jean.devalon

Par jean.devalon le 25/02/12
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C'est un grand classique pour piéger les politiques: leur demander le coût des choses quotidiennes de la vie.

Par exemple, le coût de la baguette de pain.

Question posée à Giscard en son temps.

A Nathalie Kosciusko-Morizet , il a été posé la question du prix du ticket de métro.

Elle a répondu 4 euros.

C'est pas ça !

Est-ce d'ailleurs vraiment 1,70 euros à Paris?

Ca me parait bien cher.

Toujours est-il qu'il vaut mieux dire: c'est maman qui achète le pain (ou le petit personnel), et je ne prends pas le métro, je fais du vélo.

C'est pour ça que NKM ne connaît pas le prix d'un ticket de métro, c'est qu'elle se déplzce en vélo.

Les gens ont mauvais esprits.

Source: ladepeche.fr

Par jean.devalon le 25/02/12
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La lecture du journal d'annonce légale de ma ville me remplit parfois de tristesse car, souvent maintenant, on voit apparaître les redressements judiciaires ou liquidations d'avocats, dont certains que je connais et dont le profil professionnel ne laisse pas présager d'erreurs de gestion.

Simplement les difficultés économiques atteignent, et c'est logique, le secteur juridique et judiciaire.

Alors, c'est consolation, de voir un jeune avocat à peine installé en 2008, réussir à acheter une maison de maître, à Paris, rue Fortuny (la bien nommée) et y installer son petit cabinet qui réalise déjà 4,2 millions d'euros de chiffre d'affaires et dégage un résultat net cumulé de 1,8 million.

Ce qui permet une rémunération mensuelle de 20 000 euros pour le jeune confrère.

Bravo donc à Monsieur de Villepin qui est un exemple pour notre profession.

Lui, surtout qui est donc un autodidacte du droit puisque, sauf erreur, il n'a fréquenté nulle modeste faculté de droit.

Je ne sais pas quel est son secteur d'activité ; il ne ressort peut-être pas de l'aide juridictionnelle.

Il relève peut-être d'une conception extensive de l'activité de l'avocat, mais nul doute que l'Ordre des avocats au barreau de Paris contrôle pointilleusement ce jeune confrère, comme tous les autres.

En tout cas, dans un contexte économique, il faut le dire, un peu pénible, c'est rassurant de voir un jeune avocat qui réussit et je l'en félicite vivement.

Source : l'express.fr

Par jean.devalon le 25/02/12
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Une entreprise, sud africaine il est vrai, offre à sa clientèle des services divers réalisés par des intervenants topless ou nus, selon son désir.

Plombiers, informaticiens, mais aussi avocats se présentent dans le plus simple appareil.

Il paraît que le nettoyage est le plus populaire, mais les comptables, plombiers et avocats sont les plus chers.

Je sais que certains vont dire, incurables pudibonds, qu'il est inconvenant pour un avocat de consulter nu, mais ce serait là pure et odieuse discrimination à l'égard des naturistes !

Après tout, sur le papier à en-tête, plutôt qu'une triste mention de spécialisation ou de diplôme, pourquoi ne pas mettre tout simplement. : 'reçoit nu'.

La question, bien sûr, sera de trouver l'organisme de certification qui préparera cette adaptation professionnelle ; mais le Conseil national des barreaux saura y présider.

Allez, c'est décidé, pour le plus grand bonheur de la clientèle, je recevrai désormais nu.

Succès assuré !

Source : rtbf.be

Par jean.devalon le 24/02/12
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L'engagement de l'avocat envers son client est profond, parfois total.

Ainsi, dans une audience, je rappelais au locataire, filant doucettement vers les 10 000 € d'impayés, que l'état des lieux entrant de l'appartement montrait bien que celui-ci avait été donné en location en bon état et que la planche photographique, quelque peu anonyme, produite n'était guère probatoire et ne pouvait, tout état de cause, que démontrer une mauvaise exécution par le locataire de ses obligations propres d'entretien.

Mais, dans ce dossier à l'aide juridictionnelle, ma consoeur contradictrice a alors plaidé, dans une plaidoirie que les assises ne rejetteraient pas, que les photos produites, montrant un appartement dégradé, avaient été prises par elle car elle s'était rendue dans le logement du locataire pour vérifier, de visu, son état.

Au-delà du premier moment de surprise, cet engagement total, rémunéré par l'indemnité accordée par l'aide juridictionnelle, mérite d'être salué.

Il approche de la sainteté.

Par jean.devalon le 24/02/12
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La classe politique a fini par devenir l'aristocratie enkystée de notre monarchie élective désuète.

Le président candidat annonce qu'il donnera la parole au peuple, par voie de référendum, au sujet des chômeurs et des étrangers.

Laissons de côté les calculs électoraux et, dans une certaine mesure, l'amoralité du procédé.

