Par jean.devalon le 01/11/13

Dans le mot artisan se niche celui d'art.

L'artisan, dans son oeuvre développe son talent et exprime son talent, sa créativité et son originalité.

L'avocat partage cela avec l'ébéniste et comme lui, se trouve confronté aux ikéas du droit, aux normes asséchantes, à la sphère publique et para-publique qui va lui dire quoi faire et quoi payer, surtout.

Et l'empêcher ainsi d'exercer son art au profit de la banalité juridique dût-elle cerfifiée iso.

Je sais bien qu'aujourd'hui, tout le monde parle de Dupond-Moretti, mais il est l'expression de l'art-isan: il crée un art particulier et, par nature probablement , transgressif.

L'art transgresse; l'artisan aussi, par le beau qui ne peut être normatif.

L'avocat, encore, par le talent, qui ne peut être convention.

Les artisans se meurent écrasés, c'est vrai, par les normes stériles et les charges.

On leur préfère le banal,produit en batterie comme poulets.

Je me dis parfois qu'il en est de même pour l'avocartisan.

Par jean.devalon le 30/10/13

Quand un bailleur engage la responsabilité de l'Etat en cas de refus de concours de la force publique permettant l'expulsion, le juge administratif doit prendre en compte les préjudices jusqu'à la date à laquelle le requérant en a arrêté le décompte dans son dernier mémoir, même si l'occupation perdure après celui-ci ...

CE 7 octobre 2013

Par jean.devalon le 22/10/13

Un Bailleur commercial autorise son locataire à percer un mur pour étendre sa surface de vente.

Il estime que cette modification des caractèristiques du local loué ouvre droit à un déplafonnement du loyer.

Mais la Cour de cassation, dans un arrêt du 3 juilet 2013 refuse car "le local adjacent auquel le percement du mur donnait accès n'était pas un local loué par le même bailleur et que l'assiette du bail ne s'en trouvait pas modifiée, la cour d'appel a pu en déduire qu'en l'absence de modification des caractéristiques du local, il n'y avait pas lieu à déplafonnement du loyer "

Par jean.devalon le 21/10/13

J'ai reçu vendredi un courriel d'une société cliente indiquant que son chiffre d'affaires en septembre 2013 été en baisse de 50 % par rapport à septembre 2012.

Et, autour de moi, dans les petites structures économiques, la reprise annoncée ne paraît pas.

Faut-il dire, parfois, des lors, combien est désespérant le spectacle que donne la classe politique déconnectée, égotique, et probablement insuffisamment compétente pour aborder et résoudre les difficultés des citoyens ?

Marseille a encore fait parler d'elle, ce week-end, heureusement dépassée en ridicule par les hautes sphères du pouvoir.

On se moque, on se gausse des deux candidats socialistes qui se sont affrontés dans les primaires en se jetant des mots d'oiseaux, en paraissant considérer qu'il n'y a pas pire injure peut être que d'être traité de parisien, sans quoi d'ailleurs ils ont parfaitement raison ; si, si.

Chacun dès lors, ici de pronostiquer la victoire de Monsieur Gaudin dont l'accent chantant est à l'écoute, c'est vrai, plus agréable que celui de Monsieur Mennucci.

Je me faisais, interrogateur impénitent, une observation cependant sur les deux méthodes de désignation des candidats aux municipales.

Je crois, pour ma part, que les primaires donnent une légitimité en ce qu'elles permettent à un candidat de s'imposer en combattant.

Il est frappant de voir que s'il est incontestable que Monsieur Gaudin se représente, il en a le droit après avoir d'ailleurs probablement créé le désert autour de lui, le flou règne sur la suite.

On dit que le troisième mandat est le mandat de trop, c'est vrai, comme il est probable alors que le quatrième sera ou serait un crépuscule.

J'ai lu avec surprise dans le Point que Monsieur Gaudin murmurait qu'en 2017, il laisserait donc la place à un confrère sympathique, « le meilleur d'entre nous à l'UMP » mais cela suffit-il ?

