jean.devalon

Par jean.devalon le 05/03/14
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Revenons un instant sur la communication électronique des avocats avec les tribunaux.

Les avocats parisiens se connectent à l'aide d'une seule clé USB et les avocats de province doivent transiter par un boîtier fixe faisant l'objet d'une location mensuelle pour un coût, pour deux utilisateurs, d'environ 1000 euros par an.

Ce n'est point le coût qui pose difficulté que le fait que ce système n'a pas fait la preuve de son efficience.

Je remets ici en ligne la synthèse du rapport d'expertise qui était intervenu dans un dialogue fructueux entre le président de la Conférence des bâtonniers et le président du Conseil national des barreaux.

Le barreau de Marseille avait en effet initié une solution différente : la mutualisation des boîtiers ; quelque boîtiers centralisés permettaient de connecter tous les avocats du barreau de Marseille de manière mobile pour un coût minime.

La synthèse de ce rapport montre que cette solution était tout à fait correcte et une extension aurait pu être envisagée par le Conseil national s'il avait souhaité conserver ses liens avec la société Navista qu'il avait choisie, sans appel d'offres, rappelons-le.

La solution parisienne est techniquement bonne aussi.

C'est la raison pour laquelle les élus que vous rencontrerez vous diront, en général, sauf peut-être les plus jeunes, qu'il faudra bien sortir de ce boîtier, que c'est difficile, et patin couffin trognon.

Et rien ne se fera.

Pour ma part il me gênerait pas de payer la même somme pour disposer, simplement d'un mode de fonctionnement similaire aux avocats de Paris dans la mesure où, déjà que l'OM perd devant le PDG, il y en a assez d'avoir le sentiment d'être à la traîne, perdu dans un océan de ringartitude contente d'elle-même.

Si je rabâche ce vieux truc, c'est qu'on a le sentiment que le même processus est en train de se répéter.

Déjà quand des décisions sont prises, elles le sont sans consultation préalable et, après, celui qui émet des critiques se voit adresser des reproches, coupable de lèse-Conseil , alors que finalement cela pourrait être évité si le Conseil national consultait démocratiquement le peuple souverain des avocats avant de décider des trucs étranges

Ensuite, elles sont prises souvent, mais c'est une impression subjective, par des élus qui sont, ou plutôt ont été présidents de tel syndicat, ou ayant eu des postes importants dans les syndicats de la profession, ce qui induit peut-être, de manière subliminale, que les élus de la même obédience ont du mal à exercer leur devoir de critique suffisamment.

Aujourd'hui il est donc question de supprimer la blogosphère des avocats, même si devant le tollé, une réflexion, tardive, paraît être engagée.

Là encore, c'est une décision qui est annoncée, sans consultation des utilisateurs à qui on annonce leur exécution programmée.

Pour moi qui le suis, il ne me gênerait pas du tout d'avoir à payer un service utile de telle manière qu'il soit le plus efficient possible.

Mais, non.

C'est ainsi un utilisateur qui est bien fondé à observer que Vox-avocats présente les mêmes tares conceptuelles que le fameux boîtier...

Dépassé avant que d'être.

Là encore : qui a décidé ?

Après quelles consultations d'avocats férus de nouvelles technologies et des réseaux sociaux ?

Quelle analyse des besoins, non politiques du Conseil, mais des Avocats eux-mêmes ?

Quelqu'un répond, ou dégun comme on dit chez nous ?

Les avocats de province paient cher, finalement, le fait d'appartenir à une profession à trois têtes et il devient urgent, me semble-t-il , de s'orienter vers un Ordre national pour que tous les moyens financiers soient réunis, mais aussi les compétences.

En attendant, qu'en est-il des évolutions promises sur le boîtier Navista ?

Pour le reste, Vox patatras.

Synthèse Rapport Hattab

Par jean.devalon le 04/03/14
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Le service communication du Conseil national des barreaux a adressé hier un courriel aux avocats qui pourront ainsi relever une adresse valide pour adresser, à leur tour, des interrogations...

