Par jean.devalon le 02/03/08

Et voici que toute frêle et menue, madame Parisot lance un appel. Ce n'est pas celui du 18 juin, elle n'est pas de Gaulle et d'ailleurs ne lui ressemble guère. Mais elle lance son appel à elle.

On sait que monsieur Gautier Sauvagnac a démissionné avec une indemnité de 1, 5 millions d'euros, prix de son silence. Il ne dira pas où est allé l'argent de l'UIMM, promis.

C'est moralement condamnable et participe de la dérive d'un certain patronat français.

La présidente du MEDEF veut donc tout remettre à plat et casser ce système délétère.

Elle demande, et a raison, des têtes.

Bravo, madame. Avec ces gens là, vous pouvez même utiliser le mot de Cambronne. Si vous ne le connaissez pas, le président vous l'apprendra, il les connaît tous, les vilains mots.

Par jean.devalon le 02/03/08

De la démocratie en Amérique, "De l'individualisme dans les pays démocratiques"

"L'individualisme est une expression récente qu'une idée nouvelle à fait naître. Nos pères ne connaissaient que l'égoïsme.

L'égoïsme est un amour passionné et exagéré de soi-même, qui porte l'homme à ne rien rapporter qu'à lui seul et à se préférer à tout.

L'individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s'être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers l grande société à elle-même.

L'égoïsme naît d'un instinct aveugle; l'individualisme procède d'un jugement erroné plutôt que d'un sentiment dépravé. Il prend sa source dans les défauts de l'esprit autant que dans les vices du coeur.

L'égoïsme dessèche le germe de toutes les vertus, l'individualisme ne tarit d'abord que la source des vertus publiques; mais, à la longue, il attaque et détruit toutes les autres et va enfin s'absorber dans l'égoïsme.

L'égoïsme est un vice aussi ancien que le monde. Il n'appartient guère plus à une forme de société qu'à une autre.

L'individualisme est d'origine démocratique , et il menace de se développer à mesure que les conditions s'égalisent.

Chez les peuples aristocratiques, les familles restent pendant des siècles dans le même état et souvent dans le même lieu. Cela rend, pour ainsi dire, toutes les générations contemporaines. Un homme connaît presque toujours ses aïeux et les respecte; il croit déjà apercevoir ses arrière-petits-fils, et il les aime. Il se fait volontiers des devoirs envers les uns et les autres, et il lui arrive fréquemment de sacrifier ses jouissance personnelles à ces êtres qui ne sont plus ou qui ne sont pas encore.

Les institutions aristocratiques ont, de plus, pour effet de lier étroitement chaque homme à plusieurs de ses concitoyens.

(...)

Dans les siècles démocratiques, au contraire, où les devoirs de chaque individu envers l'espèce sont bien plus clairs, le dévouement envers un homme devient plus rare : le lien des affections humaines s'étend et se desserre.

Chez les peuples démocratiques, de nouvelles familles sortent sans cesse du néant, d'autres y retombent sans cesse, et toutes celles qui demeurent changent de face; la trame des temps rompt à tout moment, et le vestige des générations s'efface. On oublie aisément ceux qui vous ont précédé, et l'on n'a aucune idée de ceux qui vous suivront. Les plus proches seuls intéressent."

Alexis de Tocqueville

Par jean.devalon le 29/02/08

Je jure d'abord devant Dieu, architecte de l'univers, n'avoir abusé ni des psychotropes, ni de la dive bouteille. Dire merci au Conseil National des Barreaux et à Rachida Dati pourrait le laisser penser tant cela peut étonner, voire traumatiser.

C'est vrai que le CNB parait parfois bien proche du soleil et que ses positions ne sont pas toujours des plus bénéfiques. La suppression du stage d'avocat, qui lâche tôt dans la nature de jeunes professionnels inexpérimentés semble peu raisonnable, mais dit-on, les gros cabinets d'avocats le voulaient. Et puis, que le CNB demande aussi la possibilité de faire sanctionner les avocats quand la formation obligatoire n'est pas suivie parait masochiste (ou sadique) là où l'élargissement des modes de formation serait plus propice.

Quant à Rachida Dati, c'est Rachida Dati, dont on a mesuré la dureté et le besoin de formation juridique.

Cela dit, j'écris sur ce blog formaté par le CNB et sans lui, jamais je ne l'aurais fait, le monde virtuel me dépassant. J'ai donc saisi l'outil pré formaté offert et me le suis approprié améliorant en cela, notamment le référencement internet.

Et puis apparaît le réseau privé virtuel des avocats qui va permettre de se connecter aux greffes. A Marseille, le TGI avance très vite, plusieurs chambres fonctionnent déjà et, pour 2009, le système devrait être généralisé, permettant d'échapper à ces séances de mise en état, osons le mot, poussiéreuses. C'est demain, par ce réseau, probablement ce nouvel acte juridique que ma profession appelle de ses voeux qui naîtra grâce à la signature électronique qui va se mettre en place. Et la profession se mettra ainsi en harmonie avec le monde économique.

Et cette adaptation, force est de reconnaître que les initiatives du CNB nous y aident et qu'en l'espèce Rachida Dati aussi.

Voilà pourquoi j'avais envie ce matin de les en remercier.

C'est grave docteur ?

Par jean.devalon le 28/02/08

En Corse, selon un groupuscule indépendantiste, les français non corses

ne devraient pas voter (voir ici ). Outre que cela sent la bêtise à haute dose

et le racisme à plein nez, souhaitons entendre les hautes consciences

de la République face à cette attaque contre la liberté de vote et donc la démocratie.

Je suis sûr que nos homme politiques, surtout ceux d'origine insulaire, vont

monter au créneau...(points de suspension)

Par jean.devalon le 27/02/08

J'ai éprouvé ce matin un intense moment de plaisir matinal.

