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Caducité!

Par jean.devalon le 07/09/11
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La nouvelle procédure devant la cour d'appel prévoit que l'appelant doit déposer ses écritures dans les trois mois de la déclaration à peine de caducité.

Une déclaration d'appel est déposée devant la cour d'appel d'Aix le 26 mai.

Le 29 août le conseiller de la mise en état avise l'avoué de l'appelant de la caducité intervenue.

Cette procédure est plus tranchante que le couteau du boucher.

Cela étant, encore un dossier brillamment gagné !

Par jean.devalon le 07/09/11
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Le titre de l'Expansion ce mois-ci, c'est : la fin d'un monde; mais la fin du monde est une meilleure accroche.

Ce qui est heureux c'est que la fin d'un monde ne signifie pas forcément la fin du monde.

Mais simplement la fin du petit monde où l'on vit.

Parallèlement je reçois des services de l'Ordre des Avocats au barreau de Marseille la communication de la date de l'élection du dauphin, ce mammifère qui se transforme en bâtonnier.

Nous allons donc bientôt recevoir les professions de foi, je veux dire les engagements électoraux.

Seront-ils à la hauteur de ce changement de monde ?

Dans le passé, on pouvait parler du soutien aux jeunes avocats, de la crèche, de la grandeur de la profession, du bien que l'irremplaçable élu apporterait à celle-ci et ainsi de suite.

Pour tout dire rien de bien crédible.

Nous aurons donc, pour ces élections, celui qui s'est déclaré très tôt et compte, naïf, sur sa méthodologie ; bien sûr le Corse, et, encore bien sûr, la représentante du sexe faible (je dis faible parce que ça m'amuse de le dire).

Il y aura aussi le confrère qui se présente à toutes les élections et assigne à répétition nos instances qui le méritent parfois.

En fait, il nous faudrait un Churchill du barreau.

Ou un de Gaulle.

On sait combien De Gaulle avant-guerre avait attiré l'attention sur l'inadéquation de l'armée française.

Le Churchill du barreau, ou le de Gaulle pourrait aussi contribuer à renverser le vieux monde des instances de l'avocature

J'attends avec attention ce que les candidats nous diront sur la communication électronique car la méthodologie proposée par la gouvernance actuelle de la profession correspond finalement à l'ancien monde, celui où l'on dépensait sans compter alors que ce qui a été fait par Marseille ne coûtait pas un sou et portait l'avenir.

Inestimable en ces temps de disette.

Au fait, qu'ont dit les candidats au sujet du déplacement du tribunal d'instance dans la caserne du troisième arrondissement ?

Qui a gueulé ?

De toute façon, si je ne suis pas satisfait de ce que diront les candidats, alors je voterai Bernard Kuchukian.

Vraiment, il nous faut Churchill ou de Gaulle.

Ou alors pour l'égalité des sexes Golda Meir.

Elle a écrit : "Ne pas être belle fut une bénédiction. Cela m'a obligée à développer d'autres ressources intérieures. Une jolie fille a un handicap à surmonter".

Ca me plait ça, savoir aimer son destin.

Bon, je vote Kuchu ?

Par jean.devalon le 05/09/11
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Ainsi donc le président Jacques Chirac est atteint d'une affection neurologique rendant illusoire sa comparution en personne à son procès.

On se souvient il y a quelques semaines, de cet homme affirmant soutenir François Hollande.

Pour ceux qui, dans leur famille, ont eu, ou ont des parents, atteints eux aussi, de cette sorte d'affection frappant le président Chirac, il était clair que les propos ressortaient de la maladie.

Quelques observations cependant.

D'abord ce que le téléspectateur aura pu penser chez lui, il est à observer que peu de commentateurs politiques l'ont exprimé. Combien d'émissions télévisées où l'on a glosé sur les réelles intentions du président Chirac sans que personne ne parle de sa santé.

Cela montre combien de progrès il faut encore réaliser pour parvenir à une réelle transparence.

Cette situation pose à évidence la question de l'immunité pénale du président de la république qui ne peut être poursuivi pendant son mandat, ce qui conduit à des procès intervenant parfois plusieurs décennies après les faits alors que l'homme mérite le respect dû quand la vieillesse est un naufrage.

Il y a là très certainement des choses à revoir.

