jean.devalon

Par jean.devalon le 31/07/11
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Il parait qu'en Grèce, en Espagne, en Irlande, la jeunesse, comme dans les siècles ou décennies passés en est réduite à s'expatrier par manque de travail. e manière moindre, mais qui peut aller en s'accentuant, nous connaissons, à Marseille ce phénomène . Nos enfants s'ils sont diplômés et font une belle carrière ont bien du mal à trouver ici un poste leur correspondant et en sont réduits à s'expatrier... dans la région parisienne. Au fond, peut-être que Marseille est plus proche d'Athènes qu'il n'y parait. Et je ne parle pas des moeurs politiques ou du respect des règles...

Par jean.devalon le 29/07/11
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La nature de l'homme est naturellement prétentieuse et laisse peu de place à l'autodérision.

Faisons ici exception.

Votre serviteur a donc invité aujourd'hui dans un restaurant convenable de la place de Marseille un directeur juridique d'une grande entreprise.

Au moment de sortir la carte de bancaire pour payer, il a bien fallu constater son absence !

Marseille est Marseille et les distances réduites.

Une course jusqu'au domicile a permis de constater que la carte manquante était bien présente, mais dans la veste et pas dans la poche du pantalon.

Rupture des habitudes.

Il aurait été adéquat de s'en rendre compte dans le restaurant et pas une fois essoufflé.

Le pire, c'est qu'une fois revenu et ayant tendu, confus, la carte bancaire au restaurateur, celle-ci ne passait pas.

Regard franchement soupçonneux du tenancier.

Un rouleau de papier à changer dans son terminal...

C était lui le coupable.

C'était, censément, aujourd'hui la dernière journée de travail.

Nullement, d'autres suivront la semaine prochaine.

Mais, à l'aube des vacances, je voulais vous faire partager le sentiment étrange que l'on éprouve quand on croit que l'on a perdu ses cartes bancaires.

Quant à vous faire partager le sentiment du ridicule vécu, cela dépend de l'expérience de chacun...

Par jean.devalon le 29/07/11
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J'ai eu, hier, une expertise durable.

Non pas qu'elle ait été particulièrement écologique, mais elle s'est étendue dans l'après-midi, presque quatre heures, dans une maison de la campagne aixoise dont la stabilité paraissait sujette à caution.

À l'heure où certains sur les plages ôtent leur chemise, moi je reprochais à une entreprise de n'avoir pas chemisé ses micro pieux nonobstant les sages préconisations du géotechnicien.

Les experts d'assurance se chamaillèrent comme candidats au primaire.

Mais il a bien fallu observer que, oui, le garage avait tendance à basculer.

Mon client, au sommet de son échelle, avait sorti un fil à plomb qui le démontrait, ainsi qu'un niveau.

Ce qui montre bien d'ailleurs l'utilité de la tradition dans le travail.

Toujours est-il que je suis rentré tardivement à la maison accueillie par ma douce associée, et toute aussi douce épouse, quelque peu en colère contre un notaire, magistrat de l'amiable, qui dans le cadre de l'établissement d'une liquidation dans un divorce n'aurait pas très bien su se servir de sa calculette.

Elle a dit qu'il était incompétent, mais un notaire incompétent, ça existe ? Et si oui, cela est -il dû à la prétention du notariat de se qualifier de magistrats de l'amiable ?

C'est donc l'esprit quelque peu embrumé que j'ai eu la maladresse de répondre, sur le téléphone portable, à un appel dans la soirée d'un client et ami, ou ami et client, devant probablement penser que le cabinet offrait une hot line.

Il faut dire que devinant l'arrivée des vacances les clients se précipitent sur leur avocat, comme la hyène sur la charogne, pour en tirer toute la substantifique moelle avant qu'il n'essaie de partir se ressourcer.

Encore que partir, cela devient de plus en plus compliqué, parce qu'il faut travailler non. s'enrichir mais pour préserver l'emploi, comme tout petit patron se doit de le faire. .

Au fil des années le mois de vacances est devenu trois semaines et là quinze jours, sous réserve d'ailleurs de cette audience en plein milieu du mois d'août initié par un confrère auquel on avait bien sûr demandé d'éviter cette période et auquel il est donc soulevé l'incompétence, sans aucune volonté de revanche, à l'évidence.

Il ne faut pas voir dans mon propos le moindre commentaire désobligeant envers qui que ce soit, mais il existe des professions, dans le secteur public, qui bénéficient de six, sept, huit semaines de congés payés, voire plus.

Autrefois la fonction publique était mal payée et, peut-être était-ce là compensation.

J'avoue que j'ai parfois tendance à penser que cet avantage acquis s'apparente désormais à un privilège.

Mais c'est de la pure jalousie.

Il est préférable, pour la bonne santé de la psyché, de dire les choses franchement : je suis jaloux de tous ces gens aux vacances interminables.

