Par jean.devalon le 27/05/13

C'est le numéro bleu mis en place par le Barreau de Paris; ligne de soutien et d'écoute pour les avocats en difficulté qui permet d'échanger avec des psychologues.

Homme orchestre ou démiurge fatigué, l'avocat peut chuter, frappé par le stress, voire le burn out.

Ben, oui.

Où alors être détruit par le spectacle donné par les organismes représentatifs de la profession ...

Les chefs devraient appeler les psy...

Je rajoute, in fine, un triste mot.

Mon confrère marseillais , Bernard Kuchukian, que le nouveau bâtonnier, de la même essence bâtonnière que l'ancien poursuit de ses assiduités sado-disciplinaires vient de téléphoner pour demander assistance psychologique, délicate âme fragile.

Mais c'est réservé aux avocats parisiens ..

Bon, CNB, allo quoi ?

Par jean.devalon le 13/05/13

Bientôt, pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faudra donc avoir travaillé 44 ans.

Cependant, il ne sera pas touché à l'âge légal de la retraite qui sera toujours de 60 ans.

Sauf que, pour prendre sa retraite à 60 ans, il faudra donc avoir commencé à travailler... à l'âge de 16 ans.

Pour peu que le futur retraité poursuive des études, il entrera sur le marché du travail plutôt vers 26 ans et, dès lors, pour lui, la retraite sera à 70 ans.

La question n'est d'ailleurs pas tant, finalement, la date de départ en retraite que celle de l'aménagement des modalités de travail actif quand l'âge vient.

Mais n'y a-t-il pas quelque indécence à ne pas appeler un chat un chat, même retraité.

?

Par jean.devalon le 20/03/13

L'article 1 de la Constitution dispose :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.»

La France respecte la liberté des croyance dans le cadre défini du principe de laïcité qui est celui de la neutralité permettant aux citoyens de vivre ensemble dans un espace protégé des tension nées des conceptions militantes des religions

Une salariée, portant le voile, avait été licenciée par l'association Baby loup au nom de ce principe rappelé dans le règlement intérieur.

La Cour de cassation, dans un arrêt du 19 mars 2013 estime que le principe de laïcité instauré par l'article 1er de la Constitution n'est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public.

Le service public doit être protégé des dérives religieuses que connaissent notamment les hôpitaux, mais, en revanche, pour le privé, ce n'est pas la peine...

On imagine peu, c'est vrai, dans les couloirs feutrés de la Cour de Cassation des tensions nées des outrances religieuses.

On sait bien, par ailleurs que le monde de l'entreprise est, pour les hauts magistrats qui ont à le juger, une abstraction.

Certes, le raisonnement juridique est sûrement fin, mais le droit est là aussi pour s'adapter à une société et c'est d'ailleurs en cela que, parfois, les justiciables sont surpris par les revirements de jurisprudence de la Cour de Cassation elle-même.

Une lecture sommaire de cet arrêt peut conduire un esprit lourdaud à considérer que les juges protègent leurs cousins, les fonctionnaires ; mais que pour la piétaille du monde subalterne du privé qui finance tout ce beau monde, il est important de rappeler la prééminence du droit pur, fondamental.

Osons le mot : fondamentaliste.

Par jean.devalon le 13/03/13

Je lis dans la version électronique d'économie matin une chose glauque que je cite in extenso sur la loi en gestation concernant l'amnistie sociale

« L'amnistie ne concerne plus seulement "les infractions", mais "les contraventions et les délits prévus au livre III du Code pénal". Ce que ça change ? Tout ! Le livre III du Code pénal, qui porte sur les "crimes et délits contre les biens", inclut en effet les destructions, dégradations et détériorations, mais aussi (surtout ?) les vols, extorsions, chantages, escroqueries, détournements de fonds, abus de confiance, etc.

Le projet de Loi d'Amnistie adopté par le Sénat bénéficie non seulement aux personnes physiques (grévistes et manifestants) mais aussi aux personnes morales c'est-à-dire aux Syndicats et Comités d'Entreprises.

L'amnistie vise non seulement les faits commis pendant les grèves ou manifestations mais aussi ceux commis "à l'occasion d'activités syndicales ou revendicatives de salariés, d'agents publics (...)" En clair, est cachée dans ce projet l'amnistie de tous les délits financiers commis par les Syndicats et les Comités d'Entreprises...

