jean.devalon

Par jean.devalon le 30/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Mme Taubira a comme projet de réduire l'indemnisation accordée aux avocats qui traitent des dossiers au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Étant précisé que cette indemnisation n'a pas été réévaluée depuis 2007 et se situe en deçà du seuil de rentabilité pour une grande partie des cabinets d'avocats, mais elle correspond à un respect de la tradition, un peu naïve, d'assistance au plus faible qui est le coeur de la profession d'avoir.

Parallèlement, le gouvernement prévoit d'étendre le monopole des notaires aux cessions de parts de SCI, privant les avocats établissant de tels actes de ce marché, sans raison réelle.

N'est-il pas finalement curieux qu'un gouvernement de gauche s'en prenne aux plus faibles au bénéfice des plus forts méprise les avocats aux petits revenus au bénéfice des notaires nantis.

Il n'y a rien, dans ce propos, contre les notaires qui font leur travail, mais une incompréhension devant ces trahisons morales que les Français subissent.

Je relaie donc ici la pétition portant protestation contre la baisse de l'indemnisation allouée au titre de l'aide juridictionnelle.

Probablement est-ce aussi efficace, selon l'expression, que de faire pipi dans un violon, mais derrière les grands mots de la ministre de la justice se cache une réalité bien moins flamboyante que la nature virginale des avocats arrange bien.

Le droit est nu, mais ça n'a rien d'excitant.

Par jean.devalon le 26/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Je me demande si le gouvernement, composé d'hommes et de femmes de progrès, ne veut pas du mal aux notaires.

On sait que nos amis de la Commission européenne demandent depuis des décennies à la France de libérer l'accès au travail en s'attaquant aux monopoles issus du passé.

Et la profession notariale dont il est observé qu'elle renchérit les opérations immobilières est sur le gril, défendu pourtant par le pouvoir passé, trépassé, même...

Personne ne niera l'efficience de l'organisation de la profession de notaire, sa puissance économique, comme sa capacité de lobbying.

Les avoués ont disparu, qui n'ont pas su, finalement, renoncer à leur tarif et il est probable que les notaires qui vivent une confortable situation de monopole subiront à terme le même sort, à moins qu'ils n'aient, eux, l'intelligence de s'ouvrir à la concurrence.

Quoi qu'il en soit, le mouvement de l'histoire ne va pas dans l'augmentation de l'assiette du monopole notarial qui serait, finalement, comme l'augmentation ultime du tarif des avoués : le baiser de Judas.

Or le gouvernement, sous l'égide de la pétillante Mme Duflot veut faire passer un étrange texte aux termes duquel les cessions de parts de SCI rentreraient dans l'escarcelle gourmande du notariat français.

À l'heure actuelle son monopole ne s'étend pas cessions de parts de SCI , et c'est bonne chose.

Je ne sais pas si ce contresens historique ira au bout, peut-être la raison prévaudra-t-elle, tant c'est bête.

Cette drôle d'initiative peut venir des fonctionnaires des cabinets ministériels ou des ministères qui trouvent peut-être, chez les notaires, un monde à leur image, un peu compassé, normatif, suranné, rassurant avec cependant des revenus tutoyant le ciel, selon l'expression commune.

Ou alors, on peut supposer que Mme Duflot, Judas en jeans, veut la mort de cette riche profession monopolistique et lui fait le cadeau de trop, de telle manière que du coté de Bruxelles on élève la voix plus sévèrement contre cette France qui remonte à l'envers le fleuve de l'histoire.

Par jean.devalon le 21/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Sur twitter, j'ai appris, grâce à Eve Boccara, journaliste, que le projet de loi adopté en première lecture déposé par madame Duflot donnait, en douce, le monopole des cessions de parts de SCI aux notaires, alors qu'aujourd'hui une situation de concurrence existe, favorable au consommateur qui va être obligé de passer sous les fourches caudines du monopole.

C'est à contresens complet de l'histoire et, pour tout dire, indécent.

Il faudra revenir sur cela, maintenant que c'est mis au grand jour.

Sur twitter je vois que le CNB, Paris et la conférence des Bâtonniers se disputent sur de projets concurrents concernant la conservation des actes d'avocats.

Et clash et encore clash entre des coqs aux petits attributs.

Et sur twitter et patati et patata, la mienne est plus grosse que la tienne

Vous voulez que je vous dise ?

...... (censuré par bienséance)

Par jean.devalon le 21/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

A Toulouse, pauvre Nougaro, ce n'est pas la pluie qui fait des claquettes mais l'urine des candidats élèves avocats.

Figure-toi que quand un examen dure cinq heures, ils n'ont pas le droit de sortir pour faire pipi.

Non, non, non, le règlement, c'est le règlement : pas de pipi pendant l'examen !

Des candidats ont abandonné qui déjà se mouillaient.

Des filles surtout, les filles, ce sont des pisseuses.

Un moyen de lutter contre la féminisation de la profession ?

C'est à se faire pipi dessus de rire !

