Par jean.devalon le 29/04/09

Donc un virus, né, peut-être, au Mexique, de parents cochons.

Enfin, il y aurait deux souches porcines, une souche aviaire et une souche humaine dans l'arbre généalogique.

Le virus se diffuse et perdra peut-être ainsi de son caractère de gravité, d'ailleurs, par mutations successives.

Toujours est-il que l'on parle de grippe porcine.

Mais cela n'est pas bon pour l'économie, les gens ne vont plus manger, ni acheter, de cochons !

Alors, on parle de grippe mexicaine, mais ce n'est pas sympa pour le Mexique et les gens ne vont plus acheter de burritos ! (J'aime bien, moi, les burritos)

On parle aussi de nouvelle grippe.

Oui, mais il y en aura une toujours plus nouvelle.

Et puis ce n'est pas sympa pour le Nouveau Centre, ça risque de le gripper ce parti.

Alors, quel nom, nom d'un virus ?

Par jean.devalon le 26/04/09

Le cirque Pinder est à Marseille.

Certes la pluie qui tombe comme chaque dimanche, peut drainer vers lui le public.

Mais la concurrence est rude.

Il y a, en effet, le cirque Burgaud.

Outreau, c'est acquis, a été un massacre.

Des vies brisées injustement.

Puis, est venu le spectacle.

Un candidat chassant le juge, pour avoir les voix du peuple.

Un juge, devenu symbole de l'échec, traduit seul devant le CSM par une ministre féale, soucieuse de plaire à son maître.

Et les autres, la hiérarchie ?

Non, seulement le petit juge, qui du coup peut se présenter en bouc émissaire.

La rude sentence ?

Une réprimande sans grand sens, car s'il y a faute, la sanction dit être sévère ; s'il n'y en a pas, il n'y a pas lieu à sanction.

Un membre du CSM qui siège et qui dit avoir oublié qu'il avait eu à statuer sur des demandes de mises en liberté de l'abbé Wiel.

Il a oublié ?

Ce dossier ?

Il est gâteux, le monsieur ?

Pas grave, la ministre ne voit pas de difficulté, qui Dior sur ses deux boucles d'oreilles en forme de menottes.

Le président, élections obligent, qui revient lancer en pâture au peuple quelque projet mal ficelé, mais, bon, les élections, vous comprenez.

Je suppose que Ségolène prépare déjà ses excuses.

Tiens, les conclusions de la commission Outreau, au fait ?

Aux geôles, elles aussi ?

Un cirque triste, ridicule.

Ces gens là n'aiment pas, ils méprisent.

Ce qu'ils méritent ?

......

Par jean.devalon le 25/04/09

Quand on se promène sur les trottoirs de Marseille, le danger ne vient pas d'un éventuel serial killer, mais des mémères à chiens chiens qui pullulent comme on ne le croirait pas possible.

Et les chiens chiens à leur mémère de se soulager sur les trottoirs de la digestion des bonnes croquettes préparées avec amour par leur maman gentille.

Le problème, c'est que je suis incurablement distrait, au point, parfois, de ne pas reconnaître ma douce, ma belle, dans la rue en la croisant, c'est dire.

Donc s'il y a une crotte de chien sur un trottoir, par un effet étrange d'aimantation, elle sera immanquablement pour ma semelle.

Depuis des années, je fais partie de ceux qui disent qu'il faudrait peut être sanctionner ces dépôts, mais nos élus on toujours rechigné : les vieilles, ça vote.

Mais la propreté est devenu un enjeu électoral, alors ça y est, il y a une brigade d'intervention qui va punir les mémères à chiens chiens et c'est une bonne chose.

Je dis : bravo ! Et c'est assez rare pour être noté.

Quand je pense à certains coins reculés de France où les animaux domestiques paraissent être des bovins, je compatis ; solidarité de semelles oblige.

Que doivent être les trottoirs là bas !

Par jean.devalon le 25/04/09

Je crois que je suis atteint de grippe porcine. Elle sévit en ce moment, je suis un homme, donc un cochon selon le regard féminin et je sens mon cerveau comme engourdi.

Bref, je sois être malade, car je ne comprends pas cette histoire de RPVA.

D'abord, je dois dire que j'essaie d'être un bon gestionnaire, c'est-à-dire de développer le chiffre d'affaires et de maîtriser les dépenses.

Je ne sais si vous avez observé combien les équilibres financiers sont en fait mis en difficulté par les dépenses contraintes, privées ou professionnelles, qui tombent sur nos têtes comme grêlons.

