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Propos pragmatiques sur le RPVA à Marseille.

Et si l'on avait sur le RPVA un regard pragmatique ?

Il existe la difficulté du système de connexion au réseau.

Il y a des quinquagénaires pour qui le démon de midi consistera à aller courir la gueuze.

Pour moi, qui suis une sorte de saint laïc, j'essaie simplement de baigner dans le bain des NTIC.

Chacun reconnaîtra, en off, que bientôt on sortira du système du boîtier Navista, ce drôle de modem imposé aux installations informatiques des cabinets à l'heure où chacun correspond avec sa banque par un simple code.

Mais personne ne le dit officiellement au nom de considérations politiques.

Or, pour le praticien, cela a un impact, car tout le monde aujourd'hui est habitué à la mobilité et à la frontière poreuse entre les heures de travail et de détente.

Le système en place, qui oblige de travailler de son bureau, ou de laisser (sauf erreur) un serveur allumé, ne correspond pas à notre temps.

La profession se glorifie d'un arrêt de la cour de Bordeaux ayant validé procéduralement les modalités de transmission électroniques.

La question se pose, maintenant, de la notion d'accords exprès de l'avocat.

L'Ordre de Marseille a diffusé un formulaire demandant à l'avocat adhérant au système d'exprimer son acceptation, ce qui montre bien d'ailleurs que cet arrêt venu du pays de l'ancien président du CNB ne paraît pas évident à tous.

Je suis adhérent du système, en pestant, mais l'adaptation professionnelle m'a paru l'imposer.

Je connais des barreaux où la juridiction joue le jeu et où le système paraît fiable.

Ici, par une sorte de masochisme pervers, on critique les avocats qui résistent pour les raisons que j'ai évoquées ci-dessus.

Alors que si le système avait été plus simple et plus mobile tout le barreau aurait déjà adhéré, y compris ceux qui travaillent avec un simple portable.

Et puis parlons franchement : qui ne connaît autour de soi un avocat qui a eu une difficulté, du genre ordonnance de clôture non reçue, d'où absence à l'audience.

C'est bien gentil de critiquer les avocats, mais les greffes ne sont pas prêts non plus.

Certaines chambres adressent les avis de renvoi, d'autres pas.

Tout dépend, semble-t-il, du greffier.

Il faut aller à la pêche pour retrouver les dates.

Il ne s'agit pas ici, nullement, de critiquer dans la mesure où il est naturel qu'un système qui se met en place prenne du temps, surtout dans une grosse machine comme le tribunal de Marseille.

Simplement il y en a assez de la langue de bois : le système ne prend pas, à Marseille, chez les avocats tels qu'il est parce qu'il est trop lourd et inadapté aux modalités professionnelles actuelles et, en outre parce que la juridiction n'est pas prête, elle non plus.

Et dans cet état, demander aux avocats d'exprimer leur acceptation de la validité des significations paraît nécessiter de donner des assurances :

- sur le fonctionnement du système dans les greffes sans différences entre les chambres :

- et on y reviendra toujours, sur des annonces claires sur les modalités de connexion plus modernes.

Sinon, il n'y a pas vraiment de raison de culpabiliser les avocats qui résistent car ce sont finalement eux les plus responsables.

Commentaires

...et préconisent encore le boitier RPVA pour la Province, alors que Paris n'en utilise aucun grâce à son système bien plus moderne, sont clairement des IRRESPONSABLES !

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