jean.devalon

Par jean.devalon le 31/12/10
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Je vous souhaite, pour 2011, à vous qui lisez ces lignes, connus comme inconnus, d'être heureux et pour ce faire, d'abord, de vouloir l'être. car le bonheur peut être une chanceuse disposition de l'esprit, mais aussi, plus sûrement, une volonté du sage

" ...J'en reviens à cette fête de la politesse, qui est une importante fête. Dans le temps où chacun regarde cet avenir sur carton, que le facteur nous apporte, il est très mauvais que ces semaines et ces mois, que nous ne pouvons connaître tels qu'ils seront, soient teints d'humeur chagrine. Bonne règle donc, qui veut que chacun soit bon prophète ce jour-là, que chacun élève les couleurs de l'amitié. Un pavillon au vent peut réjouir l'homme ; il ne sait pas du tout quelle était l'humeur de l'autre homme, de celui qui a hissé le pavillon. Encore bien mieux, cette joie affichée sur les visages est bonne pour tous ; et, encore mieux, de gens que je ne connais guère ; car je ne discute pas alors les signes ; je les prends comme ils sont ; c'est le mieux. Et il est profondément vrai qu'un signe joyeux dispose à la joie celui qui le lance. D'autant que par l'imitation ces signes sont renvoyés sans fin. Ne dites point que la joie des enfants est pour les enfants. Même sans réflexion, même sans affection aucune, nous faisons grande attention aux signes des enfants ; chacun ici est nourrice ; chacun commence ici le jeu d'imiter en vue de comprendre, par quoi on instruit les enfants.

Ce jour de fête vous sera bon, que vous le vouliez ou non. Mais, si vous le voulez, si vous retournez de toutes les façons cette grande idée de la politesse, alors la fête sera vraiment fête pour vous. Car, disposant vos pensées selon les signes, vous prendrez quelque forte résolution de ne jamais lancer, le long de ces mois à venir, aucun signe empoisonné, ni aucun présage qui puisse diminuer la joie de quelqu'un ; ainsi d'abord vous serez fort contre tous ces petits maux qui ne sont rien, et dont la déclamation triste fait pourtant quelque chose. Et, par ce bonheur en espoir, vous serez heureux tout de suite. C'est ce que je vous souhaite.

Alain

20 décembre 1926"

A tous, fraternellement, sereine année 2011!

Par jean.devalon le 30/12/10
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Synergie, c'est ce syndicat de policiers, et même du corps de commandement, dont les commentaires surprennent quelque peu.

En matière pénale, les policiers enquêtent, les experts expertisent, les avocats défendent et les juges, ou le peuple, décident de la sanction.

C'est un équilibre subtil, fragile, nécessaire au bon fonctionnement d'une démocratie.

Pourtant ce syndicat livre souvent des commentaires assimilant les avocats à leurs clients, les décrivant en gras défenseurs du vice contre sale monnaie sonnante et trébuchante.

C'est finalement terrifiant que des officiers ne saisissent pas que la démocratie est fondée sur un jeu de contre-pouvoirs et se livrent à des propos, relevant finalement du café du commerce, donc l'outrance grossière inquiète.

Une société sans avocats, c'est une dictature. Une société sans forces de police, c'est l'anarchie. Une société sans juge respecté et indépendant, c'est encore une dictature.

Chacun a besoin du travail de l'autre pour valoriser le sien propre, c'est-à-dire veiller à ce qu'il soit fait dans le respect des règles protectrices du droit.

Sinon, c'est le retour à la jungle.

Le propos est d'une intense banalité et il est triste de devoir rappeler ces évidences, comme de devoir rappeler, aussi, qu'une profession libérale ne se complait pas dans le mal.

Au fond, la logique du propos de ce syndicat serait de supprimer les avocats libéraux pour les remplacer par de doux avocats fonctionnaires, ce qui voudrait ailleurs dire que les délinquants professionnels seraient défendus aux frais du contribuable.

J'entends déjà les hurlements.

Toujours est-il que j'ai reçu aujourd'hui un courriel de synergie.

J'ai été un peu étonné, avant de constater qu'il s'agissait en fait d'un huissier correspondant qui avait transformé sa structure professionnelle en Selarl Synergie.

Quand même, les huissiers, ces monstres suçant le sang des pauvres, prendre le nom d'un syndicat d'honnêtes gens !

J'en ai été révolté.

