jean.devalon

Par jean.devalon le 28/02/14
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J'aurais aimé vous parler du livre blanc sur la justice du XXI ème siècle des avocats énonçant 45 propositions émises par la profession.

Comme ce blog a souvent repris la parole du président Charrière-Bournazel.

Mais, on ne peut se faire entendre si l'on n'a plus de porte-voix.

Donc, non !

Car le Conseil National des Barreaux veut donc supprimer sa blogosphère et, ainsi, affaiblir la voix de l'avocat dans ce qu'elle peut avoir d'anticonformiste et donc de plaisant pour le justiciable qui voit ainsi que sous la robe, il y a beaucoup de jolies choses.

Spirituelles !

Qu'allez-vous penser ?

Peut-être Monsieur Burguburu a-t-il eu une atteinte de notarite aigüe, au fond.

En tous cas, cette voix des avocats blogueurs que nos élus veulent étouffer, le Monde du droit s'en fait l'écho.

Atteindra-t-il la rue de Londres ?

On va l'y aider !

Par jean.devalon le 27/02/14
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Bien sûr, Don Quichotte est fatigué de se battre contre ces moulins qui brassent du vent mais, pourtant, ne produisent nulle bonne farine.

Par quelle aberration de l'esprit le Conseil national des barreaux a-t-il adressé ce courriel méprisant annonçant de manière anonyme la fin de la blogosphère des avocats ?

Qui a pris la décision puisque l'assemblée générale du Conseil national des barreaux n'a été informée de rien ?

Que celui qui a eu cette idée magnifique lève le doigt et assume.

Car, s'il s'agit de faire des économies, chacun en sera d'accord, mais de là à jeter aux orties un outil de communication tournée vers le justiciable, il y a une démarche qui mériterait d'être expliquée, tant elle parait à contresens de son époque.

Une démarche, aussi, qui aurait mérité, bien sûr de consulter les premiers concernés et, d'entre eux, les plus jeunes.

Parce qu'à mon avis le bureau du Conseil national des barreaux n'a pas une compétence extrême en la matière et c'est le drame de ce type d'institution...

Il existe un réseau social qui s'appelle Facebook.

C'est là, d'ailleurs que l'on va chercher les correspondants dans les villes extérieures parce que les groupes d'avocats se sont créés (et cela permet de s'interroger sur la pertinence du réseau social vox- avocats.

En tout cas un mouvement s'est créé de défense des blogs : CNB, touche pas à mon blog.

Là, vous pouvez aller sur Facebook sans aucun sentiment de culpabilité. !

Et vous pouvez liker la page !

Non, CNB; pas laquer!

Par jean.devalon le 26/02/14
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Je pense les élus du CNB pleins de bonne volonté, mais ayant la foi du charbonnier.

Ils paraissent croire que l'élection leur donne la compétence.

Vanité des vanités...

Au moment où, pour des raisons sur lesquelle il faudra revenir , ils décident de supprimer un outil moderne tourné vers le justiciable, la blogosphère, je mets en exergue le mot de Violette , avocate.

La couleur violet exprime la délicatesse et la profondeur des sentiments .

Couleur inconnue au CNB.

"oui, tout à fait d'accord avec vous, il y en assez de payer pour les colloques, week ends, sauteries et autres amusements des membres du CNB...

et puis moi je suis très contente de payer pour les blogs de nos confrères, parce qu'ils sont instructifs, et qu'ils collent aux difficultés du quotidien d'un cabinet comme le mien...

je fais partie des 60.000 avocats qui ont envie de continuer à payer pour les 200 blogueurs (et je n'autorise pas Monsieur BURGUBURU à parler en mon nom), et je demande la suppression du boitier NAVISTA, ma cotisation à ce titre se reportant avec plaisir sur le coût de fonctionnement des blogs"

Ave Burguburu, morituri te salutant!

Pas vraiment encore, à mon avis !

Cnb, colosse aux pieds d'argile.

Ou, CeuNeuBeu, le retour !

"

Par jean.devalon le 25/02/14
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Le président du Conseil national des barreaux, Monsieur Burguburu, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu que les 60.000 avocats paient pour 200 bloggeurs.

La blogosphère des avocats créée par l'institution qu'il préside avec clairvoyance et une efficacité d'expert-comptable (subtile ironie) revient 60.000 euros par an.

Rappelons que les Avocats n'ont rien demandé, que c'est le CNB qui a créé son machin et, ensuite seulement, les a sollicités, pour qu'ils créent des blogs sur sa plate-forme.