Je rappelle que l'inquiétude des avocats bloggeurs piégée sur la plate-forme choisie par le Conseil national des barreaux est de voir disparaître, sur Internet, sept années de travail et, pour ce qui me concerne, 2700 publications.

Ce n'est pas le transfert, ni le fait éventuel, justifié, de devoir éventuellement payer un service particulier.

Le précédent courriel du Conseil national conduisait à dire que chacun pourrait évacuer son blog sur une plate-forme de son choix, ce qui signifiait un changement d'adresse et donc la disparition de la présence sur Internet.

Il y avait par ailleurs une forme de mensonge puisque les plates-formes sont gratuites, tout autant que l'on accepte la publicité, pour la plupart.

Dans la mesure où aucune communication interne n'existe, c'est sur les réseaux sociaux négligés par le Conseil national (Facebook, Twitter) que la communication s'est faite qui a obtenu un écho et un écho justifié.

Alors le service communication adresse un e-mail duquel il ressort que les inquiétudes n'étaient pas fondées et que le président du Conseil national demande au service du CNB...d'élaborer une nouvelle solution.

Puis-je faire observer au service communication devant la rédaction de son message que s'il s'agit de trouver une nouvelle solution, c'est bien, justement, que l'anciene était mauvaise.

Il est donc désormais que le désir violent du CNB est :

-d'assurer l'hébergement de l'ensemble des blogs sur une plate-forme unique, placée sous le contrôle de la profession ;

-de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Puisque nous sommes entre nous et que personne ne nous lit, j'ai quelques questions qui me taraudent :

-la fameuse plate-forme, serait-ce Vox avocats ?

Permettez-moi de risquer un aparté.

Quand il m'arrive de discuter avec des élus de la profession, du CNB même, je constate que parfois, mais rarement, ils n'ont évidemment pas de blog, ni ne fréquentent Facebook, certainement pas Twitter.

Je peux bien sûr me tromper, mais je ne pense pas que le Président Burguburu soit un fanatique des réseaux sociaux ni les autres membre du bureau décisionnaires sauf, je suppose l'élu en charge.

Et c'est justement la grande difficulté.

S'il est une évolution sociétale majeure, c'est que le travail se fracture.

Aujourd'hui, dans la même journée, le travailleur intellectuel ira sur Facebook, ira sur Twitter, ira sur tous les réseaux sociaux tout à la fois par souci ludique, mais également professionnel.

Et travaillera le soir ou le WE.

Twitter n'est pas simplement un outil d'épanchement, c'est un endroit où l'on récupère de l'information et où aussi on la diffuse ; la situation actuelle en est la preuve.

Aussi, un réseau social uniquement interne et fondé sur le seul aspect professionnel ne correspond plus au mode de fonctionnement actuel et à venir ; certainement pas à une demande, à un besoin des avocats.

Il est d'ailleurs effarant que les avocats n'aient pas été sondés avant que cette idée soit développée qui, paraît il, va coûter 67 000 euros en 2014.

Que cet argent soit utilisé pour développer le site institutionnel du Conseil national, le rendre plus moderne et que chacun puisse, sur ce site, télécharger des outils comme, par exemple des bibles d'actes, serait bien, en revanche.

Toujours est-il que des méchants disent même qu'il y aurait volonté de tout basculer sur Vox-avocats, actuellement non ouvert au public, rappelons-le.

J'y vais de temps en temps; je serais heureux de connaître les statistiques de consultation car, à mon sens, c'est un échec annoncé qui va coûter très cher à la profession.

Quelles études ont-été faites pour sa création ?

J'ajoute ici, quelque peu obsessionnel que cette mobilité dans le temps, l'est aussi dans l'espace et que pas mal d'avocats travaillent avec un seul ordinateur portable et se trouvent de ce fait démunis avec les fers aux pieds que constitue le boîtier Navista.

S'il m'arrive de parler, encore avec des élus, je n'en ai trouvé aucun qui le défend, celui-là ; tous de dire que bientôt il disparaîtra, quand mes cheveux auront repoussé.

Mais là encore une consultation de la profession, préalable à cette idée, aurait probablement permis d'éviter l'erreur de conception.

