jean.devalon

Par jean.devalon le 11/03/14
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 8 mois

J'utilise le terme de petit radis dans la mesure où celui de petit pois a été trusté par nos amis les magistrats.

Il exprime, cependant, le sentiment ressenti d'un certain mépris dont font preuve ceux qui dirigent, mépris qui génère aujourd'hui des réactions fortes car le temps paisible des pouvoirs pyramidaux s'est effondré.

Ainsi donc le Conseil national des barreaux avait, en 2013, porté déjà atteinte à la blogosphère qu'il avait créée en la placardisant, en quelque sorte, dans les pages électroniques des chiens crevés.

Décision prise, semble-t-il, sans que l'Assemblée générale du Conseil national des barreaux en ait été avisée alors même qu'elle portait atteinte à la voix de la profession et préjudice à ceux qui tenaient les blogs.

Il a donc été annoncé, il y a quelques semaines, la fermeture de la blogosphère puis, subséquemment, son transfert sans qu'aucune contradiction ne soit reconnue...

La communication du Conseil national des barreaux n'hésitant pas à dire tout et son inverse, parait s'adresser soit à des déficients mentaux, soit à de fort vieilles personnes n'utilisant pas blogs et réseaux sociaux.

Le revirement dernier du Conseil national des barreaux l'a été parce qu'il lui a été fait observer qu'il faisait perdre aux avocats des années de travail en supprimant toute trace de leur présence sur Internet, ce qui n'avait pas été perçu ; c'est dire le danger existant !

Un référé d'heure à heure est donc annoncé résultante immédiate de la seule attitude floue du bureau du Conseil national des barreaux n'informant aucunement les avocats, en pratique, de ce qui était envisagé non plus qu'il ne reconnaissait les erreurs commises dans ce qui avait pu être décidé précédemment.

C'est curieux comme une Institution parfois translucide peut être aussi opaque.

Il est fascinant de voir que l'assemblée générale du Conseil des barreaux aura à discuter de la blogosphère sans que, semble-t-il, au préalable des éléments techniques soient communiqués et, surtout communiqués aux utilisateurs dont la compétence en l'espèce paraît parfois être supérieure à ceux qui décident.

Ce mode de gouvernance est déplorable et relève de pratiques peut-être syndicales, mais en tout cas appartenant au passé.

Je ne doute pas que l'assemblée générale du Conseil des barreaux saura ramener à la raison ceux qui ont besoin de l'être.

Il est évident qu'aucun risque ne peut être pris avec les blogs qui existent et que la matière ne souffre pas l'amateurisme technologique.

Cela signifie à l'évidence qu'il faut à tout le moins prolonger le mariage avec Affinitiz, hébergeur en charge, le temps qu'une solution technique fiable soit trouvée.

Car la date annoncée de l'euthanasie l'est au 31 mars, demain !

Si les blogs devaient, par entêtement, disparaître du paysage internet du fait d'une précipitation regrettable, générant un bug technique magistral, chacun devine le préjudice causé.

La profession a besoin d'une blogosphère, car cette communication étoilée lui permet de se faire entendre et permet de donner d'elle aux justiciables une image plus humaine.

Quitte à la repenser.

Mais avoir envisagé sa fin pour promouvoir papy Vox-avocats légitime les grandes inquiétudes des avocats utilisateurs, informés de rien.

C'est tout simplement indécent !

Par jean.devalon le 10/03/14
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 9 mois

Ci-après un extrait du communiqué du Président du Conseil national des barreaux

" Les médias ont révélé que Maître Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a été placé sur écoutes pendant plusieurs mois dans des conditions vivement critiquables. Le Conseil National des Barreaux, établissement d'utilité publique représentant les 60.000 avocats de France, condamne fermement et sans réserve ce détournement des procédures à l'encontre de Maître Herzog, avocat au Barreau de Paris dans le cadre d'affaires concernant son client.

Le secret professionnel des avocats est général, absolu et sans limite dans le temps.

Ce secret est protégé non seulement par les règles professionnelles mais par l'article 226-13 du Code pénal : la révélation d'un fait couvert par le secret professionnel constitue un délit punissable d'amende et de prison.

Cette protection pénale du secret professionnel n'est pas organisée dans l'intérêt de l'avocat mais dans celui du client, de la justice et de la démocratie. Le secret professionnel constitue, en effet, une garantie fondamentale des libertés individuelles des citoyens dans un Etat de droit et participe ainsi à la liberté de la Défense et à la nécessaire indépendance de la profession d'avocat.

Tout manquement à cette règle est totalement inacceptable et représente une atteinte au droit des citoyens d'être librement défendus par un avocat.

