jean.devalon

Par jean.devalon le 16/09/11
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Je suis un riche avocat qui veut payer.

Comme le PDG de Publicis, Maurice Lévy, je veux sortir mon chéquier ou ma carte bancaire.

Je le veux, je le veux, mais je ne sais pas comment faire.

Le problème est le suivant : il paraît qu'à compter du 1er octobre quand j'engagerai un procès il faudra s'acquitter d'une taxe de 35 €

Le 1er octobre, c'est demain.

Le paiement devra, paraît-il, se faire par voie électronique.

Si j'avais le boîtier Navista j'essaierai d'insérer ma carte bleue à l'intérieur ; je ne l'ai pas et, au demeurant, ce boîtier avale l'argent d'une autre manière.

Donc je lance un appel désespéré à nos édiles en campagne électorale, il y en a toujours : Comment que je fais pour payer, moi ?

Je sens que ça va être un drachme, ce truc.

Par jean.devalon le 14/09/11
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Ce matin, un brave homme est venu me consulter pour un divorce.

Il avait plusieurs biens immobiliers et était passé, voilà quelques années, en communauté universelle, le malheureux.

Mais il avait la solution, qui consistait à ne pas évoquer le contrat passé en contrepartie de quoi il donnerait à son épouse du cash!

Il m'a précisé que son notaire lui avait dit que cela ne poserait pas de problème puisque seules trois personnes savaient qu'il y avait un contrat : les époux et le notaire.

Je l'ai invité à trouver un autre avocat.

Je laisse ici la morale de coté car, de nos jours, on a l'impression que celle-ci se trouve dans une valise perdue dans quelque soute d'avion.

Mais voyez-vous l'avocat est un juriste qui plaide.

C'est-à-dire qu'il est en mesure de donner un conseil juridique efficace parce qu'il sait parfaitement quelle est la pratique des tribunaux et les risques éventuels à ne pas prendre.

C'est pour ça qu'il est parfois étonné devant quelques considérations notariales ou quelques procédures de licenciement réalisées par les experts-comptables, par exemple innocent.

Cette double compétence juridique et judiciaire vient de recevoir finalement reconnaissance par la création de l'acte d'avocat.

L'acte d'avocat est un acte contresigné par l'avocat avec des conséquences juridiques très importantes :

- c'est un acte par lequel avocat atteste avoir éclairé làaoù les parties qu'il conseille sur les conséquences juridiques de l'acte.

- il fait foi de l'écriture et de la signature des parties tant à leur égard qu'à celui de leurs héritiers ou ayants cause, ce qui conduit, en cas de contestation à la lourdissime procédure de faux, et pas simplement de vérification d'écriture.

- il est dispensé de toute mention manuscrite exigée par la loi.

Je sais que vous allez dire que cela peut apparaître comme étant de l'hébreu.

En fait, pour faire simple, l'acte d'avocat aura la même force, en pratique, que l'acte authentique.

Il sera bien plus difficile de le contester, comme il est difficile de contester un acte authentique.

En plus, l'intervention de l'avocat avec la pratique judiciaire qu'il a permettra d'apporter une sécurité juridique complémentaire, qui fait actuellement, il faut bien le reconnaître souvent défaut.

De surcroît l'acte sera bien sûr conservé par l'avocat comme les actes authentiques le sont.

La création de cet acte correspond au développement du droit dans nos sociétés et à la nécessité de répondre aux besoins du consommateur, sans obliger celui-ci à se rendre dans les augustes études notariales.

Nous les avocats sommes souvent frappés de devoir traiter des situations dans lesquelles un conseil préalable aurait évité toute difficulté et la création de cet acte, dont le champ d'application est vaste, est précieuse.

Dans les années à venir le réflexe de consulter l'avocat, en sachant que l'acte contresigné par lui est aussi fort qu'un acte authentique, avec, de surcroît, la connaissance des tribunaux, sera commun.

Evident, même

Mais dès aujourd'hui les heureux clients des avocats ont un service plus à leur disposition.

Par jean.devalon le 13/09/11
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Ainsi donc, un avocat au barreau de Paris, libanais et sans cravate, va faire l'objet d'une enquête déontologique pour avoir livré une valise remplie de billets, ou prétendu l'avoir fait, à un autre avocat au barreau de Paris, monsieur Dominique Galouzeau de Villepin, très chic ancien Premier Ministre.

