Par jean.devalon le 21/10/13

J'ai reçu vendredi un courriel d'une société cliente indiquant que son chiffre d'affaires en septembre 2013 été en baisse de 50 % par rapport à septembre 2012.

Et, autour de moi, dans les petites structures économiques, la reprise annoncée ne paraît pas.

Faut-il dire, parfois, des lors, combien est désespérant le spectacle que donne la classe politique déconnectée, égotique, et probablement insuffisamment compétente pour aborder et résoudre les difficultés des citoyens ?

Marseille a encore fait parler d'elle, ce week-end, heureusement dépassée en ridicule par les hautes sphères du pouvoir.

On se moque, on se gausse des deux candidats socialistes qui se sont affrontés dans les primaires en se jetant des mots d'oiseaux, en paraissant considérer qu'il n'y a pas pire injure peut être que d'être traité de parisien, sans quoi d'ailleurs ils ont parfaitement raison ; si, si.

Chacun dès lors, ici de pronostiquer la victoire de Monsieur Gaudin dont l'accent chantant est à l'écoute, c'est vrai, plus agréable que celui de Monsieur Mennucci.

Je me faisais, interrogateur impénitent, une observation cependant sur les deux méthodes de désignation des candidats aux municipales.

Je crois, pour ma part, que les primaires donnent une légitimité en ce qu'elles permettent à un candidat de s'imposer en combattant.

Il est frappant de voir que s'il est incontestable que Monsieur Gaudin se représente, il en a le droit après avoir d'ailleurs probablement créé le désert autour de lui, le flou règne sur la suite.

On dit que le troisième mandat est le mandat de trop, c'est vrai, comme il est probable alors que le quatrième sera ou serait un crépuscule.

J'ai lu avec surprise dans le Point que Monsieur Gaudin murmurait qu'en 2017, il laisserait donc la place à un confrère sympathique, « le meilleur d'entre nous à l'UMP » mais cela suffit-il ?

N'est-ce pas au peuple de désigner le maire et ne conviendrait-il pas, finalement, que si un maire se présente, en ayant l'idée de démissionner en cours de mandat, il indique au moment des élections que son premier adjoint sera un tel qui lui succédera de telle manière que le peuple reste souverain.

Comment imaginer, dans la deuxième ville de France, une désignation à l'ancienne alors même que, de l'autre côté, malgré le drôle de spectacle donné, une légitimité s'installe.

Ne serait-ce pas le pendant de droite du guérinisme honni ?

Marseille, ce ne sont pas que les quartiers nord ; mais Marseille ce n'est pas non plus seulement le 6/8 c'est une ville à réunifier.

Au-delà question des hommes, cela conduit à penser, me semble-t-il, que l'élection ne sera pas aussi simple et facile que certains croient ; il apparaît que le système des primaires est probablement celui qui permet aux citoyens de se reconnaître dans le candidat qui lui est présenté.

Enfin, que BFM TV se rassure, le spectacle va donc continuer

Par jean.devalon le 26/07/13

L'équilibre mental est peut-être une fiction.

Une construction artificielle destinée à correspondre à l'image de soi souhaitée par la société mais peu conforme, cependant à sa réalité propre.

Cela étant, c'est peut-être bien ainsi.

Que serait en effet la société si chacun laissait ses torrents intérieurs le submerger ?

Prenons un exemple dans notre bonne cité phocéenne.

Qu'est-ce qui peut conduire un homme à donner des coups de pieds uniquement dans le tibia de vieilles femmes ?

Tapoter de jolies fesses serait mal, mais compris.

Mais des coups de pied dans le tibia des vieilles femmes ?

Mais, où allons-nous, ma bonne dame ?

Par jean.devalon le 10/07/13

Il existe une période, pour l'avocat, entre la fin du mois de juin et la mi-juillet, où la fatigue intellectuelle se fait ressentir, quand il faut boucler les dossiers, avant les vacances judiciaires, mais quand l'esprit n'a plus vraiment la fraîcheur adéquate.

C'est une période un peu pénible ; tout le monde est tendu et, alors, la rituelle soirée des avocats apparaît comme un bain de jouvence ; au champagne, cependant, le bain.

Cette année, la soirée se tenait sur l'esplanade du Mucem, magnifique bâtiment, gâché un peu par celui qui a été construit trop près, pour satisfaire l'ego inutile du président du Conseil régional.

C'était plaisir que de regarder la ville autrement, partant du port industriel proche pour regarder les vieux forts, ou le palais du Pharo, ou encore la Cathédrale.

Belle réussite, vraiment que cette ouverture du Vieux-Port sur un espace nouveau s'offrant tout à la fois aux marseillais et aux touristes.

Bien sûr, il faudra que lesdits touristes puissent descendre de leurs navires de croisière sans être empêchés par les taxis ou autres dockers...

À Marseille, la plage des Catalans est une institution ancienne, familiale, autrefois payante et désormais ouverte gratuitement au public.

Sur cette plage, une jeune fille avait été plus ou moins violée, voilà un an ou deux ; et une vingtaine de jeunes ont bien failli y noyer un policier, il y a quelques jours.

