jean.devalon

Par jean.devalon le 07/11/13
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Albert Camus aurait 100 ans, mais cet anniversaire, curieusement, n'est guère mis en avant.

Sauf par Google ...

Il est vrai que la lucidité de la nécessaire rébellion de l'esprit qui magnifie l'humain attire peu.

Pourtant:

« La seule règle qui soit originale aujourd'hui : apprendre à vivre et à mourir, et pour être homme, refuser d'être Dieu. »

Par jean.devalon le 06/11/13
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Christiane TAUBIRA est l'objet, depuis quelques semaines, d'attaques racistes.

On lui jette des peaux de banane en la qualifiant de singe, on la caricature comme tel, on pose son image en remplacement du bon nègre de la boîte de Banania.

Bien sûr, doit être respecté l'humour, même quand il est mauvais et lourdaud.

Mais le racisme est "une Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains. "

Au sens large, quand derrière le mot se cache le sentiment obscur de l'infériorité de l'autre, en raison, notamment, de ses origines, alors le racisme est là qui est dangereux et qu'il faut combattre.

J'observe, pour ma part, notamment sur les réseaux sociaux que, oui, la parole raciste se libère depuis quelques mois à l'encontre, toujours les mêmes, des Arabes, des juifs, des noirs.

Il faut y prêter attention.

J'entends, bien sûr, les journalistes, les émissions de télévision qui incitent à la pédagogie, disent-ils.

Eh bien, quitte à choquer, il faut évoquer aussi un autre aspect du racisme.

Après tout, ce qui compte, c'est le sentiment de chacun d'appartenance au même groupe car le racisme n'est pas une question raisonnée, mais un ressenti d'exclusion de l'autre probablement inévitable sauf à rêver d'une nation composée uniquement de philosophes.

Le meilleur des combats contre le racisme, en France, c'est probablement l'affirmation toujours plus forte de la laïcité française, de la culture française, de l'histoire française, de ce socle culturel qui fabrique une communauté de pensée sur un territoire avec une volonté de vivre ensemble comme le disait Renan et à laquelle chacun peut adhérer et s'agréger pour construire une nation renouvelée.

Le racisme envers l'autre se nourrit aussi de ce que l'autre fait passer, rarement, mais parfois, sa communauté avant la communauté du pays.

Français avant que d'être breton, juif, arabe, Auvergnat, chrétien, musulman, que sais-je ? Cela paraît idiot mais c'est bien la condition première pour échapper au racisme qui se développe que ce sentiment d'appartenance à la même communauté.

La France de Voltaire.

Ça, on l'entend un peu moins dans la petite lucarne ...

C'est plus difficile à dire quand on doit évoquer le racisme anti-blanc qui existe aussi, c'est moins facile, moins convenu.

Il suffit pourtant de se souvenir que le racisme a pour soubassement, derrière le ressenti de sa supériorité, la haine de l'autre et que la haine n'a pas de couleur de peau.

C'est bien l'affirmation de la République, dans le respect de son histoire, qui combattra le mieux cette glauque dérive de l'âme humaine.

Par jean.devalon le 05/11/13
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Pour constituer une cause de divorce, la faute commise par un époux doit rendre intolérable le maintien de la vie commune .

C'est dans l'exercice de son pouvoir souverain d'appréciation que la cour d'appel a relevé que la liaison extra conjugale du mari, survenue plus de huit ans après la séparation des époux, ne pouvait être considérée comme rendant intolérable le maintien de la vie commune et comme une faute au sens de l'article 242 du code civil .

C'est assez logique ...

(C.cass, 11 septembre 2013)

Par jean.devalon le 03/11/13
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Donc, à Paris, les feux de cheminée vont être interdits parce que cela pollue.

Le ministre démissionné depuis le confirmait.

Dans l'absolu, la vie humaine pollue Gaïa la terre et il faudrait supprimer l'homme, ce cancer de la nature.

Mais cet absolu est un peu excessif et c'est le rôle du politique de choisir entre divers maux, entre libertés individuelles et interdictions diverses.

Car, plus il y a de lois et de normes, moins il y a de libertés.

La difficulté est que le politique s'efface devant l'administratif, devant ces fonctionnaires dont c'est le rôle, qui pondent des rapports et normes comme poule ses oeufs.

C'est au politique de les cuisiner.

Et le politique, lui, est censé sentir l'humain, le facteur humain, ce qui fait qu'à un certain moment, il faut dire non à son administration.

Ainsi, prenez la loi Duflot sur le logement qui occulte savamment le fait que les propriétaires sont pour la plupart des petits propriétaires qui ne supporteront pas ces taxes et obligations nouvelles, d'où un échec annoncé.

D'ailleurs un conseil près le Premier ministre a déjà dit que la loi serait contreproductive, en suggérant de confier les expulsion... à une agence publique, à l'administration, sans que personne n'ait pensé utile de dire qu'en démocratie, les décisions de ce type relèvent du juge indépendant, pas de l'administration soumise au pouvoir.

Personne ! C'est fou.

Quelle lourde incompétence.

Cela fait peur, en fait, de voir cette évolution vers une société de plus en plus administrée et liberticide où le fonctionnaire s'insinue dans votre lit même et à vos frais.

C'est cela que dit le mouvement des bonnets rouges: si la France doit être moins riche dans les années à venir, au moins que la sphère publique ne rajoute pas des ceinture de plomb à ceux qui veulent surnager.

La norme tue la vie .

Et cette faillite de la pensée politique, cette baisse de qualité des hommes et femmes politiques, augure mal de l'avenir de la démocratie française hors la réaction du peuple de ceux qui font vivre ces drôles d'élites

Un peu excessif ? Ecoutez les politique marseillais !

Par jean.devalon le 01/11/13
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Dans le mot artisan se niche celui d'art.

L'artisan, dans son oeuvre développe son talent et exprime son talent, sa créativité et son originalité.

L'avocat partage cela avec l'ébéniste et comme lui, se trouve confronté aux ikéas du droit, aux normes asséchantes, à la sphère publique et para-publique qui va lui dire quoi faire et quoi payer, surtout.

Et l'empêcher ainsi d'exercer son art au profit de la banalité juridique dût-elle cerfifiée iso.

Je sais bien qu'aujourd'hui, tout le monde parle de Dupond-Moretti, mais il est l'expression de l'art-isan: il crée un art particulier et, par nature probablement , transgressif.

L'art transgresse; l'artisan aussi, par le beau qui ne peut être normatif.

L'avocat, encore, par le talent, qui ne peut être convention.

Les artisans se meurent écrasés, c'est vrai, par les normes stériles et les charges.

On leur préfère le banal,produit en batterie comme poulets.

Je me dis parfois qu'il en est de même pour l'avocartisan.