Par ailleurs, revenons aux blogs, la puissance d'une plate-forme nécessite de l'argent et c'est bien la raison pour laquelle la publicité est utilisée.

Une plate-forme contrôlée par la profession, sans publicité, aura de toute façon la question récurrente du coût qui reviendra l'interroger, sauf à demander une participations aux avocats, pourquoi pas, ce n'est pas tabou.

Pour tout dire ce genre d'outil nécessiterait d'être développé en commun par le Conseil national, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris.

Mais, bon...

Donc, si la plate-forme sur laquelle les blogs doivent être transférés est vox avocats, puis-je dire au service communication que l'on comprend pourquoi ce mot n'est pas prononcé mais que le brouillard du propos n'est au fond que l'expression d'un certain désarroi.

-Il est dit qu'il s'agit également de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Pourrait-on en savoir plus, la technique utilisée, la fiabilité de celle-ci et les délais ?

Parce qu'enfin on nous parle de solutions dans les semaines à venir avec une fin annoncée des blogs au 31 mars...

Et puis, dans ces temps -là de guerres intestines entre les uns et les autres une rumeur innocente dit qu'Affinitiz aurait affirmé qu'aucun système de redirection n'est à ce jour prévu.

Nous serions donc dans l'improvisation la plus complète ?

Ce qui est finalement en cause, c'est bien la communication du Conseil national des barreaux dans la conceptualisation des outils qu'il développe et donc son mode de gouvernance, voire son existence.

Pour ma part, à la réflexion, devant l'éventuel gâchis à venir, ce n'est pas tant le Président du Conseil qui me paraît concerné, , mais ceux qui sont en charge de la communication, élus ou non, qui pourraient être interpellés par les élus du CNB, parce que quand les alertes sont données, il y a peut-être quelque aveuglement à ne pas écouter.

Par jean.devalon le 03/03/14
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Ce seront bientôt les élections municipales et cela réactive l'éternel débat...

L'élu de dire qu'il s'engage par sens du service et, de ce fait, d'admettre mal, parfois la critique.

L'électeur de lui rétorquer qu'il s'engage par ambition personnelle et, qu'une fois élu, son attitude devient très différente.

Probablement les deux ont-ils raison, celui qui s'engage le fait également par ambition et, d'ailleurs heureusement, car à défaut il serait mauvais ; mais il le fait aussi avec le goût du service.

Cela étant, le Conseil national des barreaux est une institution jeune dont la légitimité démocratique est, que l'on le veuille ou non, faible, tant son mode électoral est peu satisfaisant.

Et puis, la profession paraît une hydre à trois têtes aux regards trivergents et il faudra bien que vienne, si l'on veut être efficace, un Ordre national, mais que ne coexistent pas Conférence des bâtonniers et Conseil national qui se font, avec le Barreau de paris de vaines guéguerres dont les avocats sont les soldats morts.

Toujours est-il qu'entre ambition, bonne volonté, mais fragilité, des décisions ont été prises qui perturbent et gênent les avocats dans leur fonctionnement.

Je parle ici de la communication électronique en général.

Les avocats ne sont pas les notaires et ce dont ils ont besoin, pour dialoguer avec les tribunaux, c'est d'un accès à partir de leur ordinateur portable, voire de leur tablette ou Smartphone.

À cet égard chacun veut bien admettre que le choix du boîtier dit Navista, inadapté à la profession et coûteux n'a pas forcément été marqué du sceau du bon sens, mais c'est ainsi.

Mon informaticien souriait devant la chose, avant que de mourir, sans relation de cause à effet, et l'informaticien actuel sourit aussi.

Le Conseil national a créé, maintenant , vox- avocats.

On a le sentiment, encore, que le Conseil national n'est pas parti des besoins des avocats, mais d'une idée venue d'on ne sait où qui a conduit à créer un outil qui ne correspond pas aux besoins et qui, à nouveau, apparaît archaïque.

Emmenez donc vos enfants adolescents jeter un oeil et entendez les commentaires... Ou plutôt interrogez des jeunes avocats, autour de la trentaine et demandez- leur s'ils se serviront de cet outil.

