Par jean.devalon le 13/02/14

Le syndic de copropriété est chargé de faire respecter par tous les copropriétaires la réglementation relative à la sécurisation des piscines

Une assemblée générale des copropriétaires avait voté des travaux de pose de barrières de protection de la plage-piscine mais n'avait voté aucun projet précis de clôture de la piscine.

Le syndic,diligent, en exécution de l'assemblée avait procédé à la pose de barrières...à l'aplomb des portes fenêtres du lot privatif d'une copropriétaire, au ras des huisseries et sans espace de circulation possible.

Cela entraînait un obstacle à l'utilisation normale des portes fenêtres dont la fonction, comme leur nom l'indique, était de faire office de porte pour la pièce où ils étaient installés.

Il en résultait une atteinte aux modalités de jouissance du lot et la Cour de Cassation a sanctionné, par un arrêt du 15 octobre 2013, le syndicat des copropriétaires et le syndic.

Derrière les grilles, la piscine...

Par jean.devalon le 07/02/14

Dans une émission télévisuelle, Alain Finkielkraut, dialoguant avec Manuel Valls a utilisé l'expression « Français de souche »

Il explique ainsi son propos : « Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi - des origines étrangères et que c'était tout à l'honneur de la France. J'ai acquiescé mais j'ai ajouté qu'il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L'idée qu'on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante »

Le terme délire vient de ce que « deux membres du conseil national du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir et Naïma Charaï, présidente de l'Agence national pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l'intervention d'Alain Finkielkraut «d'inacceptable» et «dangereuse». »

Le terme souche, si l'on parle de famille signifie personne à l'origine d'une lignée.

Pour moi qui appartient à une vieille famille française, dite d'extraction chevaleresque, il en est deux cent à peu près, et dont je peux dire l'histoire depuis le 11 ème siècle, je suis reconnaissant à Alain Finkielkraut qui allie finesse du langage et du propos.

En quoi est-il inacceptable de revendiquer un héritage inscrit dans la pierre qui fait les paysages de France, mais aussi la pensée française ?

Ceux qui arrivent l'enrichissent et la vivifient d'ailleurs, heureusement, sinon la France serait un musée.

Mais avouerais-je me sentir dépositaire d'une vieille culture ?

Et mal admettre de voir qu'il serait dangereux d'évoquer la souche, les racines de la France, en fait ?

L'arbre dont on tue les racines meurt.

Ce qui compte, Finkielkraut a raison, c'est le don de l'héritage et non par sa liquidation.

Lui enrichit.

Ceux qui saisissent le CSA à cause du mot français de souche sont ignares, en fait.

(Au fait, j'ai un discours de mariage familial du début du XX ème, où Jean Calvet qui écrivit sous le nom de Jean Quercy et devint recteur de l'institut catholique de Paris évoque ma famille en parlant de cette belle race, terme daté, mais compréhensible pour celui qui aime l'histoire. Lepéniste pour les autres)

Saisir le CSA pour un mot, c'est comme brûler les livres à Tombouctou!

Alors, merci Monsieur Finkielkraut de savoir affiner et développer la pensée intellectuelle française.

Quant aux autres, renvoyons-les au mot de Cambronne !

Mais savent-ils seulement qui il est ?

Par jean.devalon le 05/02/14

Monsieur Faletti, procureur général de Paris a donc été reçu à la chancellerie où on lui a proposé le poste de Premier avocat général à la Cour de Cassation.

C'est-à-dire de passer d'un poste opérationnel, de chef de parquet général, à un poste honorifique ; pour tout dire un placard doré.

Monsieur Faletti est un symbole, parce qu'il est malvoyant et que son parcours a, par la force des choses, nécessité plus de travail et plus de courage que pour tout autre.

Les mots sont menteurs qui ne valent pas le plus petit des actes et l'actuelle ministre de la justice, bonne oratrice, fait quelque part preuve d'hypocrisie en l'espèce.

Parce qu'on imagine combien le poste de procureur général de Paris est désiré, combien les candidats sont nombreux prêts à vanter les services rendus. Moins peut-être à la justice qu'à un camp politique.

Précision ici étant faite que cela vaut très exactement pour l'autre camp.

Monsieur Faletti est un symbole et la Chancellerie bien hypocrite car le but était manifestement de placer à un poste politiquement sensible un ami du pouvoir ce qui n'est pas, en soi, répréhensible.

Mais ce qui l'est, c'est de vouloir inciter au départ quelqu'un qui n'a pas démérité et dont l'indépendance d'esprit est reconnue.

Que l'on me pardonne un propos peu délicat, peut-être ; mais à l'heure où l'on parle de discriminations de toutes sortes, s'en prendre au symbole que représente ce magistrat montre bien que les indignations sont à géométrie variable et bien peu sincères.

D'ailleurs, mais ça n'a rien à voir, Pape Diouf n'a-t-il pas été reçu par le président Hollande pour parler des municipales marseillaises?

C'est de la même eau, l'eau trouble de ceux qui n'ont guère de principe.