Synergie doit réagir !

Par jean.devalon le 30/12/10
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Roland Dumas, 88 ans, avocat et Jacques Vergès, 85 ans, avocat, sont partis à Abidjan soutenir le pauvre Laurent Gbagbo.

Je suis toujours admiratif devant ces jeunes et exemplaires avocats commis d'office.

Ils sont, pour nous, des exemples.

Par jean.devalon le 30/12/10
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Les avoués, pour le temps qu'il leur reste à vivre avant de devenir avocats, vont connaître les plaisirs de la dématérialisation des procédures.

Mais ils auront, pour leur part, accès à un système simple, moderne, celui que le Conseil National des Barreaux s'est obstiné depuis des mois à refuser aux avocats pour révérer le boîtier vendu par la société Navista comment on révère, finalement, quelque relique.

Je vous invite à lire sur le blog de Jacques Jansolin un billet qui résume la situation.

C'est bien dommage que la structure pyramidale de la gouvernance de la profession entraîne la nécessité de combats pénibles parce que ceux qui gouvernent, devenus classe dirigeante, devenus aussi classe obsolète, perdent le sens de la réalité vécue par ceux qu'ils représentent.

Bien sûr nous aurons dans les mois qui viennent un RPVA correspondant à la nécessité de ce temps, mais il aura fallu l'arracher.

Et nous n'aurons jamais un mot d'excuse de ceux qui se sont trompés et qui se sont obstinés à vouloir imposer à la profession un indigeste schmilblick !

Par jean.devalon le 29/12/10
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C'est beau le progrès !

Ainsi, c'est en consultant ma boîte mail sur mon smartphone que je vois un courriel d'un liquidateur m'informant de la liquidation d'une société cliente que je savais exsangue.

Le pauvre être me demande si la procédure peut laisser espérer une rentrée d'argent.

Hélas non, la Cour vient de confirmer une décision défavorable

Il me dit être sans fonds.

Dommage pour mes factures.

Mais c'est beau le progrès

Ce matin, féru de dictée vocale, j'ai dicté ‘ ... qui gère le secteur droit social du cabinet ‘ et la machine a tapé : ‘... qui digère le secteur ...'

C'est exagéré.

C'est beau le progrès, quand même.

A part ça les obstétriciens du privé font 2,3 fois plus de césariennes que dans le public par peur des procès.

Pourtant, c'est sympa un procès

Vous croyez que l'on va aller jusqu'à amputer plutôt que de réparer un membre par peur des procès ?

Où qu'avant la médecine libérale aura disparu ?

Allez, on ne pense plus pour aujourd'hui

Par jean.devalon le 28/12/10
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De temps à autre, un objet magique défraie la chronique et roule les gogos dans la farine.

Ainsi en a-t-il été du bracelet power balance ainsi décrit selon la vile pub :

" Le corps humain est notamment composé d'un ensemble complexe de processus électrochimiques, une série de produits chimiques organiques générant de l'énergie électromagnétique.

Chaque fois que l'air que vous respirez gonfle ou dégonfle vos poumons, que votre coeur bat, que votre cerveau pense ou que vos bras et jambes bougent, une série d'impulsions électriques sont créées et voyagent à travers le corps.

Nous dépendons physiquement de l'efficacité des échanges et de l'équilibre qui existe entre des charges électriques positives et négatives appelés ions.

Des centaines d'études médicales et scientifiques récentes ont démontré l'existence des forces électriques du corps humain et l'influence de divers facteurs internes et externes sur l'efficacité des échanges électrochimique.

La « batterie » humaine est à la fois une machine extrêmement efficace dans son état le plus pur et extrêmement fragile lorsqu'il est perturbé. Des facteurs internes tels que du stress, des maladies et des blessures ainsi que des facteurs externes tels que la proximité de champs magnétiques, d'ondes négatives (gsm, wi-fi, ...) peuvent compromettre ce processus.

La fréquence idéale pour le corps humain, appelée « Schumann Resonating Frequence » (SRF) est d'environ 7,8 hertz.

Une santé optimale et des performances au top se produisent lorsque :

- votre corps maintient l'équilibre ionique (l'échange entre les charges négatives et positives)

- votre énergie circule à travers votre corps de manière optimale (harmonie)

- votre corps est à la bonne fréquence.

