jean.devalon

Par jean.devalon le 31/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

La Constitution de la V ème permet au président d'engager les armes de la France sans l'accord du Parlement.

Les présidents, avant Nicolas Sarkozy, avaient connu la guerre, que ce soit la seconde guerre mondiale ou la guerre d'Algérie ; ils y avait participé.

Ils en savaient dans leur corps l'horreur.

Ce n'est pas le cas des deux derniers présidents.

On sait la Libye de Nicolas Sarkozy, ce gâchis.

On craint la Syrie de François Hollande.

Il est temps, maintenant, que le Parlement donne son accord quand doivent parler les armes car les présidents d'aujourd'hui n'ont pas forcément la profondeur humaine des grands dirigeants.

Ils ne doivent plus décider seuls.

Ce mot du général de Gaulle

« La véritable école du Commandement est la culture générale. »

Est-ce encore le cas ?

Le président sait-il bien l'histoire de la Syrie, protectorat français, qu'il envisage de bombarder.

Nos institutions sont dépassés,

Par jean.devalon le 30/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

La France est malade de ses institutions désuètes et monarchiques.

C'est curieusement la Grande-Bretagne, dans un débat démocratique au Parlement, qui rappelle à l'exécutif qu'il ne peut partir en comme il le souhaite, ce qui n'est pas le cas dans notre beau pays.

La démocratie, c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Pourquoi chez nous tous paraît-il paradoxal ?

La question de la sécurité, dans une France devenue urbaine, est importante.

La ministre de la justice, tout à la construction de son image médiatique, annonce des peines de probation au lieu et place de peines de prison lorsque la peine encourue, je crois, est inférieure à cinq en ce qui paraît beaucoup.

Pourquoi pas, en effet puisque la prison est criminogène et peut-être, pour certains, ne fait plus peur.

Peut-être, dans certains cas, être condamné à balayer la voie publique devant sa cité pourrait-il paraît plus punitif et moins glorieux qu'une courte peine de prison, l'image du délinquant étant alors dévalorisée pour sa bande.

Mais puisque le sursis avec mise à l'épreuve existe et que c'est donc la mise à l'épreuve qui deviendrait la peine, s'est-on assuré du nombre suffisant de magistrats et de contrôleurs ?

Les peines auront-elles un caractère punitif suffisant pour que le délinquant y soit sensible ?

On a un peu le sentiment que derrière l'effet d'annonce rien n'est suffisamment construit.

Ce qui est en revanche certains et ne paraît guère gêner Mme TAUBIRA C'est qu'un décret est paru pendant l'été qui supprime les possibilités d'appel devant les cours administratives d'appel en matière de retrait de points et , de surcroît, en matière sociale et de DALO

Si l'on revient à l'épure de l'idée démocratique, supprimer une voie de recours, c'est supprimer un peu de liberté.

C'est cela qui est lassant, et j'assume le caractère démagogique du propos, c'est que le citoyen de base ne devient plus un citoyen, mais un administré comme autrefois le sujet qui n'a pas d'existence réelle pour me représenter finalement qu'un bulletin de vote.

La matière routière ou sociale est d'importance et ce décret- là est liberticide et n'est pas l'honneur de cette ministre qui ne surveille guère ce qu'imaginent ses services au regard des principes du droit.

Ou qui s'en moque.

Par jean.devalon le 28/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

« Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles. » Denis Diderot

N'est-ce aujourd'hui un sentiment d'impunité qui prévaut et compromer l'oeuvre de justice ?

aoû
28

Paradoxes

Par jean.devalon le 28/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

Je regardais hier le premier ministre, avec sa drôle de gestuelle saccadée de marionnette évanescente, vanter le néant d'une réforme des retraites qui n'en est pas une, pour laisser notamment subsister entre les Français du privé et du public cette inégalité intrinsèque devenue insupportable.

Monsieur Pisani-Ferry a annoncé pour, dans 10 ans, une France plus petite et moins riche ce qui implique, à l'évidence, pour affronter les temps qui viennent de mettre fin aux différences de statut entre le public et le privé, également parce que ces différences de statut conduisent à une incompréhension de pensée entre les uns et les autres générant rancoeur et paralysie.

La réforme annoncée n'en est pas une, pâle reflet d'une certaine lâcheté, montrant d'ailleurs que ce pouvoir-là est également l'héritier du précédent.

De son côté le président laisse entendre que la France va donc envoyer des missiles dans la poudrière syrienne comme si envoyer un missile dans une poudrière ne générait pas immédiatement une explosion plus grand encore.

Notre pays va donc bombarder un pays souverain, sans mandat international aucun ; cela s'appelle une déclaration de guerre.

Il n'y a guère de courage à voir là, sinon une soumission à l'ami américain et une témérité falote dont les victimes à venir seront les femmes et les minorités, car, voyez-vous il n'y a aucun avantage à arbitrer entre les barbares.

Peut-être en parlera-t-on dans le prochain épisode de secret story...

Par jean.devalon le 27/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

Un congé commercial délivré dans l'hypothèse d'une tacite prolongation avec un délai minimal de six mois et, nous dit l'article L 145-9 du code de commerce, pour le dernier jour du trimestre civil...

Demande est faite à un huissier, avant de courtes vacances, de le délivrer pour la fin mars 2014.

L'acte est délivré.

Au moment de l'adresser au client, un reste de lucidité ou un ange gardien sympathique, me fait constater ...qu'il a été donné pour fin mars 2013.

