jean.devalon

déc
21

Depardieu !

Par jean.devalon le 21/12/12
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J'habite Marseille, on nous parle de Bernard Tapie.

J'habite la France, on nous parle de Gérard Depardieu.

Je ne sais ni l'un ni l'autre, sauf l'énergie qui les habite, ou créatrice ou destructrice, mais qui éloigne en tout cas de l'insipide.

Ce Baudelaire, Ce Rimbaud, que l'on apprend dans les écoles, n'étaient jamais que des gens peu convenables, comme ceux-là finalement le sont.

Je parle, ici, de l'énergie des hommes et pas de la poésie de Bernard Tapie.

N'exagérons rien.

Mais, moi, qui doit 10 % à je ne sais quelle institution sociale parce que je me suis trompé de 0,20 euros sur un chèque, (on en est là) j'affirme ici préférer leurs outrances à la tristesse mortuaire de tous les prétendus poètes, commentateurs, penseurs actuels dont le seul trait commun est le conformisme et l'absolue incapacité de création; l'insignifiance, en un mot.

Ils nous enterrent avec eux.

La presse a omis, de Gérard Depardieu ces mots la :

"Je trouve minable l'acharnement de la justice contre mon fils Guillaume jugé par des juges qui l'ont condamné tout gosse à trois ans de prison ferme pour 2 grammes d'héroïne, quand tant d'autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.

Je ne jette pas la pierre à tous ceux qui ont du cholestérol, de l'hypertension, du diabète ou trop d'alcool ou ceux qui s'endorment sur leur scooter : je suis un des leurs, comme vos chers médias aiment tant à le répéter. "

Ces mots de souffrance, la haine quotidienne de tous les commentateurs les a omis.

Celui qui dit sa souffrance est inconvenant.

Qu'il s'exile, la France n'en veut pas.

C'est pour cela, ces mots, que je veux ici les dire.

Parce que la France est devenue administrativement remarquable et humainement minable.

C'est tout.

Allez, il faut que je fasse mon chèque représentant 1000 fois l'erreur de plume.

J'envie les oiseaux dans le ciel.

Par jean.devalon le 19/12/12
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Les oiseaux dans le ciel volent libres, sans que personne ne leur dicte leur chemin ou leur vitesse.

Chacun comprend bien que les lois des hommes permettent certes la vie en société, mais altèrent la liberté.

Notre société étouffe sous le poids des lois, décrets et normes qui rendent le pays difficile à vivre car il existe une distinction entre ceux qui produisent et ceux qui administrent, distinction qui, au fil des années, a pénétré les psychologies.

Et, parce que notre pays est devenu administré à l'excès, une forme d'injustice détestable y règne désormais qui va se nicher jusque dans les détails.

Ainsi, la communication électronique avec les juridictions est-elle mise en place dans les procédures.

Cela signifie que les actes de procédure sont échangés, par voie électronique, avec les avocats et également communiqués à la juridiction.

C'est, à l'évidence, un progrès qui nécessite un investissement en matériel et en temps.

Mais c'est oublier que nous vivons sous la dictature de l'administration.

Ainsi, ici, au tribunal ou à la cour, une convention a-t-elle été signée, sur la force obligatoire de laquelle je m'interroge, qui crée une nouvelle distorsion entre le privé et le public.

Car, voyez-vous il convient certes d'envoyer les actes de procédure par voie électronique aux juridictions mais celles-ci ne peuvent pas imprimer.

Ne peuvent, ou ne veulent.

Donc la convention prévoit que les avocats enverront bien leurs actes par voie électronique aux juridictions mais devront également les envoyer... sur support papier, en ayant pris soin d'imprimer les accusés de réception des envois électroniques aux avocats.

A quoi sert-il de faire une communication électronique s'il faut la doubler d'une communication papier ?

On double le travail pour les avocats.

Bien entendu, les conventions signées, sous l'égide spirituelle de Monsieur Magendie sont punitives à l'égard des auxiliaires de justice en prévoyant des délais sous peine de sanctions procédurales.

Les délais de procédure sont les radars automatiques du ministère de la justice

Il y a dans la conception des choses, qu'on le veuille ou non, une nouvelle inégalité de traitement ceux qui travaillent dans le privé et ceux qui administrent.

Et ce n'est pas correct, quoique puisse en penser un membre du conseil de l'ordre avec qui j'en parlais et qui évacuait la difficulté, d'une geste de la main, mollement condescendant, Mais le pouvoir ne conduit-il pas insidieusement à toutes les paponnades ; à l'oubli du juste ?

