Par jean.devalon le 06/06/09

Le divorce créé l'absence.

Et, pour le père, parfois, le sentiment que les enfants lui échappent.

Une peur diffuse.

Peur injustifiée souvent, les liens du sang étant les liens du sang, et les rites de passage les rites de passage.

Je me souviens de mon premier noeud de cravate, que mon père m'a appris à faire et combien ce moment fugace, et en un sens insignifiant, était pourtant important.

Ce matin, mon fils de me demander de lui apprendre à faire un noeud de cravate, puisqu'examen il y a, puisque entretien oral il y a, puisque port de cravate il y a.

Je me suis rendu compte que ce n'était pas facile.

J'ai donc pris une cravate et lui ai montré comment je nouais le nœud.

Sur un tee-shirt.

Il a rigolé et m'a dit : « on dirait un chien. »

Si j'avais dit ça à mon père, j'en aurai pris une, moi !

Par jean.devalon le 20/05/09

Des copropriétaires subissant des infiltrations engagent la responsabilité du syndicat des copropriétaires.

Leur appartement est victime d'arrivées d'eau en provenance de la terrasse dont ils ont la jouissance exclusive.

Mais il est apparu qu'ils avaient installé sur cette terrasse un robinet extérieur et un système d'arrosage permanent d'une jardinière prévue pour servir de garde corps.

Cela, sans autorisation de la copropriété.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence par un arrêt du 5 septembre 2008 les a déboutés de leur action, nul ne pouvant obtenir d'un tiers la réparation d'un préjudice qu'il s'est causé à lui-même

Par jean.devalon le 19/05/09

Je suis un partisan convaincu du mandat électoral unique renouvelé une fois.

Parce que sinon, les élus prennent des habitudes féodales déconnectées de la réalité de la vie.

Nous avons eu ,à Marseille, Gaston Defferre, trop vieux maire.

Et nous avons maintenant Jean-Claude Gaudin qui aborde son troisième mandat, celui de trop.

Voici l'exemple qui me révulse :

Vendredi n'est pas un jour férié, les entreprises travaillent.

Mais monsieur Gaudin a donné le pont aux enseignants, pour les écoles qui relèvent de sa responsabilité, si l'on peut dire.

Et pour les autres l'académie laisse faire.

Le motif en est qu'en général ce vendredi l'absentéisme est grand...

Vous avez raison, autant laisser tomber tout de suite.

Et laisser tomber ceux qui travaillent.

Nous, ce vendredi, justement, nous travaillons, parce qu'il faut bien financer l'URSSAF, payer le RSA et la CMU, et, incidemment payer son personnel.

Et dans ces temps de crise, chaque heure travaillée est importante.

Même si la seule crise que peuvent connaître monsieur Gaudin et ses amis est la crise de foie.

Donc, vendredi ,nous subirons la double peine, comme beaucoup de parents : nous devrons travailler et assurer la garde des enfants.

Mais, c'est bon pour les élections!

À ce stade du raisonnement deux rappels et une question :

Les rappels :

- le service public est au service du public.

- l'élu est au service de la nation.

Une question :

- Quel est le mot qu'utiliserait Cambronne s'il était Marseillais ?

Par jean.devalon le 18/05/09

Je ne dis jamais de mal de personne pour être l'expression même de la magnanimité.

Cela étant, il y a un truc qui serait presque susceptible de faire venir à ma conscience comme une ombre de désagrément.

C'est quand une personne, qui au demeurant peut être charmante, (je ne vise personne !) appuie sur le bouton de la sonnette de la porte de l'appartement alors qu'elle a, dans sa poche, ou le gouffre de son sac, les clefs.

Pour ma part, être suprême, je ne le fais jamais pour ne pas vouloir déranger ceux qui peuvent éventuellement dormir, affalés sur le canapé.

Bref, j'ai donc un grand fils, en période d'examens qui a les clefs de l'appartement, (auquel cependant il vient peu, ah ces ingrats d'enfants ...ah, l'éloignement du divorce)

Mais, ces temps ci, dans l'esclavage subi qui est le sien, il vient déjeuner, d'un frugal sandwich demandé et je prends soin d'être là.

Sauf aujourd'hui, l'heure du sandwich ayant été avancée d'indécente manière par les cruels examinateurs.

Mais, il a les clefs.

Tout est bien.

Sauf qu'au bureau, par chance proche, une tête anxieuse apparaît ; « je n'arrive pas à ouvrir »

Soyez rassurés, le père salvateur a bondi sauver son fils dans l'épreuve !

C'est vrai, la clef que j'avais testée pourtant,en la lui donnant voici un an, ne marchait pas et comme l'impétrant sonnait, il n'avait pas pu voir le problème.

La morale de cette histoire est qu'il faut se servir de sa clef, comme cela, on est sûr de savoir si elle fonctionne.

La deuxième morale est qu'avoir son cabinet à deux rues de son domicile présente toutes sortes d'avantages.

La troisième morale est qu'avec trois fois rien, on peut fabriquer une histoire.

Par jean.devalon le 14/05/09

Crier fort cela, dans la gare Saint Charles à Marseille, est constitutif de la contravention de tapage diurne.

Au delà de l'aspect un peu ridicule des poursuites engagés contre le pauvre enseignant concerné, on se dit que ... Mais je ne voudrais pas être poursuivi pour tapage virtuel .