Profitons de la circonstance pour rappeler ici au barreau de Paris combien le peuple des avocats est choqué de voir la collusion qui existe entre la classe politique et ledit barreau, ce qui conduit les anciens ministres à devenir avocats, sans forcément avoir les compétences juridiques, mais en ayant, en tout cas, celle du relationnel qui plaît tant aux instances nationales regardant le pouvoir comme miroir aux alouettes.

Tombons les masques, même africains.

La morale et la politique ne font pas toujours bon ménage et l'on voit parfois d'ailleurs des avocats partis en politique en tirer bénéfice personnel, directement ou indirectement...si, si, je vous l'assure.

Je l'ai vu, de mes yeux vu.

Cela parce que les instances qui décident ne sont pas toujours en phase avec la profession pour défendre parfois les situations acquises et les comportements du passé, plus que le mouvement.

Et cela pose bien sûr la grande question de la gouvernance de la profession.

Je glisse ici un mot sur le fiasco de la communication électronique où, à vouloir copier le mode militaire de gouvernance des notaires, les avocats n'ont pas fait preuve de la plus grande des efficacités, ni du plus évident des modernismes.

Sous nos yeux un monde se défait et les réflexes de pensée d'autrefois que l'on voit par exemple quand les bâtonniers décorés viennent nous expliquer le fonctionnement de l'informatique, quand bien même ils n'auraient jamais allumé un ordinateur, doivent céder le pas, si la profession ne pas être emportée par le vent de l'histoire, (sauf bien sûr les puissants comme d'habitude qui sont juchés sur nos épaules).

Il y a donc des projets de réforme de la gouvernance de la profession dont on peut craindre qu'ils rajoutent encore des strates à l'empilement des strates existantes, et également qu'ils conduisent à des structures peu représentatives, comme l'actuel Conseil National des Barreaux.

Après tout considérons que le peuple des avocats est éduqué et que chacun peut voter avec le même poids qu'un autre, ce qui conduit au principe : un homme, une voix (et même une femme, soyons fous !)

Cela étant acquis, si le peuple des avocats est éduqué, la parole lui revient et tout projet doit être soumis par voie de référendum national à la profession.

Cela serait transparent et démocratique.

On voit bien d'ailleurs s'instaurer un peu partout des modalités de vote par Internet, et je suis sûr que le prestataire de référence du Conseil National des Barreaux saura y travailler avec efficacité.

Un référendum n'est ce pas une belle idée ?

Dans la valise, un référendum pour les avocats en quelque sorte.

Par jean.devalon le 12/09/11
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On a un peu l'impression d'une ambiance de fin d'un monde où tout un édifice séculaire parait s'effriter.

Une ambiance où les choses se retournent, les pôles s'inversent.

Il y a du bon.

Une décision de référé dont le délibéré était fixé pour le 15 vient d'être ainsi rendue.

Le greffe a appelé pour dire que le Président l'avait rendue en avance.

Merci à lui.

Mais si la justice rend ses décision en avance, alors, c'est que c'est bien la fin du monde

Par jean.devalon le 11/09/11
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Il y a des juges dont les erreurs restent ancrées dans la mémoire collective.

Le juge Lambert de l'affaire Gregory.

Le juge Burgaud de l'affaire d'Outreau.

Ces juges responsables, mais pas tout seuls, de catastrophes judiciaires, ont continué leur carrière de magistrats.

Alors que sort le film 'présumé coupable' sur l'affaire d'Outreau, on apprend que le juge Burgaud est nommé à la Cour de Cassation.

Pas à un poste prestigieux, mais comme auditeur.

Il reste que le symbole est grinçant.

Il y a eu discours du Premier Président et petits fours.

Par jean.devalon le 11/09/11
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Marcel vient de se marier.

C'est un vieux garçon des Hautes Alpes avoisinant les 70 ans et dont le physique, il faut le dire, n'évoque pas Alain Delon.

Marcel est propriétaire de terrains au-dessus de la station de Serre Chevalier ; c'est dire qu'il a du bien.

Et Marcel vient de se marier avec une blonde pulpeuse de 42 ans, agent immobilier à Paris.

Là-bas, dans le village alpin, on dit méchamment qu'elle en veut à son argent.

C'est finalement faire peu de cas des mystères de la nature humaine et de la complexité de l'alchimie amoureuse.

L'histoire d'ailleurs ne dit pas si un contrat de mariage a été signé entre les deux époux.

Il y a dans cette histoire beaucoup de jalousie, de méchanceté, de discrimination même envers la laideur, car Marcel n'est pas très beau.