Et de la même manière les parlementaires bénéficient également d'un régime d'irresponsabilité (il n'est pas parlé ici des décisions qu'ils prennent) et d'un régime d'inviolabilité permettant leur mise en examen mais aucune autre mesure coercitive sans l'accord du bureau de leur assemblée.

Ainsi, il est envisageable que monsieur Guérini soit mis en examen pour association de malfaiteurs et que pourtant il puisse continuer à exercer ses mandats.

Là encore n'y a-t-il pas quelque chose à revoir ?

Dans la mesure en effet où les mises en examen sont hélas assez fréquentes et dans la mesure où les hommes politiques sont des professionnels de la politique qui alternent les mandats les protègeant, ce régime destiné à protéger le pouvoir législatif devrait probablement également être réformé

Il faut bien sûr en effet protéger la séparation des pouvoirs et pour cela protéger les élus, mais il ne faut pas cependant que cette protection conduise, dans l'esprit du citoyen, voire dans la réalité, à une irresponsabilité de fait.

La frontière est tenue.

Par jean.devalon le 04/09/11
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La biologie est devenue SVT.

Mais tout a changé depuis le temps où nous étions sur les banc du lycée.

Il faut reconnaître que la phraséologie des manuels d'enseignement, même pour le secondaire est difficile à comprendre.

Il faut non seulement comprendre désormais, par exemple, la grammaire, mais encore l'énoncé scientifique qui paraît, parfois, être devenu un peu abscons.

Mais, c'est là propos de parent d'élèves.

La polémique de la rentrée est constituée par les manuels de SVT qui évoqueraient la théorie du genre selon laquelle masculinité et féminité ne sont pas des substances « naturelles » inhérentes à l'individu, mais des attributs psychologiques et culturels, fruits d'un processus social au cours duquel l'individu acquiert les caractéristiques du masculin ou (et) du féminin. Le genre est ici considéré comme le « sexe » social".

Ce qui donne dans un des manuels ceci : "le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin".

On est finalement loin de la biologie.

Celle-ci détermine après tout le sexe et les attributs physiques qui le composent.

L'usage que l'individu fera desdits attributs est une autre question.

Il paraît y avoir, comme souvent une polémique idéologique entre ceux qui sont les héritiers d'une conception religieuse ne pouvant quelque part appréhender l'homosexualité et ceux, tenant d'une partie des sciences humaines qui contestent la réalité des sexes biologiques pour estimer que le sexe est construction sociale.

Et, entre les deux, se trouvent les élèves et leurs malheureux parents.

Ce débat n'appartient pas aux idéologues qu'ils soient de la droite populaire ou autre.

Il existe la réalité biologique et l'intervention d'autres sciences humaines.

Un homme peut être biologiquement homme et être attiré par les hommes en vertu, aussi, d'une construction sociale de son vécu sexuel , de son identité propre sur le plan sexuel.

Il n'y a finalement pas là de contradiction, mais certainement grande difficulté dans la terminologie employée dans les manuels scolaires comme souvent.

" Je m'oppose à toutes les théories qui détournent les genders studies , avec pour seul argument imbécile d'affirmer qu'il n'y a pas de sexe biologique, et qui plient les observations faites dans la diversité des sociétés humaines et de grands singes pour dénaturer ou naturaliser - c'est selon - notre sexualité. Je comprends leurs revendications, mais elles ne sont pas du domaine des sciences. Pas plus que les créationnistes ou les conservatismes religieux, ces organisations et leurs motivations - aussi fondées soient-elles - n'ont pas leur légitimité en classe de sciences. Pour cela, il y a la politique, et j'invite tous les protagonistes à ne pas se tromper de terrain.

Rappelons que la France bénéficie d'un des enseignements les plus qualifiés autour de l'éducation sexuelle, et que, depuis plus de trente ans, ce sont toujours les mêmes qui s'y opposent pour des raisons conservatrices. Ces considérations n'ont rien à faire en classe de sciences d'une école laïque et républicaine. Par comparaison, il suffit de constater le taux ahurissant de jeunes filles mères aux Etats-Unis et les actions fascisantes contre l'avortement. Les puritanismes ne font que générer de la frustration et de la misère sexuelle et sociale. " Écrit le paléontologue Pascal Picq.

Il faut enseigner les enfants et pas les endoctriner, dans un sens ou dans l'autre

Par jean.devalon le 03/09/11
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Il y a dans une banque à côté de chez moi un DAB qui fait bip.