Le projet de Loi adopté par le Sénat englobe le type de délits visés par exemple dans l'affaire du Comité d'Entreprise EDF-GDF qui sera bientôt jugée. Ou les rapports de la Cour des Comptes sur des "pratiques douteuses" selon le Figaro dans le Comité central de la RATP et la SNCF.

Les députés adopteront ou non cette Loi courant mai... »

Si tel est le cas, cela ferait du parlement le complice de voyous.

Osera-t'-il ?

Ce serait à désespérer de la République

Par jean.devalon le 10/03/13

Je ne sais si la société est plus violente que jadis, ou si c'est une impression née de la multiplication des modes de diffusion de l'information.

Toujours est-il que la violence, la tension, dans le monde du travail existent et qu'internet se fait désormais le réceptacle accueillant de ceux qui veulent l'exprimer.

L'avocat aussi la connaît, cette violence.

Je ne parle pas de Marseille, où elle est physique.

Mais de cette pratique qui consiste pour les clients mécontents à diffuser sur internet par le biais de longues listes de diffusion, le récit de leurs malheurs avec celui ou celle, qui sera désigné comme escroc en robe noire.

Même la douceur angevine ne permet pas d'échapper au procédé.

Non que les avocats soient irréprochables, mais bâtonniers et procureurs sont voies de régulation.

Cette dénonciation publique, en revanche ; ces insultes désespèrent un peu de nos frères humains.

Source : lextimes.fr

Par jean.devalon le 19/01/13

Serait-ce possible, ce vieux saint dans sa forêt n'a pas encore entendu dire que Dieu est mort ...

Mon pauvre Zarathoustra, à quoi bon la mort de Dieu si ses dogmes ne meurent pas avec lui, empêchant l'avènement du Surhomme ?

Car règnent encore ces prétendues vérités intangibles qui font que les hommes s'insultent, esclaves qu'ils sont, au lieu de penser ensembles, maîtres libres !

Regarde Zarathoustra ce débat sur le mariage homosexuel où les hyènes hurlent avec les hyènes.

Quand le mariage est devenu un fait minoritaire, quand 55 % des enfants naissent hors mariage, il ne peut être reproché à la République de se pencher sur la possibilité des homosexuels de contracter mariage.

Mais il peut lui être reproché de privilégier le slogan plutôt qu'une réflexion sur le droit de la famille comme le dit si bien Catherine Pontier de Valon (dont je salue la pensée, ce qui n'a rien à voir avec le fait qu'elle est ma douce épouse et que toute femme a de terribles moyens de rétorsion si son homme commet quelque erreur).

Et c'est insulte à la pensée que de qualifier d'homophobes ceux qui s'interrogent ; mais c'est insulte à la pensée que de comparer la grande manifestation des opposants à celles des printemps arabes comme on le voit sur les réseaux sociaux, en un mépris affiché pour ceux qui sont morts là-bas, en une comparaison outrageante, humainement affligeante.

Mon pauvre Zarathoustra, on vit vieux chez nous et le temps de la retraite est long.

Faut-il travailler plus longtemps ? Les gens de droite le disent.

Ceux de gauche ont un dogme différent et plutôt que de paraître faire comme le souverain déchu, ils s'apprêtent à baisser les retraites de ceux qui ne votent guère pour eux.

N'aurait-on pu réfléchir sur le travail ?Sur un contrat de travail pour tous, du privé comme du public ? Sur l'aménagement du travail de ceux qui vont inéluctablement travailler plus longtemps ? Sur un statut unique des retraites ? Sur l'homme au travail dans les années qui viennent ?

Dieu est mort et avec lui le courage.

Mon pauvre Zarathoustra, c'est peut-être Epicure qui avait raison : se tenir éloigné des choses de la cité et privilégier l'amitié.

N'es-tu pas mort, toi Zarathoustra, dans ce plat et morne paysage mental ?

Par jean.devalon le 09/11/12

Sur son mur virtuel d'un réseau social bien connu, un ami, assureur, croit utile de placer un article répertoriant les professions où l'on compte le plus de psychopathes.

Le voici :

1 Chef d'entreprise

2 Avocat

3 Figures médiatiques (télé, radio)

4 Vendeur

5 Chirurgien

6 Journaliste

7 Policier

8 Clergé

9 Chef cuisinier

10 Fonctionnaire

Ce brave homme, puisqu'il relève le bon classement des avocats, me permettra de lui faire observer qu'il faut s'entendre sur les mots et, qu'après tout, on peut considérer qu'un agent d'assurance est un chef d'entreprise, même s'il est vrai que l'on ne considère guère les assureurs comme des psychopathes, mais plutôt comme des esc...(cargots ?)