Moi, si je ne vivais pas déjà la félicitée amoureuse, je pourrais parfaitement tomber en pamoison devant Mme Bettencourt.

Par jean.devalon le 10/09/11
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Il reste à parler de la justice, et nous aurons parlé de toutes les vertus. Mais ce qui

a été dit des trois autres convient encore à celle-ci ; et ce que j'ai déjà montré de la

sagesse, de la tempérance et de la force d'âme, qu'elles étaient tellement jointes avec la

volupté, qu'on ne les en pouvait séparer, il faut l'appliquer à la justice, qui non seulement

ne nuit à personne, mais qui toujours donne confiance et calme les esprits, et

par elle-même, et par cette espérance qu'on ne manquera d'aucune des choses qu'une

nature non corrompue peut désirer. De même que l'imprudence, le désir passionné et la

lâcheté sans cesse tourmentent l'âme, sans cesse l'agitent et y apportent le trouble ;

ainsi l'injustice, dès qu'elle réside dans l'esprit, par sa seule présence y met le trouble ;

et si, de plus, elle a formé quelque entreprise, l'eût-elle accomplie secrètement, elle ne

peut prendre confiance et croire que la chose restera toujours secrète. Le méchant ne

peut cacher ses actions : le soupçon, l'opinion publique, la renommée les poursuit ;

vient ensuite l'accusateur, le juge ; plusieurs enfin, comme sous votre consulat, se

dénoncent eux-mêmes.

S'il y a des hommes assez puissants pour être en état de ne point craindre le

châtiment des lois, ils ne laissent pas pour cela d'avoir peur des dieux ; et les soins qui

les dévorent, les inquiétudes qui les déchirent nuit et jour, ils les regardent comme un

supplice que les dieux immortels leur envoient.

Ce qu'on pourrait donc retirer d'utilité ou de plaisir d'une mauvaise action, peutil

diminuer autant les maux et les peines de la vie, que la mauvaise action les augmente,

soit par les reproches qu'on s'en fait, soit par la punition des lois qu'on appréhende, soit

par la haine publique qu'on s'attire ? Il est vrai qu'il y a des gens qui, au comble des

biens, des honneurs et des dignités, environnés de plaisirs, loin de pouvoir assouvir

leurs cupidités par une voie injuste, les sentent au contraire s'allumer davantage tous les

jours ; mais ces gens-là ont plus besoin d'être enchaînés que d'être instruits.

La véritable raison invite donc à la justice, à l'équité et à la fidélité tous les

hommes d'un esprit sain. Et que ceux qui n'ont ni esprit ni ressources ne croient pas

trouver leur intérêt dans l'injustice ; il ne peut y avoir pour eux de succès, ou au moins

de succès durables. Quant à ceux qui ont du génie ou de la fortune, leur intérêt est de

faire le bien : de là naît l'estime publique, et, ce qui contribue le plus au repos de la vie,

l'amour de nos semblables. Quelle raison de tels hommes auraient-ils donc d'être

injustes ?

Les désirs naturels sont faciles à contenter, sans faire tort à personne, et il ne faut

pas se laisser aller aux autres, qui ne portent à rien de vraiment désirable ; car on ne

saurait faire d'injustice qu'on n'y perde plus qu'on n'y gagne. La justice n'est donc pas

à rechercher pour elle-même, mais seulement pour l'avantage qu'on en retire. Il est

agréable d'être aimé et estimé de tout le monde, parce qu'alors la vie est plus sûre et

plus douce. Ce n'est donc pas seulement pour éviter les inconvénients du dehors que

nous croyons qu'il faut s'interdire l'injustice, mais principalement parce qu'elle ne

laisse jamais respirer en paix ceux qui lui donnent entrée.

Je sais, c'est idéel!

Par jean.devalon le 09/09/11
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Il y a un texte d'un écrivain marseillais qui a fait le buzz, il y a quelque temps mais dont les événements récents dans la citée phocéenne invitent à la relecture et devrait conduire tous les responsables locaux à la réflexion et que je donne ici en précisant que ce qui est en gras l'est de mon initiative à l'attention de nos élus de droite.

"J'ai plus envie...... J'ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière.

Je m'apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d'été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels. J'avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d'hiver, au fond d'un placard. Je m'apprêtais même à faire de l'humour. Quelquefois, j'y arrive. Mais voilà... Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d'Estienne d'Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.

J'ai plus envie de relativiser. J'ai plus envie de faire de l'humour. Et j'ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien......

J'ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.

J'ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d'emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.

J'ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d'urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.

J'ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d'organisation collective.