En fait la question n'est pas de donner la parole au peuple en lui posant une question choisie par le pouvoir.

Mais la question est de permettre au peuple de prendre la parole en lui permettant d'imposer un référendum sur le sujet qu'il aura, lui, choisi et qui a priori ne devrait pas être de savoir si c'est la juridiction judiciaire ou administrative qui doit statuer sur les étrangers.

À cet égard, la réforme constitutionnelle de 2008 n'avait-elle pas créé le référendum d'initiative populaire qui permettait à un cinquième des parlementaires soutenus par 10 % du corps électoral d'initier un référendum ?

À ce jour cette réforme, timide, n'est même pas en application parce que la loi organique n'a pas fini d'être votée non plus que les décrets n'ont été publiés.

Il y a quelque chose d'indécent à promettre pour le futur un référendum alors que la constitution votée en 2008 n'est même pas respectée.

Soyons justes, nous n'avons pas entendu pendant ces années, l'opposition se battre avec force pour que ce référendum s'applique qui, demain, pourrait jouer contre elle.

J'ai une question que l'on pourrait poser aux Français par voie de référendum au sujet de la classe politique : 'ces gens-là sont-ils sérieux ?'

Source : lemonde.fr

Par jean.devalon le 23/02/12
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Il y a de grandes flaques de sang sur le monde

où s'en va-t-il tout ce sang répandu

Est-ce la terre qui le boit et qui se saoule

drôle de saoulographie alors

si sage... si monotone...

Non la terre ne se saoule pas

la terre ne tourne pas de travers

elle pousse régulièrement sa petite voiture ses quatre saisons

la pluie... la neige...

le grêle... le beau temps...

jamais elle n'est ivre

c'est à peine si elle se permet de temps en temps

un malheureux petit volcan

Elle tourne la terre

elle tourne avec ses arbres... ses jardins... ses maisons...

elle tourne avec ses grandes flaques de sang

et toutes les choses vivantes tournent avec elle et saignent...

Elle elle s'en fout

la terre

elle tourne et toutes les choses vivantes se mettent à hurler

elle s'en fout

elle tourne

elle n'arrête pas de tourner

et le sang n'arrête pas de couler...

Où s'en va-t-il tout ce sang répandu

le sang des meurtres... le sang des guerres...

le sang de la misère...

et le sang des hommes torturés dans les prisons...

le sang des enfants torturés tranquillement par leur papa et leur maman...

et le sang des hommes qui saignent de la tête

dans les cabanons...

et le sang du couvreur

quand le couvreur glisse et tombe du toit

Et le sang qui arrive et qui coule à grands flots

avec le nouveau-né... avec l'enfant nouveau...

la mère qui crie... l'enfant pleure...

le sang coule... la terre tourne

la terre n'arrête pas de tourner

le sang n'arrête pas de couler

Où s'en va-t-il tout ce sang répandu

le sang des matraqués... des humiliés...

des suicidés... des fusillés... des condamnés...

et le sang de ceux qui meurent comme ça... par accident.

Dans la rue passe un vivant

avec tout son sang dedans

soudain le voilà mort

et tout son sang est dehors

et les autres vivants font disparaître le sang

ils emportent le corps

mais il est têtu le sang

et là où était le mort

beaucoup plus tard tout noir

un peu de sang s'étale encore...

sang coagulé

rouille de la vie rouille des corps

sang caillé comme le lait

comme le lait quand il tourne

quand il tourne comme la terre

comme la terre qui tourne

avec son lait... avec ses vaches...

avec ses vivants... avec ses morts...

la terre qui tourne avec ses arbres... ses vivants... ses maisons...

la terre qui tourne avec les mariages...

les enterrements...

les coquillages...

les régiments...

la terre qui tourne et qui tourne et qui tourne

avec ses grands ruisseaux de sang.

Jacques Prévert

fév
23

L'accent !

Par jean.devalon le 23/02/12
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Vous vous souvenez de Jean Saint Josse, l'ancien leader de Chasse Pêche Nature et Tradition (CPNT)

Il avait un accent à tailler au couteau comme fromage des Pyrénées et c'est bien sa truculence, en lien parfait avec la cause qu'il défendait, qui expliquait sa popularité et ses scores électoraux.

Il a été remplacé par le brave Frédéric Nihous, homme du Nord, je crois.

Certainement un brave gars mais dont l'accent roule moins bien les r et évoque un peu moins la chasse, la pêche, la nature et la tradition des repas qui vont après, où les commensaux ont parfois le nez aussi rouge que tomate.

Il vient de renoncer à l'élection présidentielle pour se rallier à Nicolas Sarkozy, (rural de Neuilly).

C'est curieux les erreurs de casting.

Si l'on excepte Eva Joly, une exception à elle toute seule, CPNT a beaucoup perdu en oubliant l'apport de l'accent.