Il faut dire, en effet que la question de la sécurité devient urgente à traiter à Marseille, ville qui n'avait quasiment pas de caméras de sécurité, notre bon maire n'en voyant pas l'utilité, plongé qu'il est dans la lecture du jeune auteur Marcel Pagnol.

Je me souviens du temps de la faculté, quand les corses étaient au fond de l'amphi, et du débat alors sur la loi liberticide de Monsieur Peyrefitte 'sécurité et liberté', ces deux notions étant apparemment, de temps immémorial, comme chien et chat.

Mais quand quelqu'un se noie, la question n'est pas tant de savoir pourquoi il se noie que d'essayer de le sauver.

Bien sûr, déstructuration des familles, pauvreté, chômage, ghettoïsation de l'habitat, immigration non contrôlées, crise économique et autres notions cumulatives expliquent, sociologiquement parlant, ces faits de violence qui se multiplient dans notre ville en souffrance.

Mais, là, maintenant ; il y a urgence à assurer au mieux la sécurité des marseillais et de leurs familles, comme de ses touristes si l'on veut donner du travail aux marseillais qui en manquent tant.

Je me souviens du temps, c'était hier, où je tenais les discours que me tient mon fils, celui qui fait Sciences-po, qui me dit néo-libéral, ce cryptocommuniste, et il me faut bien observer que je fais désormais partie de ceux qui pensent que s'il faut envoyer l'armée dans les cités, il faut l'envoyer.

Et qu'il faut essayer, après le coca zéro, la tolérance zéro.

Peut-être suis-je devenu absolument réactionnaire ou alors simplement la violence qui se développe, utilisant désormais même des bras d'enfants, dont on vole l'innocence, présente une dangerosité nouvelle que les mots et les bons sentiments ne résoudront pas qui, cependant, eux, doivent fonder une politique à long terme.

Mais ne permettent pas de traiter l'urgence.

Et Marseille a besoin d'être transportée aux urgences si on veut lui éviter les soins palliatifs...

Mais je ne crois guère que ce soit, là, la préoccupation de Messieurs Gaudin et Menucci, trop occupés, avec leurs concurrents, par leur indécente danse du ventre électorale quand ils devraient s'uir pour la ville.

Marseillais désabusé, donc ; mais nous dirons que c'est un effet secondaire de la fatigue.

Par jean.devalon le 02/12/12

Marseille sortie de la mer , avec ses poissons de roche , ses coquillages et l'iode ,

Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants ,

Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine ,

Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel ,

Et les cafés enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore ,

Leurs verres , leurs tasses , leurs seaux à glace et leurs alcools ,

Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.

Ici le soleil pense tout haut , c'est une grande lumière qui se mêle à la conversation ,

Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents dans la montagne ,

Il prend les nouveaux venus à partie , les bouscule un peu dans la rue ,

Et les pousse sans un mot du côté des jolies filles .

Et la lune est un singe échappé au baluchon d'un marin

Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit .

Marseille , écoute-moi , je t'en prie , sois attentive ,

Je voudrais te prendre dans un coin , te parler avec douceur ,

Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu

O toi toujours en partance

Et qui ne peut t'en aller ,

A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer.

Jules Supervielle - Débarcadère - 1927

Dieu, que ce temps parait vieux !

Par jean.devalon le 30/09/12

Des roms, ayant installé un campement illégal, dans une cité délaissée des quartiers nord de Marseille, en ont été chassés par la population, à cause des vols. Monsieur Gaudin s'est indigné de ce que les gens s'occupent de leurs affaires et Madame Ghali sénatrice en avait, elle, il y a quelques semaines, appelé à l'armée pour lutter contre la délinquance de sang dans ces quartiers. En fait, à Marseille , ceux des quartiers sud pensent que ceux des quartiers nord sont des voleurs en puissance et tout le monde pense que les roms sont des voleurs. Car voyez-vous, il y a de la délinquance à Marseille . Malgré messieurs Gaudin et Guérini! Tocqueville craignait et méprisait la foule capable du pire selon lui. Mais le pire ne vient pas de ceux qui défendent leurs conditions de vie déjà dures. Il vient de ceux qui ont inventé le terme d'incivilité pour masquer la réalité delinquancielle et, ainsi, s'exonérer de leurs responsabilités. Madame Ghali, sénatrice issue, comme on dit de l'immigration , dit une réalité qu'il appartient à la République de traiter en appelant un chat un chat et donc un délit, un délit. Ce sont les considérations prout-prout des inertes d'habitude qui aggravent les situations explosives et peuvent, alors, conduire le peuple à des extrémités que les associations diverses condamneront à l'unisson. Que l'Etat, et les élus, assurent les fonctions régaliennes dont ils sont investis et le peuple respectera les règles de droit afin de défendre ses intérêts .

Par jean.devalon le 23/09/12

Jean-Noêl Guérini est disponible pour la mairie de Marseille, il ne s'interdit rien

Parlant de Harlem Désir, il dit : "Il a pour feuille de route le rassemblement des socialistes et la modernisation. Diriger le PS n'est pas facile et mon cas n'est pas la priorité pour Solférino".