Donc, un certain nombre d'avocats, dont moi-même ont créé depuis maintenant sept ans des blogs qui fonctionnent.

Ils ont été, en quelque sorte, licenciés par un simple courriel avec un préavis d'un mois indiquant que la blogosphère était supprimée mais que le Conseil national des barreaux, qui n'avait évidemment aucune obligation (ben voyons !), allait se préoccuper de récupérer les données et de les restituer à chaque avocat.

C'est bien le moins, mais c'est insuffisant : si le Conseil national arrête le service qu'il a initié, il faudrait bien sûr veiller à ce que les référencements sur Internet des avocats ne soient pas perdus et que l'adresse de leur blog puisse perdurer et que la propriété de l'URL leur soit alors transférée.

Le Conseil national des barreaux est responsable de ce qu'il a fait envers ceux qui se sont engagés et ne peut se contenter de dire : on ferme dans un mois, comme un patron voyou.

C'est juridiquement douteux et déontologiquement singulièrement répréhensible !

Posons maintenant les questions qui fâchent :

Quelles ont été les études d'impact en 2007 à la création de la blogosphère ?

Quelle mise en concurrence ?

Pareil probablement que pour le RPVA dont les avocats paient chaque mois les conséquences !

Rappelons en effet que la communication électronique des avocats est archaïque, a été lancée sans appel d'offres et qu'un rapport d'expertise, jeté aux oubliettes, le démontrait.

Et si on demandait à l'expert Hattab de regarder un peu la blogosphère, qui a déjà dit ce qu'il pensait du RPVA version CNB ?

D'ailleurs, sur le RPVA, je relève que toujours il est dit que l'on va renégocier le contrat Navista, étudier la concurrence : le Conseil national des barreaux parle toujours au futur, il a un côté hollandais.

Au jour d'aujourd'hui, s'agissant de la blogosphère, s'il est clair que s'il faut alléger le système et le moderniser ; il appartient au CNB de veiller à assumer ses responsabilités.

S'il a mal conçu le projet, ou s'est fait rouler, il est normal que soit respecté le travail de ceux qui lui ont fait confiance et sa pérennité

Et la moindre des choses est d'y veiller en assumant ses responsabilités.

Il appartiendrait au CNB, à tout le moins, de trouver une solution de transfert pour les 200 bloggeurs qu'il a pour l'heure trompés.

Et il faut que ceux-ci soient rendus propriétaires de l'adresse URL de leur blog.

Car pour l'instant, pardon Monsieur le Président, c'est le bordel !

En fait, peut-être que le Conseil national casse son jouet car il en a créé un nouveau, intranet auto-centré : Vox- avocats.

Posons les mêmes questions :

-quelles études d'impact ?

-quelle mise en concurrence ?

-combien ça coûte ?

Parce que, pour tout dire, on a l'impression que le même schéma se reproduit : tous les avocats sont invités à s'inscrire, gratuitement, et à utiliser quelque chose qui a la modernité du bureau du pape François ; que Sa Sainteté me pardonne.

Je suppose que dans quelques années, Monsieur Burguburu ou son successeur dira qu'il n'y a pas lieu que les 60 000, (ou 200 000 vu l'efficacité dont il fait preuve devant l'accroissement exponentiel et dangereux du nombre d'avocats), aient à payer pour 200 utilisateurs.

Entre nous, c'est idiot de proposer des trucs gratuits : autant négocier des tarifs préférentiels pour créer quelque chose de sain et de pérenne.

Voyez-vous, Monsieur le président, je n'ai pas pour ma part à payer par les cotisations qui font vivre l'Institution pour l'incurie de celle-ci dont parfois l'arrogance versatile semble expliquer l'insuccès qui est le sien à défendre notre profession tant la légèreté comportementale n'est pas celle des professions autres qui nous taillent des croupières avec la plus grande des facilités.

Moins d'arrogance, plus de respect des hommes ; plus de prise en compte des besoins réels de la profession qui, rappelons-le reste une profession de TPE !

Et sur ce, je m'en vais m'occuper de mon cabinet.

Par jean.devalon le 24/02/14
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La bataille d'Azincourt fut perdue en 1415 parce que la chevalerie française, sur ses lourds destriers, fut fauchée par les flèches des Anglais utilisant des arcs à longue portée.

L'époque actuelle, faite de mouvements, d'innovation, de transversalité se prête finalement également assez peu à la lourdeur institutionnelle pour privilégier modularité et vivacité.

Il n'est plus besoin de rappeler que l'avocat doit communiquer ; s'il faut le rappeler, c'est que c'est déjà trop tard.

