jean.devalon

Par jean.devalon le 09/09/10
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Le Parlement européen demande à la France l'arrêt des mesures d'expulsions à l'encontre des Roms stigmatisant la rhétorique utilisée par le gouvernement français.

Je ne parlerai pas ici du fond, c'est-à-dire du bien-fondé juridique de mesures prononcées à l'égard de personnes en situation irrégulière ou d'expulsions de personnes de lieux privés ou publics occupés illicitement.

La loi doit s'imposer à tous.

Mais il est permis de s'interroger, au fond, sur la qualité intellectuelle et philosophique des gouvernants, sur leur hauteur de vue, sur leur capacité à gouverner ce pays.

Car enfin, au-delà des mesures elles-mêmes, probablement inévitables, les propos jetés en pâture aux électeurs pour se vanter d'expulser sans désemparer une communauté peuvent aisément paraître comme révélant une intense insuffisance éthique, philosophique, et aussi...politique.

Petits joueurs

Par jean.devalon le 09/09/10
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On sait, dans le couple, combien les femmes sont habiles pour asseoir leur pouvoir, avec une élégante finesse visant à réduire l'homme.

Ainsi, ma tendre épouse, se plaît à répéter que je suis un intellectuel incapable de donner un coup de marteau.

Comme il y a en tout homme un bricoleur génial, le propos n'est pas flatteur.

Je sais parfaitement donner des coups de marteau, la difficulté provenant en général des clous.

Et puis, il y a les impondérables.

Ainsi comment deviner, par exemple, qu'il fallait appuyer sur une espèce de petite touche avant d'enfoncer la fiche du chargeur de voiture de l'iphone ?

L'important a été que mon iphone s'en sorte bien.

La fiche, c'est une autre histoire.

Encore un sujet de moquerie

Mais il va falloir que je prenne soin de défendre mon fils, de le prévenir.

Son avenir est sombre.

Ce matin, dans le stress, déjà là, de la première S., il a été victime d'une épreuve terrible.

J'ai entendu dans la cuisine un mot que Cambronne ne rejetterait pas.

Deux minutes après, mon fils est venu vers moi pour m'expliquer qu'il y avait eu un problème et qu'il avait renversé une bouteille de lait, et que le lait coulait.

Nous sommes allées ensemble dans la cuisine où effectivement, une bouteille de lait gisait sur le sol laissant échapper ses dernières gouttes de vie.

J'ai expliqué à mon fils que, dans ces cas-là, il convenait de redresser la bouteille et d'éponger.

Il est allé chercher l'éponge.

J'ai corrigé, car je me souviens jamais de l'utilisation précise des éponges qui en ont, paraît-il, chacune, une précise.

Et puis, la taille de la flaque...

J'ai donc pris, dans respect de l'esprit marseillais, la pièce, c'est-à-dire la serpillière et j'ai épongé tout le lait innocent.

Plus tard, ma tendre épouse a observé, suspicieuse, que le sol de la cuisine était mouillé.

Mais, non ce n'était pas une fuite !

Je n'ai, solidaire, rien avoué.

Et, de toute façon, cela n'est pas le maniement du marteau qui va me faire trouver l'argument idéal pour obtenir la mainlevée de cette saisie attribution scélérate que doit subir un pauvre client victime de son ex-femme.

Voilà !

Par jean.devalon le 08/09/10
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Je pense que j'ai pris un coup de vieux.

Cela n'a rien à voir avec l'image que me renvoie le miroir, le miroir peut se tromper.

Mais, ce sont les débats d'actualité, que je finis par ne plus même écouter.

Sur les retraites, comment prétendre sérieusement que l'age de la retraite ne doit pas être reculé quand la durée de vie s'allonge dans des proportions telles que même le plus nul en maths peut comprendre que cela pose problème.

Mais, parallèlement, quelle chimère de rallonger l'âge de la retraite si les entreprises continuent à développer un management en forme de pressage de citron qui dégoûte les salariés du travail pour la bonne et simple raison que celui-ci devient psychologiquement insupportable.

Vous allez me dire, et vous aurez raison, que j'enfonce des portes ouvertes.

Sur la garde à vue, il est bien sûr inévitable que la République Française se mette à respecter les normes européennes.

Mais cela donne lieu à un débat surréaliste, les syndicats de police, du moins certains, paraissant considérer que les avocat sont des quasi délinquants, des gêneurs.

Voire les juges, qui sont suspectés de complicité.

Or, dans l'absolu, si l'on supprime les avocats et les juges en laissant la police seule, cela s'appelle une dictature. Et quand l'on renforce le rôle des avocats, comme le devoir de contrôle du juge, cela signifie que l'on renforce la démocratie.

Mais cela ne paraît pas être une priorité.

Et on a donc un projet, bien à la française, où le principe est assorti d'exceptions qui donneront, dans le futur, lieu à polémique, à débats, pour en rajouter d'autres.

Autrement dit, rien n'est réglé.

L'esprit français, dont nous nous targuons, n'est-il pas résumé dans la belle phrase suivante, reçue en réponse à une réclamation :

« Nous accusons réception de votre message. Nous y répondrons dans les meilleurs délais.

