jean.devalon

Par jean.devalon le 30/11/11
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"L'abstinence, ou la quasi-abstinence de relations sexuelles pendant plusieurs années, avec des reprises ponctuelles, contribue à la dégradation des rapports entre époux dans la mesure où les rapports sexuels entre époux sont notamment l'expression de l'affection qu'ils se portent mutuellement, tandis qu'ils s'inscrivent dans la continuité des devoirs découlant du mariage.

Aussi, dans le cadre d'une procédure de divorce dit contentieux, comme après celle-ci, un époux peut-il obtenir de son conjoint réparation de son préjudice d'abstinence contrainte, préjudice moral, étranger à celui résultant de la rupture du lien conjugal, sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle."

La Cour d'Aix a condamné le mari à 10000 euros lit-on sur les dépèches.

Cet arrêt, de mai 2011, qui a défrayé la chronique revient sur les pages internet.

Il va falloir faire une recherche jurisprudentielle pour savoir si des épouses fautives ont été condamnées de ce chef.

C'est un peu le devoir conjugal ou le chéquier...

Par jean.devalon le 30/11/11
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Ce soir, comme tous les soirs, une voix douce susurrera au téléphone :"n'oublie pas la pain!"

Hélas,ce soir je ne pourrai pas aller chercher le pain,

ni aller chez picard ou quelque bricomachin

Que voulez-vous, j'ai oublié ma kalachnikov!

Je n'ai que mon dictaphone.

Comme on dit désormais, ça ne va pas le faire.

Désolé.

Par jean.devalon le 29/11/11
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J'ai reçu un mail ainsi retranscrit

"SPECIAL ELECTIONS CNB

COLLEGE GENERAL PARIS / PROVINCE

Venez rencontrer les représentants de toutes les listes candidates

mercredi 30 novembre 2011 à 17 h 30 au siège du Conseil national, 22, rue de Londres 75009 Paris

présentation des listes candidates

les élections : qui, où, comment ?

enjeux, actions et grands combats de la profession

débats et échanges avec la salle

Cette réunion-débat, en présence du Président Thierry Wickers, sera suivie d'un cocktail.

Le nombre de places étant limité, merci de confirmer votre présence en cliquant ici"

J'y vais ou j'y vais pas au coquetel?

Non, de Marseille ça fait quand même cher pour serrer la paluche du Président...

Me ferai une bonne mousse à la place.

Mais aujourd'hui, j'ai voté pour le CO de Marseille et la Carpa!

Bon citoyen avocat!

Pour le CNB, quand est-ce qu'il n'y aura qu'un collège électoral?

Est-ce vrai que notre modeste bâtonnier est candidat dans le collège des rosettes?

On ne nous dit rien à nous le peuple.

Ce n'est pas Dominque Mattéi qui a aurait eu ce sens aigu du sacrifice christique de sa personne!

Je sais, c'est pas drôle, mais fillotte m'a refilé sa crève, c'est une excuse

Par jean.devalon le 28/11/11
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En principe, l'avocat est un littéraire.

Il aime les mots, les raisonnements ciselés, le verbe parfois.

Il n'est pas toujours à l'aise avec la technique, et je parle ici de l'ordinateur.

L'ordinateur, c'est le domaine de l'informaticien, cet être étrange qui vous parle un langage incompréhensible et regarde un écran comme vous pouvez regarder une page de poésie.

Pour ma part, depuis plus d'une décennie, j'avais un informaticien un peu poète finalement.

Bien sûr, il était distrait et il fallait courir après mais quand c'était important et qu'il y avait urgence, il était là.

Un artisan qui confectionnait les machines dont nous avions besoin sans pousser aucunement à la roue.

Consciencieux et honnête

Je viens d'apprendre sa mort.

Alors je lui fais aujourd'hui une petite place sur les écrans.

Simplement.