La communication aujourd'hui est volatile, se fait au travers des réseaux sociaux qui, eux-mêmes, naissent vivent et puis meurent.

C'est ce qu'avait pressenti le Conseil national des barreaux lorsqu'il avait créé la blogosphère des avocats en 2007, pour que chaque avocat, y compris perdu dans sa petite ville de province, puisse s'adresser à chacun, partout, via Internet.

C'était une belle idée qui a rencontré un certain succès et qui, probablement, aurait pu être remaniée pour augmenter encore le référencement et l'impact des blogs.

Mais, déjà, suivant les mots-clés qui sont utilisés, le justiciable qui cherche au hasard des flux, peut trouver sur un blog d'avocat une réponse et c'est une bonne chose pour la profession.

Le Conseil national des barreaux a décidé de fermer cette blogosphère, sous un prétexte un peu fallacieux.

À la manière des gouvernances actuelles natives de l'édredon : sans consulter ceux qui l'utilisaient sans rien dire ; tel un boa silencieux.

Il prétendra que c'est la faute de l'hébergeur en mauvaise santé financière, mais je crois que ce sont des salades, sauce mauvaise vinaigrette.

Parallèlement, en effet, le Conseil national des barreaux essaie de développer vox-avocats où il se trouve une rubrique croupion blog sans fonctionnalités.

C'est là encore une bonne idée dans le principe, mais conçue pour les notaires.

Quelque chose qui ne part du besoin de chaque avocat, qui est décidé, là-haut et dont on pressent l'insuccès à venir.

C'est en effet un intranet, une liaison entre les avocats, ce qui existe déjà, par exemple sur Facebook, en plus actuel.

L'ergonomie est triste et pour tout dire paraît bien dépassée, comme les fonctionnalités.

Bien sûr, on vous dira que demain ; vous connaissez la chanson e-barreau.

Même moi, qui ait atteint un âge auquel certains sont déjà à la retraite, (mais je ne dirai pas du mal de la fonction publique), je sais déjà que mon nom figurera sur les listings comme inscrit, mais sans activité.

Et l'on peut déjà se poser la question suivante : pourquoi toujours, comme la chevalerie d'Azincourt, vouloir créer des outils dépassés lors même de leur naissance (et je ne parle pas du boîtier Navista) plutôt que d'utiliser mieux ce qui existe, qui est en harmonie avec les comportements professionnels actuels, mais qui nécessite de se rapprocher des utilisateurs pour améliorer, toujours l'outil et en faire la caisse de résonance de la communication de la profession ? Pourquoi toujours vouloir marcher, avec forte gloriole, vers un échec annoncé ?

S'il y a bien en effet une constante aujourd'hui, quand nous rencontrons une difficulté informatique, c'est qu'il faut aller s'enquérir de la solution auprès des plus jeunes.

C'est le monde à l'envers me direz-vous ; oui, mais c'est notre monde.

Puisque la profession d'avocat est en guerre économique, est-il nécessaire de rappeler que la guerre aujourd'hui est guerre de mouvements, voire guerre urbaine, voire encore guérilla.

Peut-être le Conseil national des barreaux imagine-t-il comme au XVIIIe siècle une armée d'avocats s'en allant au combat ; Messieurs les Anglais, tirez les premiers ?

Mais en termes économiques, et d'ailleurs cela vaut de manière générale, il est plus sain de s'appuyer sur le petit et le mobile que de créer des tours de Babel, fussent-elles informatiques.

Enfin, si vous voulez passer une joyeuse soirée sur le réseau social des avocats ; allez sur vox-avocats !

C'est pour lui que meurt la blogosphère.

Le justiciable ne dira pas merci au Conseil national des bureaux ; pardon, barreaux.

Par jean.devalon le 21/02/14
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Ce blog est né de la volontés d'avocats, élus de la profession, de diffuser dans le public des informations juridiques, mais pas seulement: de dire aussi qui sont les humanoïdes avocats, dans leurs tripes.

La blogosphère des avocats, communauté étrange a permis au public de comprendre mieux les joies, les peines , les tourments même de l'avocat.

Et bien sûr de glaner des connaissances juridiques.

C'était une belle idée.

D'autres élus ont décidé de supprimer cette voix collective, sans même ne rien dire aux bloggeurs !

Ni leur demander leur avis.

Que Thémis leur pardonne.

Le plus populaire d'entre nous bloggeurs est mon confrère GUILLARD dont le blog est ici.

C'est moi qui l'ai informé de cette ignominie!

Il n'en savait rien!