Comment avoir pu laisser faire ça?

C'est discriminatoire pour favoriser les dialysés !

Ou les incontinents qui ont des couches !

Il faut donc passer ses examens avec des couches, maintenant ?

Non, il faut faire pipi dans une bouteille, comme Depardieu qui a bien raison ; mais pour les filles, c'est difficile.

Il n'y a que les couches !

On n'en sort pas.

Ce sera pour les jeunes candidats se mettre au diapason des déficients mentaux qui ont pu décider cette torture ignoble.

Je suppose qu'une fois leur vessie soulagée et leurs médicaments pris, ils décideront de refaire passer l'examen

Par jean.devalon le 19/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Mon téléphoniste qui n'est donc pas mort puisqu'il m'a appelé ce matin se plaignait de ce que la vie professionnelle devienne difficile et complexe.

Et c'est vrai qu'il est demandé à chaque, au gré des évolutions techniques et normatives, des compétences de plus en plus importantes, une formation toujours renouvelée.

Sinon, on est laissé sur le bord de la route.

Dans le débat surréaliste sur le non-cumul des mandats des hommes et femmes politiques, c'est un aspect dont ils paraissent bien volontiers s'extraire.

Vous les voyez expliquer qu'ils peuvent tout à la fois être pleinement sénateurs et maires.

Mais vous voyez les maires expliquer que leur rôle devient difficile.

Il est évident qu'un maire, un député, sénateur, président de conseil général ou régional a besoin de toutes les heures de sa journée pour être vraiment au travail comme chaque Français.

Sauf à dire qu'il effectue du travail à temps partiel, virtuel plutôt et pour tout dire alors sans grande compétence.

Il paraît qu'au début de la Ve République Michel Debré voulait instituer le non-cumul des mandats mais que c'est le général de Gaulle qui s'y est opposé pour laisser les politiques dans leur marigot de telle manière qu'ils ne gênent pas le pouvoir.

Dans les arguments développés par les cumulards, il en est un qui consiste à dire, par exemple, que le sénateur représente les territoires et doit avoir les pieds sur terre.

Il faut ici observer que la France est urbaine à 80 % et que la question de la fusion du Sénat, par exemple avec le conseil économique et social présente peut-être un intérêt.

Il faut observer également qu'il en est de cette question du lien avec le territoire comme de celles de l'instabilité de la IVe République, tout est question, après tout, de scrutin.

Il ne me choquerait pas, pour ma part, que l'on demande à un député d'être domicilié dans la circonscription dans laquelle il se présente.

Il ne me choquerait pas, s'agissant des sénateurs, que le mode de scrutin soit revu pour le relier aux territoires.

Cet argument alors, fallacieux, tomberait.

Car en fait, ce sont toutes les institutions de la Ve République qu'il conviendrait de réinterroger quand on voit combien la déconnexion est grandes entre les grands féodaux provinciaux, les technocrates gouvernant l'État (et les entreprises) et ... le peuple.

Il a raison mon téléphoniste.

Par jean.devalon le 16/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Nous avons donc entendu parler de la pause fiscale.

Ce temps de repos avant de reprendre l'effort.

Pour l'année 2014, année électorale, les impôts locaux ont peu augmenté et on peut parier que les élus se rattraperont en 2015.

Mais le gouvernement, toujours soucieux de moins faire payer les Français, lance une concertation pour la révision des valeurs locatives des locaux d'habitation.

Ces valeurs locatives remplaceront la valeur cadastrale actuelle, faible, qui compense des taux d'imposition élevés.

On sait que les impôts locaux ont flambé ces dernières années.

Si la valeur cadastrale est remplacée par la valeur locative, cela peut conduire à des augmentations de 300 ou 500 %.

On comprend que le ministre ait eu besoin d'une petite pause avant de recommencer son effort.

C'est un sportif fiscal

Par jean.devalon le 14/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 1 année 10 mois

A cette heure, 12 heures 15, plus de 980.000 personnes ont liké la page facebook pourtant soutien de ce bijoutier de Nice qui a tué l'un de ses violents agresseurs en lui tirant dans le dos et qui fait l'objet de poursuites pour homicide volontaire.

Dans les villes, la violence explose : portables volés, sacs arrachés, voitures cassées, violences parfois gratuites.

Et une génération de jeunes délinquants, déstructurés, pouvant se procurer des armes et n'hésitant pas à sen servir pour pas grand-chose.

Parfois, on a le sentiment d'être pris en tenaille entre délinquance et règlementations métastasées.

Le citoyen étouffe.

Il peut rester passif quand la violence apparait.

Il peut réagir.

Et parfois tuer.

C'est la légitime défense : si sa vie est en jeu, menacée, alors il peut se défendre et tuer s'il le faut

Tuer pour n'être pas tué.

Garder sa vie.

Rien n'est plus important que la vie humaine, il faut la préserver.

Elle est au-delà des biens matériels, bijou en elle-même qui vaut tous les diamants.