Par jean.devalon le 27/11/11
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Le métier d'avocat est aussi, peut-être même surtout, un métier de conseil et ne se limite pas à l'intervention devant les tribunaux, qui est au fond comme une intervention chirurgicale que l'on n'a pu éviter et à laquelle on peut ne pas survivre.

Mais cette idée, d'évidence, n'est pas si facilement appréhendée par la population qui conserve encore de la profession d'une image parcellaire.

Je lisais ce matin fémina, le complément du week-end du journal la Provence.

J'adore, pour tout dire le courrier des lecteurs avec les questions posées à la psychologue de service.

Il y a cette semaine la petite fille de 14 ans à qui un adulte de neuf ans de plus propose de faire des photos à 300 km de son domicile : la psychologue déconseille

Il y a, aussi,la femme qui a craqué pour le jeune voisin homosexuel qui lui lance pourtant des regards insistants qui en disent long et qui voudrait bien qu'il comprenne qu'elle a craqué, la coquine.

La psychologue lui conseille de ne pas se nourrir d'illusions.

Il vaut mieux, en effet une bonne choucroute.

Il y a, cette fois-ci, un article un peu inhabituel qui relate ce que le lecteur peut faire sans son notaire et pour moins cher.

Je dis que c'est inhabituel car, en général, le notaire de famille est bien perçu par la presse.

Il est donc rappelé que la déclaration de succession représente 1 % de l'actif brut même s'il y a un passif et qu'il est possible de la faire soi-même ; comme il est possible de rédiger un testament et de le déposer ensuite chez le notaire pour 15 euros.

S'agissant des donations, il est rappelé que l'acte notarié est obligatoire seulement pour les donations immobilières et qu'un avocat a autant de compétence d'un notaire mais que ses honoraires, fixés à l'avance, ne dépendent pas du montant des sommes en cause.

Ce qui est intéressant, intellectuellement, c'est la remise en cause implicite du tarif, comme la compréhension que la profession d'avocat peut aussi offrir des prestations comparables.

Je ne comprends pas d'ailleurs, pourquoi l'avocat ne peut pas rédiger de contrat de mariage.

Les observations qui précèdent ne tendent pas à critiquer Justin le tabellion et ses copains, mais simplement à observer une évolution des mentalités.

Pour ma part, je reste convaincu que les professions « à tarif » devront évoluer (Je ne parle pas de la plus vieille profession du monde)

Cela étant je reviens au courrier des lecteurs et à cette femme qui a une bonne situation et dont le compagnon musicien ne gagne pas un sou. Elle se fait du souci pour l'avenir matériel de sa famille future. Car le bougre aime cette existence de bohème alors qu'elle n'est pas sereine avec le fait qu'il vive à ses crochets et le couple se heurte sans trouver de terrain d'entente. (Zut, même plus la literie !)

De toute façon, j'ai vu, je crois dans « femme actuelle », que les couples avaient environ 312 disputes par an et que c'était très sain.

C'est la raison pour laquelle je laisse toujours traîner des chaussures sous la table en verre du salon.

Il y en a une qui n'a rien à dire, sinon je la dénonce.

Mais j'irai cependant chercher le gâteau du dimanche.

Par jean.devalon le 26/11/11
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Soeur Sourire a chanté une jolie chanson sur

Dominique !

Bon d'accord, il y a aussi

celle-là

Il y a des fessées qui se perdent...

Par jean.devalon le 26/11/11
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Si les miracles existent, et le doute est permis, c'est à Lourdes et pas sur Internet

Apparemment un site, direct-avocat.com, promettait des miracles en matière d'annulation de permis de conduire.

Et même, moyennant 4500 euros, il aurait été délivré une attestation par un conducteur pour qu'il puisse conduire.

En fait, cela l'a conduit en garde à vue et à porter plainte.

Quant à l'avocat créateur du site, Yannick Rio, il aurait conduit sa vie sous d'autres cieux plus cléments après avoir été suspendu et être en passe d'être radié.