N'est-ce pas au peuple de désigner le maire et ne conviendrait-il pas, finalement, que si un maire se présente, en ayant l'idée de démissionner en cours de mandat, il indique au moment des élections que son premier adjoint sera un tel qui lui succédera de telle manière que le peuple reste souverain.

Comment imaginer, dans la deuxième ville de France, une désignation à l'ancienne alors même que, de l'autre côté, malgré le drôle de spectacle donné, une légitimité s'installe.

Ne serait-ce pas le pendant de droite du guérinisme honni ?

Marseille, ce ne sont pas que les quartiers nord ; mais Marseille ce n'est pas non plus seulement le 6/8 c'est une ville à réunifier.

Au-delà question des hommes, cela conduit à penser, me semble-t-il, que l'élection ne sera pas aussi simple et facile que certains croient ; il apparaît que le système des primaires est probablement celui qui permet aux citoyens de se reconnaître dans le candidat qui lui est présenté.

Enfin, que BFM TV se rassure, le spectacle va donc continuer

Par jean.devalon le 18/10/13

Je suis un avocat qui expulse.

Non pas les étrangers hors de France, mais les locataires redevables de loyers à leurs propriétaires.

Une sorte de Valls du bail.

Tout le monde n'a pas la possibilité d'être enseignant ou autres professions agitant des grands principes généreux sans avoir à mettre les mains dans la noirceur du monde.

Comme ce serait bien de pouvoir permettre à des locataires de rester dans les lieux qu'ils occupent sans que les bailleurs aient à souffrir d'un défaut de paiement ; comme ce serait bien de pouvoir accueillir sur la terre de France tout le monde entier.

Mais cela ne peut être et c'est la raison pour laquelle la loi de la république existe qui doit être respectée.

Respectée d'abord par ceux qui la font ou l'appliquent ; et comme il est surprenant de voir députés, Président de l'Assemblée nationale, Premier ministre, paraitre oublier qu'ils en sont les gardiens pour un tweet, parfois.

Cette pauvre fille, Leonarda, dont on sait maintenant qu'elle est née en Italie qui n'applique pas, je crois le droit du sol, n'est pas victime de la République française mais en l'espèce, peut-être, pardonnez-moi, d'abord, de son père qui reconnaît avoir menti et fourni de faux papiers à l'administration française.

Peut-être sont-ce les premiers stigmates de l'âge, mais je trouve proprement effrayant cet affolement intellectuel de ceux qui nous gouvernent qui paraissent incapables de mesurer la tragédie du pouvoir.

Gouverner, ce n'est pas déchoir dans un monde de confusion intellectuelle, c'est peut-être prévoir, c'est en tout cas assumer avec courage les responsabilités qui sont les siennes quand les Français, aujourd'hui ont le sentiment de devoir assumer l'irresponsabilité de la classe dirigeante et je précise ici de droite ou de gauche, comme on dit habituellement qu'il faut boire avec modération.

Il existe des métiers et celui d'avocat en est un où je crois qu'il n'est pas possible de ne pas avoir à un certain moment les mains sales et l'âme triste.

Ils savent ça, nos gouvernants ?

Par jean.devalon le 10/10/13

Sauf urgence, le bailleur ne doit rembourser au preneur les travaux dont il est tenu que s'il a été préalablement mis en demeure de les réaliser et, qu'à défaut d'accord, le preneur a obtenu une autorisation judiciaire de se substituer à lui.

Si des travaux interviennent à l'initiative du locataire sans que le bailleur ne soit avisé et si l'urgence n'est pas établie, lesdits travaux resteront à la charge du locataire qui ne pourra en demander remboursement.

(Cour cass, 3 ème Chambre, 23 mai 2013)

la cour d'appel, qui a pu en déduire que l'urgence n'était pas établie, a, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision ;

Par jean.devalon le 04/10/13

La démocratie française est une démocratie imparfaite, désuète et monarchique, dirigée par une caste issue de la haute fonction publique protégée par son statut et son ignorance craintive du monde privé peuplé de gueux.