Le secret professionnel s'impose donc au juge d'instruction et constitue un obstacle à la saisie de lettres et documents échangés entre l'avocat et son client comme aussi un obstacle aux écoutes de leurs conversations en direct ou par téléphone.

Exceptionnellement, un avocat peut être placé sur écoutes par un juge seulement si des indices, qui doivent être obligatoirement préalables à la décision, permettent de penser raisonnablement que cet avocat a participé à une infraction comme auteur, coauteur ou complice. En revanche, aucune écoute d'un avocat ne peut être ordonnée ni réalisée à titre préventif pour rechercher les indices éventuels d'un éventuel fondement à des poursuites pénales. De même, lorsqu'un client est placé sur écoutes - c'est le cas le plus fréquent - ses conversations avec son avocat ne doivent pas être retenues par le juge d'instruction ni enregistrées par les officiers de police judiciaire.

Ces règles ont visiblement été contournées dans le cadre du placement sur écoutes téléphoniques pendant plusieurs mois de Maître Thierry Herzog.

C'est pourquoi le Conseil National des Barreaux, par la voix de son Président, affirme la solidarité des 60.000 avocats de France avec Maitre Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris, et appelle les pouvoirs publics à clarifier d'urgence cette inquiétante atteinte au bon fonctionnement de notre démocratie."

PS j'ai souligné le point de droit litigieux qui explique la révolte des avocats, mal comprise, parfois

Par jean.devalon le 09/03/14
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Bien sûr, il est permis sous des conditions strictes que je ne connais pas trop, pour n'être pas pénaliste, d'écouter les avocats.

Simplement, comme écouter un avocat peut menacer les droits de la défense dont chacun bénéficie, il faut y aller avec des pincettes chinoises.

Certains juges y vont, eux, au canon.

Il est naturel qu'à ceux-là, vivant en vase clos, la contradiction soit apportée.

C'est tout.

Parce que leurs méthodes sont, comme on dit, limites, et ils courent le risque de sortir du terrain.

Un avocat est un auxiliaire de justice par nature, pas un complice de son client.

Mais vous me direz que les juges se perquisitionnent entre eux, maintenant.

Mais, c'est parce que :

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Alors, le reste importe peu, a-t-on le sentiment.

Par jean.devalon le 08/03/14
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Les femmes nous disent qu'elles font trois journées en une pour assumer travail, enfants et homme, quoiqu'elles classent parfois l'homme dans la catégorie des enfants.

Je ne sais pas si cela est vrai et quand bien même le saurais-je, jamais je ne le reconnaitrais ; jamais.

A nos clients en garde à vue, nous conseillons parfois de se taire ; nous n'avons pas accès au dossier et le silence parfois est plus prudent.

C'est vous dire que devant le dossier féminin, le risque est, oh combien plus grand encore.

Le point commun alors, entre la femme et la communication électronique des avocats est bien, en ce cas, celui-ci : ca ne s'arrête jamais.

Supposons en mise en état électronique, hors présence physique des enrobés que nous sommes, avec risque de clôture.

Et des conclusions et pièces à communiquer, reçus de l'avocat correspondant par courriel, un vendredi après midi quand nous sommes ailleurs ; physiquement s'entend.

Demander un report ; oui, mais les juges ne nous écoutent guère.

Façon de parler, ils nous écoutent trop!

Mais ils ont la clôture tranchante comme la hache du bourreau

Alors, pas le choix, il faut le week-end partir au cabinet scanner et transmettre les conclusions aux adversaires et au greffe par e-barreau.

Partir au cabinet, parce qu'avocat de province là ou l'avocat parisien pourra le faire de chez lui, mais peu importe.

La communication électronique abolit le temps, le travail devient permanent, déstructuré, déstructurant.

Mais à la communication électronique, nulle fleur à offrir, nulle délicatesse à en attendre.

Nulle engueulade non plus, c'est vrai.

Le progrès technique fait de l'homme un esclave moderne.

Soyons franc : la femme aussi !

Par jean.devalon le 07/03/14
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J'ai décidé aujourd'hui de rester à la maison.

Avec ce sentiment d'étrange culpabilité que ceux pour qui le travail... et encore, et encore...

On se doit, voyez-vous, on se doit...

Foutaise !

Le monde survivra, à mon absence.

Et puis, les courriels, invasifs.

Une certaine fatigue que l'on ressent, qui fait que l'intellect broute.

Et puis, hier, ce moment là, dérangeant.

C'est que, voyez-vous, l'avocat dicte.

Non plus en sténo, sauf des antiques, peut-être.