J'ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n'ont sans doute plus pris un métro depuis des lustres.

J'ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l'absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l'escroquerie.

J'ai plus envie.

J'ai plus envie de baisser les yeux devant l'indolence arrogante de jeunes connards.

J'ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.

J'ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d'apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.

J'ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d'abrutis incultes, vociférants et bruyants au milieu des trottoirs qui n'ont qu'une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot "respect"; qu'ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.

J'ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d'orthographe. L'illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l'ardeur des vandales.

Et aussi...... J'ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d'un trait négligent sur des plans d'architectes en mal de terrains à lotir. J'ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l'îlot Malaval est une honte).

J'ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.

Et encore...... J'ai plus envie d'écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d'entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.

J'ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.

J'ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen. Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c'est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l'histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale d'appréciation de la haute bourgeoisie locale.

J'ai plus envie de ce manque d'imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d'avenir pour leur progéniture se résume à:"Un boulot à la mairie ou au Département".

J'ai plus envie d'entendre les mots "Tranquille; On s'arrange, c'est bon, allez, ha..." prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.

J'ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie des discours placebo autour de l'équipe locale de foot en lieu et place d'une vraie réflexion sur la culture populaire. J'ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l'insalubrité à longueur de vie.

J'ai plus envie de m'excuser d'être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville... Ma ville! Et pourtant, Marseille... Pourquoi j'ai plus droit à ma ville ? Merde !

Philippe Carrese

Par jean.devalon le 09/09/11
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Une bonne centaine de dossiers en référé construction. là. maintenant; Pour beaucoup des demandes d'expertises pour lesquelles il est noté les "protestations et réserves du défendeur " Ces dossiers sont évoqués en deux secondes à l'appel des causes. Pas aujourd'hui . Aujourd'hui? le président appelle les cent dossiers et plus tard prendra les dépôts de dossiers. Il est dix heures. Il vient de finir l'appel. On commence le traitement des dossiers. J'ai le numéro 93 Je m'interroge sur la gestion du temps. En direct!

Par jean.devalon le 08/09/11
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Monsieur Jean Noël Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône est convoqué aujourd'hui devant le juge d'instruction en vue d'une probable mise en examen, notamment pour association de malfaiteurs.

Le juriste rappellera immédiatement que mise en examen ne veut pas dire culpabilité et que le justiciable mis en examen est présumé innocent jusqu'à une éventuelle condamnation.

Un non-lieu peut intervenir ou une relaxe être prononcée par la juridiction correctionnelle.

C'est la raison pour laquelle monsieur Guérini a d'ores et déjà prévenu qu'il ne quitterait pas ses fonctions de président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

On peut comprendre d'ailleurs qu'il ne voit pas de particulière raison à démissionner car, dans les Bouches-du-Rhône, être mis en examen, pour un politique, est aussi commun que le soleil qui brille.

Le journal la Provence rappelle :

- qu'un autre sénateur du département est convoqué également le 14 septembre pour des faits présumés de complicité de trafic d'influence

- que Madame Andrieux député des Bouches-du-Rhône est également mise en examen pour complicité de détournement de fonds publics et complicité de tentative d'escroquerie

- Qu'un président d'un syndicat d'agglomération nouvelle a été condamné à deux ans de prison.

- Que l'ancien maire d'Istres lui aussi avait été condamné à cinq ans d'inéligibilité pour abus de confiance, mais veut revenir.

En fait il ne serait pas inutile qu'un média quelconque, un jour, donne la liste de tous les hommes politiques mis en examen.

Car si le juriste doit rappeler que le mis en examen est présumé innocent, le citoyen peut réagir différemment.

On rappelle l'histoire du général de Gaulle ayant demandé la démission d'un ministre dont le fils avait triché au bac.

J'entends les rires sur les bancs des assemblées...

L'homme politique, parce qu'il est détenteur d'une parcelle du pouvoir de la République se doit d'être irréprochable et exemplaire car à travers puis c'est le peuple qui s'exprime.

En ce sens il serait tout à fait compréhensible, voir éminemment souhaitable, que les hommes politiques mis en examen pour des faits particulièrement graves donnent leur démission pour que les citoyens aient confiance dans le bon fonctionnement des institutions de la République.

Et puis, après tout, puisque l'on parle beaucoup des agences de notation, celles-ci dans leurs critères d'analyse prennent en compte le fonctionnement des institutions politiques et je ne suis pas bien sûr que, notamment, les Bouches-du-Rhône méritent une bonne note en cette rentrée scolaire.