Chacun y va de sa petite création et tend la sébile en regardant d'un air méprisant le misérable qui rechigne ou, simplement demande si la dépense a bien été calculée.

L'autre jour, à la barre des référés, j'entendais un avocat d'un barreau voisin, pérorer, seigneurial, contre ceux qui trouvait que le RPVA à 55 euros HT le boîtier par mois, plus la clé à 7 euros, c'était cher.

(D'ailleurs, le temps minimal d'abonnement est de trois an pour l'un et de deux ans pour l'autre, ce qui conduit à être enchaîné six ans, histoire de bien rendre service aux avocats).

Moi, ce péroreur hautain m'a inquiété, car les seigneurs n'ont jamais su négocier, c'est si vil et c'est pourquoi, d'ailleurs, ils ont disparu.

Mais j'ai la grippe porcine, je le sais.

Au fait le bulletin du barreau de Paris, en fichier joint, évoque un coût de 90 euros pour trois ans (pris en charge par l'Ordre, mais peu importe).

Pourquoi, si le coût peut être de 90 euros pour trois ans à Paris, les provinciaux seraient, eux taillables et corvéables comme serfs atteints de la grippe porcine ?

Ou alors les seigneurs du CNB se sont fait rouler dans la farine, financièrement et techniquement.

J'attire leur attention que Ségolène se prépare à demander pardon en leur lieu et place.

S'ils veulent éviter ce drame, ils devraient vite revoir la copie et surtout, surtout se rappeler qu'ils vivent de nos modestes cotisations, bref qu'ils sont à notre service.

Je sais, j'ai dit, là, une ânerie, ce qui est un exploit pour un cochon putatif.

Par jean.devalon le 24/04/09

La présence, même sans activité, de termites dans un immeuble ancien constitue un vice caché dès lors qu'il est acquis que, de manière très rapide, une situation caractérisée par une simple présence peut évoluer de manière aléatoire et non prévisible vers une véritable infestation provoquée par un regain d'activité. Par conséquent, la clause de non-garantie est inopposable à l'acquéreur. Telle est la solution retenue par la troisième chambre civile de la Cour de cassation dans un arrêt du 8 avril 2009 (Cass. civ. 3, 8 avril 2009)

Dans cette espèce la Cour d'appel avait relevé :que l'état parasitaire établi en 2001, dont ni le technicien chargé d'un diagnostic en 2003, ni les acquéreurs, n'avaient eu connaissance, faisait apparaître la présence de traces de termites sur les murs de la cave et le long des tuyaux de chauffage dans le hall d'entrée", "la présence de termites dans les plinthes en bois" et "des traces de termites dans les parties accessibles au jour du contrôle", la cour d'appel, qui a caractérisé la connaissance du vice par les vendeurs en retenant que la présence, même sans activité, de termites dans un immeuble ancien constituait un vice dès lors qu'il était acquis que, de manière très rapide, une situation caractérisée par une simple présence pouvait évoluer de manière aléatoire et non prévisible vers une véritable infestation .

Par jean.devalon le 17/04/09

Vous savez combien les démocrates que nous sommes sont horrifiés par ces dictateurs qui retouchent les photos historiques du passé pour en faire disparaître untel ou untel qui ,de compagnon de route était devenu ennemi.

C'était le temps du stalinisme.

Figurez-vous que la RATP a décidé de supprimer sur une affiche d'exposition la pipe de monsieur Hulot, le héros de Jacques Tati.

Ça n'est pas convenable de montrer une pipe, c'est mal, c'est un mauvais exemple pour la jeunesse, c'est mauvais pour la planète !

Mais faut probablement aller plus loin : sur tous les tableaux qui habillent les murs de nos musées, il faut retirer aux militaires leurs armes. A de gaulle, son képi.

Il faut interdire de diffuser sur les radios les chansons de Brassens parce qu'il dit des gros mots.

Il faut jeter au feu les poètes maudits qui suggèrent parfois la drogue le sexe et l'alcool.

A Gap, le médiatique évêque di Falco a remplacé la croix du Christ par une chaise électrique modernisant l'instrument de supplice.

Mais il faut en fait enlever toutes ses traces sanglantes et asseoir le Christ sur une chaise munis d'un coussin, une coupe d'eau bio à la main et un sourire bien blanc aux lèvres.

Ou alors il faut hurler que retirer sur une photo un personnage historique, ou à un personnage historique, fût-il imaginaire, un attribut identitaire essentiel relève du même processus falsificateur de l'esprit, d'une dictature de la pensée.

