jean.devalon

Par jean.devalon le 31/08/10
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Je ne parle pas du drapeau rouge révolutionnaire, mais de celui qui, sur les plages, interdit la baignade.

Comme une alerte en cas de danger, de tempête, de pollution, de requin.

Avouons-le, il a fallu rentrer de la plage et retrouver la douceur ludique de nos cabinets.

Et puisque j'ai évoqué le drapeau rouge et une alerte ; quelques jours encore et nous allons savoir.

Nous ne saurons évidemment pas l'arrêt que rendra le Conseil d'État sur le recours engagé contre la convention signée à la Chancellerie dans des conditions finalement étranges relevant de la quatrième dimension.

(Comme si le célèbre rapport de M. Hattab avait été curieusement gommé).

Mais nous saurons, si rien ne bouge, si le bâtonnier de Marseille est obligé de déclencher la procédure d'alerte, celle par laquelle le barreau de Marseille sera contraint d'interrompre le principe de la communication électronique.

Ce qui ne changera rien car cette communication est interrompue depuis le mois d'avril, par la société Navista et le CNB, et que la situation actuelle génère des principes de responsabilité intolérables.

Quelques jours encore, et nous saurons...

Si le président du Conseil National des Barreaux est rentré de vacances, nul doute qu'il mesurera les conséquences de ce qui précède.

aoû
28

Les nomades.

Par jean.devalon le 28/08/10
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Autrefois, dans les villages, ils étaient les romanichels.

Peu aimés, parce que l'étranger est peu aimé, mais aussi à cause de quelques rapines.

Il y a comme cela des haines ataviques enfouies dans l'inconscient des peuples et qu'il est irresponsable d'attiser.

Ce serait comme faire boire un alcoolique.

Ce sont aujourd'hui les roms, et la haine inconsciente est toujours là, et aussi les rapines de ce temps

Eux que l'on expulse à grand fracas de cinéma.

Deux ressentis:

D'abord un écoeurement devant un pouvoir utilisant une population précise à des fins électorales.

Il ne s'agit pas de ne pas expulser qui doit l'être, mais de ne pas mettre en scène ce malheur pour récupérer des électeurs perdus.

Car attiser ainsi la haine ne peut que provoquer du sang.

Et puis, une interrogation gênante: et si les nomades n'avaient simplement plus leur place en Europe industrialisée?

Et si ce mode de vie précaire et trop peu normalisé, appartenait au passé?

D'où qu'ils viennent, leur avenir est incertain,...

les nomades

Par jean.devalon le 27/08/10
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J'ai un vague souvenir de « l'homme pressé » de Paul Morand.

Un homme qui gâche sa vie, et celle des autres, en précipitant le temps, semblant ne le prendre jamais, pour finir, de mémoire, d'un arrêt cardiaque prématuré.

Il en est un qui me le rappelle.

J'ai lu ce matin dans le quotidien local que le président Sarkozy s'arrêtait quelques heures à Sisteron pour, ensuite, filer sur Fréjus.

Ce qui est une caractéristique des déplacements présidentiels, en France ou à l'étranger est bien leur caractère d'extrême rapidité : une heure par-ci, un jour par là, pour, vite vite, repartir ailleurs.

Provoquant souvent déception et frustration.

Un temps précipité à l'extrême qui donne aux rapports humains un caractère de fugacité, d'artificialité, voire de manque d'approfondissement.

Est-ce un manque d'amour de l'autre que cette incapacité à prendre du temps avec lui ?

Les amours du Président avec la France ne sont-ils pas trop rapides ?

Elle pourrait lui en tenir rigueur...

aoû
26

Vieux c...!

Par jean.devalon le 26/08/10
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Je ne vise, en utilisant ce qualificatif que vous aurez deviné, personne d'autre que moi-même.

Il m'a bien fallu observer, tout à l'heure, que mon logiciel de penser flirtait avec l'archaïsme.

Notre cabinet et avait un certain nombre de dossiers enrôlés pour l'audience de référé du tribunal d'instance de cet après-midi.

Par chance, vers 14 heures 40, tout était terminé.

Cependant la greffière d'appeler aux alentours de 16 heures pour indiquer que, finalement, l'un des adversaires venait d'arriver et qu'il convenait donc de retourner à l'audience.

Cela n'a pas été un plaisir car, à considérer que les vacances entraînent quelques kilos à perdre, le sauna de l'audience n'est pas la meilleure façon de le faire.

Retour à l'audience donc.

Une toute jeune fille devant quelques milliers d'euros de loyers justifiait de revenus égaux au montant mensuel du loyer mensuel.

Ses revenus étaient représentés par l'indemnisation de son chômage.

Elle a, cependant, expliqué tout naturellement au magistrat qu'il fallait considérer qu'elle avait le double des revenus officiels en l'état du travail qu'elle effectuait pour un montant équivalent à l'indemnisation de son chômage.

Le délicieux était finalement le naturel de cette affirmation et le ressenti évident de la normalité, pour la jeune fille, de cette situation.

Et c'est là où il a bien fallu considérer que ma manière de penser datait quelque peu, d'où le qualificatif que je me suis attribué.

Par jean.devalon le 26/08/10
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La réalité d'aujourd'hui est l'utopie d'hier.

Les grands principes, qui font sourire ceux qui se disent pragmatiques, sont en fait le socle de la société des hommes.