Il a comme une rancoeur: "J'ai subi des comportements qui m'ont affecté. Des regards qui se détournent. Des amis qui s'en vont, même si certains reviennent aujourd'hui. J'en ai vu qui m'accompagnaient se mêler à la meute sans discernement. Que mon nom soit sali, que ma famille ait subi un tel déferlement de haine et de violence a été dur à supporter. J'ai vécu de beaux exemples de trahison en ces périodes agitées. Ce qui m'a le plus choqué, c'est le manque de lucidité de ceux qui ont cru transformer le succès du PS en rampe de lancement local en n'ayant pas d'autre programme que l'anti-guérinisme. Mais cela me rend plus fort."

Et annonce : "Je suis un homme libre dans mes positionnements tout en restant socialiste. Je suis né socialiste, je mourrai socialiste. Il y a six mois, certains ont signé mon acte de décès politique. Je suis toujours là. Et pour de nombreuses années."

C'est rassurant !

Il est plus durable que la popularité du président normal.

Une relation de cause à effet?

Source:la provence.fr

Par jean.devalon le 14/09/12

Alors voici:

La secrétaire d'un mandataire judiciaire , selon ce que nous dit La Provence aujourd'hui, manipulait la comptabilité de son patron de telle manière qu'elle envoyait des chèques à des personnes qui ne les méritaient aucunement,mais qui, une fois rémunérées, remettaient les sommes à la susdite secrétaire et à Monsieur Jean-Pascal Consales, juge commissaire chargé des procédures de redressement des entreprises.

Et, parait-il, membre de la commission Ethique Economique du Tribunal de Commerce.

On va encore se moquer de nous!

Par jean.devalon le 03/04/12

L'épineuse question des charges locatives est source de conflits récurrents entre bailleurs et locataires, notamment quant à leur augmentation exponentielle.

Mais les occasions de conflits peuvent être autres, sachant que si le locataire a l'obligation de payer les charges, notamment les provisions, le bailleur, quant à lui, a l'obligation, chaque année, en vertu de l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 d'adresser une régularisation de charges.

En cas d'oubli, il a cinq années pour agir, la prescription en la matière étant quinquennale.

Mais, les grands principes du droit s'appliquent et notamment l'exécution de bonne foi des conventions.

Ainsi dans une espèce où le locataire, puis ses ayants droits, avaient demandé en vain au bailleur, à de multiples reprises, la régularisation des charges, le bailleur négligent avait par la suite introduit une procédure en recouvrement.

La Cour de Cassation a relevé, approuvant une Cour d'appel, que si la demande était juridiquement exacte et fondée dans son mode de calcul, elle était déloyale, brutale et constitutive d'une faute dans l'exécution du contrat et elle en a déduit que le bailleur avait, par son comportement, engagé sa responsabilité envers la locataire et sa caution solidaire pour le dommage occasionné.

Et les dommages et intérêts alloués, par voie de compensation, ont représenté le montant de la créance.

Autrement dit, le bailleur sera bien avisé ne pas omette d'adresser, en toute bonne foi contractuelle, les régularisations annuelles.

(Cour cass., 3 ème chambre, 21 mars 2012, 11-14174)

Par jean.devalon le 07/10/11

J'ai oublié de relater l'histoire du cône.

L'autre jour, par malheur, j'avais le dernier dossier de la miséreuse audience des expulsions du tribunal d'instance de Marseille.

Une salle immense, désuète et sale.

Il faut monter quelques marches pour accéder au juge.

Au sommet des marches, du parquet non entretenu.

Un trou à gauche, un trou à droite.

Et au milieu un cône de sécurité.

Je me suis dit que c'était pour symboliser le danger qu'il y avait à s'adresser à la justice si l'on n'avait pas bien léché le timbre sur l'acte introductif.

J'ai soulevé le cône.

En dessous, il y avait un trou encore plus gros que les autres.

Alors, toujours respectueux de la communication électronique telle que préconisé par le Conseil National des Barreaux, je vous offre un cône de sécurité que vous pourrez vous-même emporter dans votre tribunal si besoin était.

La misère, c'est contagieux.

Peut-être pourrait-on boucher le trou avec le ministre de la justice ?

C'est un ministre de poids prêt à tous les sacrifices pour défendre son institution.

Par jean.devalon le 13/06/11

Il est de principe que les contrats doivent être exécutés de bonne foi et, de temps à autre, le juge rappelle les principes.

Ainsi dans l'hypothèse d'un bailleur qui fait délivrer un commandement visant la clause résolutoire contenue au bail et, ensuite, demande le jeu de cette clause résolutoire, la juridiction devra bien sûr estimer si les conditions d'application de la clause peuvent jouer mais devra également regarder si le bailleur est de bonne foi, comme le locataire.

Ainsi dans l'hypothèse éventuelle d'une motivation du bailleur visant à faire cesser une exploitation concurrente d'un commerce qu'il possède, il pourrait être estimé que la clause résolutoire a été mise en oeuvre de mauvaise foi, pour un motif étranger à la délivrance du commandement.

(C. Cass. 3 ème, 10 novembre 2010, 09-15937)