Finalement, aujourd'hui, pour le meilleur comme pour le pire, il faut compter sur les réseaux sociaux pour révéler au jour les avanies humaines.

On parle beaucoup de Madame Taubira à la culture.

Son verbe occulte finalement le terne bilan.

Elle serait, c'est vrai, une flamboyante ministre de la culture.

Et probablement ferait-elle mieux.

Par jean.devalon le 03/02/14

Il y a donc un imbécile, ou un pervers; aujourd'hui Farid de La Morelette, comme autrefois Tartarin de Tarascon, qui a fait du mal à un chat, lequel en conserve des fractures et une grande notoriété.

Il a mis, l'idiot, son triste exploit sur Facebook lequel s'est senti félin.

Oscar, chat marseillais.

On a déjà Guérini et autres curiosités et maintenant ce Farid ; Pécaïre !

Farid de La Morelette a comparu devant le tribunal de Facebook qui l'a condamné et déjà exécuté.

Est-ce pour cela que, convoqué en comparution immédiate ce jour, il a passé le week-end en prison ?

Pardonnez-moi d'être à contre-courant, mais cela me semble excessif.

Qu'il soit convoqué devant une juridiction, soit, bien sûr ; mais la prison même avant comparution pour un chat bien vivant ; quand même !

Je ne suis pas certain qu'il aurait eu ce destin sans la triste notoriété qui le suivra, dont les réseaux sociaux l'ont affublé.

Mais je me dis que, finalement, ce chat maltraité a été mieux traité par les réseaux sociaux et par la justice que, peut-être, femme battue, ou hommes aussi ; on oublie toujours la souffrance des hommes.

Il n'y a rien de plus sévère que le tribunal de Facebook, et rien de plus terrorisant aussi.

A part, parfois désormais, Monsieur Valls !

Par jean.devalon le 02/02/14

Prière à Dieu

Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse ; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XXIII

Mais voilà, Voltaire vaut moins que Dieudonné, les femen; Christine Boutin ou autres Ludovine.

La philosophie n'est pas dans le boudoir, n'en déplaise à Sade, elle est dans le mouroir !

Par jean.devalon le 28/01/14

Si la rupture du lien matrimonial crée entre les époux une disparité dans leurs conditions de vie, l'un des époux peut être tenu de verser à l'autre une prestation compensatoire.

Pour cela le juge devra apprécier la disparité et rechercher quelles sont les ressources de l' un et de l'autre avec précision

Ce d'autant que les situations peuvent donner lieu à une appréciation différente

Ainsi le juge ne doit pas, pour apprécier la disparité, tenir compte des sommes versées au titre de la réparation des accidents du travail.

Il devra tenir compte d'une pension d'invalidité (cassation 1 ère civ. 25 septembre 2013) mais, dès lors, pas d'une rente accident du travail (cassation 1 ère civ. 25 septembre 2013).

Finalement, le divorce est au moins une matière qui incite à travailler plus pour payer moins..

Il faut seulement avoir un accident

Par jean.devalon le 20/01/14

Une société commerciale se trouve en redressement judiciaire.

Un contrat de prestation de services est poursuivi de manière spontanée par l'administrateur judiciaire qui avait une mission d'assistance et qui a continué à régler les factures périodiques au cours des premiers mois d'une période d'observation de juillet 2002 à novembre 2000.

Puis à compter du renouvellement de la période d'observation, les factures du prestataire ne sont plus réglées sans autre avis.

Dans un arrêt du 1er octobre 2013 la Cour de Cassation estime que la responsabilité de l'administrateur judiciaire est engagée s'il poursuit un contrat et n'assure plus les paiements sans pour autant informer le cocontractant qu'il ne poursuit plus la convention.

Ce manque de diligence induit sa responsabilité professionnelle et l'indemnisation intégrale du cocontractant.

Par jean.devalon le 20/01/14

Pardonnez à un homme de s'aventurer sur le terrain incertain de l'avortement.

Je ne crois pas que, pour une femme, interrompre une grossesse soit chose anodine.

On sait la souffrance des femmes qui perdent leur enfant à naître qu'elles désiraient.

Un amendement prévoit de retoucher la loi Veil en supprimant, je crois, la notion de détresse pour, finalement, faire de l'avortement une forme comme une autre de contraception.

Immédiatement manifestent Chrsitine Boutin, le Front National et le cardinal Barbarin .

Il y a le jour et la nuit, la vie et la mort.

La vie humaine est insondable mystère et il est bon que le primat lui reste car une société ne peut être fondée sur la notion de mort, désespérante.

Cela ne signifie pas, dans mon esprit qu'il faille revenir en arrière et d'ailleurs on voit bien que le projet espagnol qui rencontre l'opposition du peuple espagnol sera amendé.

Cela veut dire seulement qu'il ne suffit pas de partir du fait que 35 % des femmes auraient subi un avortement, ce qui montre l'échec horrible de la politique de contraception , pour banaliser ce geste..

Est-ce pour masquer cet échec, finalement des associations, que l'on veut faire de l'avortement un geste banal ?

Je crois pour ma part que le militantisme en l'espèce des un comme des autres oublie la compassion et la souffrance.