Et cela n'a rien à voir, rien du tout avec le fait que l'un de mes enfants à qui je parlais de cette magnifique profession d'avocat m'a répondu le : tu es fou, travailler autant pour gagner aussi peu.

Oui mon fils, mais l'avocat a sa liberté de pensée et, celle-là, on ne peut pas lui prendre.

C'est sa richesse.

Mais je ne devrais pas dire ça, cela pourrait générer des taxes supplémentaires.

Ils y pensent, les autres, pendant leurs vacances.

Par jean.devalon le 28/07/11
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Il y a quelques semaines, à Marseille, un salarié de l'enseigne Monoprix avait été menacé de licenciement pour avoir pris quelques melons et deux salades dans la benne à ordures de son établissement, en violation du règlement intérieur.

Cela avait donné lieu à une mobilisation des salariés et le licenciement n'a pas eu lieu.

En cette période de pauvreté exponentielle, on suppose qu'ensuite la direction du magasin a très certainement veillé à trouver toute autre solution pour éviter une situation qui heurte la raison.

Aujourd'hui, dans un cabinet d'avocats parisiens, un fleuron de la profession, deux salariés handicapés ont reçu des lettres de licenciement pour avoir pris des restes de buffet destinés à être jetés et ce, avec l'accord du maître d'hôtel.

Ce sont les propos de leur avocat et on imagine volontiers qu'il s'agit là d'une technique de communication dérivée de l'affaire Strauss-Kahn et de la stratégie des avocats de celui-ci, toute en communication.

Car enfin, si les faits étaient tels que relatés, le lecteur laissera venir à sa pensée deux observations :

- D'abord, le management dans les grands cabinets d'avocats s'apparente à celui de la grande distribution. Il pourra alors être observé, s'agissant des produits et services que les bons produits du terroir sont souvent bien meilleurs, si vous percevez l'image subliminale.

- Ensuite le dossier ne va pas être facile à plaider aux prud'hommes car licencier deux handicapés pour avoir pris des restes de buffet avec l'accord d'un maître d'hôtel, cela pourrait heurter les conseillers prud'homaux, si, si.

Cela étant il en est sûrement autrement et le cabinet en question a certainement un dossier en béton.

D'accord, vous me direz que parfois le béton s'effrite en raison d'un mauvais dosage altérant la solidité du bâtiment, mais c'est là du mauvais esprit.

Par jean.devalon le 27/07/11
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Les restaurateurs ont vu leur TVA passer de 19,6 % à 5,5 %.

Il paraît que cela a coûté très cher à l'État pour des effets contestables.

Mais le Président a promis qu'elle serait maintenue au taux minoré.

En revanche la rémunération de l'aide juridictionnelle qui était assortie d'une TVA à 5,5 % est passée à une TVA à 19,6 %, la Cour de Justice de l'Union Européenne ayant estimé que les avocats ne pouvaient être assimilés à des organisme à caractère social.

Certes, mais un taux réduit de TVA, c'est aussi permette plus facilement accès des justiciables à la justice.

Plus utile que la TVA sur le cassoulet, non ?

Là, le Président n'a rien dit

juil
27

L'homonyme!

Par jean.devalon le 27/07/11
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Au barreau de Marseille, ma douce associée a un homonyme.

Je veux dire en cela qu'il porte le même patronyme, mais pas le même prénom, puisqu'il est homme.

Il travaille dans un cabinet que je ne nommerai pas (mais qui évoque, selon son envie, ou la piqûre ou le miel)

Il se trouve que j'ai écrit plus haut une inexactitude puisqu'il n'est plus en fait inscrit au barreau de Marseille, mais dans un barreau extérieur.

Ce qui conduit la clientèle qui le cherche à téléphoner à notre cabinet et nous lui piquons tous ses clients (ce n'est pas vrai, c'est juste pour rire)

A la maison des avocats sur la boîte à lettres de ma douce associée, il a bien été mentionné que l'homonyme devait être recherché dans la boîte de la structure professionnelle adéquate.

Bernique ! Il se trouve toujours quelques paresseux pour ne tenir aucun compte de cet avertissement ce qui nous conduit à faire le facteur.

Toujours est-il, que tout à l'heure, j'ai trouvé dans la boîte du soleil de mes jours la carte d'avocat de l'importun !

Que diable faisait tel ? Ou avait-il pu la perdre ?

C'est louche.

Comme je suis très gentil, je l'ai déposée dans la boîte correspondante.

J'ai senti derrière moi, d'ailleurs, le regard sagace du bâtonnier qui venait se faire prendre en photo pour je ne sais quelle revue.

Je lui ai dit que peut-être, sa cravate aurait pu être plus moderne, mais il la trouvait moderne.

Après tout, nous autres les hommes, on peut bien aussi parler un peu chiffon.

Il ne faut pas croire que seul le sexe intéresse la gent masculine.

La preuve : ma douce n'a pas reçu, pour le compte de l'homonyme, de revues pornos.

Ou alors elles ont été dérobées.