La société humaine le sait et c'est pour cela qu'il y a tant et tant de réflexions sur l'euthanasie, l'avortement, la peine de mort ; pour protéger la vie de l'homme.

L'homme, cet autre soi-même.

Bien sûr le citoyen attaqué, risquant de mourir est fondé à tuer son agresseur.

Mais peut-il tuer celui qui vole sa voiture, son MP 3 ?

Non, si sa vie n'est pas en danger, car c'est la vie qui prime devant les objets, heureusement.

Sinon ce serait une boucherie.

Celui qui tue en tirant dans le dos n'est pas menacé, sa vie n'est pas en danger et alors, il y a bien un homicide avec, ici, un tombereau de circonstances atténuantes.

Mais on ne peut pas dire qu'il y a eu légitime défense, il y a eu meurtre que l'on comprend.

Simplement, si l'on ne dit pas cela, c'est considérer que la vie humaine ne prime pas.

Il faut combattre sans tolérance aucune ces monstres probablement, pour beaucoup, irrécupérables, mais les tuer dans le dos, c'est comme tuer d'une balle dans la nuque, ou décapiter ; ce genre de choses que l'on voit dans les pays barbares.

Alors, oui la vie humaine malgré tout.

La légitime défense, c'est tuer pour n'être pas tué.

Il faut en rester là.

Par jean.devalon le 13/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

À Nice, un bijoutier de près de 70 ans a été attaqué par deux jeunes armés qui l'ont battu.

Il avait déjà été l'objet d'une attaque l'an dernier.

Il a poursuivi les deux jeunes auteurs et en a tué un, semble-t-il en tirant dans le dos.

Si tel est le cas il n'y a pas de légitime défense car l'article L 122-5 du code pénal dispose que

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

Et le fait de tirer dans le dos de quelqu'un qui s'enfuit n'est pas de la légitime défense.

En revanche, dans la presse, il est constaté que la famille de la victime armée et violente n'hésite pas à commenter les faits et à évoquer cet enfant tiré comme un pigeon...

C'est un peu cela qui est le drame de la médiatisation: celui qui a été attaqué et qui a réagi de manière juridiquement excessive se trouve, c'est normal, traduit devant la justice car il y aura un délit ou un crime, mais, parallèlement, le délinquant violent dont le sort est triste est présenté par son entourage comme innocente victime.

Les deux plateaux de la balance seraient au même niveau.

Tel n'est évidemment pas le cas car violence il y a eu pouvant, on l'imagine, perturber le comportement raisonné du bijoutier et la victime, armée et violente, a pris son risque, après tout.

Faut-il rappeler cet homme de Marignane qui a poursuivi, imprudemment, des voleurs armés également avec sa voiture, avec famille à bord et qui a été tué ?

La notion de légitime défense est importante car, à défaut, chacun pourra bientôt tuer tout le monde.

Il faut la préserver.

En revanche si le mouvement de défense du commerçant se développe à ce point sur Internet, puisque 300 000 signatures ont été relevées, c'est bien qu'il y a un sentiment confus conduisant à penser, faussement, que la société préfère le délinquant à l'honnête homme.

Ce n'est pas vrai, mais devant la violence qui se généralise et se développe, probablement les pouvoirs publics devraient-ils prêter attention au ressenti de la population car, à défaut, ce qui s'est passé à Marignane, comme à Nice, se reproduira de plus en plus fréquemment.

Le sang appelle le sang, la violence appelle la violence.

Et ce ne sont pas les grandes phrases du ministre de la justice ou de l'intérieur qui changeront quoi que ce soit.

Quel que puisse être le talent oratoire de Mme Taubira dont je ne suis pas certain, à titre personnel, qu'elle restera comme un grand ministre, les mots ne suffisant guère.

Par jean.devalon le 13/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

Je ne sais s'il faut considérer le vendredi 13 comme portant chance ou malheur.

Hier, il était question de plafonnement des loyers et de garantie universelle des loyers confiée à un établissement public en contrepartie d'un prélèvement sur les propriétaires et locataires.

Aujourd'hui réapparaît un serpent de mer : l'idée de taxer les propriétaires occupants leur logement, en sus de la taxe foncière.

Vous comprenez, le locataire paie un loyer et le propriétaire qui a fini payer son crédit ne paie plus rien.

C'est trop injuste.

Et certains envisagent donc de le taxer.

En quelque sorte, les gouvernements incitent le bon peuple à acheter, ce pourquoi il paiera crédit et charges et se serrera la ceinture pendant 10, 15, 20 ou 30 ans et, après, quand il pensera pouvoir souffler un peu, alors on le taxera à nouveau...

Je me demande si les gens qui nous gouvernent n'ont pas des tendances suicidaires quand arrivent les élections

Par jean.devalon le 12/09/13
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 6 mois

« Un moyen de réduire les impôts serait d'organiser une élection chaque année, car il semble que l'année des élections il n'y ait jamais d'augmentation d'impôts. »

Encore que ce ne soit pas certain...