Nous n'avons pas besoin, nous les avocats, de ces jeux curieux, du genre Candy crush, alors qu'il suffit de manier nos dossiers pour découvrir, jour après jour, de nouvelles trappes dans lesquels on peut disparaître.

Trop de chance !

Par jean.devalon le 27/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

Il semblerait donc que quelques pays occidentaux, sans mandat de l'ONU, envisagent d'aller bombarder le dictateur syrien.

Celui-ci, très certainement, a gazé ses opposants comme le dictateur irakien, en son temps, gazait les Iraniens... grâce aux renseignements que lui communiquait la CIA.

La Syrie a été un protectorat français devenu indépendant, je crois, dans les années 40.

C'est une dictature, mais une dictature laïque où les femmes ne sont pas enfermées derrière un grillage vestimentaire et où les minorités religieuses, dont chrétienne, sont protégées.

Il en était de même avec les dictateurs libyens, tunisiens, égyptiens et irakiens que l'on a fait tomber.

En Libye, en Tunisie, en Irak, c'est la chienlit désormais et les femmes comme les minorités religieuses sont menacées alors même que parfois les structures de l'État se sont effondrées.

Il est loisible, bien sûr, de se dire qu'il faudra une ou deux décennie à ces pays pour trouver un régime politique stable en se remémorant, pourquoi pas, notre révolution.

J'avoue ici me demander, simplement, si la situation actuelle de ces pays est finalement meilleure, pour les populations que sous les régimes disparus.

Je ne parle pas des minorités religieuses, chrétiennes, notamment qui ont tout à perdre de ces changements comme probablement cette laïcité que nous revendiquons haut et fort.

Le dictateur syrien est probablement un satrape abominable mais quand son pays sera à feu et à sang entre communautés chiites, sunnites et alaouites sous le ferment de l'islamiste, où sera le progrès pour l'humanité ?

Peut-être allons-nous voir, dans les heures qui viennent, le président français appuyer cette démarche, voire y participer au nom des bons sentiments.

Mais, dans quel cadre légal avec quelle pensée prospective ?

Si vous avez la réponse, vous avez de la chance.

Par jean.devalon le 26/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

De retour de l'audience, je croise un confrère qui s'était fait pousser, pendant les vacances, la barbe, comme cela paraît être actuellement la mode chez les avocats du barreau de Marseille.

Ce confrère a une décennie de plus que moi mais se trouve, dès lors, tout à fait ingambe.

Je lui fais compliment de sa barbe toute neuve.

Il me dit que c'est pour faire jeune et je le rassure alors en le complimentant sur sa verdeur et en lui disant, ce qui est incontestable, que l'essentiel est d'être jeune dans sa tête.

C'est alors qu'il m'a répondu qu'il n'y avait bien plus que là...

Je n'ose supposer de quel ailleurs il parlait.

Sûrement de ses oreilles.

Le barreau, ça doit rendre sourd.

Par jean.devalon le 22/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

L'avocat judiciaire vit avec le stress qu'implique le contentieux et, partant, ses incidences sur les rapports avec la clientèle voulant gagner, ne supportant pas de perdre.

Mais les mots de gain ou de perte sont, au demeurant, inadéquats quand il s'agit de la vie des gens

Toujours est-il, malgré tout, que le procès est plus, finalement, ring de boxe que tournoi de chevalerie et que, petit à petit, cela pèse sur le comportement.

L'une des utilités des périodes de vacances est donc de ne plus avoir à se battre sinon, éventuellement, avec ses kilos.

Il y a bien, Smartphone oblige, quelques tracas, mais enfin.

Reprenant, gentil percheron, le harnais ce matin, je transmets par mail une décision, avant dire droit, à un client, décision intervenue pendant le mois d'août.

Sa réponse est immédiate qui vise à penser que... j'ai dissimulé le jugement et, plus encore, l'argumentaire écrit de l'adversaire qui n'existe pas, s'agissant d'une procédure orale.

Si j'avais besoin d'une confirmation les vacances sont bien finies.

Et je vais ressortir illico presto mes gants de boxe

Par jean.devalon le 20/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

Ce qui désespère les marseillais, ce sont les jeux de rôles de responsables politiques dont l'égotisme et l'insuffisance ont contribué à construire cette ville délétère où le président du Conseil général est mis en examen pour association de malfaiteurs mais reste en fonction, où Mme Andrieux, condamnée est visible aux côtés de Monsieur Valls en visite, où le vieux maire passé à côté de la question de la sécurité veut se représenter . On tue à Marseille et aussi on fraude dans le métro ou le TER et on vole les sacs et les portables. C'est tout un climat qui est pesant . Et le drame est que chacun des responsables est prompt à chercher la faute de l'autre camp plutôt de de rechercher sa défaillance propre et penser non à sa carrières mais à la population. Que celle-ci habite dans les cités désespérées comme dans le centre ville. En fait, ce n'est pas seulement l'armée qu'il faudrait dans les cités. On se demande s'il ne faudrait pas, comme dans le passé, remettre cette ville sous tutelle de l'Etat

Par jean.devalon le 18/08/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 3 mois

"Il est plus facile d'être un héros qu'un honnête homme. Héros nous pouvons l'être une fois par hasard; honnête homme il faut l'être toujours "disait Luigi Pirandello. Mais, en fait, ne peut-on pas écrire, simplement, que l'honnête homme est le vrai surhomme ?