Non, il n'y a rien de polisson dans le propos, désolé. Mais, voici : je suis sorti, dès potron-minet, pour m'en aller au Tribunal. A pieds, pour n'habiter pas loin de ce lieu de plaisir. Et, miracle, les rues étaient d'une propreté helvétique, humides encore, conteneurs vidés, papiers enlevés. Il y avait même un convoi de nettoyage. Je dis convoi parce qu'il y a toujours deux véhicules et toute une équipe affairée, à Marseille, là où d'autres villes font différemment, mais peu importe. Alors voici mon plaisir : je suis allé au Palais, en suis sorti rapidement, suis retourné au cabinet et toutes les rues étaient propres. Un vrai miracle laïc ! La propreté à Marseille avec le fini parti, c'est une grosse rigolade. Un miracle, je vous dis, ou la baguette magique de la bonne fée élection. Faut dire qu'on a, ici, deux candidats exceptionnels qui datent des années Defferre et qui rajeunissent leurs équipes, sauf eux. Grand débat à Marseille, résumé par le maire actuel s'adressant à son adversaire : « Mieux vaut être pagnolesque que grotesque ! » Et aucun des deux, c'est pas possible ?

Par jean.devalon le 26/02/08

Une agence immobilière établissait avec madame X un contrat d'agent commercial.

Le printemps des relations professionnelles fit place à l'automne, puis à l'hiver et il fut mis fin au contrat sans préavis.

Se prévalant alors du statut des agents commerciaux, la dame X agit en justice pour obtenir diverses indemnités.

La Cour d'appel rejetait ses demandes en lui appliquant le statut d'agent immobilier, en relevant que le contrat conclu donnait mandat à madame X de rechercher pour le compte de l'agence des acquéreurs et vendeurs en immobilier et fonds de commerce.

La Cour de cassation par un arrêt du 31 janvier 2008(06-20254) casse l'arrêt de la Cour d'appel en disant qu'elle n'avait pas donné de base légale à se décision en ne recherchant pas en quoi l'agent prêtait son concours de manière habituelle à la conclusion de contrats préliminaires, à la vente et à l'achat d'immeubles, de fonds de commerce et de biens immobiliers, tout en relevant que l'application du contrat d'agent commercial ne dépendait pas de la volonté exprimée par les parties dans le contrat, ni de la dénomination qu'elles avaient donnée à leur convention mais des conditions dans lesquelles l'activité était effectivement exercée.

C'est donc une recherche des conditions pratiques d'exercice de l'activité qui peut permettre de fonder le statut applicable .

Par jean.devalon le 25/02/08

Un copropriétaire peut-il demander la nullité d'une assemblée générale de copropriété, au motif qu'un autre copropriétaire n'a pas été convoqué à cette assemblée ?

Par un arrêt du 14 novembre 2007, la Cour de cassation a confirmé un arrêt de Cour d'appel, qui avait jugé que le moyen de nullité relatif au point de départ du délai de convocation d'un autre copropriétaire ne pouvait être accueilli.

Cette décision de principe protège les copropriétaires convoqués en violation des règles légales, mais protège aussi le fonctionnement des copropriétés en visant à diminuer le contentieux, ce dont chacun se réjouira, bien évidemment.

Par jean.devalon le 24/02/08

"Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. "

Ca, c'est de Nicolas Boileau

" Casse-toi, sale con"

Ca , c'est de Nicolas Sarkozy

Quel langage préférez-vous?

Par jean.devalon le 24/02/08

Flatter les vices du peuple est encore plus lâche et plus sale que de flatter les vices des grands.

(Pensées, p.17, Gallimard, 1934)

Je désobéirai si la justice et la vérité le veulent.

(Pensées, p.15, Gallimard, 1934)

Il suffit qu'un seul homme soit tenu sciemment, ou, ce qui revient au même, sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.

(Pensées, p.23, Gallimard, 1934)

Un homme qui tient dans une assemblée des propos qu'il ne peut pas tenir dans une autre où il fréquente n'est pas un honnête homme.

(Pensées, p.25, Gallimard, 1934)

Nous devons nous élever de toutes nos forces et inlassablement contre les envahissements de toutes les barbaries.

(Pensées), p.33, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934

Tout père sur qui son fils lève la main est coupable : d'avoir fait un fils qui levât la main sur lui.

(Pensées, p.37, Gallimard, 1934)

Une grande philosophie n'est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C'est celle qui introduit une inquiétude, qui ouvre un ébranlement.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

S'il fallait renoncer à toutes les valeurs de l'homme et du monde à mesure que les politiciens s'en emparent et entreprennent de les exploiter, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus rien.

(Pensées, p.60, Gallimard, 1934)

De tout ce qu'il peut y avoir de mauvais, l'habitude est ce qu'il y a de pire.

(Pensées, p.53, Gallimard, 1934)

Je ne juge pour ainsi dire jamais un homme sur ce qu'il dit mais sur le ton dont il le dit.

(Pensées, p.48, Gallimard, 1934)

Homère est nouveau ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui.

(Pensées, p.52, Gallimard, 1934)

Par jean.devalon le 22/02/08

Encore une fois, Catherine, ma douce muse m'a dit que mon dernier article approchait de la prise de tête...

Comme j'écoute la voix de la sagesse féminine, je suggère:

Dieu a créé le soleil...

Le diable s'en est servi pour créer les coups de soleil.

Dieu a ensuite créé le sexe.

Le diable s'en est servi pour créer le mariage.

Dieu a finalement créé un avocat.

Le diable a beaucoup réfléchi et a fini par créer...un autre avocat.

Mais c'est pas vrai.

Enfin, je crois.