Il demande à ses lecteurs d'écrire à cette adresse au CNB

blog@cnb.avocat.fr

Pour le remercier de ce qu'il fût, innovant, par inadvertance, une nuit où il avait bu trop de champagne au ministère!

Mais ça, c'était avant.

Ami lecteur dis merci au CNB!

Ce blog va migrer, je te dirai vers un univers autre !

Par jean.devalon le 21/02/14
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 9 mois

Rappelons donc ici que la blogosphère des avocats a été créée par le Conseil national des barreaux, qui a incité les avocats à créer un blog.

Rappelons donc ici que l'hébergeur paraît rencontrer des difficultés financières et que, plutôt que de chercher une solution alternative, le conseil national des barreaux a décidé de la mort de la blogosphère des avocats.

Il pouvait l'éviter, il préfère la mort.

Nous savons donc qu'il est favorable à l'euthanasie active, le malade ne le remercie pas.

J'ai ouvert, ce matin, un blog sur LEGAVOX avec un article, très gentil, sur le sujet

Sur Twitter, un grand élu grenoblois de la profession de me dire de prendre ma vie en main, en quelque sorte.

C'est le comportement naturel des élus, une fois élus de perdre le sens commun finalement.

Sur LEGAVOX l'administrateur a posté le commentaire suivant.

Bonjour maître,

Nous avons lancé des démarches auprès du CNB pour justement ne pas perdre ces articles. Nous proposons ainsi de les transférer gratuitement sur les blogs légavox (pas de perte de référencement, pas de perte des comptes, et je dirais même plus, augmentation de la visibilité de toutes vos publications via nos partenaires et applications mobiles) et tout ça gratuitement.

J'espère que le CNB donnera suite. A suivre.

Croyez-vous que le Conseil national des barreaux va préférer laisser le malade mourir plutôt que de faire appel à d'autres compétences pour aider ceux qui l'ont élu ?

A moins qu'il ne soit au courant de rien à l'insu de son plein gré

Dis, le CNB, LEGAVOX te cause!

Par jean.devalon le 20/02/14
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Le CNB, il y a à peine 6 ans, avait créé la blogosphère des avocats.

Ce blog en est l'une des émanations.

Elle va fermer, sans que les avocats n'aient été informés.

Le CNB cause, en revanche, à Dalloz:

"

La plate-forme internet grand public affinitiz.net, qui héberge la blogosphère des avocats, avocats.fr et donc de nombreux blogs d'avocats, a annoncé début janvier que, faute d'équilibre financier, elle serait contrainte de procéder à la fermeture de son service d'ici la fin du premier semestre 2014. De nombreux avocats bloggeurs, qui ont créé leur site à l'incitation du Conseil national des barreaux (CNB), s'inquiètent du devenir de leurs données, l'hébergeur précisant sur son site que les données seront effacées avec la fermeture de la plate-forme et devront le cas échéant être récupérées manuellement par l'utilisateur. L'avocat parisien spécialiste des nouvelles technologies, Pascal Alix, a rappelé sur le réseau social Twitter, hier, qu'aux termes des conditions générales d'utilisation, le CNB s'était engagé à mettre en oeuvre « tous les moyens raisonnables » pour remédier à une interruption du service d'hébergement.

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. « La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer », explique-t-on au CNB."

La parole du CNB non plus!

Lui même d'ailleurs a-t-il vocation à durer?

Mais vous savez quoi, le CNB a créé Vox-Avocats, une sorte de facebook des avocats version brejnévienne triste et passéiste d'avance mort-née.

Pas de risque que je m'y engage.

Demain, il le supprimera aussi.

Dès qu'il aura trouvé plus ringard.

Un conseil amical: Qu'il permette en effet de migrer les blogs existants vers une plate-forme moderne.

Pour le reste, les bloggeurs sauront se passer de lui et de ses plumes d'oie

Par jean.devalon le 18/02/14
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Il y a quelques années le conseil national des barreaux a incité les avocats à ouvrir des blogs sur la présente plate-forme afin de contribuer à la visibilité de la profession.

Une information circule selon laquelle la présente plate-forme serait fermée à compter du 31 mars.

Amis avocats le conseil national des barreaux fait-il encore preuve ici de ce comportement plein de succès que la profession adore ?

Car, enfin les blogs existent, sont la voix des cabinets, sont reconnus par une adresse, comportent des données inscrites au fil des années et il serait quand même intéressant que le conseil national des barreaux informe la profession des dispositions qu'il a prises pour assurer la pérennité des blogs via, éventuellement le transfert sur une autre plate-forme.