Il émet en effet des bruits considérables et répétés, probablement pour attirer l'attention du consommateur sur la nécessité de retirer la carte bleue et de prendre les billets.

Je considère, pour ma part, que cela fait partie d'une politique d'infantilisation du consommateur, comme si celui-ci était incapable de savoir qu'il est nécessaire qu'il parte avec les billets de banque qu'il a retirés.

Moi, ce matin, j'ai retiré de l'argent à un DAB, j'ai introduit la carte, fait mon code (je ne l'écrirai pas ici), j'ai retiré ma carte et je suis parti.

Sans les billets !

Le DAB ne faisait pas bip !

Ce qui montre d'ailleurs les effets pervers de la technologie qui peut conduire à l'inattention.

Ce matin encore mon fils m'a appelé d'un train en partance vers une ville du Poitou.

Il avait réservé son billet sur Internet, l'avait payé, mais n'avait pas pu le retirer à la borne dans cette gare parisienne dont je me sais si elle est de Lyon, du nord ou de l'Est

Toujours est-il que le contrôleur arrivait, qui l'a invité à payer à nouveau son billet, malgré le justificatif, contre une belle attestation lui permettant un remboursement.

Plus tard.

Tout à l'heure encore, ma charmante épouse s'en allait, munie d'un panier rempli de verres dépareillés, vers le conteneur destiné à les avaler.

Un brave homme est passé que les verres intéressaient

Il a pris le panier en expliquant habiter à côté et le rapporter immédiatement.

Elle attend encore, comme soeur Anne.

Ce qui me rassure, c'est que ma famille n'est pas la seule à souffrir d'un maléfice.

Ainsi mon voisin devait donner un concert de rock, avec d'autres groupes, mais le spectacle a été annulé car la météo avait annoncé la pluie.

Il n'y a pas de pluie.

À part ça, tout va bien.

Par jean.devalon le 03/09/11
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Je ne connais pas Bernard Ripert.

Il est avocat comme je le suis, mais son métier n'est pas le mien, lui qui, paraît-il défend les activistes devant les cours d'assises là où je défends les braves gens devant les juridictions civiles.

Mais son métier pourtant est le mien, car défendre signifie être autre chose qu'être un béni-oui-oui insipide, mais aussi être capable, comme avocat, de dire avec force des choses désagréables à l'institution judiciaire car tel est le devoir de l'avocat que d'être un aiguillon qui réveille la démocratie endormie.

Cela signifie très certainement n'être pas toujours convenable, consensuel, lisse comme un ordonnateur de pompes funèbres.

D'ailleurs, les ordonnateurs de pompes funèbres, les médecins et les avocats ont en commun un humour de mauvais aloi.

Et que l'on arrête un instant la mortuaire hypocrisie ambiante : l'humour peut être fin, il est parfois très lourd et souvent parfaitement irrévérencieux !

Les petits hommes gris qui gouvernent ce pays doivent se réjouir de ce que le français rie en moyenne 20 minutes de moins par jour qu'au début du XXe siècle.

Enfin le français devient sérieux !

Je ne connais pas Bernard Ripert.

C'est peut-être un enfoiré de première.

Dans une salle d'audience, parlant à une journaliste, il a été évoqué semble-t-il, un gendarme écrasé par un chauffard et l'avocat a eu un mot d'esprit cruel évoquant le fait qu'il y aurait un gendarme de moins sur le bord des routes et paraissant s'en réjouir.

Propos incongru.

Mais, comme disait Jésus : que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre.

Je ne la jetterai pas.

Cette créature du mal, ce succube, cet incube, vient d'être condamné par le tribunal de Lons-le-Saunier à deux mois de prison avec sursis et 3000 euros d'amende.

Mais que devient donc ce triste pays où l'on traduit en correctionnelle celui qui parle mal.

Finis les pamphlets, les libelles, les maudits, les révoltés !

En revanche, les hommes politiques condamnés continuent leurs carrières sans difficultés.

Et pour démontrer n'être guère suspect de complaisance envers ce temps, un médecin peut de sa seul initiative, sans l'accord de qui que ce soit pratiquer une injection létale à un malade en fin de vie sans que son conseil de l'ordre n'estime qu'il y a une difficulté éthique...

Il pourrait paraître à un observateur impartial que ce pays perd le sens commun.

Qu'est donc l'esprit français devenu ?

Je ne connais pas Bernard Ripert.