Monsieur Pisani-Ferry l'a bien dit : dans 10 ans la France sera moins riche, ce qui n'est pas un drame mais un simple appel à une gestion soucieuse des deniers publics qui ne sont jamais qu'issus du travail des Français.

Or la caste au pouvoir se protège elle-même et il faut surtout ne faire aucune vague qui pourrait l'emporter, remettre en cause ce système administré français qui tue la liberté et l'imagination en euthanasiant la population au moyen de grands mots vides et de subventions ciblées.

Puisqu'il faut supprimer des fonctionnaires, alors supprimons les militaires : ceux-là ont l'avantage, qui se font tuer sur le champ de bataille, de bien pouvoir se faire tuer sur le champ financier sans mot dire ; c'est pratique.

Puisqu'il faut trouver de l'argent au ministère de la justice, ne cherchons pas loin : il suffit de diminuer le montant alloué à l'aide juridictionnelle.

C'est facile, les pauvres, ça ne se défend pas et les avocats qui les défendent, comme ils sont pauvres aussi, ne se défendront pas.

Les avocats savent défendre les autres, mais jamais eux-mêmes .

Et puis les avocats, on ne les aime pas ; sauf en général le sien, bizzarement.

C'est naturel en matière de procès, parce qu'il y en a un qui gagne et l'autre qui perd.

C'est naturel, dans les clichés véhiculés, parce que l'avocat exerce une profession libérale et que l'on imagine cette profession se gavant d'argent de manière détestable ; de manière malhonnête.

Le président de la chambre nationale des notaires l'a bien compris qui prétend désormais, féal, que les notaires sont... des fonctionnaires.

Pour plaire aux fonctionnaires qui gouvernent

L'indemnisation versée au titre de l'aide juridictionnelle, voyez-vous, est en deçà du seuil de rentabilité de la plupart des cabinets d'avocats et le temps souvent n'est plus où ils avaient les reins assez solides pour supporter de perdre de l'argent quand le banquier, l'URSSAF, les impôts, les caisses de retraite et tous autres les rappellent à la bonne gestion et les punissent à défaut.

Les avocats, aujourd'hui, ça tombe en faillite.

Alors, cela explique que ce soient les plus modestes avocats qui prennent en charge l'aide juridictionnelle, eux dont les frais sont moindres ou alors ceux qui ont ce sens précieux du sacerdoce judiciaire, cette foi qui fait rire dans les salons des ministères.

Diminuer le montant alloué à l'indemnisation au titre de l'aide juridictionnelle , non réévaluée depuis 2007, est tout simplement indigne et assez révélateur de cette hypocrisie générale qui fait que les ministres se gargarisent de grands mots, soucieux uniquement d'ailleurs de leur carrière en laissant les technocrates financiers gérer à leur place quelle que soit la couleur des ministères.

Je n'aime pas Mme Taubira, comme je n'aimais pas Mme Dati : ce sont des personnages vaniteux dont le regard est tourné uniquement vers leur propre gloire et qui, dans le fond des choses se moquent de la justice laissée à qui veut bien la prendre au sérieux.

C'est-à-dire personne.

L'avocat, oui, est un empêcheur de tourner en rond, c'est vrai et c'est bien pour cela qu'il est significatif que ce pouvoir au fil des projets de loi cherche à tout prix à le chasser.

Si la France était une grande démocratie, la place de l'avocat, contre-pouvoir par excellence, serait à l'inverse, étendue et non pas réduite.

Ca n'est pas tant que la France a peur.

Elle étouffe.