Power Balance a élaboré un système pour restaurer et optimiser, en toute sécurité, la balance électromagnétique du corps humain ... et ceci, immédiatement "

Sauf qu'il s'agissait d'une vaste escroquerie.

Dis l'ami, tu crois à la magie toi ?

Dans notre pays, les vendeurs de cette chose seront-ils les payeurs ?

Par jean.devalon le 28/12/10
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Quel est le point de départ de la prescription en matière d'aggravation de dommage corporel ?

Par un arrêt du 16 septembre 2010 (09-15391), la Cour de cassation désavoue une Cour d'appel qui avait estimé, sous couvert de l'ancien article 2270-1 du code civil qu'il s'agissait de la constatation de cette aggravation, pour estimer quant à elle, qu'il s'agit de la consolidation de celle-ci, ce qui est plus favorable à la victime.

Par jean.devalon le 27/12/10
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C'est une période étrange que celle qui va de Noël au jour de l'an, où le temps paraît suspendu entre l'année qui s'achève et celle qui s'annonce.

A Marseille, on appelle ce temps le bout d'an et on se le souhaite bon.

Bon bout d'an, donc, avec Lamartine, pour faire chic.

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges

Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,

Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre

Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,

Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,

Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes

Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;

On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,

Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence

Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre

Du rivage charmé frappèrent les échos ;

Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère

Laissa tomber ces mots :

"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,

Coulez, coulez pour eux ;

Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;

Oubliez les heureux.

"Mais je demande en vain quelques moments encore,

Le temps m'échappe et fuit ;

Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore

Va dissiper la nuit.

"Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,

Hâtons-nous, jouissons !

L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;

Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,

Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,

S'envolent loin de nous de la même vitesse

Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?

Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !

Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,

Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,

Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?

Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes

Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !

Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,

Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,

Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,

Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,

Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages

Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,

Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,

Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface

De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,

Que les parfums légers de ton air embaumé,

Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,

Tout dise : Ils ont aimé !

déc
24

Dites ...

Par jean.devalon le 24/12/10
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Le temps bien sûr est loin de l'innocence enfantine.

Mais dites, si c'était vrai ?

Par jean.devalon le 22/12/10
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Je relève sur l'excellent blog blog du bâtonnier Patrice Giroud cette information :

" Le Sénat a voté le 21 décembre 2010 en deuxième lecture et sans modification le projet de loi adopté en deuxième lecture par l'Assemblée Nationale.

A noter l'article 6 qui donne compétence aux ordres d'avocats pour la mise en oeuvre de la communication électronique et l'article 7 qui crée de fait le Bâtonnier de Cour s'agissant de la procédure Cour d'Appel. "

En effet le projet prévoit :

« (AN1) Article 6

L'article 18 de la même loi est ainsi modifié :

1° Après les mots : « l'informatique, », sont insérés les mots : « la communication électronique, » ;

( Ancien Article 18

Les ordres des avocats mettent en oeuvre, par délibération conjointe et dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires, les moyens appropriés pour régler les problèmes d'intérêt commun, tels : l'informatique, la formation professionnelle, la représentation de la profession, le régime de la garantie. )

(S1) Article 7

L'article 21 de la même loi est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L'ensemble des bâtonniers des barreaux du ressort de chaque cour d'appel désigne tous les deux ans celui d'entre eux chargé, ès qualité de bâtonnier en exercice, de les représenter pour traiter de toute question d'intérêt commun relative à la procédure d'appel. »

Si je lis bien :

1 -La communication électronique relève bien de la compétence des ordres et pas du CNB

Celui-ci pourra peut-être alors respecter la volonté du peuple exprimé par sa représentation nationale et en tirer les conséquences quant à son attitude avec les avocats et les ordres qui demandent la fin des monopoles, le meilleur coût et la liberté.

Faut-il rappeler qu'il a soutenu la société Navista qui a privé le barreau de Marseille d'accès électronique à son tribunal ?

Notre représentation nationale a-t-elle saisi le sens de l'histoire ?

2 -Les bâtonniers élisent l'un d'entre eux pour les représenter devant la Cour mais on évite le mille-feuilles bien crémeux dont certains rêvaient

En effet il n'est nul besoin de créer des ordres régionaux qui sont des pompes à fric inutiles

Notre représentation nationale, qui les souhaitait, a-t-elle saisi le sens de l'histoire ?

Pour ce Noël c'est avec encore plus de plaisir que nous dégusterons la pompe à l'huile

Merci messieurs les sénateurs !

Joyeux Noêl monsieur Wickers !