Insidieusement la France qui, à chaque petit fait divers invente une loi inutile, qui règlemente tout et n'importe quoi, tombe dans la dictature ouatée des petits hommes gris !

Par jean.devalon le 15/04/09

Le bailleur qui réclame à son locataire des charges locatives doit tenir à sa disposition les justificatifs de celle-ci.

Par un arrêt du 1er avril 2009 (08 - 14854) la Cour de Cassation censure un arrêt de cour d'appel qui avait condamné des locataires en retenant que les bailleurs produisaient un décompte de leurs charges ainsi que le détail des charges locatives.

La Cour de Cassation estime en effet que la cour d'appel n'avait pas constaté que les bailleurs avaient tenu à la disposition des locataires, fût-ce devant elle, les justificatifs de charges locatives que ceux-ci réclamaient, semble-t-il en vain.

Par jean.devalon le 14/04/09

Deux époux achètent un fonds de commerce et se voient consentir un bail commercial sur les locaux.

Un commandement visant la clause résolutoire est délivré, le propriétaire assigne ensuite les époux devant le juge des référés pour voir constater l'acquisition de la clause résolutoire et obtenir la fixation d'une indemnité d'occupation.

Un arrêt de cour d'appel avait condamné l'un des époux, parti des lieux objet du bail, au paiement de l'indemnité d'occupation due à compter de la résiliation du bail en sa qualité de copreneur estimant qu'il était redevable tant des loyers que des indemnités d'occupation qui s'étaient substituées à ceux-ci dès la résiliation du bail.

Par un arrêt du 1er avril 1009 (08 – 13508) la cour de cassation censure dans la mesure où elle estime que l'engagement solidaire souscrit par l'un des preneurs ne survit pas à la résiliation du bail, sauf stipulation expresse contraire et que l'indemnité d'occupation est due alors en raison de la faute quasi délictuelle commise par celui qui se maintient sans droit dans les lieux.

C'est bien dire combien la rédaction des baux est importante.

Par jean.devalon le 10/04/09

Une locataire d'une société immobilière fait une chute en raison d'une différence de plusieurs centimètres entre le niveau d'arrêt de la porte d'entrée de l'ascenseur qu'elle voulait emprunter et celui du rez-de-chaussée.

Elle assigne son bailleur qui appelle en garantie la société Otis chargée d'un contrat de maintenance et d'entretien complet de l'ascenseur.

En appel, le bailleur avait été condamné mais son appel en garantie contre la société de maintenance avait été rejeté.

J'ai connu cela...

Par un arrêt du 1er avril 2009 (08- 10070) la Cour de Cassation estime bien que le bailleur doit garantie au preneur de tous les vices ou défauts de la chose louée qui en empêchent l'usage quand même le bailleur ne les aurait pas connus lors du bail et elle confirme la condamnation du bailleur.

En revanche elle fait droit à son appel en garantie en rappelant que celui qui est chargé de la maintenance et de l'entretien complet d'un ascenseur est tenu d'une obligation de résultat en ce qui concerne la sécurité. Et dans la mesure où le dysfonctionnement de l'ascenseur n'était pas dû à une cause extérieure à l'appareil, l'ascensoriste devait être condamné.

Je leur avais bien dit, moi, à la Cour !

Par jean.devalon le 09/04/09

Un propriétaire donne à bail des locaux à usage d'habitation à un couple qui se marie ultérieurement.

La vie n'étant pas un fleuve tranquille le couple engage une procédure de divorce et une ordonnance de non-conciliation attribue à l'épouse la jouissance du domicile.

Après l'ordonnance de non-conciliation le propriétaire adresse au locataire une proposition de nouveau bail accepté seulement par l'épouse.

Celle-ci ensuite donne congé.

Le mari, quant à lui faisait savoir au propriétaire qu'il était cotitulaire du bail et n'entendait pas le résilier.

Il engage une procédure pour se faire reconnaître en tant que titulaire du bail et obtenir sa réintégration.

Par un arrêt du 1er avril 2009 (08 - 1599) la Cour de Cassation lui donne raison en constatant qu'il avait signé le bail avant son mariage et qu'il en était donc titulaire à titre personnel et que lors du divorce seule la jouissance avait été attribuée à l'épouse à titre provisoire.

Il n'avait jamais donné congé et avait fait valoir son intention de poursuivre le bail dont il était en application de l'article 1751 du Code civil cotitulaire peu important qu'il n'occupât pas le logement en raison de la situation de crise conjugale.