Cet article nous dit que « dans le sens médical du terme, un "psychopathe" désigne un être humain égocentrique, impulsif, explique le site Quoi.info. Le psychopathe se distingue également par son assurance en lui, son absence d'empathie, son manque de scrupule. Il serait aussi charmeur, manipulateur et associable »

En toute honnêteté je ne connais aucun avocat impulsif , égocentrique, désagréable et sans scrupules et vous pouvez me croire en toute confiance ; j'ai toujours raison.

Ensuite, il est précisé que "les psychopathes ont confiance en eux et ne procrastinent pas. Ils voient toujours le positif et ne se reprochent jamais rien, même s'ils ont commis une erreur ".

Franchement, puisqu'il est acquis que nous devons vivre, il est préférable d'avoir confiance en soi, de voir dans la vie ses aspects positifs plutôt que négatifs, de faire ce qu'il y a à faire sans attendre toujours les lendemains incertains.

Et pourquoi donc se reprocher ses erreurs ? L'erreur est consubstantielle à l'action et si l'on peut, une fois par an, se reprocher ses fautes et méchancetés ; il n'y a aucunement à se reprocher ses erreurs; simplement les comprendre et ne pas les réitérer.

Il paraît qu'il n'y a pas incompatibilité entre le fait d'être une personne efficace et un psychopathe ; il semblerait même d'ailleurs que pour être efficace il faille être psychopathe.

Car enfin, manquer d'assurance, voir le négatif, tout remettre au lendemain, se reprocher tout et n'importe quoi, conduit l'homme à la dépression et son entreprise à la faillite.

Ce qui est inquiétant, alors, ce ne sont pas les professions qui sont en tête du classement ,mais les dernières dans lesquels on trouve les fonctionnaires qui, rappelons-le, gèrent les ministères et finissent par devenir Président de la République.

Alors, mon ami, je veux bien être avocat psychopathe.

Et je confesse que sous ma robe noire, j'ai parfois un très grand couteau.

Source : ledauphine.com

Par jean.devalon le 07/11/12

Je voudrais qu'on m'explique l'économie.

Si on dit qu'il faut diminuer le coût du travail, on pourrait considérer qu'il s'agit de mettre en place un système qui fasse que l'entreprise établisse à l'Administration des chèques d'un montant moindre.

Ce qui dégage immédiatement un disponible financier.

Mais le système français, lui, conduit à dire qu'il faut que l'entreprise fasse son chèque et qu'ensuite, l'Administration à son tour lui en fera un, plus tard.

Ce qui aura, en outre, un coût de gestion.

Certes, l'Administration est joueuse et veut utiliser les chèques comme cartes de belote, mais cela est-il bien raisonnable ?

Par jean.devalon le 11/10/12

Aujourd'hui, ma douce associée est partie au Conseil des Prud'hommes à Paris.

Ils sont organisés, à Paris : le Conseil des Prud'hommes en question est situé en face de Pôle Emploi.

C'est pratique.

Elle me dit qu'à Paris il fait gris.

C'est habituel.

À Marseille, aujourd'hui, un homme s'est fait abattre à la terrasse d'un café.

C'est habituel.

Toujours est-il que j'ai donc eu la charge de fillotte ce matin.

Elle a profité de l'absence de sa mère pour se lancer dans un laïus selon lequel elle me trouvait inquiétant, voire que je lui faisais peur.

Il paraît que je parlais seul dans la cuisine

En fait, je parlais au canari, mais je ne suis pas bien certain que cela aurait arrangé mes affaires de le lui dire.

Une personne, tout à l'heure, de me dire qu'elle renonçait à la procédure d'autorisation ou d'habilitation du conjoint, pourtant nécessaire, eu égard au montant de mes honoraires, tout à fait, je vous l'assure, raisonnables.

L'affaissement des classes moyennes se constate aussi dans la clientèle des libéraux quand on voit des personnes disposant de revenus normaux devant cependant renoncer à des opérations juridiques ou judiciaires non pas tant en raison de l'insuffisance de revenus que de l'accroissement de leurs charges.

