Par jean.devalon le 24/02/08

"Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. "

Ca, c'est de Nicolas Boileau

" Casse-toi, sale con"

Ca , c'est de Nicolas Sarkozy

Quel langage préférez-vous?

Par jean.devalon le 24/02/08

Flatter les vices du peuple est encore plus lâche et plus sale que de flatter les vices des grands.

(Pensées, p.17, Gallimard, 1934)

Je désobéirai si la justice et la vérité le veulent.

(Pensées, p.15, Gallimard, 1934)

Il suffit qu'un seul homme soit tenu sciemment, ou, ce qui revient au même, sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.

(Pensées, p.23, Gallimard, 1934)

Un homme qui tient dans une assemblée des propos qu'il ne peut pas tenir dans une autre où il fréquente n'est pas un honnête homme.

(Pensées, p.25, Gallimard, 1934)

Nous devons nous élever de toutes nos forces et inlassablement contre les envahissements de toutes les barbaries.

(Pensées), p.33, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934

Tout père sur qui son fils lève la main est coupable : d'avoir fait un fils qui levât la main sur lui.

(Pensées, p.37, Gallimard, 1934)

Une grande philosophie n'est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C'est celle qui introduit une inquiétude, qui ouvre un ébranlement.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

S'il fallait renoncer à toutes les valeurs de l'homme et du monde à mesure que les politiciens s'en emparent et entreprennent de les exploiter, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus rien.

(Pensées, p.60, Gallimard, 1934)

De tout ce qu'il peut y avoir de mauvais, l'habitude est ce qu'il y a de pire.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934)

Homère est nouveau ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui.

(Pensées, p.52, Gallimard, 1934)

Par jean.devalon le 09/02/08

participant au concours lancé par Catherine, il me revient une réception de client particulière. Un père accompagnait sa fille, en difficulté conjugale. c'était, comme on dit chez nous, un bon marseillais avec un fort accent et surtout un vocabulaire original. la pauvre fille ne pouvait pas en placer une, tant il était bavard, cet homme. Et pour expliquer la misère dans laquelle vivait son enfant adorée, il n'avait de cesse de répéter: " Ma fille, elle est lascive et passive" , sans que je sache vraiment ce qu'il voulait entendre par là, mais ce n'était pas ce que le démon du vice sussurait à mon oreille complaisante, vraiment pas. Et puis après, vers la fin du rendez-vous, il lacha un: "ma fille, elle veut pas reprendre la vie communale" qui m'a obligé à quitter mon propre bureau, pris d'une violent envie de rire que tout être normalement constitué peut comprendre.

Par jean.devalon le 06/02/08

Le métier d'avocat a ceci de particulier que le conflit en est l'essence.

L'avocat, en effet, est confronté à son client, à l'adversaire et au juge. Il est des situations, fréquentes, où il doit, en quelque sorte, se battre contre les trois.

J'ai évoqué, par exemple, les frasques d'un confrère, dont je continue, loyal, à taire le nom. Mais, dans un dossier d'une certaine importance, il m'a transmis, le chien, avec retard, son argumentaire et les documents qu'il produira devant le Tribunal.

Cela conduit à la nécessité évidente de solliciter un report d'audience, pour préparer efficacement le dossier, et donc à mécontenter le client, l'adversaire et la juridiction. D'être en opposition intellectuelle avec les trois.

Au fond, il n'y a guère de journée où une situation de tension n'apparaisse pas. Avec son client, l'adversaire ou le juge. C'est la nature du métier que de baigner dans le conflit permanent.

Mais, au fil des ans, cela crée, finalement, comme une déformation de la pensée, une personnalité peut être plus conflictuelle que les autres.

Ajoutez à cela un contexte défavorable à la profession d'avocat et vous obtenez un ... traumatisme Rachidien ?

Lecteur, sais tu que ton avocat a besoin de se sentir aimé ?

Par jean.devalon le 05/02/08

Nous, Rossi Jean-Baptiste ; brigadier des Régies Municipales de la ville de Rabat, dûment assermenté.

Etant de service au poste de perception de Bab-Tasmana, nous avons vu deux individus et un individu, qui n'était pas un homme et qui paraissait une femme arabe, dans une voiture, qui en premier lieu a refusé de s'arrêter en passant sur la route.

Nous nous sommes alors précipités avec le gardien et le collecteur pour saisir cette dernière, mais au moment où nous courrions dessus, elle s'est enfuie au grand galop, et alors moi, nous sommes restés tout seul en criant d'arrêter, qu'on lui ferait un procès verbal, parce que le collecteur et le gardien étaient déjà rentrés dans le bureau et n'avaient pas poursuivi la poursuite.

Quand le cheval était arrivé devant nous, nous avions vu dedans des chaussures qui tenaient au milieu la femme arabe. Alors, nous avons vu que ladite femme faisait dépasser son pied qui n'était pas de femme car il était aussi de sanglier, nous avons compris tout de suite que cette femme avait besoin d'être considérée comme louche et visitée, qu'elle était faite exprès pour cacher la qualité d'un cochon mort ou sauvage que les chasseurs se sont tués le jour pour leur consommation personnelle, parce que nous les avions vus sortir de la ville le matin à l'ouverture des bureaux. Et voilà où est le motif pour quoi nous avons tenté de saisir, et que nous ne saisîmes pas.