Bref, il n'y a plus de papier au tribunal, car on imagine derrière cela une sordide question d'économie de ramettes de papier.

Il parait d'ailleurs qu'une convention va être signée aux termes de laquelle, les avocats devront emporter aussi du papier toilette, si jamais, ils avaient besoin de ...

Pardon ? Ah, oui : l'eau aussi.

Par jean.devalon le 16/12/12
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Bien sûr, c'est outrancier que de dire que la France, c'est l'amour, mais l'amour est une empathie et Renan a magnifiquement dit qu'un pays impliquait une volonté de vivre ensemble.

La France reste, hélas, une monarchie avec ses institutions désuètes qu'il faut changer d'urgence.

Le Président et son gouvernement sont, à ce jour, le symbole de l'unité de la nation.

Le président Sarkozy a probablement tout perdu, à jamais, avec son « casse toi, pauvre con », montrant qu'il n'avait pas l'amour de l'autre et donc du pays.

Et, aujourd'hui, quand le premier ministre qualifie de minable un français, il est dans cette lignée de ceux qui ne sont pas à la hauteur de leurs fonctions qui imposent un dépassement de l'être pour symboliser l'unité de la Nation.

Par jean.devalon le 15/12/12
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Là-bas, aux États-Unis, un enfant perdu accouché par la mère société a, une fois de plus, tué et tué encore parce que sa folie a pu trouver les armes pour ce faire.

Et là-bas, aux États-Unis, on ratiocinera encore sur la Constitution des pères fondateurs et le droit du citoyen à être armé.

Mais les indiens ne sont plus là; les fous, oui.

Ici, en France, à Marseille, il apparaît que celui qui a tué ma consoeur Raymonde Talbot est aussi un jeune à l'équilibre mental précaire.

Et on discourra savamment.

Mais la violence quotidienne augmente lourdement et ceux qui en sont les auteurs sont de plus en plus jeunes et de plus en plus perdus.

Pour eux-même.

Pour la société.

Et le mot qui vient à l'esprit est celui de déstructuration.

Par jean.devalon le 15/12/12
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Comme il est loin, ma bonne dame; comme il est loin, le temps où les lois étaient élaborées avec un lenteur, non de sénateur, mais propice à la réflexion et l'analyse juridique.

Tel n'est plus le cas aujourd'hui où le parlement est atteint de diarrhée législative donnant lieu à des textes bâclés, imparfaits répondant plus aux exigences des associations, partis, militants qu'il faut satisfaire, qu'à celle de la République.

Ainsi en est-il de ce mariage pour tous, concept sommaire qui occulte l'enfant, résultante à l'évidence subalterne.

Le défenseur des droits, immédiatement qualifié de droite, a déclaré

« La réserve que je formule porte sur la méthode d'élaboration du projet de loi", Pour ce projet, "on part de revendications exprimées par les adultes" et "la question des enfants n'est traitée que par voie de conséquence", une démarche qui, "fait surgir de nombreuses interrogation.

Que l'on me pardonne, ou pas, de penser que le raisonnement, s'agissant du mariage, doit partir de l'enfant, désir évident des associations homosexuelle dissimulé derrière une rhétorique aseptisée.

Cette légèreté dans l'analyse apparaît quand on en vient à la procréation médicalement assistée, PMA.

A ce jour, elle est réservée aux couples présentant une impossibilité physique d'avoir des enfants ne résultant pas d'une orientation sexuelle.

On l'ouvrirait donc aux femmes lesbiennes, mais pas aux couples masculins (discrimination!)ce qui conduirait à ce qu'un enfant ait deux mères mais que le père biologique soit gommé.

Il me semble qu'avant de se lancer, par démagogie dans une telle manipulation de la filiation, il faudrait prendre le temps de la réflexion sur les lois bio-éthiques.

Et puis le président Hollande vient donc de dire que le gouvernement n'était pas favorable à la PMA, mais que si le parlement voulait, il était souverain.

Est-ce là vice mitterrandien?

Car:« Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique.» Article 40 de la Constitution du 4 octobre 1958.

Est-ce à dire qu'il n'y aurait pas de remboursement par la bonne fée sécurité sociale ?

Est-ce là, un coup du père François?

Quand, c'est flou...

Source: atlantico.fr

Par jean.devalon le 12/12/12
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Par jean.devalon le 12/12/12
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Avocat, on a toujours quelques petits plaisirs.

