jean.devalon

Par jean.devalon le 21/09/10
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d'accord, il y a cette mesquinerie de dire qu'il n'a pas la tchatche des mecs en robe longue

et cela vise inutilement, je pense, les avocats.

Mais, moins mesquin, je trouve rigolote cette nouvelle pub de nos amis les notaires.

Bon, le décor doit être réel et pas le tabellion.

Comment il est le vrai?

Par jean.devalon le 21/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 3 semaines

Il ne faudrait pas croire que si la communication sur la révolte conduite contre la communication électronique telle qu'envisagée par le CNB, (c'est-à-dire techniquement dépassé et financièrement opaque) se fait plus espacée, c'est que tout est fini.

Bien au contraire

Il y a un président qui avait parlé des magistrats en les traitant de petits pois, et la gouvernance actuelle de la profession paraît appliquer ce même principe, considérant que les avocats sont des petits pois ayant des petits pois encore plus petits dans la tête.

Mais, dans la mesure où, en toute connaissance de cause, le CNB a fait signer à la chancellerie une convention liberticide, le temps n'est plus vraiment à la plaisanterie, ou à l'innocence de propos sur le net.

La convention, on le sait, a été attaquée devant le conseil d'État.

Et là, maintenant, c'est un référé suspension qui vient d'être introduit devant cette juridiction.

Moi, que la société Navista ait réussi l'informatisation de la CARPA à Bordeaux, je trouve que c'est bien : Bordeaux est une belle ville et ses avocats charmants.

Mais que l'on veuille me contraindre à adopter à mon cabinet une technique dépassée et peu sûre quand je sais qu'il y a mieux et pour moins cher, je me dis qu'alors la révolte est une belle chose.

Et pour un temps aussi, le silence.

sep
20

Le JAF

Par jean.devalon le 20/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 2 semaines

Un jugement ne sera jamais un QCM, et c'est heureux.

Il comportera toujours, en filigrane, le ressenti du juge.

Quant un dossier passe un juge à l'autre, en matière familiale,

c'est un peu un nouvel univers qui s'ouvre.

Ainsi une procédure touchant à l'autorité parentale et à la résidence d'un enfant suivei par une femme, avec sa personnalité.

Et voilà que pour statuer, après le rapport d'enquête sociale, le dossier est distribué à un nouveau magistrat qui vient d'arriver.

Un homme sympathique qui passe la tête dans la salle d'audience en demandant si c'est là, sans robe et, prudent, avec une bouteille d'eau.

Pour lui, apparemment un univers à découvrir.

Il renvoie dans les bois une justiciable qui expliquait qu'elle n'avait pas à communiquer les pièces à l'avocat adverse puisque c'était au service du bureau d'aide judiciaire de le faire.

Une convocation étant revenue non signée par le destinataire, il précis au demandeur qu'il va falloir citer par huissier en demandant la greffière si c'est elle qui s'en charge. Non ?

Bref un juge qui découvre sa matière, et pour l'avocat un nouvel interlocuteur dont il est bien difficile de savoir ce qu'il va juger ...

sep
17

Boutefeu.

Par jean.devalon le 17/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 semaines

A l'origine, un boutefeu est un bâton muni d'une mèche pour mettre le feu au canon.

C'est devenu dans le langage commun une personne qui exacerbe les discordes.

L'évolution de la langue conduit à proposer un nouveau synonyme : Hortefeux.

Par jean.devalon le 15/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

Il y a bientôt un an, une locataire avait assigné son bailleur social, pour être tombée dans l'un des ascenseurs de l'ensemble immobilier.

Au-delà des moyens de fond, j'avais soulevé un moyen d'incompétence qui avait été retenu par le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille.

Au bout d'une année, la procédure ne paraissant pas avoir repris, et ne voulant pas réveiller l'adversaire qui dort, j'ai interrogé le bailleur.

Le juriste, compétent et précis, me confirme que Madame X demeure taisante depuis qu'elle a succombé devant le tribunal de grande instance de Marseille, et marque son étonnement devant le fait qu'elle n'ait pas introduite une nouvelle procédure devant le tribunal d'instance.

Le langage est précis.

Je me suis cependant fait l'observation que le béotien lisant ces lignes pourrait, cynique, se dire que si la personne a succombé, c'est qu'elle est morte, et qu'il lui est donc difficile d'introduire quoi que ce soit.

Quand au fait qu'elle demeure taisante... n'en parlons pas.

Mais ce serait là du mauvais esprit

sep
14

A la Cour.

Par jean.devalon le 14/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

Hier, à la Cour, première chambre, le Président ne voulait pas que certains dossiers soient plaidés.

Ceux de partage judiciaire

Déposez, déposez !

Mon confrère adverse était selon l'expression ‘corps présent', ce qui veut dire que son client était là.