Le lendemain de cette affaire, nous avons constaté en ouvrant notre courrier pour en avoir connaissance, qu'une boite de forme longue, contenait une queue de sanglier entortillée et certainement mort, puisque cette queue , nous la tenons toujours, et nous avons pensé qu'il y avait flagrante et impossible à nier connivence entre cette queue et la prétendue femme arabe que les chasseurs voulaient nous faire croire, pour nous tromper, qu'elle était une femme arabe et qu'il ne pouvait être qu'un sanglier sauvage habillé en femme arabe qu'ils trimbalaient au milieu de tous les deux.

Nous avons prononcé la saisie de cette queue et nous avons mise dans le sel pour valoir tout le droit à l'appui du présent délit. De quoi, nous avons dressé le présent procès verbal pour être transmis à monsieur le Juge de Paix aux fins qu'il appartiendra.

Rossi Jean Baptiste

Par jean.devalon le 05/02/08

L'Inde n'est plus seulement le pays des vaches sacrées et du Taj Makal. C'est aussi le pays de l'intelligence informatique et des grands entrepreneurs qu'il faut regarder avec sérieux.

Ainsi, quand notre pays taxe ses voitures polluantes, l'indien Tata lance la voiture à 2200 € dont on dit qu'elle est la plus polluante au monde.

Ainsi encore, quand notre capitalisme est saturé d'enfants des grandes écoles, l'Inde lance monsieur Mittal à l'assaut de l'Europe.

Une usine est menacée à Gandrange, avec un mouvement social comme celui des pêcheurs, il y a quelques semaines.

Notre président y va et annonce des propositions, très imaginatives : l'état paiera, c'est-à-dire le contribuable.

Sauf que c'est irréalisable et que chacun le sait. Pour la pèche comme la sidérurgie.

J'aimerais bien de temps en temps entendre des politiques qui disent la vérité.

Dans une autre vie probablement.

Vive la réincarnation.

Enfin voilà, le projet de monsieur Sarkozy, c'est d'aider financièrement ce pauvre monsieur Mittal dont j'ignorais que ses entreprises étaient en difficulté.

On en apprend tous les jours, c'est ça qui est bien avec la vie.

Par jean.devalon le 04/02/08

De quelle juridiction relève la procédure d'expulsion d'un logement accessoire du contrat de travail ? Du conseil de prud'hommes ou bien du tribunal d'Instance, juridiction naturelle de l'expulsion.

Il est rappelé que le tribunal d'instance a compétence pour connaître des actions dont un contrat portant sur l'occupation d'un logement est l'objet, la cause ou l'occasion. L'expulsion d'un logement accessoire d'un contrat de travail relève donc bien de la compétence du tribunal d'instance et pas du conseil de prud'hommes.

Bien que cela paraisse clair, la question est allée jusque devant la prestigieuse Cour d'Appel de Paris, qui a ainsi statué le 16 mai 2007.

Par jean.devalon le 04/02/08

Et si les français aimaient la tragédie ?

Au-delà des promesses non tenues, ce qui est un principe présidentiel, le reproche fait à Nicolas Sarkozy est la légèreté de sa vie affichée.

Comme, en son temps, Giscard d'Estaing avait donné aussi cette impression de manque de densité.

Alors que le tragédien Mitterrand et l'oriental Chirac laissaient transparaître (parfois) profondeur et drame.

Et qu'une sorte d'adolescence tardive parait régner aujourd'hui.

Curieux moment d'ailleurs, pour un homme qui a rêvé du pouvoir pendant trente ans, d'y accéder et de voir, soudain, le sol paraître se dérober sous ses pas.

Il y a, dans le français, du Brutus face à César: le couteau est toujours prêt.

Mais César, lui-même, sait que son destin est d'être prêt à être sacrifié.

Il n'y a pas de pouvoir heureux.

Quant aux amours...

Par jean.devalon le 04/02/08

Le fait pour un syndic de copropriété de ne pas déclarer un sinistre à une compagnie d'assurance et de ne pas informer un syndicat des copropriétaires, lui-même objet d'une procédure de la part d'une SCI constitue une faute.

Le syndic, en ce cas, prive le syndicat de la possibilité d'être garanti des condamnations portées à son encontre.

Le préjudice subi par le syndicat est constitué par la perte d'une chance, l'information donnée par le syndic n'étant pas la seule de nature à entraîner, de la part du syndicat, la décision d'engager une procédure.

Cela dans un cas d'espèce (Cour Appel Paris 20 septembre 2007) a coûté 150.000€ au syndic et à son assureur.

Par jean.devalon le 03/02/08

On sait que la Lanterne était la résidence de fin de semaine des premiers ministres et que le président se l'est appropriée. Souhaitons que cela ne soit pas prémonition!

"Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra

V'la trois cents ans qu'ils nous promettent

Qu'on va nous accorder du pain,

V'la trois cents ans qu'ils donnent des fêtes.

Et qu'ils entretiennent des catins

V'la trois cents ans qu'on nous écrase

Assez de mensonges et de phrases,

On ne veut plus mourir de faim.

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra

V'la trois cents ans qu'ils font la guerre

Au son des fifres et des tambours,

En nous laissant crever de misère.

Ça ne pouvait pas durer toujours.

V'la trois cent ans qu'ils prennent nos hommes

Qu'ils nous traitent comme des bêtes de somme,

Ça ne pouvait pas durer toujours.

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra

Le châtiment pour vous s'apprête

Car le peuple reprend ses droits,

Vous vous êtes bien payé nos têtes.

C'en est fini, messieurs les rois

Il faut plus compter sur les nôtres

On va s'offrir maintenant les vôtres,

Car c'est nous qui faisons la loi.

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates à la lanterne

Ah, ça ira, ça ira, ça ira

Les aristocrates on les pendra"

(..... Chant révolutionnaire.)