Car à défaut n'y aurait-il pas faute à l'égard de ceux qui lui ont fait confiance et qui, faut-il le rappeler le nourrissent de leur cotisations ?

Vous aurez remarqué que je n'ai pas mis de majuscule à conseil.

Par jean.devalon le 16/02/14
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"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. [...]

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? "

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, 1835-1840

Cela passe lui a répondu Georges Orwell, par la création d'une langue nouvelle, le novlangue

"Le vocabulaire du novlangue était construit de telle sorte qu'il pût fournir une expression exacte, et souvent très nuancée, aux idées qu'un membre du Parti pouvait, à juste titre, désirer communiquer. Mais il excluait toutes les autres idées et même les possibilités d'y arriver par des méthodes indirectes. L'invention de mots nouveaux, l'élimination surtout des mots indésirables, la suppression dans les mots restants de toute signification secondaire, quelle qu'elle fût, contribuaient à ce résultat. Ainsi le mot libre existait encore en novlangue, mais ne pouvait être employé que dans des phrases comme « le chemin est libre ». Il ne pouvait être employé dans le sens ancien de « liberté politique » ou de « liberté intellectuelle ». Les libertés politique et intellectuelle n'existaient en effet plus, même sous forme de concept. Elles n'avaient donc nécessairement pas de nom. En dehors du désir de supprimer les mots dont le sens n'était pas orthodoxe, l'appauvrissement du vocabulaire était considéré comme une fin en soi et on ne laissait subsister aucun mot dont on pouvait se passer. Le novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but. "

George Orwell:1984 - Appendice - Les Principes du Novlangue1984 Anonyme

Tout ce qui est différent est à bannir, pour que le peuple soit docile, troupeau indifférencié pour lequel le slogan tient lieu de pensée.

Déjà en son temps Rabelais le pressentait : « Soubdain, ie ne sçay comment, le cas feut subit, ie ne eu loisir le consyderer. Panurge sans autre chose dire iette en pleine mer son mouton criant & bellant. Tous les aultres moutons crians & bellans en pareille intonation commencèrent soy iecter & saulter en mer après à la file. La foulle estoit à qui premier saulteroit après leur compaignon. Possible n'estoit les en guarder. Comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous iours suyvre le premier, quelque part qu'il aille »"

Il y a bien sûr aussi la question du sexe qui gène cette rééducation du peuple moutonnier, cette différence ultime qu'il faut réduire voire supprimer pour que vienne cette indifférenciation nécessaire à la bonne reconstruction de la nature sale.

C'est pourquoi « La théorie queer veut avant tout repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l'idée de la complémentarité dans la différence et censé s'actualiser principalement par le couple hétérosexuel. Elle considère le genre comme un fait construit et non comme un fait naturel, et s'intéresse à la manière dont une identité de genre peut être le résultat d'une construction sociale.

Inversement, une identité peut au contraire échapper à un tel déterminisme, dans des personnes ou des pratiques qui sont alors qualifiées de queer. L'identité queer, de ce fait, est par nature éphémère. Et malgré l'insistance de la théorie sur la sexualité et le genre, l'analyse peut s'appliquer à presque tout le monde : qui ne s'est jamais senti inadéquat face aux restrictions de l'hétérosexualité et de rôles de genre ? Si une femme s'intéresse aux sports, ou un homme au ménage, sont-ils donc queer ?

Le terme queer, quand il est appliqué aux pratiques sexuelles, offre beaucoup plus d'innovation que d'autres termes comme « lesbienne » et « gai ». La théorie queer, avec son intérêt pour les implications de sexualité et de genre, reste surtout une exploration de ces implications en termes d'identité. La nature provisoire de l'identité queer implique beaucoup de discussion (au niveau théorétique autant qu'au niveau social) sur la façon de définir l'adjectif « queer ». Lorsqu'un interlocuteur se désigne comme « queer », il est impossible de déduire son genre. Pour cette raison, la plupart des théoriciens queer insiste sur l'auto-désignation de l'identité queer...» (Incertain wikipédia)

Tout le monde devra-t-il bientôt porter son blouson de queer ?

Mais, finalement ; l'indifférenciation, cette haine de toute différence, surtout de la pensée, n'est-elle pas en germe dans l'idée démocratique laquelle, en quelque sorte serait une autre forme de dictature ; la dictature édredon de la pensée ?

Comme le chantait Brel, mort avant d'être rééduqué et à tout autre propos : c'est une idée à vous fabriquer des armées d'impuissants ; et pas seulement de la pensée.

Et sur cette considération ultime, je m'en vais étendre la lessive !