Mais à un dictaphone pour l'assistante, ou le logiciel de dictée vocale ; les deux pour ma part.

Alors, je me suis entendu parler à ce client là, au téléphone et je me suis entendu, entre deux phrases, dire distinctement, après un arrêt : virgule.

Gênant ; la virgule de trop.

Point

Par jean.devalon le 07/03/14
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Stéphane Lallement, membre du bureau du CNB parle.

Il rappelle, tacle au passé, que la page d'accueil de la blogosphère a disparu sous l'ancienne présidence générant d'ailleurs des pertes d'audience des blogs.

Il reconnait que, dans ce qui était envisagé, les blogs perdaient leur référencement et ainsi que la mobilisation des blogueurs était justifiée.

Il inscrit dans le marbre ceci :

" Effectivement, vox-avocat propose une fonction blog, mais il s'agit d'un blog interne et donc à l'usage unique des usagers de voxavocat. Comme nous avons parfaitement conscience de l'importance d'avoir des blogs ouverts à tous, nous envisageons d'avoir une plateforme liée à vox-avocat, pour des raisons d'hébergement et de coût, mais ouverte au grand public. Au final, seul l'hébergement va changer et dans le bon sens puisque cela permettra au CNB de réaliser une économie conséquente. Et, il est dommage de voir qu'un petit nombre de Confrères exploitent cet évènement pour faire du tort au CNB, alors que, plus que jamais, compte tenu de l'actualité législative, la profession doit rester pleinement mobilisée pour défendre ses intérêts. "

Ce qui est dommage, c'est que l'information, il faille aller la chercher sur Google et que l'information soit donnée explicitement à Lexbase, mais pas aux avocats eux-mêmes.

Ce qui est dommage, c'est ce ton assiégé sur le tort fait au CNB qui n'a qu'à s'en prendre à lui-même, après tout.

Car :

- Suppression de la page d'accueil des blogs en 2013 et il se plaint ensuite d'un insuccès des blogs à qui il a retiré de l'audience !!!

- Erreur évitée (si tout va bien) de faire disparaître les confrères des Annales akashiques du net ; erreur évitée grâce à la seule mobilisation des blogueurs!!!

- Absence totale de communication envers les Avocats : deux mails contradictoires et flous!!!

Ce que dit Monsieur Lallement, il aurait pu le dire par un mail du CNB aux avocats eux-mêmes, non ?

Quand on génère, par mauvaise communication, des inquiétudes justifiées, il ne faut pas s'étonner des légitimes réactions.

Il aurait pu dire :" désolé, on n'a pas été bon", (Effectivement, le constat a été fait par certains utilisateurs que, même s'ils réimportaient leurs archives sur une autre plateforme, tous les référencements existants allaient être perdus) personne n'en aurait voulu au CNB et à ceux qui y travaillent; bénévolement.

Mais n'être pas bon, ne pas le reconnaître et accabler les autres (Mais, certains sont montés au créneau invoquant que le CNB voulait fermer la blogosphère: créations de pages facebook, comptes Twitter, etc. et le buzz a très vite pris et, en terme d'informations, tout et n'importe quoi se sont mis à circuler) n'est pas très correct.

Car le CNB avait dit à Dalloz, confirmant le mail de Monsieur Burguburu :

"

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer "

Ce n'est pas une fermeture de la blogosphère, ça ?

Ouh, ce nez qui s'allonge!

Que le CNB revienne à raison, c'est bien.

Mais quelle arrogance désagréable dans ce déni content de lui-même !

C'est cette attitude qui explique, aussi, que le CNB ne soit pas aimé des Avocats.

A qui la faute, Calimero ?

Enfin, l'essentiel est l'information ainsi transmise ...

Par jean.devalon le 06/03/14
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Quand je me réveille le matin, après avoir vérifié le bon fonctionnement de toutes les fonctions masculines, les pensées qui envahissent ma tête sont celles d'un avocat, ce mal-aimé.

Il fut un temps où elles étaient d'ordre strictement intellectuel : quelle solution adopter pour résoudre l'une ou l'autre des difficultés qui se présentaient dans un dossier ?

Elles sont devenues, au fil des années, plus diversifiées : comment s'adapter aux évolutions techniques imposées ? Comment assurer le point mort de rentabilité dans un contexte certes de crise économique, mais aussi d'augmentation exponentielle du nombre des avocats même marseillais, qui ne peut que générer des difficultés financières pour ce qui sauront mal se défendre ?