En tout cas, le site, lui, est toujours en activité

Si les faits sont avérés, c'est quelque peu inquiétant.

Cela étant, je précise que mon cabinet, moyennant 10 000 euros, peut délivrer des attestations indiquant que le contribuable concerné est dispensé de payer tout impôt.

Le site est en passe d'être créé.

Ce qui est rassurant, c'est que plus l'arnaque est grosse, plus il paraît y avoir de gogos susceptibles de mordre à l'hameçon

Par jean.devalon le 25/11/11
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Le droit de plaidoirie est donc passé de 8,84 € à 13 €

On y ajoute un timbre à 35 €

Bientôt en appel 150 €

Sommes cumulatives.

Soit donc le client paiera, soit l'avocat subira une perte de revenus.

Il parait qu'il existe des avocats qui connaissent des clients qui ont

du mal à les payer, il parait.

Bref, ce sont encore les classes moyennes des avocats qui vont trinquer.

Mais comme c'est l'heure de l'apéro, je n'en dirai pas plus.

Par jean.devalon le 25/11/11
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Je lisais hier quelques pages de Gérard de Nerval.

Il y disait combien la pression immobilière à Paris rendait le logement cher et qu'il fallait donc s'en aller vers les villes limitrophes où, grâce à l'omnibus, il était possible de vivre agréablement.

Il y disait que la France était pauvre et qu'il envisageait de lancer une souscription pour sauver le château de Saint-Germain, le vieux.

Il y disait aussi qu'il y avait à Montmartre une vigne qu'on lui avait proposée à 3000 Frs. et qui en valait déjà 30 000.

Il en parlait comme de la dernière, mais avait raté l'affaire.

Ce n'est pas la célèbre vigne actuelle plantée au début des années 30, enfin je pense, mais l'évocation par Nerval de la vigne de Montmartre est amusante.

Par jean.devalon le 25/11/11
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Être avocat de bailleur à l'audience des référés un vendredi matin, dans une salle surchauffée, ne s'apparente pas un grand moment de plaisir.

Une mouche mourante est venue finir sa vie en tombant sur mon crâne.

L'avocate à qui j'avais refusé un renvoi, la dette étant d'importance (plusieurs milliers d'euros) et le locataire n'ayant pas jugé utile d'opérer de versements depuis plus d'une année, me regardait comme si j'étais un être monstrueux.

La locataire était venue, qui n'avait pas jugé utile de prendre contact d'ailleurs avec son avocate depuis fort longtemps.

Également l'une des cautions, un brave homme, parlant en fort peu le français.

Il a expliqué au juge que quelqu'un dans la salle pouvait traduire.

Le juge, mutin, de dire « l'avis d'un ami » références culturelle à un jeu télévisé.

J'ai suggéré, plutôt, « l'avis du public ».

L'homme est revenu, accompagné d'un tiers.

Le juge de demander s'ils se connaissaient ; la réponse a été négative, mais ils parlaient la même langue.

Ils étaient assis à coté, dans la salle.

C'est donc moi qui avait raison : c'était l'avis du public.

L'avocate d'expliquer qu'elle n'avait pu contacter sa cliente, et que ci, et que sa.

Il m'a bien fallu, dans le rôle du méchant, rappeler que la dette était lourde et que rien n'était payé.

Le dossier, bien sûr, a été renvoyé.

Vous me demandez ce que j'en pense ?

On a droit à un joker ?

De toute façon, on peut même imaginer que, plus tard, une fois la condamnation obtenue, la commission de surendettement propose un rétablissement personnel avec effacement de la dette.

Ça se voit, ces choses-là.

Un jour, peut-être, le législateur s'interrogera-t-il pour savoir si, en termes de gestion des situations de dettes locatives devant les juridictions, on n'est pas allé trop loin dans le souci légitime, mais systématique, de protection des locataires en négligeant le propriétaire par nature, je suppose, imaginé comme nanti.

Un jour, peut-être.