La profession, vous le savez est jeune et on a l'impression, après Navista, que l'erreur se reproduit.

Non pas, probablement, par mauvaise volonté, à l'inverse, mais peut-être, par besoin d'exister et par une certaine fragilité conceptuelle.

J'en viens maintenant, c'est l'objet du propos actuel, à la blogosphère des avocats

Le conseil National incitait les avocats à créer des blogs en 2007 sur une plate-forme dédiée à cet usage.

Ces blog existent, s'adressent aux justiciables et ont un certain écho, même si une modification, je crois d'adresse a conduit, déjà, leur audience à être fortement diminuée sans, évidemment, que consultation ou information des blogueurs soient intervenues.

Un courriel anonyme reçu, il y a peu, du Conseil national disait ceci :

"Chers utilisateurs,

Plusieurs d'entre vous ont été récemment alertés par un message publié sur le site de notre hébergeur AFFINITZ, annonçant la fermeture prochaine de la plate-forme affinitiz.net.

Cette communication concerne uniquement la plate-forme grand public, et non la blogosphère "avocats.fr" qui bénéficie d'un hébergement distinct.

Néanmoins, compte-tenu des difficultés rencontrées par le prestataire, la question de la pérennité de la blogosphère est posée.

Afin de prévenir toute interruption inopinée du service, il a donc été décidé de mettre fin à cet hébergement à échéance du 31 mars prochain et de laisser l'opportunité à chaque utilisateur de développer son nouvel espace d'expression grâce notamment à la récupération des données de la blogosphère.

Si le Conseil National des Barreaux n'a pas d'obligation contractuelle à maintenir le service de la blogosphère, il veillera néanmoins à assurer la récupération de l'intégralité des données (profils, publications, commentaires...) en application de l'article 11 des Conditions générales d'utilisation.

Ces archives seront restituées à chaque utilisateur sous un format permettant la migration du contenu du blog vers une plate-forme d'hébergement gratuite, de type WordPress.

Restant à votre disposition, nous vous prions d'agréer, chers utilisateurs, nos meilleures salutations.

Jean-Marie Burguburu

Président "

Depuis les blogueurs sont en colère.

En colère d'abord parce que la manière de faire du Conseil national est odieuses : aucune communication réelle autre qu'un vil courriel.

En colère ensuite parce que les blogs s'adressent aux justiciables et il est arrivé à chacun des blogueurs de rencontrer quelqu'un qui lui dit : j'ai lu tel ou tel article sur Internet.

Cela contribue à diffuser la communication de la profession de manière plus efficace que les pompeux communiqués institutionnels.

En colère, encore parce que le Conseil national se défausse de ses responsabilités qui existent bien : c'est lui qui a créé et qui a engagé les avocats à travailler sur sa plate-forme et c'est à lui de proposer des solutions pour préserver le travail des avocats

Car, J'ai pu constater que les avocats ne comprenaient pas les conséquences de la fermeture et ne voyaient pas vraiment où était le problème.

Le problème est que les articles sur Internet ont une adresse et que si la plate-forme « avocats.fr » est brutalement supprimée, c'est l'adresse des articles qui disparaît et donc tout le travail de plusieurs années : tout sera illisible pour ne plus exister sur le net !

C'est cela que dit le courriel du Conseil national des barreaux dit benoîtement!!!

Je suis à peu près certain que certains membres du bureau n'ont même pas compris les conséquences.

Je sais que les membres du Conseil national interpellés sur Twitter et Facebook n'étaient même pas au courant parce que, voyez-vous, c'est le bureau qui a décidé...

Cela montre une mauvaise qualité de gouvernance.

Je sais encore que Stéphane Lallement, sur Twitter, membre du bureau du Conseil national se veut désormais rassurant en disant que les blogs ne disparaîtront pas non plus que la plate-forme et qu'il y travaille.

Allez-vous couper, par exemple, le sifflet d'Albert Caston, pape de la construction, blog que je consulte régulièrement dans mon domaine professionnel ?

Du délire, non?