(Rien à voir avec la grosse)

Et donc de le dire.

L'un des conseillers lui a alors conseillé de lui expliquer que cela n'était pas de son intérêt que le dossier soit plaidé.

On passe un cap, là, non ?

Pas celui de bonne espérance.

Nous plaidâmes !

La femme du client s'est faite engueuler.

Faut dire qu'elle prenait des photos !

Quelle époque !

Ce matin, à la Cour, première chambre l'adversaire a plaidé, pas de problème.

Son client, locataire commercial, ne payait rien, mais de plaider la mauvaise foi du bailleur.

Je lui ai rétorqué que si c'était une farce, mon client ne voulait pas en être le dindon.

La Cour a souri.

Séquence émotion

Par jean.devalon le 12/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

Au-delà des questions juridiques et judiciaires, prenons au mot le CeuNeuBeu quand il dit que les choix faits par lui sont politiques.

Ce qui est une façon de d'exonérer de sa responsabilité, motif pris du dévouement de ses élus.

Enfin...

La politique, c'est aussi une forme de guerre.

Donc, de deux choses l'une :

Ou la Chancellerie fait son travail, c'est-à-dire aide le CNB à comprendre que ses choix, au-delà des errements techniques et financiers, interdisent à la profession de s'adapter à temps.

(Au fait, je sais un cabinet certifié, dirigé même par un bâtonnier, qui n'a pas pris le truc cénébéen, par crainte de perdre cette certification)

Donc, ou la Chancellerie fait son travail et c'est bien, ou elle ne le fait pas.

Et si elle ne le fait pas, en l'état de la tare du système relevé par l'expert Hattab, alors que le bâtonnier de Marseille déclenche la procédure d'alerte!

Fissa, fissa!

Vous verrez alors si la raison ne prévaudra pas très vite

Par jean.devalon le 12/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

J'ai le souvenir, enfant, dans les années soixante, de mon grand-père, conduisant sa Peugeot 403 et, par jeu, accélérant dès qu'une Renault voulait le doubler.

C'est bien vieux...

Hier, avec ma douce, nous sommes allés chez Peugeot.

Il y avait de beaux moulins à café (j'en ai un, d'origine, pas récent) et des modèles réduits.

Dont une 404.

J'ai dit : « Oh, une 404 ! »

Puissant, ça.

Et ma douce de dire : « ah, oui, c'est ton époque... »

En toute innocente, convaincue !

J'ai blêmi, parce qu'enfin, c'est quand même pas juste, même si la date de sortie du modèle correspond, de m'assimiler à une voiture, certes de qualité, mais enfin obsolète.

D'abord, j'ai un airbag intégré, moi.

En plus, j'ai bien vu que l'oeil du commercial s'est allumé et qu'il a réfréné son envie de rire.

Et si je lui disais, à ma douce, qu'elle est belle comme une 504 ?

Oui, il faut savoir flatter !

Par jean.devalon le 12/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

« En préambule, cette circulaire datée du 5 août 2010 et signée par Michel Bart, le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, rappelle aux préfets les "objectifs précis" fixés par le président Nicolas Sarkozy: "300 campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms". »

Ainsi donc l'évacuation des roms est la priorité malgré le discours officiel, mensonger donc.

Le mensonge, c'est pas bien !

C'est peut-être pour se faire pardonner que Le président cherche à vite aller à Rome se faire recevoir par le pape.

Pour lui, Rome, c'est une priorité

Par jean.devalon le 10/09/10
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 1 mois

Comme le week-end arrive, et afin de l'entamer sous les meilleurs auspices, je ne vais pas faire le grincheux.

Je fais partie de ceux qui estiment que la diarrhée législative actuelle conduit à des textes dont la qualité peut être subliminalement déduite du désagrément évoqué en début de phrase.

S'agissant de la justice, il m'arrive de rêver que le législateur décide de prendre plusieurs années pour réaliser une réforme d'ensemble, plutôt que de décider au gré des événements ponctuels, des faits divers sinistres, ou parfois des idées particulières des députés.

Il y a quelque temps, on parlait de la suppression du jury d'assises.

Et puis, comme on sait que les juges ne punissent tard, sont complice des assassins et méprisent le peuple qui souffre, il y a une idée bien populiste qui surgit d'instaurer des jurys dans les tribunaux correctionnels.

Une idée n'est jamais bonne quand elle est dictée par des motifs démagogiques.

La justice est fauchée, et bien sûr cette idée ne verra jamais le jour, qui n'a pas été étudiée.

Un jour peut-être les politiques cesseront de mépriser le peuple en jetant en pâture des effets d'annonce non réfléchis.

Quant au président, comme il est le chef des armées, il est probablement bien plus prudent qu'il occupe du bouton de l'arme nucléaire que de la justice.

Enfin, je crois.