L'humanisme conduirait à maintenir la distinction de l'avortement d'avec les autres formes de contraception même si le terme détresse, à l'appréciation de la seule femme pourrait être, c'est vrai, interrogé

Il ne s'agit pas tant ici de délais administratifs de réflexion que d'accompagnement psychologique et humain ; mais ça les militants de tout poil s'en préoccupent finalement assez peu faisant passer leurs convictions avant l'humaine compassion.

Fait-on assez pour la contraception?

Et là, Monsieur le cardinal, silence!

Par jean.devalon le 19/01/14

Pour être bon avocat, il faut s'adapter à sa clientèle et avec elle échanger.

J'ai quelque mal, l'avouerais-je, avec les tenants du foot.

Mais un juriste d'une société cliente m'a passé un texte d'un jésuite, Philippe Bacq, en guise de préparation au Synode sur la famille.

Bon, il ne faut peut-être plus me demander si je crois que Jésus était le fils de Dieu autrement que symboliquement, ou si Marie était vierge autrement que symboliquement...

Peut-être plus.

Mais j'écoute les religieux comme les scientifiques, comme tous ceux qui ont une connaissance à faire partager.

J'ai voyez-vous, plus de mal avec les dogmatiques et les militants, qui derrière le principe sacralisé, d'une manière ou d'une autre, oublient l'humain, parfois.

Partager une connaissance, pas imposer à l'autre sa conception

L'aléa de l'humain est au coeur de ce questionnement.

Donc, Philippe Bacq s.j , d'évoquer le mariage selon la loi naturelle sur laquelle ce synode doit s'interroger en y intégrant en conséquence, la contraception, les divorcés remariés, les mariages homosexuels

Il évoque le fait que le critère moral des chrétiens d'aujourd'hui est de se rendre heureux, de se faire du bien, de grandir en humanité. Il appelle cela la vie du désir.

Or la loi naturelle traditionnelle, c'est l'obligation morale : il faut faire le bien et éviter le mal.

Il faut ! Le peut-on toujours ?

Le bon jésuite, en synthèse, voit les choses autrement en invoquant saint Thomas pour qui la loi naturelle est la capacité de la créature raisonnable de participer à la providence divine en pourvoyant à soi-même et aux autres.

Le couple compris alors de manière concrète ; l'autre est un absolu à respecter ; c'est en la personne de l'autre que se trouve le fondement de l'éthique.

Les conséquences de ce regard sont une compréhension de ce que les préceptes peuvent être l'objet de changements si ces changements promeuvent ce qui est utile à la vie humaine.

Et tel parait être le cas aujourd'hui.

Appelant, sur la base d'une analyse théologique l'institution catholique à se souvenir des mots de Jean XXII demandant de distinguer entre la substance de la foi et la formulation dont on la revêt et à en tenir compte pour mesurer tout selon les formes et proportions d'un magistère à caractère surtout pastoral.

Ce petit billet pour dire que rien ne doit être intégralement dissocié de la réalité du vécu des êtres qui aiment.

Et pour montrer que les juristes réfléchissent tous azimuts

(Mais j'ai tout copié !)

Par jean.devalon le 14/01/14

Ce matin, à la première audience du président en matière de divorce, je pensais, allez savoir pourquoi, à ce petit homme sortant en catimini de sa garçonnière avec un gros casque de moto sur la tête pour qu'on ne le reconnaisse pas.

Oui, la vie privée d'un président regarde les Français quand l'image du pays est en jeu, quand sa sécurité est en cause, quand l'usage des deniers publics l'est également.

Quid en effet de cette curieuse notion de première dame ?

D'ailleurs la première dame, c'est un terme américain qui n'appartient pas à la République et qui, de mémoire, est apparu lors du règne de Nicolas Sarkozy avec Carla dont twitter comparait la plastique avec celle de Julie.

Eh bien, mon cochon !

Mais revenons à nos moutons, si je puis dire.

Il existe l'épouse du président de la République ou sa compagne, selon qu'il soit marié, ou pas.

C'est finalement un curieux paradoxe, alors que les moeurs changent et que les couples se dissolvent de voir que l'épouse, ou la compagne, du président, dans une détestable conception monarchique, se voit reconnaître une sorte de rôle officiel dans les institutions de la République.

Se rappelle-t-on de l'actuelle compagne, après l'élection, remontant les Champs-Élysées avec le président, comportement inusité et, pour tout dire, déplacé

En fait, la République doit tenir compte des modifications des moeurs et il est temps de reconnaître que l'épouse ou la compagne ne sont rien, ne sont pas élues, n'ont pas à se voir attribuer, ou à s'attribuer elles-même, un rôle officiel.

La liqueur séminale du président n'a pas la valeur sacrée du Saint Chrême. !

Alors, quelle que soit la commisération que l'on puisse éprouver envers la femme humiliée, c'est au fond l'occasion de rappeler que le seul élu du peuple c'est le président et qu'il faut en finir avec le ridicule de la prétendue première dame, héritage des années bing-bling qui perdurent grandement.