Par jean.devalon le 11/05/09

Une acquisition réalisée avec des deniers propres par un époux marié sous le régime de la communauté ne peut prendre, par subrogation, la qualité de propres, à défaut de la double déclaration d'origine et id'ntention, dans les rapports entre les époux que si ceux-ci en sont d'accord.

C'est ce qu'a rappelé, sur le premier moyen pris en sa première branche la Cour de Cassation par un arrêt du 25 février 2009 (08 – 12137)

mai
08

8 mai.

Par jean.devalon le 08/05/09

C'est décidé, puisque ce jour est férié, je vais attraper un pinceau et avec détermination repeindre ce qui doit l'être sous le regard inutilement inquiet de quelqu'une...

Jour férié parce que la fin de la guerre, il y a déjà longtemps.

Si longtemps que la bête immonde, toujours prête à mordre, ose le mot de détail sur le massacre qui en est l'antinomie.

Je peindrai donc au soleil confiant à Jean Ferrat le chant du juste souvenir.

Par jean.devalon le 06/05/09

Il est rassurant de savoir, en ces temps où les banques sont pansées et soignées par les pouvoirs publics que le consommateur n'est pas oublié et que des moyens lui sont donnés de se défendre.

Un père se porte caution solidaire du compte courant ouvert par son fils dans une banque. Le fils fait de mauvaises affaires, tombe en liquidation et la banque assigne la caution.

Celle-ci avait soulevé la nullité de l'acte pour violation de l'article L. 341 -2 du code de la consommation.

Celui-ci précise en effet : « Toute personne physique qui s'engage par acte sous seing privé en qualité de caution envers un créancier professionnel doit, à peine de nullité de son engagement, faire précéder sa signature de la mention manuscrite suivante, et uniquement de celle-ci : "En me portant caution de X..., dans la limite de la somme de ... couvrant le paiement du principal, des intérêts et, le cas échéant, des pénalités ou intérêts de retard et pour la durée de ..., je m'engage à rembourser au prêteur les sommes dues sur mes revenus et mes biens si X... n'y satisfait pas lui-même."»

Or l'acte de caution portait seulement la mention : « bon an pour accord exprès au cautionnement donné à hauteur de la somme de 60 000 € couvrant le principal, tous les intérêts, frais et commissions et accessoires y compris toute indemnité de résiliation anticipée comme indiquée ci-dessous »

La Cour de Cassation par un arrêt du 28 avril 2009 (08 - 11. 616) a estimé qu'en l'espèce les dispositions de l'article L. 341 -2 n'ayant pas été respectées l'acte de caution était nul.

Certains penseront que cela est quand même bien sévère, mais la protection du consommateur est actuellement un enjeu majeur.

avr
08

CRPC

Par jean.devalon le 08/04/09

Une société cliente a saisi notre cabinet afin de défendre l'un de ses cadres de direction victime d'une erreur judiciaire, c'est-à-dire que les forces de l'ordre ont cru à tort qu'il conduisait sous l'empire d'un état alcoolique.

Ce brave quinquagénaire est donc convoqué en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Il m'a remis sa convocation sur laquelle il est indiqué qu'il convient de suivre le fléchage C. R. P.C.

Bien sûr, je suis allé à l'audiencement pénal afin de consulter le dossier.

Il m'avait dit, très parisien (je demande pardon de ce propos discriminatoire avant que Ségolène Royal ne le fasse à ma place) qu'il ne comprenait absolument pas pourquoi il avait été arrêté.

Je relève sur les procès-verbaux que les forces de l'ordre, sur le coup de six heures du matin avaient remarqué une voiture qui zigzaguait.

Il est indiqué que les droits n'ont pu lui être lus compte tenu de son état.

Ensuite vient un descriptif :

Allure : abattue.

Regard : voilé.

Haleine : sentant l'alcool.

Élocution : pâteuse.

Explications : embrouillées.

Équilibre : titube.

J'avoue avoir regardé tout de suite derrière mon épaule pour vérifier que ma femme n'était pas là qui m'aurait dénoncé car cette description de l'homme est parfaite !

Pour le reste, il va falloir, comment dit-on, adopter un profil très bas, tendance rase-mottes.

Je ne dirai pas le taux du parfum délivré dans l'air ambiant...

Par jean.devalon le 05/04/09

Nous avons aujourd'hui été parents parfaits !

Nous ne sommes pas, citadins avachis, restés devant nos écrans, mais nous avons emmené fillotte voir les cracheurs de feu à Miramas le vieux.

Honnêtement, nous ne savions pas qu'il y avait un jeune et un vieux, mais il y a, c'est vrai l'Estaque plage et l'Estaque gare, alors...

Nous n'avons pas vu les cracheurs de feu, mais des peintres qui exposaient leurs oeuvres .Ce qui m'a rassuré, je pourrai toujours faire peintre quand les commissions qui décident de notre profession auront réussi leur travail qui consiste à traiter la réalité quotidienne de l'avocat extra parisien- grosse structure comme une grosse commission.

Bref à casser l'humain.

Déjeuner au soleil et odeur de glycine.

C'est à cela que j'ai vu que le printemps était enfin arrivé : l'odeur de glycine.

Les glycines.

Mais Darrois...

Les glycines

Pauvre Darrois qui serait de notre famille...

Tien, je te dédie les glycines