Ainsi, cet après-midi, alors qu'il fallait faire valider un congé de reprise qui aurait pu être mieux rédigé, mon confrère, tenace s'il en est, relevait de grippe.

Enfin, il ne se relevait pas tant que cela, parce qu'il était blanc comme un cadavre ressuscité dans la nouvelle série de Canal+.

Les débats ont été facilités.

J'adore quand les adversaires ont la grippe tant qu'ils ne me vomissent pas dessus.

Gentil, il a dit que je devrais me faire vacciner.

Mais, ce sont les vieux que l'on vaccine et je ne suis pas vieux.

Ce doit être un complot, parce que quand j'ai suggéré à ma douce associée d'aller à cette audience là-bas dans la caserne parce qu'il y avait beaucoup de jeunes avocates qui me regardaient avec gourmandise, (j'ai finement joué la jalousie) ; elle a cru utile de dire qu'elles regardait l'ancêtre...

Un complot judéo-maçonnique, voilà ce que c'est

Enfin, moi, j'ai, a priori, toutes les facultés mentales (les autres facultés aussi)

Je suis un avocat normal

Au fait, c'est normal de convoquer le 11 décembre pour le 6 décembre ?

Boudiou, avec madame Taubira, la justice civile, ça dépote !

Par jean.devalon le 11/12/12
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Les avocats de Bordeaux ont élu une femme à leur tête.

Ils avaient aussi élu le Président Wickers, il y a quelques années.

C'est un barreau novateur.

Un avocat pénaliste s'interroge:

" D'après moi, il faut avoir les épaules larges. Et surtout au pénal, il faut avoir les épaules très larges. Est-ce qu'une femme a les capacités pour le faire ?

Je ne veux pas critiquer, mais vous n'avez pas d'avocates qui soient des avocates de renom, connues comme de grandes pénalistes. Ça n'existe pas.

Avec tous les problèmes qu'il y a actuellement, je me pose la question : est-ce qu'une femme a les capacités pour supporter le poids de toutes ces affaires ? "

Il l'a déclaré à la télé.

Je crains pour sa vie...

Je tairais son nom.

Ce n'est pas Montesquieu

Source: rue89

Par jean.devalon le 09/12/12
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En provençal, la baume est une caverne, un grotte, un trou.

Peut-être est-ce pour cela qu'aller au trou, ici c'est aller aux Baumettes et que celles-ci, aux dires du contrôleur général des lieux de privation de liberté sont, en effet, un trou infâme.

Indigne.

L'observatoire international des prisons en demande la fermeture immédiate.

Soit.

Je n'ai guère de compétence pour traiter de ce sujet, mon exercice professionnel ne me conduisant guère en prison, ni en visiteur, ni en résident.

Mais la description des lieux m'a fait penser à un camp de prisonniers, avec ses misères matérielles et humaines que la guerre parfois excuse.

Ici, dans notre République paisible pérorant les grands principes, on est conduit à penser que l'homme est toujours prêt, par routine, à accepter l'inacceptable.

La situation de cette maison d'arrêt est indigne ?

Où a été la révolte de l'administration judiciaire et pénitentiaire ?

Est-ce à dire que les grands principes cèdent à la routine, aux rapports, aux échelons ?

Et qu'une fois le soufflet médiatique retombé, rien ne changera vraiment ?

Souvent, c'est l'inertie de l'âme qui fabrique les monstres

Par jean.devalon le 09/12/12
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Souvent, on a de l'avocat une image de série américaine, entre les firmes et la défense Lincoln et c'est avec le vent de l'ambition ou de l'aventure que la robe est revêtue comme cape magique.

Mais les mouvements de la société conduisent à une autre réalité, celle que vit, dans le grandes cités la jeune génération de l'avocature:

« Un avocat pour 2000 habitants. Voilà le chiffre dont on semble s'approcher en région parisienne. Horaires infernaux, vie de famille sacrifiée sur l'autel de l'espoir de la réussite, salaires à peine plus élevés que le SMIC : voilà la réalité d'une trop grande majorité de jeunes avocats »

Le problème est réel, actuel et on s'interroge sur les solutions à apporter, numerus clausus, examen national?

Probablement la profession elle-même a-t-elle manqué de bon sens en croyant naïvement que l'augmentation du nombre d'avocats entraînerait une augmentation du chiffre d'affaire global et donc de la puissance du corps.

En fait le risque de paupérisation affaiblit la voix des avocats imparfaitement représentés, au demeurant.

Source:lescandaleuxmag.fr