Par jean.devalon le 26/07/11
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Là-bas aux États-Unis, la croissance stagne et l'une des questions est de savoir, justement, si cette stagnation n'est pas durable, générant alors l'affaissement du modèle américain et la ruine des classes moyennes.

Là-bas, la dette explose.

Chez nous, en Europe, on est tout content parce qu'on a sauvé la Grèce en lui permettant de s'endetter dans de meilleures conditions, et pour ce faire en endettant encore plus les autres pays.

C'est pourquoi, probablement, on ne fait rien pour les enfants de Somalie.

On est si pauvre.

Quand on a des dettes, il y a deux solutions : soit on se met en faillite, soit on les rembourse.

Et pour les rembourser, il faut soit augmenter les revenus, soit réduire les dépenses.

Et il semble bien que dans notre doux pays de France, il devienne inévitable de s'attaquer vraiment aux déficits et ça, c'est douloureux, parce que ça passe par la chasse aux privilèges et aux rigidités de la société.

Alors, en attendant, le ministre de l'intérieur a trouvé la solution : il veut réduire l'immigration légale.

Il y a donc des métiers qui seront supprimés de la liste de ceux qui permettent une immigration plus facile en raison des difficultés de recrutement dans le poste, par exemple conducteur de travaux ou chef de chantier.

Il n'est pas certain que cela ait une grande pertinence économique, mais cela satisfera au moins un électorat en déshérence.

Moi, je suis fier de mon gouvernement : je pourrai dire à mon fils que les immigrés ne pourront plus lui prendre le poste le conducteur de travaux ou de chef de chantier.

Le chef doit être français ! ou européen à tout le moins.

Pour la réforme de l'état et le cumul des mandats, comme leur limitation dans le temps ; il va falloir attendre encore un peu, monsieur Guaino est en train d'écrire un discours pour le président.

Après tout, c'est pour ça qu'il est payé environ 350 000 euros par an.

Par jean.devalon le 25/07/11
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L'autre jour, dans ma bonne cité phocéenne, j'ai pris un taxi.

C'était d'ailleurs presque un minibus.

Et j'entendais le chauffeur expliquer à je ne sais quel interlocuteur qu'il faisait le soir des navettes pour le compte de grandes sociétés installées dans le nouveau quartier d'affaires de la Joliette, près de la célèbre tour CMA.

Il m'a expliqué ensuite qu'un certain nombre d'employés s'étaient fait agresser, au sortir du travail, et pas par les gabians, et que, donc, certains employeurs avaient mis en place un système de navette par taxi entre le lieu de travail et le tramway le plus proche

Presque comme dans Jurassic park, en quelque sorte.

L'insécurité à Marseille est un thème aussi récurrent que la propreté.

Cela nous change des beaux paysages du sud-ouest, si paisibles

Encore que la violence existe, même à Montrabé, célèbre bourgade.

Là-bas quand un chien mort un cambrioleur, et qu'il en perd d'ailleurs un croc, la police scientifique va chercher de l'ADN sur le croc est ainsi retrouver le délinquant.

Je ne sais pas si, chez nous, à Marseille la méthode est généralisée.

Mais il ne faudrait pas hésiter à le faire, parce que des chiens il y en a, si l'on considère le nombre de souvenirs pour les touristes qu'ils délaissent sur les trottoirs.

Par jean.devalon le 25/07/11
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Il faut bien le reconnaître, vu du côté de l'avocat, les chaleurs de l'été génèrent, avec la régularité des marées, quelques conflits familiaux.

Il y a toujours, effet pervers des rayons du soleil, quelque mari succombant à sa voisine de sable, ou quelque femme victime d'un séducteur occasionnel.

Et à la rentrée, on se retrouve chez l'avocat !

Mais l'été, ce sont aussi les conflits post-divorce liés aux enfants dont les familles après s'être décomposées se recomposent autrement, et quand la distance, notamment, rend parfois difficile l'exercice serein du droit de visite et d'hébergement.

À cet égard, il faut quand même observer qu'au moins l'été tous les enfants sont en vacances en même temps.

Mais il traîne dans un tiroir un projet voulant réduire la durée des vacances, et instituer l'été le même zonage que connaissent les autres périodes de vacances.

Je ne sais trop quel est le fondement de cette idée, qu'apprécieraient sûrement les offices de tourisme, mais pour les familles éclatées, ce serait un nouveau jeu de plage : le jeu de piste !

On dira que le cerveau dans lequel cette idée a germé a subi un coup de chaleur.

Encore un coup du réchauffement climatique !

Par jean.devalon le 24/07/11
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Il souffle du coté de Marseille un mistral à décorner même les princesses monégasques mais qui éloigne les plaisirs de la baignade. Peut-être cependant la lecture de Philip Roth et du théâtre de Sabbath aurait-elle pu attendre temps plus clément... Heureusement qu'il y a la chaude jaune couleur du pastis. On trouve, chez nous, toujours de bonnes excuses pour y revenir!