Ce qui est un peu triste, c'est de devoir alerter la profession et le public, là où une consultation des avocats, préalable à toute décision, par le Conseil national lui permettrait d'éviter des sottises et, surtout de gagner en efficacité plutôt que de paraître hostile à la profession de base.

Je ne doute pas que les élus sauront corriger les erreurs de leur bureau !

Sur ce, chers élus qu'e-Dieu vous bénisse.

Par jean.devalon le 02/03/14
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Je reproduis ici les mots de ma consoeur Michèle Bauer dont je partage les interrogations accablées

"... A l'heure du cloud, du 2.0, le CNB décide de mettre fin à la Blogosphère des avocats ouverte en 2007.

Eve Boccara dans la Gazette du Palais indique très justement sur cette disparition de la Blogosphère: "Fermer leur plate-forme laisse craindre une comparaison à la Corée du Nord. C'est pourtant la décision prise par le Conseil National des Barreaux, déjà cruellement en mal d'amour, à l'encontre des 1800 blogueurs qui profitaient de son hébergement gratuit depuis 2007. Mauvaise idée en termes de communication interne".

Elle assimile cette fermeture a un "attentat suicide" et personne n'aurait dit mieux.

Internet n'est plus l'avenir mais le présent.

Comment le CNB ou plutôt le bureau du CNB a pu prendre cette décision et surtout n'a pas réfléchi plus loin que le bout de son portefeuille ?

Les Blogs qui sont nombreux permettaient aux justicables d'être sûrs lorsqu'ils tapaient une question de droit de "tomber" sur un avocat et non un braconnier du droit, l'image de l'avocat a été valorisée, améliorée grâce à nos écrits, astuces et conseils.

En outre, nos jeunes Confrères ont pu gratuitement bénéficier d'un Blog, d'une vitrine pour leur cabinet...

Ce formidable outil disparaîtra le 31 mars 2014 à moins que le CNB ne revienne sur sa position et se décide enfin à communiquer avec nous, nous les Confrères qui avons élu les membres de cette institution.

Une solution de rechange est possible et le CNB se doit de revenir en arrière sinon c'est clair, il confirmera que décidémment nous sommes vraiment une profession représentée par des ringards !

Je ne sais pas si les minitels existent encore, j'espère que non car je crains que le CNB ne transfère la Blogosphère des avocats sur 3615 BLOGS DES AVOCATS DE FRANCE. "

Dites-moi que le pays du CNB, ce n'est pas la Corée du nord ?

Post scriptum je rappelle que les avocats ont reçu un courriel anonyme du CNB annonçant la fermeture, sans consultation, demandes d'avis . Rien que le néant coréen; le silence de ceux qui gouvernent en catimini, dans la crainte du peuple

Par jean.devalon le 02/03/14
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Le revenu moyen des notaires en 2010 est de près de 230. 000 euros!

Cette profession est puissante, financièrement et sait se faire entendre du pouvoir.

L'argent, toujours l'argent.

Mais le notaire a sa charge, comme autrefois le baron son fief : il est seul dans sa baronnie et ainsi, nobliau assuré de la dîme perçue sur le peuple peut rêver de haute et basse justice et se vouloir juge à la place du juge puisqu'il fait des actes authentiques.

J'ai du mobilier ancien authentique ; c'est souvent moins pratique que le mobilier Ikea, et Oh combien plus cher !

Et puis, l'acte authentique, il est faux ; je veux dire en cela qu'un acte authentique n'a pas l'autorité de la chose jugée et peut donc être contesté en justice ; ça n'est, en vrai, qu'un contrat comme un autre que par exemple le Juge de l'exécution peut déclare nul.

Sauf qu'il tend à conforter une féodalité !

Et la question est celle-là ; la justice devient aujourd'hui plus contractuelle parce que le contrat voit dans la société sa place s'étendre

Il est naturel que les notaires qui font commerce de leurs actes cherchent à gagner encore plus d'argent.

Mais ils sentent bien que la révolution arrive qui les emportera, venue de Bruxelles, mettant à bas les charges comme autrefois les privilèges.

Alors ils lâchent leur venin méprisant contre les avocats.