Mais sa condamnation ne lui fait pas déshonneur, non plus qu'elle ne fait honneur à la démocratie française.

Par jean.devalon le 02/09/11
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On sait que les fonctionnaires considèrent que les professions libérales se gavent.

On sait que les professions libérales considèrent que les fonctionnaires ne fichent rien.

Il va sans dire que les fonctionnaires travaillent.

Il va sans dire que l'âge d'or des professions libérales s'en est allé.

Le professionnel libéral aujourd'hui sait qu'il va travailler très très très longtemps et découvre, année après année, que la notion de trésorerie apparaît souvent fluctuantes.

J'ai reçu l'autre jour un brave homme qui a pris sa retraite d'EDF à 50 ans pour continuer à travailler différemment.

Il m'a expliqué que son épouse, qui travaillait au conseil général, le quittait non pas comme rat quitte le navire, mais pour prendre sa retraite et qu'elle allait revenir à ses premières amours : la profession d'avocat.

Avouerais-je avoir ressenti une sorte de sentiment négatif qui consistait à penser que la situation du barreau de Marseille n'était pas si florissante qu'il faille que les retraités de tous les corps de l'administration viennent rejoindre la profession pour contribuer à accroître cette fragilité.

Mais c'est là pensée bien mesquine.

C'était la mesquinerie du vendredi.

Par jean.devalon le 01/09/11
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" Bonn, l'ancienne capitale de la RFA, a mis en service un parcmètre pour prostituées et en escompte des centaines de milliers d'euros par an, une première en Allemagne où la prostitution est légale, a indiqué un porte-parole de la ville mercredi.

L'appareil, qui ressemble à celui utilisé habituellement par les automobilistes pour payer leur stationnement, a été inauguré durant le week-end dans une zone industrielle proche du centre-ville où les prostituées ont coutume de solliciter des clients.

Les prostituées doivent payer six euros par nuit de travail, indépendamment du nombre de clients. Le ticket est valable de 20 heures à 6 heures du matin. En cas de fraude elles reçoivent un avertissement, puis sont passible d'une amende."

Cela me laisse sans voix!

Par jean.devalon le 01/09/11
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Vous aimeriez que votre salle de bains soit munie de murs de verre et que vous soyez donc exposés au regard du passant ?

Vous allez dire que vous avez droit au respect de votre vie privée.

Et c'est vrai que cette notion symbolise la liberté du citoyen au sein de la société dans laquelle il vit.

Pour faire respecter cela, les siècles accumulés ont construit la notion de secret professionnel.

Cela a commencé par Hippocrate pour les médecins, puis, au fil des siècles les prêtres et les avocats se sont vus imposer le secret.

Celui qui vient se confier doit pouvoir être certain que ce qu'il dit, ou que son état de santé ne soit pas révélé.

Il y a en cela un avantage double d'assurer pour le citoyen le respect de sa liberté, mais également pour la société de permettre un jeu de régulation sociale.

L'avocat, par exemple, s'il s'amuse à violer le secret, même avec l'accord de son client, pourrait être poursuivi.

Les juges pour leur part sont débiteurs d'un devoir de réserve.

Le magistrat respecte la confidentialité des débats judiciaires et des procédures évoquées devant lui; il ne divulgue pas les informations dont il a eu connaissance, même sous forme anonyme ou anecdotique", stipule le recueil des obligations déontologiques des magistrats.

Cela procède de la même philosophie.

Imaginerait-on un magistrat s'en allant, dans un dîner en ville répéter ce qu'il avait appris directement ou indirectement dans le cadre de sa profession ?

Ce serait la une violation de la vie privée des individus et quelque chose de peu républicain, finalement.

Donc quand la juge Isabelle Prévost-Desprez va confier à des journalistes qu'un témoin aurait dit à sa greffière que..., il peut être considéré qu'elle a violé son devoir de réserve.

Elle aurait pu mettre en place le process procédural permettant d'entendre le témoin mais elle préfère le livrer en pâture à la vox populi.

Le procédé est fortement condamnable et quelque part attentatoire aux libertés individuelles.

Ce qui revient à pratiquer les méthodes que l'on veut condamner, en définitive.

Si la juge est troublée elle pouvait soit agir dans le cadre de la procédure pénale, soit éventuellement aller se confier, si elle est catholique, au curé de sa paroisse qui aurait respecté le secret, lui.