Allez, un petit coup d'accent du sud.

L'accent

Par jean.devalon le 23/02/12
Dernier commentaire ajouté il y a 8 années 6 mois

Mon épouse et moi-même avions, à l'époque, assigné l'Ordre des avocats au barreau de Marseille quand l'accès à e-barreau avait été supprimé par le prestataire de confiance du Conseil National des Barreaux, avec son aval.

C'était quand le barreau de Marseille avait intelligemment mutualisé les connexions à e-barreau pour en réduire le coût individuel dans une sécurité informatique reconnue par l'expert Hattab, par la suite.

Ce qui nous avait valu le dénominatif de « couple d'avocats marseillais, de la part du jovial bordelais président Wickers, ce qui était un compliment.

Toujours est-il que la mise en place de la communication électronique, normale et moderne pour le barreau de Paris, archaïque avec une sorte de modem désuet pour les provinciaux a été imposée.

Chacun sachant cependant parfaitement qu'il faudra bien un jour que les avocats de province puissent travailler avec une simple clé USB et de manière mobile.

Mais tout cela est politique n'est-il pas ?

Et financier, aussi.

Toujours est-il que je discutais ce matin avec mon ex-avoué devenu avocat au sujet d'un dossier.

Il est allé regarder sur son RPVA en étant heureux parce qu'aujourd'hui ça marchait.

Le vil persifleur.

Mais il m'a dit un truc étonnant : tous les messages de lundi auraient été perdus à la suite d'un plantage dit-il national.

La Chancellerie serait dans tous ses états car les messages ne pourraient pas être récupérés

Cela est-il exact ?

Peut-être s'agit-il simplement d'un plantage concernant la cour d'appel d'Aix.

Je n'ai reçu aucun message de mon ordre.

Rien, non plus, du CNB.

Quelqu'un de mes chers confrères est-il au courant de cette chose ?

Je me frise, je me frise....

fév
23

Fatigue.

Par jean.devalon le 23/02/12
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La grippe a frappé.

À droite, ma fille ; à gauche, ma belle-mère, à moins que ce soit l'inverse.

Dans ce champ de bataille médicamenteux, j'ai, jusqu'ici, été préservé à coups de pilules diverses que me donne ma douce, qui plus tard ne donnera les gouttes du soir.

Cela étant, il me faut bien considérer que la fatigue est là.

Fatigue physique, mais plus pernicieusement, fatigue intellectuelle.

Cela a commencé par ces pruneaux que l'on achète et qui se révèlent être des dattes.

Cela continue par cette tasse de café plein renversée sur le bureau encombré de dossiers.

Mais cela se manifeste surtout comme si les connexions neuronales ne se faisaient plus très bien.

Ce sentiment diffus de ne pas comprendre ce que l'autre vous dit

Cette modification d'un projet d'avenant effectuée sur un ancien projet qui n'était pas le bon.

Cette difficulté à comprendre la logique de l'application de l'article 1078 du code civil.

Et puis, le summum.

L'écoute attentive du candidat Sarkozy qui propose donc de supprimer les charges salariales sur les salaires situés entre 1200 et 1450 € dit-il.

Alors, je l'avoue, j'ai expliqué à mon épouse que c'était particulièrement injuste pour ceux qui étaient payés en deçà.

Ainsi, la fatigue m'avait fait-elle occulter la notion de SMIC.

Ma douce, indulgente, de me parler temps partiel et taux horaire, en bonne avocate triturant le droit social, mais tout cela n'arrivait pas à mon entendement.

Fatigue intellectuelle donc.

Et finalement, j'en suis venu à comprendre que le spectacle désolant que nous donnent nos candidats à l'élection présidentielle, théâtreux incertains, oscillant entre promesse et demi- mensonges, n'était jamais que le fait, soyons indulgente, de leur grande fatigue intellectuelle, laquelle d'ailleurs s'avère contagieuse car, pour tout dire, ils nous fatiguent.

On devrait les mettre au tamiflu.

Par jean.devalon le 22/02/12
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En matière de divorce, si une ordonnance de non-conciliation se borne à mentionner que l'épouse ne demande pas de pension alimentaire compte tenu de ce que le mari rembourse les crédits immobiliers et ne contient aucune disposition imposant au mari d'en supporter la charge définitive au titre de l'exécution de son devoir de secours, ni ne constate un engagement en ce sens pris par celui-ci, il ne peut pas être déduit de cette ordonnance que ce remboursement des crédits par le mari entraîne la prise en charge définitive par lui des échéances du prêt.

Il est donc inexact de dire que la femme n'est pas redevable des échéances des emprunts immobiliers pendant la procédure de divorce.

Probablement n'était-ce pas la volonté du juge conciliateur, mais il lui appartenait d'être plus clair !

(Cour de cassation, chambre civile 1, 26 octobre 2011, 10-21802)