Vous savez cette profession de pauvres en sureffectif ; berk, le peuple.

C'est révélateur

Cela étant, Les idées du Conseil national des barreaux sont parfois surprenantes et cette institution SEMBLE un peu légère.

Rendre obligatoire « La consultation rémunérée d'un avocat préalable à toute action juridique ou judiciaire pour une personne physique ou morale » parait être une idée à contresens aussi du temps actuel, une idée notariale, une peu prétentieuse.

Il est temps que la conférence des Bâtonniers, le CNB, le barreau de Paris créent un Ordre national unitaire pour que la profession s'exprime sérieusement et puissamment, mais c'est un autre débat.

Dans cette société du contrat qui vient, il est manifeste, celà étant, que le notaire avec son acte authentique qui ne l'est pas, ses tarifs, son monopole doit disparaître ou accepter la concurrence avec les autres, comme il est manifeste qu'il ne gardera pas ses revenus.

C'est vrai que les avocats sont en sureffectif, mais ils savent parfaitement rédiger un contrat de mariage, une vente immobilière etc....

Ce qui est en cause, c'est cette lancinante question du monopole.

Sera-t-il maintenu demain, pour les avocats, quand sera créée cette juridiction de première instance dont on parle ?

Peut-être que le temps des "Maîtres " se termine...

Que pour eux, les lendemains chantent, mais le requiem.

Et bien il faut accepter de changer, c'est tout.

Ou mourir.

Ah, ce monopole des notaires pour régler les successions !

Et bien, voilà : je fais la grève de la mort !

Par jean.devalon le 01/03/14
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Le rôle de l'avocat dans la Cité dépasse, et de loin, la vision subjective que l'on peut avoir d'une profession et de ceux qui la représentent ou l'exposent médiatiquement, écume parfois grise d'une mer tourmentée.

La raison d'être de l'avocat est de défendre un homme ou une femme.

Cela reste la pratique de la grande majorité des avocats qui sont des professionnels libéraux, consciencieux, honnêtes et dévoués.

L'avocat est celui qui dit non au pouvoir, au puissant ; que ce puissant soit l'employeur, le mari, le bailleur ; mais aussi, a contrario, le salarié, la femme, le locataire car derrière les apparences faciles, la réalité est parfois plus dérangeante.

L'avocat, dans son tréfonds, dit non à l'ordre établi.

C'est pourquoi l'ordre établi ne l'aime pas.

Aujourd'hui, il me semble que l'avocat présente une double tare :

La première est que dans ce temps où la démocratie réelle régresse, ceux qui dérangent en rappelant l'importance des contre-pouvoirs doivent voir leur rôle minorer.

La deuxième est qu'il exerce une profession libérale, professions libérales que la classe dominante, souvent issue des grandes écoles puis du secteur public méprise pour les considérer riches et vénales.

Le professionnel libéral aujourd'hui, pourtant, dans sa masse, est au mieux à la tête d'une TPE, au pire smicard solitaire.

Mais il conserve, encore, son indépendance d'esprit, sa liberté ; son désormais seul luxe.

Il est frappant de voir que les textes législatifs se méfient de l'avocat, jusqu'à l'écarter de la « class-action » à la française confiée aux associations, aujourd'hui imprudemment sanctifiées, alors qu'elles sont le meilleur, mais aussi le pire.

Je ne crois guère à la pureté.

Si l'avocat est ainsi écarté c'est qu'il gène et dérange l'ordre établi.

Cette France corsetée par la place excessive du secteur public dans la pensée dominante.

A l'heure du pacte de responsabilité qui veut dynamiser le pays, ne croyez-vous pas qu'il serait sain de rappeler, aussi, que quand le rôle de l'avocat est mis en avant, quand cette profession est respectée ; c'est le signe que la pensée démocratique, avec sa musique profonde des contre-pouvoirs est comprise ?

Et que l'inverse est signe d'un affaiblissement démocratique ?

L'avocat, c'est l'un des thermomètres de la démocratie.

Mais je sais bien que beaucoup diront que son thermomètre, il peut...enfin, vous voyez...