Cela n'a m'a pas empêché d'installer l'onduleur et j'ai grand mérite de m'y être retrouvé dans cet amas de câbles.

Je vais peut-être devoir, confrères, faire mon Muy culpa.

À Marseille, le tribunal d'instance va être expatrié dans une caserne, celle du Muy, et il était unanimement dit qu'elle se situait à 20 minutes à peu près de la station de métro la plus proche.

C'était singulièrement peu pratique.

A l'audience tout à l'heure un confrère de me dire qu'il avait testé, et pedibus, le chemin entre la Gare Saint-Charles et ladite caserne et que cela lui avait pris 9 minutes.

Il a le minutage précis et le mollet galbé

Mais si cela est exact, je veux dire s'il ne s'est pas trompé d'endroit, je ferai officiellement mon Muy culpa car 10 minutes à pied n'ont jamais tué personne.

Bien sûr, lui ai-je dit, reste la possibilité pour nos consoeurs du viol dans un quartier peu bourgeois et j'ai ajouté que nous ne risquions rien, nous.

Il m'a répondu que nous étions trop vieux, mais je pensais plutôt au sexe et, en conséquence, je revendique aussi d'être violé.

Toujours est-il que le déficit de communication de l'administration judiciaire et de son bras armé l'Ordre des avocats est abyssal.

D'ailleurs je reçois aujourd'hui un courriel m'informant que depuis le 1er octobre la communication électronique est obligatoire devant la troisième et la quatrième chambre de notre tribunal.

Ravi de l'apprendre, rien n'a été dit auparavant.

Précisons pour les confrères marseillais qui toussent maintenant devant leur ordi:

"Depuis le 1er octobre 2012 la communication électronique via le RPVA se pratique de la manière suivante devant le Tribunal de Grande Instance :

1) La communication électronique via le RPVA est obligatoire pour tout échange entre avocats et avec le Tribunal depuis le 1er octobre 2012 par l'ensemble des confrères inscrits au RPVA et ce exclusivement pour les 3ème et 4ème Chambres (Chambres-pilotes).

2) Dans les 3ème et 4ème Chambres quand une partie est représentée par un avocat qui n'a pas été inscrit à la communication électronique les échanges sont effectués de manière traditionnelle pour quelques mois encore.

3) Dans les 3ème et 4ème Chambres les informations suivantes sont également très importantes :

Les audiences physiques de mise en état sont supprimées.

L'audience physique de conférence présidentielle de la 3ème Chambre est également supprimée.

Seule la conférence présidentielle avec présence physique de l'avocat reste en vigueur au sein de la 4ème Chambre.

La notification des actes via le RPVA est régulière et conforme aux dispositions du Code de Procédure Civile

Le Conseil de l'Ordre, le Tribunal et le Greffe sont en train de négocier un avenant d'extension à la convention signée le 20 juin 2012 afin de permettre devant toutes les Chambres un échange procédural au RPVA.

En toute hypothèse, il faut être conscient que nous allons vers une communication électronique généralisée..."

Je ne sais pas si nous allons vers une communication électronique généralisée et si cela est le cas, vivement qu'elle atteigne le tribunal en caserne, mais enfin, s'agissant de la communication interne à la profession, la marge de progression est large.

J'en parlerai ce soir à mon canari.

Fillotte aura peur.

Par jean.devalon le 22/09/12

Le présentéisme se définit comme "le fait d'être présent physiquement dans l'entreprise, mais (avec) toutes les traductions du désengagement du collaborateur dans le projet d'entreprise »

Bref, être au bureau, mais ne rien faire.

J'ignorais que cela existait, des gens au bureau qui sont présents sans l'être.

Il parait même que le présentéisme coûte plus cher que l'absentéisme, les jours perdus en découlant étant plus nombreux que ceux nés de l'absentéisme.

Certains disent encore que les mesures prises pour lutter contre l'absentéisme génèrent du présentéisme.

La SNCF, dont la gestion du personnel est un exemple internationalement reconnu, a signé cet été avec les syndicats un "accord, formalisant la volonté de l'entreprise de lutter contre le présentéisme".

Il faut sauvegarder l'absentéisme ?

Ce sont, en fait, des sujets sérieux, mais il est vrai que le lecteur a tout a coup besoin de la pause cigarette réglementaire tant cela semble débats étranges

Mais, s'il ne fume pas ?

N'y a-t-il pas là quelque discrimination à rechercher ?

Source : google.com