Si votre demande nécessite des recherches complémentaires, ce délai peut être rallongé. »

On a le temps, pour régler les problèmes, de les laisser au successeur.

Mais, j'ai pris un coup de vieux et j'enfonce des portes ouvertes. Les portes fermées seront réservées à ceux qui n'ont pas pris de coup de vieux... Ou à ceux qui se satisfont d'un hypocrite théâtre d'ombres

Par jean.devalon le 07/09/10
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En matière de divorce, il faut observer que la majorité des avocats sont des avocates...

J'avais hier un dossier en conciliation, pour défendre un homme injustement traité, et l'avocate de l'épouse était une consoeur bien connue en cette matière.

Elle avait fait le choix d'une procédure d'urgence, dont j'ai quelque mal à discerner l'utilité.

Bien sûr, quand elle a dit que les offres de monsieur étaient insuffisantes et que les bras lui en étaient tombés, j'aurais peut-être pu éviter de lui dire qu'elle n'était pas la Vénus de Milo...

L'ambiance était donc quelque peu rafraîchie, en attendant que le dossier 21 sur 22 soit appelé.

La difficulté, c'est que je ne pouvais pas prendre le risque que mon adorable petite fille soit mise dehors de l'école et attende, tristement, sur l'escalier extérieur.

Et comme le dossier ne passait pas, sur le coup de 17 heures 20, j'ai indiqué à ma consoeur... que j'allais chercher ma fille.

Elle m'a regardé d'un air effaré.

Et alors les hommes ont-ils pas le devoir d'assumer leurs obligations parentales !

Bien sûr, l'école était proche, ma fille toute heureuse d'être autorisée à aller de l'école au cabinet seule, et je suis revenu dix minutes après.

L'audience avait été suspendue ! Mais a vite repris.

Et ma consoeur de me dire : « celle-là, on ne me l'avait jamais faite »

Bien fait, on apprend à tout âge.

Par jean.devalon le 03/09/10
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Un juge a donc décidé de ne pas placer en détention provisoire une personne qui était déférée devant lui.

Cela entraîne une forte indignation

"Il y a des preuves probantes qui montrent que cette personne est présumée coupable", s'insurge Philippe Lepagnol du syndicat de police Alliance, révélant ici la pensée du moment.

Le ministre de l'intérieur est, paraît-il indigné, et le président de la république étonné.

Ce qu'il faut désormais comprendre, c'est que le présumé coupable, c'est l'avocat qui défend, ou le juge qui refuse d'embastiller appliquant, pourtant, un texte récent, de 2009, je crois rédigé par nos talentueux députés.

Ce n'est guère réjouissant.

Par jean.devalon le 01/09/10
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Je veux bien que l'on dise que l'Iran historique est porteur d'une belle civilisation.

Mais on y lapide la femme adultère et on y pend l'homosexuel, ce qui ressemble plus à de la barbarie qu'autre chose !

« Ebrahim Hamidi a dix-huit ans et il va mourir. Dans son pays, l'Iran, il a été reconnu coupable d'un crime abominé, de ceux qui condamnent à la pendaison. Ebrahim Hamidi serait homosexuel. Donc il doit mourir. Car si les juges de Téhéran n'hésitent pas à vouer à la lapidation une femme accusée d'adultère, ils livrent également au bourreau l'homme soupçonné de dormir dans le même lit que son semblable.

Cette seule perspective suffirait à nous horrifier, tant elle est contraire à la notion même d'humanité et nous laisse imaginer la terreur dans laquelle vivent les homosexuels iraniens, obligés de se taire, de mentir, de nier leur identité.

L'accusation aurait été montée de toutes pièces à la suite d'une rixe banale, les dénonciations faites par des tiers emprisonnés l'auraient été au prix de promesses de remise en liberté, les aveux d'Ebrahim extorqués sous la torture. Au cours de son procès, l'accusé n'a pas eu droit à la moindre représentation légale. Quant au verdict, il a été prononcé par un magistrat qui s'en est remis à son propre jugement, procédure utilisée lorsqu'il n'existe pas de preuve formelle. Le mois dernier, en un rebondissement spectaculaire, la « victime » présumée d'Ebrahim Hamidi a reconnu avoir porté contre lui de fausses accusations sous la pression de ses parents. On pourrait croire que cette rétractation a entraîné l'annulation de la sentence. Pas du tout. Ebrahim Hamidi est toujours coupable, d'un « crime » qu'il n'a pas commis. Est-il homosexuel ou non ? Qu'importe. Il doit mourir.

Il le doit, pour que tous les « vrais homosexuels » continuent de se dissimuler et de subir la terreur en silence. Il le doit, pour qu'on comprenne que la justice iranienne ne peut pas se tromper. Et il va mourir, si nous ne nous mobilisons pas. Si nous ne réveillons pas les consciences. Si nous ne crions pas haut et fort et partout que cette condamnation est insupportable et qu'elle doit être cassée. »

http://bibliobs.nouvelobs.com/20100831/21017/il-a-18-ans-et-il-va-etre-p...