Par jean.devalon le 02/10/13

Réuni le 1er octobre 2013, sous la présidence de Monsieur le Bâtonnier Erick CAMPANA, le Conseil de l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille a adopté la motion suivante :

Il est constaté depuis plusieurs mois des attaques dirigées contre la profession d'avocat au rang desquelles :

- Le projet de loi évinçant les avocats de la rédaction des actes pour les cessions de parts sociales de sociétés civiles immobilières,

- Le projet de loi excluant les avocats au profit des associations de consommateurs dans les actions de groupe,

- Le projet de loi écartant les avocats de la négociation des plans sociaux,

- Le projet de loi interdisant le cumul entre les fonctions d'avocat et de parlementaire,

- L'article 69 du projet de la loi des finances 2014 qui prévoit la suppression de la modulation géographique des unités de valeur déterminant l'indemnisation de l'avocat à l'aide juridictionnelle, garantissant l'accès à la justice pour les plus démunis. Il est par ailleurs rappelé que l'Etat n'a pas respecté les engagements qu'il avait pris dans le cadre du protocole du 2 décembre 2000 prévoyant une véritable refonte du système d'aide juridictionnelle malgré les nombreuses propositions élaborées par la profession.

Le Conseil de l'Ordre juge intolérable ces attaques contre les avocats constituant autant d'attaques contre les garanties apportées aux justiciables dans l'accès au droit et dans l'exercice de leurs droits.

Le Conseil de l'Ordre décide, dans l'attente de l'allocution du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, prévue le 4 octobre 2013 lors de l'assemblée extraordinaire du Conseil National des Barreaux de demander au Bâtonnier de suspendre toutes les désignations des Avocats au Barreau de Marseille sur tout le secteur assisté les 3 et 4 octobre 2013 : accès au droit, consultations gratuites, assistance au titre de l'aide juridictionnelle et commissions d'office.

Il est, en outre, décidé à l'unanimité par le Conseil de l'Ordre une grève générale des Avocats marseillais le 4 octobre 2013 et la prise de parole en début de chaque audience par un membre du Conseil de l'Ordre afin de lire la présente motion.

Le Conseil de l'Ordre se réunira le 4 octobre 2013 à 15 heures et décidera en fonction de la teneur de l'allocution de Madame TAUBIRA de la poursuite du mouvement et des actions qu'il jugera utiles de mener.

Par jean.devalon le 02/10/13

Au visa de l'article 43 de la loi du 10 juillet 1965, une juridiction peut décider de réputer non écrite une clause de répartition de charges contenue dans un règlement de copropriété si celle-ci est contraire aux dispositions d'ordre public de la loi.

La juridiction devra alors procéder à une nouvelle répartition mais la décision de réputer non écrite une telle clause peut-elle valoir pour le passé ?

La question est légitime et a donné lieu, déjà, à des décisions de jurisprudence le considérant.

Par un arrêt du 10 juillet 2013 (12-14569) la Cour de Cassation estime qu'une décision de réputer non écrite une clause ne peut valoir que pour l'avenir et ne peut prendre effet qu'à compter de la date où la décision a acquis l'autorité de la chose jugée.

Il ne sera donc pas possible d'aller réclamer un trop-perçu pour le passé.

Par jean.devalon le 21/09/13

A Toulouse, pauvre Nougaro, ce n'est pas la pluie qui fait des claquettes mais l'urine des candidats élèves avocats.

Figure-toi que quand un examen dure cinq heures, ils n'ont pas le droit de sortir pour faire pipi.

Non, non, non, le règlement, c'est le règlement : pas de pipi pendant l'examen !

Des candidats ont abandonné qui déjà se mouillaient.

Des filles surtout, les filles, ce sont des pisseuses.

Un moyen de lutter contre la féminisation de la profession ?

C'est à se faire pipi dessus de rire !

Comment avoir pu laisser faire ça?

C'est discriminatoire pour favoriser les dialysés !

Ou les incontinents qui ont des couches !

Il faut donc passer ses examens avec des couches, maintenant ?

Non, il faut faire pipi dans une bouteille, comme Depardieu qui a bien raison ; mais pour les filles, c'est difficile.

Il n'y a que les couches !

On n'en sort pas.

Ce sera pour les jeunes candidats se mettre au diapason des déficients mentaux qui ont pu décider cette torture ignoble.

Je suppose qu'une fois leur vessie soulagée et leurs médicaments pris, ils décideront de refaire passer l'examen