et viré les vêtements taille 12 ans pour l'ado de 16, puis des vêtements à peine élimés, tout neufs, dont je ne suis même pas sûr qu'ils aient été du XX ème siècle, mais bien du XXI ème.

Ca a aidé.

Après je suis allé faire du rameur pour transformer quelques crampes d'estomac en courbatures.

Et comme rien ne meurt, mais tout se transforme, je me suis dit, aussi, que pour ma profession d'avocat, il fallait dissoudre tout à la fois la Conférence des Bâtonniers et le Conseil National des Barreaux pour créer un Ordre National des Avocats, au mode électoral démocratique, genre un homme, une voix.

Parce que le désordre institutionnel profite toujours aux puissants, et permet aussi un manque de contrôle dommageable à tous.

Et maintenant, ma main peut aller vers la cave à vin choisir la bouteille qui accompagnera l'aïoli de ce jour.

Par jean.devalon le 11/06/10
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...Est déja en ligne partout!

Sur le site du COSAL, de la FNUJA, de la Conférence des Bâtonniers

Alors, je fais comme tout le monde, je suis un suiviste, moi!

Lisez le et si vous trouvez le teneur de la note du CNB dans ce rapport,

Je vous paie un boïtier Navista, si tel est alors votre désir

Par jean.devalon le 11/06/10
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Le mauvais sort fait à Marseille,

L'opiniâtreté du CNB à préférer défendre la société Navista que monsieur Hattab éreinte dans son rapport, plutôt que les avocats, ont certes conduit à la procédure que notre cabinet a engagée, mais....ont conduit, c'était évident, mon confrère Bernard KUCHUKIAN à saisir l'AUTORITE DE LA CONCURRENCE§

C'est plus sérieux, voyez-vous.

Bernard, il a fait condamner l'Ordre plusieurs fois, je crois.

Il a même informé MAM.

On peut tomber de très haut, avec des trucs comme ça.

Par jean.devalon le 11/06/10
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Je viens de recevoir un courriel du CNB, diffusant une note de synthèse ne correspondant aucunement au rapport Hattab.

Tant que le CNB n'aura pas lu ce rapport attentivement et n'aura pas rétabli la connexion du barreau de Marseille, il n'y aura d'autre solution que de réciter le rapport.

« ... Il est préoccupant que l'ensemble de ce bon fonctionnement ne soit pas encadré par un contrat précis entre le CNB Navista et ne repose que sur l'intérêt commun perçu par les deux parties.

Nous relevons au passage que la sélection de Navista n'a pas résulté d'un appel d'offres... »

Plus loin

«... Face à ces questions, nous n'avons pas trouvé de réflexion globale, ni d'analyse détaillée sur le plan organisationnel, mais une réponse construite autour de l'adoption de moyens techniques.

Ce manque est d'autant plus frappant que le projet engage la profession jusqu'en 2014 dans un financement évalué à près de 10,7 millions d'euros hors taxes »

Mais le CNB est content de lui !

Et de l'usage de nos cotisations !

Bon week-end !

Lisez le rapport lui-même!

Par jean.devalon le 11/06/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 3 mois

D'abord, je dois des excuses à mon public chaleureux, car j'ai commencé la journée en mettant sur ce blog un billet mettant en exergue la nécessité de placer sur le site du CNB le rapport Hattab. (Il faut les codes)

Sauf que cela avait été fait.

Je n'étais pas réveillé.

Je me suis censuré, en conséquence.

Mille excuses,

enfin, pas tant que ça.

Merci Monsieur Hattab, de la clarté de votre rapport et de sa pertinence.

Merci, Monsieur, de votre honnêteté.

Je vous lève mon chapeau, même si celui d'un certain de mes confrères est bien plus beau.

Sans être un spécialiste en informatique, chacun pourra lire ce rapport et constater, dans la finesse de sa conception, qu'il pointe dans ce qui a été fait, un manque de technicité et de rigueur intellectuelle.

Je fais partie de ceux qui, même si je les critique beaucoup, ont de l'estime pour ceux de nos confrères qui s'engagent dans les instances diverses, tout autant, au demeurant, comme Mme Boutin, qu'ils sachent reconnaître ce qui est, et ne pas s'arc-bouter, par vanité, inutilement.

La présentation faite du rapport Hattab sur le site du CNB ne correspond pas à une démarche intellectuellement objective, visant à l'information de la profession, mais à une ligne Maginot de l'esprit.

Ce rapport est l'occasion pour la profession de remettre à plat la situation, mais surtout d'instaurer un peu de liberté et de concurrence et bien sûr, de manière immédiate, de rétablir la connexion du barreau de Marseille ou de lui permettre, immédiatement, de se libérer du boîtier Navista !

N'est-il pas écrit :

« Sur un plan purement technique, et si les objectifs politiques devaient évoluer, il nous semble que les solutions parisiennes et marseillaises ne montrent pas de carences qui les empêcheraient d'être ouvertes plus largement »

Faut-il rappeler que le barreau de marseillais est privé de connexion, par le CNB au nom de la sécurité invoquée par la société Navista et, qu'à ce sujet, le rapport Hattab est édifiant !

Autre phrase :

« Si la sécurité informatique des cabinets est une préoccupation pour l'ensemble des acteurs que nous avons rencontrés, nous n'avons relevé aucune démarche au niveau de la profession pour clarifier ce que seraient des objectifs et des pratiques de sécurité au niveau des cabinets »

Ce rapport est une chance pour le CNB en vue de son assemblée du 18, une chance d'ouvrir la porte, comme le suggère monsieur Hattab

« Finalement, l'état du système tant sur le plan de la sécurité que sur celui de la conduite du projet RPVA, nous semble justifier que dans le cadre d'une remise à plat, soit développés les aspects sécurité, organisation et lien avec les prestataires informatiques. »

Quand notre cabinet a engagé la procédure en référé il y avait deux objectifs :

- obtenir ce rapport et nous l'avons, dans sa version modifiée.

- Faire rétablir la connexion du barreau de Marseille, car des avocats, vos confrères, connaissent actuellement des sinistres dans leurs dossiers.

Vous ne trouverez dans le rapport Hattab, que je vous invite à lire, aucune critique sur l'architecture du barreau de Marseille ; les critiques techniques, contractuelles, politiques sont plutôt adressées au CNB et, chacun peut le comprendre, à la société Navista qui n'est aucunement certifiée.

Ils vont être contents au ministère !

Un flou général est pointé du doigt.

Amis du CNB, nos mandataires, lisez le rapport, imposez le rétablissement de la connexion de vos confrères: elle n'est aucunement justifiée aux dires même de l'expert!

Si, parce que des erreurs ont été commises, des sommes sont à régler, chaque avocat de France le fera tout autant que l'ouverture, la transparence et l'honnêteté prédominent et que la profession ne continue pas à s'engager dans une voie technique erronée.

Merci Monsieur Hattab.

Monsieur Wickers, alors ?