jean.devalon

juil
23

Dramelet.

Par jean.devalon le 23/07/10
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Je vais, bientôt, enfin dans quelques heures, prendre le petit train qui longe la côte bleue pour rejoindre, après quelques kilomètres féeriques, la petite gare d'Ensuès la Redonne.

Heureux, enfin, de pouvoir contempler, dans la quiétude advenue du week-end, la mer.

Mais, voilà un canari est mort et il faudra donc commencer par une cérémonie funèbre pour accompagner l'animal à sa dernière demeure.

Pour l'instant, le pauvre oiseau est dans le réfrigérateur.

J'espère qu'il n'y aura pas de descente de police, car c'est peut-être répréhensible de mettre le corps d'un canari défunt dans un réfrigérateur.

Mais nous n'avons pas de morgue.

Je sais que ma douce associée est déjà partie acheter un nouvel oiseau.

Le roi est mort, vive le roi.

La vie continue, il faut atténuer la tristesse de l'enfant.

Mais je ne doute pas que si je venais à défunter brutalement elle n'aurait pas à coeur un remplacement aussi immédiat et puis dans quelle animalerie trouverait-elle le substitut ?

Bon, il va falloir que je trouve une prière spécialement destinée aux canaris...

Par jean.devalon le 22/07/10
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Quand le mois d'août pointe le bout de son nez et que le téléphone commence sagement à s'assoupir, alors deux tracas récurrents chatouillent les pieds de l'avocat encore au labeur.

D'abord la liste des factures non réglées, qu'une assistante remet d'une main innocente, et qui, le coup au coeur passé, invite l'avocat à se transformer en huissier de justice, cruauté insigne s'il en est.

Ensuite, quand l'oeil averti de notre juriste repère une épidémie de piles de dossiers, épidémie qui n'a qu'un seul remède portant le nom irritant et punitif d'archivage.

Besoin de compassion !

Par jean.devalon le 21/07/10
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Dans cette période agitée, il y a une pensée commune à tous les présidents : vivement les vacances d'été qui vont endormir les importuns qui nous empêchent de gouverner comme ils le veulent.

S'agissant du RPVA, la pause estivale est là, même si je relève dans la Gazette du Palais du dimanche 11 au 13 juillet deux articles symptomatiques.

Le premier relate la rentrée solennelle du barreau de Marseille et rend compte de la pensée anticonformiste du Bâtonnier Mattéi.

Le deuxième est un commentaire du Président du Tribunal de Grande Instance de Tulle faisant l'éloge de la communication électronique.

C'est très significatif.

En effet, chacun est favorable à la communication électronique, la question ne se pose pas.

Les débats qui ont eu lieu, et qui bien sûr reprendront dès que chacun se sera bien reposé, visent seulement à éviter des choix techniques et financiers inappropriés.

Et ce qui est significatif également dans l'exercice du pouvoir, c'est cette tentation de vouloir passer en force, au mépris parfois du bon sens et des hommes.

Il est intéressant de constater, qu'autrefois, quand les classes dirigeantes étaient sur scène et le bas peuple assis dans la salle applaudissait, ce mode de gouvernance ne posait pas de difficultés.

Aujourd'hui, la société est désacralisée et les notions de transparence et de transversalité, relayées par les divers réseaux de communication s'imposent.

Sinon le pouvoir échoue et parait perdre la tête.

Tout cela conduit à s'interroger sur les institutions, bien sûr les institutions de la république, mais également les institutions de la profession d'avocat.

Sur ce, je retourne à la quiétude climatisée de mon cabinet

Par jean.devalon le 20/07/10
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Donc, Franck Ribéry et Karim Benzema vont être présentés à un juge d'instruction pour avoir tenu colloque avec une dénommée Zahia.

Ce doit donc être une affaire extrêmement complexe pour qu'un juge d'instruction intervienne...

Tel n'est à l'évidence pas le cas de l'enquête préliminaire poursuivie ad vitam aeternam devant la juridiction de Nanterre.

Mais nul ne contestera que Zahia n'est pas madame Bettencourt, que Franck Ribéry n'est pas François Marie Banier et que Karim Benzema n'est pas Éric Woerth.

Parce que sinon, on se dirait qu'il y a quelque chose d'illogique là-dedans.

Par jean.devalon le 19/07/10
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Devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille, en temps normal, il se tient une audience de référé le lundi, le mercredi et le vendredi, plus une audience spécifiquement consacrée à la construction le vendredi.

Pendant les vacations, ces audiences sont remplacées par une audience le lundi.

Je lève mon chapeau, ou plutôt ma toque, devant le magistrat chargé de l'organisation des audiences pendant les vacations.

Mais est-il raisonnable, pendant le mois de juillet, à tout le moins, de remplacer quatre audiences par une seule ?

il y avait donc ce matin environ 180 dossiers, dans une salle d'audience conçue à la fin des années 60, même si le tribunal a été construit à la fin des années 70, ou au début des années 80, c'est-à-dire trop petite.

C'était donc ce matin un sauna agité.

Il ne s'agit même pas finalement de se plaindre des difficultés de la justice, mais peut-être simplement du manque de bon sens.

Allez, deux audiences au lieu de quatre, cela doit bien être possible ?

juil
17

Malaise.

Par jean.devalon le 17/07/10
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Dans cette sordide histoire Bettencourt pointe un sentiment de malaise devant les gesticulations du Parquet de Nanterre. S'il n'y a rien, que cesse le cinéma, ou qu'enfin soit désigné un Juge d' instruction. Là, on amuse le peuple. A propos qu'est devenue la Loi organique permettant l'application du referendum d'initiative populaire? Enterrée avec la République irréprochable ?

Par jean.devalon le 16/07/10
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" Dans le plan de rigueur, il y a trop de mou dans ce qui est dur et trop de dur dans ce qui est mou."

Jean-Pierre Chevènement

Mais c'était en 1983...

juil
16

HAMLET

Par jean.devalon le 16/07/10
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Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ?. Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?. Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action...

Par jean.devalon le 15/07/10
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Il était une fois, dans un pays imaginaire, un avocat négligent.

Il devait, sous peine de prescription, introduire une procédure avant une date donnée.

Non seulement il ne l'a pas fait, mais encore il a adressé à son client des courriers laissant supposer qu'il l'avait fait.

Le client, mécontent du peu de renseignements que l'on lui donnait a menacé de retirer le dossier et l'avocat le lui a alors restitué en indiquant alors qu'il n'avait pas fait délivrer l'assignation.

Entre-temps, la prescription avait couru.

Dans ce pays imaginaire, le client a alors engagé la responsabilité de l'avocat qui aurait bien voulu être couvert par sa gentille compagnie d'assurances.

Mais la Cour de Cassation par un arrêt du 1er juillet 2010 (09 - 14884) a estimé que l'avocat ne s'était pas contenté de laisser prescrire l'action par oubli, voire par négligence mais avait sciemment trompé son client en lui donnant de faux renseignements. Elle a estimé que l'avocat avait eu l'intention de causer le dommage tels qu'il est survenu et que le contrat d'assurance ne devait pas recevoir application.

Il faut rappeler aux enfants, comme aux avocats, qu'il ne faut jamais mentir, sinon, on est puni.

Par jean.devalon le 14/07/10
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Être réveillé par le bruit lancinant des cigales goûtant à la chaleur du soleil Méditerranéen relève- t- il de la notion jurisprudentielle du trouble de voisinage?