À cet égard, jusqu'à il y a peu, la profession paraissait penser que le nombre faisait la puissance sans prendre, peut-être, pleinement conscience du fait que les marchés économiques qui font vivre les avocats n'étaient pas extensibles à l'infini, nonobstant les nouveaux secteurs d'activité qui ne peuvent nourrir la masse.

L'avocat, de surcroît, par nature, est mal aimé.

L'avocat de souche (il existe des avocats de souche comme des Français de souche), c'est-à-dire l'avocat judiciaire est mal-aimé structurellement : dans un procès, il y a toujours un avocat qui perd.

Il est mal-aimé, ensuite, de ceux qui gouvernent, puisque son rôle est être rebelle à l'ordre établi pour défendre l'individu.

Dans une société de plus en plus administrée et pour tout dire liberticide, il n'y a rien à attendre de bon pour lui.

Les puissances économiques ne l'aimeront pas et les gouvernants, issus de la fonction publique, non plus.

C'est bien pourquoi, d'ailleurs, la profession a été exclue de la class- action à la française.

Les lobbys préfèrent sûrement les associations, la représentation nationale déteste les professions libérales qu'elles pensent encore être composées de nantis.

Et pourtant la majorité des avocats peut être assimilée à des cadres ou, plutôt, compte tenu de l'exercice professionnel à des petits patrons de TPE.

Alors, quand c'est difficile, on a besoin d'être défendu efficacement par ceux qui représente la profession.

C'est peu de dire que le sentiment de l'avocat de base est, à ce sujet, relativement mitigé.

La profession d'avocat présente en effet cette caractéristique étrange d'avoir à sa tête, de facto, trois représentants : le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

Il arrive que des dissensions existent entre eux qui font beaucoup rire les notaires et les experts comptables, nos concurrents, et qui altèrent la représentativité et la défense de la profession.

Pour ma part, je suis favorable à un Ordre national des avocats, représentant unique.

Immédiatement les uns et les autres vous diront que ce serait éventuellement consacrer la puissance du barreau de Paris, que c'est pour ça que la Conférence des bâtonniers de province existe et qu'au fond le Conseil national réunît les uns et les autres.

Peut-être, mais en attendant trois hommes représentent la profession et de ce fait, en raison souvent de conflits internes, semblent manquer singulièrement d'efficacité, la loi ALUR n'en est-elle pas encore un exemple ?

Il ne me semble pas, pour ma part que la distinction à faire soit entre ceux qui habitent Paris et ceux qui ne l'habitent pas.

Le barreau de Paris, s'il représente la moitié des avocats de France, je crois, est certes le plus puissant économiquement, mais il est composé aussi d'avocats qui exercent le même métier que moi, comme de firmes.

Car la distinction, en fait est celle du métier exercé.

Il y a ceux qui exercent un métier de proximité, dont l'humain est le coeur et ceux qui exercent un métier relevant plus des anciens conseils juridiques, dont l'aspect économique est le coeur.

Parfois l'avocat a le sentiment que ses représentants sont issus du monde des affaires mais n'exercent pas son métier.

Et puis, en matière de gouvernance, tout se résout par le mode électoral.

On voit bien que le déficit de légitimité du Conseil national des barreaux provient d'un mode électoral avec un collège dit ordinal ou les élus se cooptent et un autre collège ou peut-être la place syndicale est trop importante, avec tous les égards dus au dévouement des syndicats.

On peut imaginer que le peuple des avocats élise directement, au suffrage direct, voire uninominal les représentants d'un ordre national.

Cela conduirait à avoir des élus qui représentent, dans le mode d'exercice, le vrai coeur que la profession.

Car, après tout puisque la profession est devenue une profession de masse, jeune et peut-être désargentée, n'est-il pas temps que sa représentation s'adapte à ce qu'elle est dans sa réalité majoritaire plutôt que d'être rêvée par ses représentants ?

Par jean.devalon le 05/03/14
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Sur twitter, Eve Boccarra, de gazouiller:

Blogosphère : la grande bibliothèque du droit du barreau de Paris hébergera les blogs exclu juridiques "lâchés" par le CNB #Pariscezorro

Et pourquoi pas ?

Par jean.devalon le 05/03/14
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La cohabitation, dans une copropriété entre ceux qui y habitent et ceux qui y travaillent entraînent parfois des difficultés de cohabitation qui peuvent aller jusqu'aux procédures.

C'est ainsi que les copropriétaires habitant les lieux pourront se plaindre des nuisances causées par ceux qui y exercent leur activité commerciale, à l'évidence le bruit et, parfois les odeurs.

L'analyse du règlement de copropriété, loi fondamentale des copropriétaires, permettra de régler les difficultés, parfois avec une dureté certaine.