L'égalité entre les citoyens fait partie des principes qui permettent à la société de fonctionner en harmonie.

La rupture d'égalité crée de l'acrimonie, d'une part, et d'autre part ne peut qu'être sanctionnée en justice.

Si les professions libérales ont été, s'agissant de la CET (ancienne taxe professionnelle), soumises au droit commun, (ce qui ne signifie pas un allégement de charges, mais simplement la détermination d'un niveau de charges comparables aux autres citoyens), c'est en application de ce principe d'égalité.

Les professions libérales ont été longtemps considérées comme vache à lait fiscale, au-delà de toute raison, et il a fallu aller devant le Conseil constitutionnel pour rappeler que ces professions devaient être taxées comme les autres.

Les tâcherons de Bercy, qui oublient les principes républicains, envisageaient de ne pas respecter la décision du Conseil Constitutionnel et de trouver un biais.

Apparemment, le gouvernement est plus sage.

Et si Messieurs Carrez et Marini le regrettent, qu'il se préoccupent plutôt de s'intéresser aux gaspillages publics et aux privilèges des élus.

Liberté, égalité, fraternité, ça vous cause, les édiles ?

Par jean.devalon le 23/08/10
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Le locataire, au visa de l'article 15 de la loi du 6 juillet 1989 peut donner congé avec un délai de préavis réduit de trois à un mois dans plusieurs cas.

L'un de ces cas est la perte d'emploi.

Par un arrêt du 24 mars 2010, la Cour de Cassation précise que l'absence d'emploi ne permet pas au locataire de bénéficier du délai de préavis réduit.

Le fait de produire une attestation des ASSEDIC indiquant que le locataire est indemnisé depuis plusieurs semaines à la date à laquelle il a donné congé n'équivaut pas à la justification de la perte d'emploi et ne permet pas de bénéficier du délai réduit.

Par jean.devalon le 23/08/10
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C'est donc, aujourd'hui, la rentrée.

Et si l'on reparlait un peu du RPVA,

D'abord, il me faut vous dire que j'ai été victime d'une tentative de meurtre manifeste.

Pas d'électricité dans les parties communes de l'immeuble et un câble électrique placé subrepticement juste devant la porte de mon cabinet de manière à provoquer ma chute.

Mais j'ai survécu.

Le RPVA...

Il ne faut pas croire que dans les chaleurs de l'été la détermination se soit atténuée.

Il y a ces grands incendies flamboyants et puis le feu des tourbières un peu souterrain, mais tout aussi dangereux.

La convention passée dans des conditions tout à fait surprenantes entre le ministère de la justice et le CNB a fait l'objet d'un évident recours devant le Conseil d'État.

Vous trouverez, en pied de cet article, ce recours.

Vous pourrez également lire de manière plus détaillée sur le blog de mon ami Jacques JANSOLIN un argumentaire de fond.

J'ai pour ma part, l'esprit encore un peu paresseux.

Mais un Président du CNB qui signe dans le dos de son assemblée générale, la rupture d'égalité entre les avocats de France et, surtout, entre les justiciables, la violation des articles 34 et 37 de la Constitution, la violation des règles de la concurrence sont des questions juridiques particulièrement intéressantes.

Et tout cela, contre toute logique intellectuelle, avec beaucoup d'aveuglement finalement, parce que le CNB se refuse à reconnaître, à tout le moins, des choix techniques erronés

On en reparlera donc

Par jean.devalon le 16/08/10
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Ainsi, un couple a été lapidé pour cause d'adultère par les talibans en Afghanistan, et une femme vient d'être condamnée en Iran à cette peine.

Jésus, en son temps, de dire que celui qui n'avait jamais pécher avait seul qualité pour jeter la pierre; et le Prophète lui-même paraît n'avoir guère aimé cette peine barbare.

Devant cette horreur, le bon Georges montre le gouffre qui existe entre nous, qui sourions, et eux qui lapident.

Ne jetez pas la pierre.

aoû
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Un pin's

Par jean.devalon le 14/08/10
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Mais quelles sont donc les conditions d'attribution de la légion d'honneur? Dans la magistrature, elle parait être attribuée automatiquement aux chefs de juridiction et, au barreau les bátonniers des grands barreaux se la voient décerner Mais pour quel mérite particulier sinon une sage carrière? Serait-elle devenue un colifichet marquant la réussite professionnelle ou économique, ou la fidélité au pouvoir? Ce qui est en cause et que reflète l'actualité, ce n'est pas tant le cas de tel copain de ministre que la perte de sens de l'institution elle même. La légion d'honneur devrait être réservée à la mise en avant des valeurs de courage exceptionnel, dans l'esprit de la chevalerie. Ce temps en fait un pin's 

aoû
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Connecté.

Par jean.devalon le 11/08/10
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Ben, voilà , on est connecté, c'est ainsi. Il y a toujours le client, en connaissance de sa position dominante, qui enverra un gentil courriel vous souhaitant de bonnes vacances , mais interrogeant , en toute urgence, sur tel ou tel dossier... C'est ainsi. Et puis les questions saugrenues: a-t-on, oui ou non, payé cette p... De facture? Mais, peu a peu, les préoccupations changent; la centrale du jour est de tenir le coup en canoë , sous le regard des enfants . Le regard des enfants , ça vous vaut celui d' un juge de la mise en état; la clôture n'est jamais très loin.