Ainsi un règlement de copropriété stipulait : " sont formellement exclus : tous établissements dangereux, bruyants ou insalubres, de nature à incommoder par le bruit ou l'odeur les personnes habitant la maison ".

Cette clause paraissait large et susceptible d'appréciation.

L'un des copropriétaires avait donc donné en location son lot à bail à une société à usage de restauration, pizzeria, vente à emporter, livraison à domicile et terminal de cuisson.

Mais voilà, les copropriétaires se sont plaints des odeurs générées par ce commerce ; la cuisine ne devait pas être éligible au guide Michelin...

Le syndicat des copropriétaires avait agi en cessation, sous astreinte, de l'activité commerciale.

Une Cour d'appel avait estimé, cependant, que l'activité de restauration n'était pas exclue par le règlement de copropriété et avait désigné un expert afin d'examiner les inconvénients et nuisances existants ; mais aussi afin de proposer des solutions techniques de nature à y remédier ; tout en permettant la poursuite de l'activité, la question de l'absence d'un conduit d'extraction des fumées conforme se posant

Dans un arrêt du 13 novembre 2013 (12-26121) la Cour de Cassation casse l'arrêt d'appel en rappelant simplement les dispositions du règlement de copropriété qui excluait les établissements de nature à incommoder par le bruit ou l'odeur les personnes habitant la maison.

De ce fait elle a estimé qu'il n'y avait donc pas lieu à chercher des solutions techniques pour diminuer les nuisances puisque que la loi fondamentale de la copropriété excluait la nature même de l'activité

Activité qui devra cesser.

Par jean.devalon le 05/03/14
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Le fait d'être gouverné par une hydre à trois têtes aux regards divergents conduit à des phénomènes étranges laissant penser à des guéguerres...

Ainsi ce commentaire anonyme, je n'aime guère, qui dit :

"Info capitale que je viens d'obtenir d'AFFINITIZ. Ils ont transféré TOUT le contenu de nos blogs, y compris nos infos utilisateurs à une agence nommée DIGITAL MEANINGS qui n'a rien à voir avec la blogosphère. 2 observations :

1. LE CNB ne nous a nullement informé de ce transfert dans cette société, alors que la moindre des choses, et l'obligation légale , serait de nous informer. Nos données sont dans la nature, nous n'en savons rien, et nous ne connaissons rien de l'utilisation qui en est faite (et qui y a accès, dans cette société commerciale !)

2. Savez vous qui est DIGITAL MEANINGS ? L'agence que le CNB a mandaté pour des développements à effectuer sur Vox Avocats (tiens tiens..), pour 67.000 €, somme partielle d'après les infos recueillies. En effet, à ce stade, aucun budget n'a été chiffré pour le travail de conservation du référencement de nos blogs, et Affinitiz, manifestement peu ravi de s'être fait "planter" par le CNB ne va sans doute pas, à raison, rendre service au CNB. On peut donc s'attendre à une note plus que "salée" si le travail doit être fait à peu près correctement.

Donc j'en conclus que :

-le CNB a décidé dans le plus grand secret, contre l'avis de tous, de migrer nos blogs sur vox avocats...

- ... sans être transparent sur le fait que cette décision soit effective, puisque le CNB sait bien que nous ne voulons pas de cette pseudo solution (nous considérons que publier sur un site fermé au grand public est une idée plus que saugrenue, et que d'autre part Vox est un site dépassé, bourré de bugs, et sans activité).

- Et avec un coût global qui suffirait à maintenir la blogosphere pendant plusieurs années !

MOBILISONS NOUS LORS DE LA PROCHAINE MANIFESTATION DU 21 MARS, et exigeons le MAINTIEN en l'état de NOS BLOGS sur l'url AVOCATS.FR, sans redirection (c'est la seule et unique manière de garantir le maintien sans aucune perte de notre référencement).

Et au fait, avez-vous eu une réponse du CNB à la seule question qui vaille, et à laquelle le CNB n'a jamais répondu, soit la suivante : « Pourquoi ne pas ré-heberger à l'identique l'url avocats.fr et tous les blogs avec leur adresse actuelle, chez un autre hebergeur ? alors que le coût serait de moins de 10.000 euros;, contre 67.000 plus travaux complémentaires pour publier sur un réseau fermé ???"

Si cela est, Mesdames et messieurs les élus du CNB, vous n'êtes pas informés par votre bureau qui se comporte bien mal envers ses confrères et vous-mêmes.

On doit parler de déontologie dans le RIN, non ?

Je serais vous, je serais ulcéré et demanderais des comptes au service communication.

Mais tout cela est sûrement faux.